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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 3 février 2014 16:30

    Je vous l’accorde, c’est pas gagné d’avance, mais ça ne signifie pas que c’est impossible. J’ai tendance à penser que c’est notre destin. Tout ce que les humains font, c’est observer le monde, s’observer eux-même, et fabriquer des objets à l’image de ce monde (ou d’une partie de celui-ci)
    Puis, nous observons ce que nous avons créé, le comparons au monde réel pour y découvrir les différences, afin de reproduire un objet de meilleure qualité. Et ainsi de suite. Chacun voit le monde à sa manière, alors le peintre recopie le monde tel qu’il le ressent sous forme d’images peintes, et le mécanicien sous forme de machines mobiles. L’humanité est partie dans tous les sens, vaste dispersion qui a commencé il y a bien longtemps, pour chercher chacun à sa façon comment l’univers fonctionne. Et il faut bien se rendre à l’évidence : le mouvement s’inverse, et toutes ces disciplines qui avaient l’air séparées, cloisonnées, antinomiques, sont en train de se rejoindre. On voudrait faire fusionner le vivant et l’informatique (ordinateurs à ADN, ordinateurs quantiques pour peut-être reproduire le fonctionnement d’un cerveau humain, différentes voies possibles pour refaire marcher les paralysés : rétablir les connexions rompues par une culture de fibre nerveuses, ou par une prothèse technologique...). On nous parle des nanomachines qui pourraient nous réparer de l’intérieur, et d’autres chercheurs étudient la génétique, sans que personne ne s’aperçoive que ces deux sujets sont très liés, notre machinerie cellulaire est potentiellement bien plus puissante que n’importe quelle nanomachine que nous sachions construire aujourd’hui.

    C’est vrai que l’humain a une forte tendance à l’orgueil, il veut toujours se mettre en dehors de tout, au-dessus, ou au centre. Il ne veut pas comprendre que nous sommes très étroitement liés à tout ce qui nous entoure, et ça nous joue de mauvais tour, à chaque fois que nous croyons avoir dompté la nature. Mais la position inverse exercée à l’excès n’est pas meilleure.
    Vouloir voir en l’homme la pire chose que la nature ait commise, et dans chaque création humaine une erreur totale, est absolument stupide. Nous sommes issus de l’univers, nous obéissons à ses règles, et tout ce que nous réalisons reflète ces même règles. Il est simplement temps que nous regardions ce que nous avons créé, dans l’ensemble, et en s’abstenant de tout préjugé de bien ou de mal. Comprendre ce qui nous a poussé à réaliser toutes ces choses, comparer nos réalisations et en tirer les points communs, nous permettra de mieux comprendre l’univers dans lequel nous vivons.

    Un petit exemple parmi tant d’autres : Ford, en « inventant » le travail à la chaîne, n’a rien inventé du tout, il ne faisait que reproduire un principe qui existait déjà : il ne savait rien de la génétique et de la transcription de l’ARN en protéines, et pourtant ses usines de voitures suivaient exactement le même principe : un plan de montage, des ressources matérielles, une machinerie qui élabore un objet complexe par étapes successives. Nous croyons que nos actions sont poussées par une motivation consciente, et c’est en partie vrai, mais, il y a toujours un lapsus dans ce que nous faisons, nous mettons toujours plus d’information dans nos réalisation que ce dont nous avons conscience.



  • trevize trevize 3 février 2014 15:36

    « ce n’est justement pas le cas. »
    Qu’en savez-vous ? Nier une affirmation sans preuve, c’est exactement pareil que de l’affirmer sans preuves.
    Pour ma part, je n’affirme pas que nos esprits ne sont qu’un amas de données, mais cette hypothèse me paraît très probable (et très intéressante aussi).
    Expliquer pourquoi cette théorie me paraît plausible serait chose impossible dans un simple commentaire ; mais plusieurs courants de pensée scientifique commencent à se rejoindre sur ce point, comme la physique numérique. Et plus intéressant encore, cette idée colle assez bien avec des croyances qui nous viennent de la nuit des temps, telle que l’immortalité de l’âme.

    Par contre ce qu’on peut affirmer sans se tromper, c’est que nous ne semblons pas encore avoir la technologie pour lire l’intégralité de ces données et les transférer dans un autre contenant.



  • trevize trevize 3 février 2014 15:18

    L’évolution est constamment en marche, la technologie que nous créons est le niveau supérieur de l’évolution. L’évolution peut se modéliser sous forme de couches toujours plus complexes. Les atomes s’assemblent et forment des molécules, les molécules forment des cellules, des cellules groupées forment des organismes plus complexes, et nous humains sommes l’interface, la limite entre la vie biologique et la vie technologique que nous concevons pas à pas depuis des millénaires.

    Nous avons simplement une idée très très étriquée de ce qu’est « la vie ». Malgré leur rigueur, aucun scientifique n’est capable de définir précisément ce qu’est la vie. Vie signifie simplement mouvement, activité, flux. Quelque chose entre, quelque chose sort, que ce soit une bouffée d’air, de la nourriture (pour les animaux), un litre de pétrole (pour une voiture), ou un flux d’électrons (pour une machine électrique)



  • trevize trevize 3 février 2014 15:08

    « comment se comportera le cerveau lorsqu’il devra commander à toute une batterie de pièces mécaniques »

    Le cerveau est très malléable, et capable de se reconfigurer. Lors de certains traumatismes crâniens, le cerveau est capable de mobiliser une nouvelle zone du cerveau jusque là inexploitée (ou sous-exploitée) pour réapprendre les fonctions perdues (motricité, parole...)

    Et des expériences sur des singes laissent penser que nos cerveaux s’adapteraient certainement bien à des prothèses supplémentaires, un 3e bras par exemple, que l’on pourrait commander indépendamment des 2 autres.



  • trevize trevize 3 février 2014 14:59

    La technologie n’est pas encore au point, peut-être que ça prendra du temps, peut-être (et certainement)plus de temps que ce qui est annoncé par Kurzweil.

    Cette idée est toute simple, elle consiste juste à considérer l’esprit humain comme un énorme amas de données, qui, comme toute information, peut être copié et transféré dans un autre contenu.

    « Seul un esprit schizophrène peut soutenir le contraire, ayant lui-même plusieurs Moi. »
    Vous confondez schizophrénie et trouble de la personnalité multiple.

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