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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 3 avril 2014 17:19

    De base, je suis plutôt scientifique. Alors j’ai tendance à croire (car, oui il s’agit bien de croyance !) qu’il y a au moins un fond de vérité dans ce principe d’évolution ; qu’il s’y trouve quelque chose d’intéressant.

    ça reste de la croyance, parce qu’on n’a pas tout compris. Certains esprits chagrins, qui n’ont pas vraiment compris la notion de science et de recherche, profitent du fait qu’il y a des zones d’ombre, que la science n’explique pas encore tout, pour rejeter la théorie en bloc, cracher violemment sur ceux qui l’ont édifiée, et sur ceux qui la défendent.

    Il n’y a pas de preuve formelle, les expériences seraient beaucoup trop longues à réaliser (échelles de temps : des millions d’années), nous n’avons pas l’image complète, mais seulement une mosaïque, des pointillés. Certaines choses ne collent pas, mais on a tout de même un faisceau d’indices. C’est ce qui fait que nous restons dans le domaine de la croyance.

    Une partie de notre ADN provient des rétrovirus.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9trovirus_endog%C3%A8ne

    La syncytine, une protéine très importante pour la formation du placenta, en fait partie :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syncytine

    Autrement dit, sans ce fichu virus, pas d’animaux placentaires, pas d’humains, ni de rats, ni de vaches.

    Voilà, ça c’est des indices. Notre gros problème, c’est ces concepts de bien et de mal, et notre vision étriquée du monde, qui ne dépasse pas le « moi-je », et qui a toujours besoin de séparer les choses pour les comprendre. C’est sûr, attraper la polio c’est pas sympa, alors du coup on considère que les virus c’est « mal ». Mais à l’échelle de la vie, de la planète, sur des millions ou des milliards d’années, les virus sont un puissant moteur de l’évolution.

    Après on peut se battre sur l’origine du fameux virus. Est-il né « par hasard » un beau matin ? était-il endormi, pour se réveiller « par hasard » au bon moment ? A-t-il été forgé par satan en enfer, au coeur de la planète ? Ou par dieu dans les cieux ? Ou bien c’est E.T. qui nous upload une mise à jour ?

    Je n’en sais rien, personne n’en sait rien, et quand on sait pas on dit que c’est le hasard. Dire qu’un événement s’est produit au hasard, c’est pareil que de dire qu’on ne connaît pas les raisons de son apparition. Et dire qu’on ne sait pas tout expliquer, c’est une simple preuve d’humilité.

    De mon point de vue, évolution et religion ne sont pas irrémédiablement opposées (sauf si on est fondamentaliste et qu’on veut expliquer la genèse en la prenant au pied de la lettre) Par contre, je suis vraiment attristé quand je vois la violence des commentaires des deux côtés (je veux pas entrer dans la polémique de qui est le plus violent, et qui a commencé, ça fera rien avancer !)

    Une fois de plus, je constate qu’en guise de débat, on a juste une bagarre quasi-générale, des gens qui viennent asséner leur vérité pré-faite, grossir le trait ou au contraire oublier la moitié des faits, et surtout, insulter et tourner en dérision ceux qui ne partagent pas leur point de vue. Venant d’une population adulte, c’est triste.



  • trevize trevize 3 avril 2014 16:09

    Pour pouvoir prédire l’évolution du raton laveur, il faudrait une expérience qui durerait des millions d’années ; il est là le problème, quand on parle d’évolution ça se passe pas en une ou deux générations, les échelles de temps sont gigantesques



  • trevize trevize 3 avril 2014 12:32

    Personnellement, je pense que nous sommes encore loin d’avoir les connaissances en génétique suffisantes pour faire des « bébés parfaits ».

    Pour séquencer un génome, il faut détruire une cellule (au moins) on ne peut donc pas faire ça sur un oeuf qui vient d’être fécondé (sinon on perd la seule cellule de l’embryon...) Il faut donc attendre d’avoir un nombre suffisant de cellules. Et là, moi, ça me gênerait un peu d’amputer mon enfant ne serait-ce que d’une cellule alors qu’il n’est même pas né.
    Bon, supposons maintenant qu’on sacrifie tout de même une cellule pour séquencer le génome du petit. On trouve quelques gènes à risque.
    Comment on fait pour remplacer le gène qui déconne dans chacune des cellules restantes de l’embryon (sachant que pendant le séquençage, il a continué à se développer) ?
    Réponse : on peut pas, on sait pas faire ça. Le jour où on saura le faire, hé bien on saura faire la même opération sur un être bien formé et né, sur monsieur tout le monde ; à ce moment là, je préfère que mon enfant se développe et naisse de manière naturelle, et si il y a un problème plus tard, on le réglera.

    Autre chose : la génétique ne fait pas tout, l’environnement, les conditions de développement et de vie sont au moins aussi importantes. Et les gènes ne fonctionnent pas tous seuls, ils interagissent entre eux, ce qui fait qu’en voulant éviter une « tare » à votre enfant, il se peut que vous lui en introduisiez une autre... Comment réagiront les parents si leur enfant naît avec un problème de santé qui n’avait pas été prévu ? Comment réagiront-ils si leur enfant se révèle être un psychopathe à l’âge adulte ?

    Et enfin, où se trouve la limite ? Un enfant qui risque de naître avec la mucoviscidose, si on pouvait le faire, évidemment qu’on remplacerait le gène défaillant. Mais au passage, si il y a un gène qui risque de lui donner un strabisme, on répare ? Et ainsi de suite, d’imperfection en imperfection, à la fin on a tellement tout raccommodé que finalement votre enfant ne vous ressemble même plus.

    L’autre solution, plutôt que de « réparer » un embryon « défaillant » consisterait à synthétiser un « génome parfait ». Mais alors là, je trouve ça carrément monstrueux ; on ne pourrait même pas dire qui est le père et la mère de l’enfant au final. Il ne serait qu’une expérience de laboratoire.

    Bref, cette science est encore beaucoup trop balbutiante pour qu’on puisse vraiment envisager ce problème.



  • trevize trevize 2 avril 2014 16:54

    Nous sommes beaucoup trop attachés à nos anciens modèles en France ; notamment au salariat. A tel point que de nombreux français ne voient pas de distinction entre le mot « salarié » et le mot « travailleur ».

    Le but ultime de Marx était de voir le salariat disparaître. On pourrait le faire aujourd’hui, faire de chaque travailleur un actionnaire de son entreprise, échanger un peu de sécurité contre un peu de liberté, pour partager équitablement les bénéfices, les risques et les responsabilités, au lieu d’organiser la redistribution par l’état qui finalement ne roule que pour lui, et ne fait que nous piller et nous mettre des bâtons dans les roues.
    On n’a pas besoin d’être salarié pour être solidaire et assurer ses arrières et celles des autres.

    Finalement, le salariat c’est un peu comme la loterie. Si l’entreprise pour laquelle vous travaillez perd de l’argent, on peut considérer que le salarié est gagnant puisqu’on lui verse tout de même son salaire, malgré qu’aucune richesse n’ai été créée. A l’inverse, si elle gagne beaucoup d’argent, c’est le salarié qui se fait avoir, parce qu’il ne touche qu’une maigre fraction de la valeur qu’il a créée.

    Mais non, on reste arc-boutés sur nos positions de lutte, le travailleur c’est le gentil, le patron, l’entreprise, c’est l’exploiteur, et il faut sans cesse que ces deux-là se battent, il faut mettre des bâtons dans les roues du patron à tous prix, et surtout, surtout, faire taire quiconque aurait une autre vision de tout ça.



  • trevize trevize 2 avril 2014 16:11

    Des paroles sensées.

    Le plus drôle, c’est que la palabre s’oriente vers des broutilles : le résultat des municipales du point de vue de l’ump.

    Le fait que non seulement il y a de plus en plus de « chômage », mais qu’en plus on préserve des emplois inutiles et dépassés, juste pour maintenir les apparences, continuer à faire tourner la machine, le fait que la plupart du travail effectué par chez nous consiste à remuer des papiers, remplir des papiers, puis les relire pour saisir les infos que ces papiers contiennent dans un ordinateur, que des armées de gens dans les bureaux ne savent tellement plus quoi faire de leurs journées qu’ils passent leur temps sur facebook, et surtout, qu’on est tous responsables de cette situation, tous ces faits-là n’intéressent personne.

    La vérité, c’est que tout ce truc tient debout parce que les gens continuent à y croire, parce qu’ils ont besoin d’y croire ; leur frêle esprit vacillerait s’ils comprenaient à quel point l’activité de toute leur vie est vaine. Nous sommes là, au purgatoire, l’antichambre du paradis, la porte est ouverte, mais on est tellement habitués à en chier pour « gagner sa vie », et tellement habitués à être dans le conflit permanent, qu’on n’ose pas encore franchir le seuil.

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