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trevize

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Juste un être humain conscient que son point de vue sur le monde est unique car personnel, et probablement pas partagé dans son ensemble avec les autres humains qu'il considère tout de même comme ses frères quelles que soient leurs opinions.
Conscient aussi que le savoir, l'information, est la seule richesse que nous sachions réellement créer, que la liberté de circulation des informations est la clef qui ouvre la porte vers les autres libertés, et que l'éducation et la recherche sont les seuls outils que nous ayons à notre disposition pour obtenir cette liberté.
 

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  • Premier article le 24/12/2014
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Derniers commentaires



  • trevize trevize 1er février 2014 17:01

    Ainsi, pour Tegmark, le monde physique est un objet mathématique que nous identifions et construisons petit à petit. [...] Tegmark nomme cette approche le réalisme structurel, qui s’oppose au non-réalisme selon lequel la réalité n’existe que dans l’esprit de l’observateur, et au réalisme naïf (ou des essences) selon lequel il a de tous temps existé un réel que l’homme peut décrire par différents moyens d’observation.

    Le fait que l’auteur qualifie ces approches comme étant « en opposition » est un bel exemple de sa théorie : l’auteur du livre définit son approche par rapport à des approches précédentes, met en relation son idée avec d’autres, « en opposition » à d’autres théories pour mieux s’en démarquer. Mais dans ce cas précis, la distinction n’est qu’une question de mots. La différence entre deux éléments dans un système n’est que le reflet des règles qui régissent ce système.
    Donc dans notre cas, « réalisme structurel » et « non-réalisme » ne sont en opposition que par le fait du non-réalisme.
    En fait ces deux approches sont parfaitement complémentaires. Il n’est pas question de renier le « monde réel », la vérité extérieure ontologique que nous partageons les uns avec les autres. Mais d’un autre côté, il est évident qu’il existe autant de réalités que de personnes. Car ce qui est la réalité pour moi, c’est ce que je perçois de ce monde commun. Si un arbre tombe dans la forêt mais que personne n’est là pour le voir, cet arbre n’est pas vraiment tombé. Si vous l’avez vu tomber, notre esprit reflète pour chacun de nous une réalité différente, jusqu’au moment où vous partagez cette information avec moi.
    Chacun a sa vision du bonheur, sa représentation du monde idéal, sa cosmologie et sa cosmogonie personnelle. Les religieux croient en leur dieu et voudraient imposer leur loi partout. Les communistes, les capitalistes, les décroissants, les écolos, ont tous leur vision du monde et de ses problèmes, et ont leur idée sur les problèmes de notre monde et la marche à suivre pour y remédier.
    L’univers est peut-être mathématique, ou pas, ce qu’il y a de certain, c’est que nos esprits ont ce fonctionnement mathématique, nous le savons depuis « l’Inconscient structuré comme un langage » de Lacan. Nous modélisons chacun notre connaissance du monde avec plus ou moins de finesse. La communication nous permet de nous accorder entre nous, de partager nos points de vue pour construire une image plus précise et plus complète de la réalité. Et ces langages que nous utilisons pour communiquer entre nous, de la plus simple parole, jusqu’aux complexes édifices de lois qui régissent nos sociétés, en passant par le sport et l’art, l’ensemble de toutes les règles que nous créons pour nous organiser, nous permettent de construire une nouvelle structure dans l’univers, un nouveau symbole : l’humanité.
    On s’aperçoit donc que nos esprits ont une structure mathématique, que les liens que nous créons et qui forment nos sociétés le sont aussi. En fait, quelque soit le système choisi, il semble que l’on peut toujours comparer un élément du système comme un système lui-même, en « zoomant » sur un élément, en l’observant avec un plus haut degré de précision, on fait apparaître les sous éléments qui le composent, et les liens qui les unissent. Une sorte de poupée-russe infinie et très complexe. C’est en substance l’hypothèse coconstructiviste d’Edgar Morin : « collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité. »



  • trevize trevize 31 janvier 2014 14:06

    Remettre l’homme et sa conscience à leur place, au centre, est la clé qui nous ouvrira la porte vers la prochaine révolution scientifique.

    La science croit depuis toujours décortiquer les lois de l’Univers, alors que tout ce qu’elle fait, c’est analyser de quelle façon nos esprits perçoivent l’Univers. Une nuance, mais de taille.



  • trevize trevize 31 janvier 2014 13:55

    L’hypothèse A me fait doucement rigoler, c’est typique de la science qui veut toujours se mettre au-dessus. Même si elle sait que nos sens et nos expériences sont faillibles, que nos théories et nos modèles sont incomplets, imparfaits, valables jusqu’au jour où on a prouvé qu’ils ne le sont plus, la science veut tout de même toujours avoir raison.

    Donc dans l’hypothèse A, nous animaux qui découvrons à peine le pouvoir de notre conscience, l’utilisons de manière bien maladroite pour échafauder une théorie bancale qu’on appelle physique, puis nous voudrions que de cette théorie bancale émerge la conscience qui l’a créée... Y’a comme un petit problème là ...



  • trevize trevize 30 janvier 2014 19:20

    Je ne vois pas où est la suffisance et le mépris dans mes propos... peut-être y-a-t-il méprise de votre part ? smiley On ne parle que de ça en ce moment, les 1% qui ne sont d’ailleurs même pas 1% puisque les 85 personnes les plus riches pèsent autant que les 3,6 milliards les plus pauvres. Je dis juste qu’il est temps d’ouvrir un peu la vanne, c’est tout.

    J’aime bien votre analogie avec les écureuils. La différence première avec nous, c’est que ceux qui ont découvert le pétrole n’ont pas choisi d’en faire profiter les autres dès le départ. Et le petit écureuil qui a trouvé le pétrole, peut-être bien qu’il a le goût de l’effort et du travail bien fait, mais qu’il est prêt à partager avec ceux qui sont comme lui. Peut-être bien qu’il est prêt à partager ses noisettes avec ceux qui sont motivés pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté de la forêt, mais pas avec ceux qui veulent passer leurs journées à se tourner les pouces.
    Nous, humains, avons besoin d’être actifs, c’est dans notre nature, c’est un fait. Il est hors de question qu’on se repose sur nos lauriers, ça signerait notre arrêt de mort.

    Un état devrait être considéré comme une entreprise, un peu particulière, une entreprise à actionnariat variable, ou chaque citoyen est actionnaire à part égale avec les autres, avec impossibilité de céder ses parts, pour éviter que trop de pouvoir soit accumulé entre les mêmes mains. De cette façon, on aurait des entreprises pratiquant des prix raisonnables, et même si ils étaient trop élevés, en fin d’année nous récupérerions les bénéfices. Et on aurait moins de gaspillage aussi, puisque tout le monde serait gagnant si l’entreprise est rentable. Chacun aurait sa part de boulot à effectuer, et celui qui veut vivre au dessus des autres devrait bosser plus dur.

    Au lieu de ça, notre état ressemble plutôt aux monarchies d’antan, un roitelet à qui on donne tous les pouvoirs et qui gaspille nos ressources d’une façon absolument indescriptible. On en est arrivé là parce qu’on a subi la libéralisations des monopoles d’état au lieu de les accompagner et d’en profiter. Mais on peut encore réparer ça : les services publics qui ont été privatisés ne le sont que pour des durées limitées, et les contrats contiennent des clauses, des obligations de la part des actionnaires qui nous permettent de dénoncer les contrats si elles ne sont pas respectées. En dernier recours il y a toujours la nationalisation forcée, et bien d’autres leviers quand on gratte bien.

    Le fond de mon propos, c’est qu’il y a sûrement des moyens pour qu’on arrive à s’entendre entre riches et pauvres, qu’il faudrait être vraiment aveugle ou borné pour ne pas voir les énormes inégalités de notre monde, et ne pas voir les catastrophes et les gaspillages que ça engendre ; que je suis bien placé pour comprendre que nous, 99%, avons de quoi être très en colère, qu’il faut rétablir un équilibre, mais il faut réfléchir avant à comment le faire, pourquoi et dans quelle direction aller ; leur prendre tout leur pognon pour le répartir équitablement n’aurait pas de sens, puisque sans changer les règles, les déséquilibres auraient vite fait de se remettre en place. A nous de comprendre qu’est ce qui rend notre système si bancal, et d’en créer un autre plus juste plus équilibré et plus efficace. Mais on ne résoudra pas la violence des déséquilibres du capitalisme pas la violence de la spoliation des richesses. Communisme ou capitalisme débridé, les 2 systèmes nous privent de liberté. Dans un cas l’oppresseur c’est l’état tout-puissant qui veut tout contrôler, dans l’autre c’est le patron qui fixe le salaire et le maintient toujours au plus bas.



  • trevize trevize 30 janvier 2014 16:52

    La mobilité dans l’emploi est quelque chose que nous devons (re)trouver au plus vite effectivement.
    Le monde évolue constamment, et même si au cours des siècles passés un emploi à vie dans la même entreprise était la règle, et même un besoin, ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui. Autres temps, autres modèles, notre organisation doit évoluer en parallèle de nos besoins, au nous en arrivons à des situations catastrophiques, comme celle de la France aujourd’hui.
    Un pays crispé, figé, cramponné sur des vieux modèles, dans le déni total de la réalité, où, au nom de la sauvegarde des emplois, on empêche d’autres personnes d’y accéder, et on se refuse à utiliser des nouvelles technologies qui pourraient apporter un réel bénéfice à toute la population.
    Dès qu’on veut changer quelque chose dans ce pays, on a une levée de boucliers d’une corporation ou d’une autre, et on finit par ne rien faire, ou plutôt on subit le changement , au lieu de l’accompagner pour en profiter au mieux, on pâtit de ses mauvais côtés.

    Si vous voulez des exemples, j’en ai à la pelle :

    -libération des chauffeurs de véhicules de tourisme empêchée par les conducteurs de taxis. Résultats : pas assez de taxis, des tarifs élevés, des chômeurs qui restent au chômage, et d’autres qui font le boulot au noir, sans payer leur part à la société, et autres abus.

    -les photographes qui ont empêché la mise en place des appareils photo numériques au sein des mairies pour les photos d’état civil. Résultat : on fait la queue, on paie 5 euros pour des photos qui ne sont même pas toujours utilisables etc.

    -les pharmaciens qui bloquent la libéralisation de la vente de médicament

    -les ophtalmos contre la vente de lunettes en ligne

    -les lois de protection des petits libraires versus amazon qui font qu’on paie tous nos livres plus chers (voire même on n’achète même plus de livres)

    Et encore, tout ça n’est rien quand on y réfléchit de plus près ; car la part de travail administratif qui pourrait être automatisée, dans un pays comme le notre est juste phénoménal. La quasi-totalité de notre administration (celle de l’état comme celle des entreprises) est obsolète, leur boulot pourrait être effectué par des machines.

    Seulement voilà, ça met les gens au « chômage » ça « détruit des emplois »

    Je ne blâme pas les travailleurs du bas de l’échelle d’avoir peur de ces changements, leur tort est plutôt de ne pas chercher à comprendre ce qui est en train de se produire, et de camper sur une position défensive et nostalgique, « c’était mieux avant » et rétrograde « toutes ces nouveautés sont diaboliques »

    Le vrai tort revient à tous ces gens en haut de la pyramide, qui essaient de nous faire croire que « vacances » et « chômage » ne sont pas deux mots synonymes, alors qu’en fait ils le sont. Nous (humains) sommes une grande famille, comme dans toute famille, il y a des tâches à effectuer, si il y a des gens au « chômage », alors c’est que tout le travail est accompli, que chacun a un toit au dessus de sa tête, à manger dans ses placards, et que notre milieu de vie est propre et sain. Or, ce n’est pas du tout le cas. Ils veulent qu’on soit mobiles, et oui c’est une priorité pour nous de le devenir, mais pour augmenter la mobilité, il faut un vrai filet de sécurité, surtout sachant les montagnes de richesses à notre disposition ; si tous les travailleurs avaient la garantie d’avoir au moins le minimum pour vivre, ils seraient certainement prêts à bouger un peu plus, changer de boulot pour apprendre quelque chose de neuf, prendre quelques risques et monter leur propre entreprise...

    Les torts sont partagés, ils ont le pouvoir et l’argent, et le laissent croupir dans les coffres au lieu de le faire circuler pour nous permettre de nous activer à des tâches réellement utiles. Et nous, en bas de l’échelle, on voudrait simplement qu’ils partagent leurs richesses pour qu’on puisse glander, continuer à tourner en rond avec nos occupations minables (pas tous heureusement), remuer de la paperasse à longueur de journée, mettre des antivols sur des fringues et les enlever pour recommencer le lendemain.

    Il est temps que les 1% répandent leur manne sur toute la planète, surtout pas pour qu’on se repose sur nos lauriers, mais pour réaliser quelque chose de vraiment grand et beau : apprendre à ressusciter une planète en fin de vie, avant d’aller en coloniser une autre.

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