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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 30 mai 2014 13:43

    Bonjour !
    Merci pour cet article. J’ai beaucoup apprécié le ton, loin d’être venimeux comme c’est trop souvent le cas dans les débats sur les sujets qui fâchent.

    Je commencerai par dire que la génétique n’est pas suffisante pour expliquer les maladies mentales. Il n’y a pas de « gène de la folie » pas plus que de « gène de l’homosexualité » On sait qu’il y a une corrélation entre certains gènes et des pathologies mentales, mais posséder ce ou ces gènes n’implique pas dans tous les cas que la maladie se développe. C’est d’ailleurs aussi valable pour de nombreuses pathologies physiques. L’environnement joue un rôle très important. Pour les pathologies mentales, la piste des infections prénatales est de plus en plus souvent évoquée.

    Nous avons encore énormément de chose à apprendre sur les mécanismes de la génétique. Tout est beaucoup plus intriqué que ce que nous pensons. Une même séquence peut coder de très nombreuses protéines différentes, impliquées dans des mécanismes cellulaires divers.
    En clair, (c’est un exemple fabriqué de toutes pièces, juste pour illustration) supposons qu’on veuille « bricoler » un embryon, en fonction de ce que nous savons aujourd’hui des « bons » et des « mauvais » gènes, pour produire un « surhomme ».
    On repère dans son génome une version d’un gène qui risque de l’exposer plus tard à la schizophrénie. On décide donc de remplacer ce gène par une version plus saine.
    Seulement, peut être qu’une des protéines que codait ce gène était extrêmement importante pour un mécanisme cellulaire qui n’a rien à voir avec la schizophrénie. Cette protéine est censée travailler avec une ou plusieurs autres (c’est souvent le cas). En remplaçant le gène, on supprime peut être un risque de schizophrénie, mais on risque d’handicaper la personne sur un autre plan.

    Je suis un fervent défenseur de la recherche en général (donc en génétique aussi), mais je pense qu’on est loin d’en savoir assez pour bricoler le génome d’un bébé, et tout enthousiaste que je suis sur ce sujet, je ne conseillerai à aucune femme de porter un « bébé bricolé », les résultats seraient tout simplement trop aléatoire. Ceux qui vous disent que c’est pour demain naviguent en plein fantasme.
    Je pense que le jour où on en saura assez pour le faire sans risques, on aura compris qu’il vaut mieux laisser la nature faire son boulot pour commencer, quitte à rattraper les erreurs plus tard (thérapie génique a posteriori).
    Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre sur ce sujet, beaucoup plus que ce que nous savons déjà.
    Cette étude est édifiante : petits ARN et alimentation
    Certains ARN des aliments que nous consommons se retrouvent tels quels dans nos cellules ! Clairement, ce que nous mangeons a un impact direct sur notre fonctionnement cellulaire. On fait déjà de la génétique en nous alimentant !

    Autrement, vous semblez à plusieurs reprises mettre en avant le côté spirituel de l’être humain, plus important que son aspect matériel et physique. Je suis en accord avec vous là-dessus, mais j’en tire des conclusions assez opposées aux vôtres. L’esprit habite le corps, et si nous avons le moyen de l’améliorer, pourquoi s’en priver ? Les animaux savent se soigner en mangeant certaines plantes. A partir du moment où on soigne, que ce soit un rhume, une grippe, une fente palatine ou une maladie génétique, on va à l’encontre des règles de la nature. Si on décide de ne pas soigner par la génétique, alors il ne faut rien soigner du tout.



  • trevize trevize 30 mai 2014 12:39

    @ Actias J’ai « tronqué » votre message pour en extraire une vérité plus générale.

    Le prolétaire de base se fout de tout. Il ne veut pas réfléchir, il ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez.
    Une preuve : il ne pense jamais à plus de un coup d’avance.
    L’étranger vient chez moi, ça m’ennuie. Comment résoudre le problème ? vite, mettons une barrière pour l’empêcher de venir ici. L’étranger passe quand même la barrière ? claquons encore plus de fric pour faire une barrière un peu plus haute. etc etc
    ça, ça s’appelle réagir. Subir les événements. Jouer un coup à l’avance.
    Jouer plusieurs coups à l’avance, c’est réfléchir pour s’apercevoir que si nous déplacions tous les efforts que nous mettons à les empêcher de venir ou à les renvoyer chez eux, pour développer là-bas des solutions à échelle humaine leur permettant de mieux vivre, ils n’auraient plus envie de venir ici (sauf peut-être pour les vacances).
    Essayez un instant d’imaginer le degré de misère et de désespoir qu’il faut atteindre, pour décider de quitter la terre de ses ancêtres (et là bas, les gens sont sur la même terre depuis des millénaires, pas comme ici), faire des milliers de km à pieds, traverser la mer sur un rafiot pourri, au risque de mourir à n’importe quelle étape et de se faire renvoyer à la case départ à peine arrivés. Demandez-vous ce qui pourrait vous pousser à faire ça.

    @ Tonton Archi

    Bien d’accord avec vous pour le mensonge. Mais allons un peu plus loin... Qu’est ce qui est sous-jacent au mensonge ? C’est le secret. Mentir, c’est cacher la vérité, et donc la garder secrète. Qu’on mente en déformant la vérité, ou en la cachant (par omission) c’est toujours une question de secret.
    L’être humain, et l’humanité dans son ensemble, meurt du secret. Ce qui nous ronge, c’est le secret qui veut sortir, à titre individuel (les secrets de famille qui pourrissent la vie, la loi du silence qui tient captif, les victimes d’inceste qu’on force à se taire pour maintenir l’illusion d’une famille soudée...) et à titre collectif : secret bancaire, secret industriel, secret de l’instruction, secret d’état, secret des chambres feutrées où l’avenir de l’humain se joue entre une poignées de personnes des dizaines d’années à l’avance...



  • trevize trevize 30 mai 2014 11:51

    Oui, c’est toujours dur d’admettre qu’on a peur...
    projection de l’ombre

    Je vous donne un indice : si vous avez une sensation, émotion ou sentiment désagréable envers quoi ou qui que ce soit, c’est de la peur.
    Ho, elle est forte pour se déguiser aussi sous forme de colère ou autre, mais quand on gratte un peu, on trouve toujours la peur à la manoeuvre derrière.
    Vous dites qu’ils vous font chi3r, mais dans le fond, vous avez juste peur qu’ils vous volent votre bifteck (ou quelque chose dans ce goût-là). Pour ça, rassurez-vous : j’ai justement croisé quelques carpathiens pas plus tard qu’hier soir, ils faisaient leurs courses... dans les poubelles d’un magasin. Ouaip, ils font un travail écologique remarquable, et en plus ils ne réclament ni salaire ni avantages pour ça.



  • trevize trevize 30 mai 2014 02:27

    Je ne suis pas communiste. Je refuse tous les -ismes.

    J’étais en train d’écrire un autre pamphlet pour te répondre, anti-gauchiste ; finalement, j’ai tout effacé parce que je pense que c’est peine perdue.

    Si tu veux « m’écouter », ne retiens que ça :
    Tu as peur. Je ne sais pas exactement de quoi, mais la peur te ronge, toi comme les autres adeptes du repli. C’est toi qui sait de quoi tu as peur. Affronte ta peur, confronte-toi à elle. Si tu as peur du vide, va sauter à l’élastique. Si tu as peur des étrangers, va passer des soirées chez eux. Fais comme tu veux, mais défais-toi de tes peurs. Tu verras la vie d’un oeil neuf, et tu libéreras des tonnes d’énergie, que tu diriges en pure perte contre toi-même pour l’instant.

    « internationalisme=union des nations »
    internationalisme, union des nations, appelle ça comme tu veux, dans tous les cas, ça s’oppose à « mettons des barrières pour empêcher les gueux de venir chez nous »

    La France, c’est un assemblage de plein de territoires différents, pourtant chaque région a gardé sa spécificité, son accent voire sa langue, ses produits régionaux, ses coutumes... De la même façon, on peut faire disparaître les états sur toute la planète, du jour au lendemain, c’est pas pour ça que chaque individu deviendra une « moyenne » de toute la diversité humaine, ça ne diluera rien du tout. Est ce qu’une femme oublie sa vie passée le jour de son mariage, simplement parce qu’elle a changé de nom de famille ?

    Par contre, plus on reste dans notre coin, plus on perd du temps, plus on s’étiole, plus on se ratatine, et on finira par disparaître, pour ne laisser à l’humanité que le souvenir d’un vieux tonton grincheux.



  • trevize trevize 29 mai 2014 19:28

    Je constate un truc :
    capitalisme, communisme, socialisme, nationalisme, poujadisme, keynesianisme, libéralisme (qu’il soit néo ou pas)
    tous ces mots en -isme, on met tout et n’importe quoi dedans, à tel point qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

    Certains pensent que l’oligarchie au pouvoir (je ne lui donne pas de nom en isme car on ne sait pas gran’chose de leur idéologie) a besoin de « diviser pour régner » notamment diviser les peuples par l’intermédiaire des nations.
    C’était le cas chez les communistes, à l’époque de l’Internationale : ils voulaient unir tous les prolétaires, face au capital. Isga nous le rappelle ici.
    Maintenant, l’oligarchie, descendante du capitalisme (enfin, il paraît), semble vouloir casser les nations, pour rassembler tout le monde sur un même pied d’(in)égalité. On n’y comprend plus rien. Voilà que les capitalistes se comportent à moitié comme des communistes
    C’est tellement à n’y rien comprendre, que l’auteur, qui est peut-être bien la seule personne en France à se réclamer à ce point du communisme, se fait accuser par un des commentateurs (anti-gauchiste) d’être un capitaliste !!

    On vous fait marcher sur la tête, on vous enfume.
    Vous avez compris que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, mais vous êtes encore loin du compte. Le monde est pas tout blanc ou tout noir. Les clivages qu’on croit déceler partout ne sont dus qu’à la façon dont notre langage est construit. La réalité est toujours quelque part entre les deux extrèmes, et capitalisme et communisme ne font pas exception.
    Confrontez-vous à vos peurs les plus intimes, pour casser tous vos préjugés, doutez de tout, même de ce qui vous tient le plus a coeur. Arrêtez de penser avec ces idées en isme, toutes prémachées, elles ne valent pas mieux que la malbouffe, et proviennent du même endroit.

    Arrêtez de penser le monde par le petit prisme des 50 dernières années. Nous arrivons au bout d’un processus qui s’est enclenché il y a beaucoup plus longtemps que ça.
    Arrêtez de penser « contre » quelque chose ou quelqu’un. Pensez « pour » quelque chose qui vous plaît.
    Arrêtez de vouloir « les empêcher » de je ne sais quoi.
    Arrêtez de croire qu’il y a deux camps, il y en a beaucoup plus que ça.
    Arrêtez de croire que le modernisme veut votre peau, le CD n’a pas tué le vinyle.

    Notre problème, il est dans la tête des gens, dans vos têtes à vous, particulièrement si vous avez peur de l’Autre. On peut créer le système le plus équitable et humain du monde, si les gens ne sont pas prêts à l’utiliser, tout repartira en vrille bien vite. On ne donne pas de fragiles jouets de collection à un bébé de 2 ans.
    Donnez un million à un accro (au jeu, à la drogue aux fringues, aux putes...) et bien vite il n’aura plus rien. Et ce n’est pas à l’état d’empêcher ça.

    Le système est sensé être le reflet de notre organisation, un accélérateur, un catalyseur pour notre activité ; pas un garde-fous pour compenser la bêtise des humains.
    Si les footballeurs et les chanteuses à voix de crécelle ont trop d’argent, c’est que VOUS leur en donnez trop. Si les grosses multinationales ont tellement de pouvoir, c’est parce que VOUS les engraissez. Changez de comportement au lieu de pleurnicher sur l’injustice du système.
    Arrêtez de rêver au prophète, l’homme providentiel qui va venir tout remettre d’aplomb, elle est finie cette époque. L’homme providentiel, c’est vous. La meilleure façon de grandir, c’est pas d’appeler maman l’état à votre secours à tout bout de champ ; la bonne méthode, c’est de faire les choses par soi-même, quitte à se planter.

    Les solutions à nos « problèmes » sont là, mais « ils » ne lèveront pas le petit doigt pour les mettre en place à notre bénéfice. Ils attendent que NOUS le fassions de nous même. Quitte à nous pousser si on refuse d’avancer.

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