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Polybe

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  • Polybe 14 janvier 15:19

    En fait, une baisse de la démographie est-elle une catastrophe ou un bienfait ?

     

    Dans les années 1960, la France comptait 50 millions d’habitants.

    Il y en a maintenant plus de 68 millions.

    On ne peut pas vraiment crier à la catastrophe.

    En revanche, depuis 1971, le jour de dépassement de la terre avance chaque année : 24 juillet en 2025.

    Ce qui veut dire que nous ne consommons plus les « intérêts » mais également la source de production naturelle. Une règle simple : plus on est nombreux, plus on consomme.

     

    Bien sûr, on nous parle du ratio de travailleurs par rapport aux retraités en nous expliquant que dans les années 1960, il était de 4,29 pour 1 et que maintenant, il est de 1,7 / 1.

    Cependant, nous avons fait le choix de la répartition utopique plutôt que de la capitalisation.

    Il faut arrêter de se bander les yeux. Le taux de production a augmenté par travailleur mais en remplaçant ceux-ci par des robots.

    De nouvelles usines appelées « dark factories » n’ont que 100 employés pour 885 robots pour produire 1200 voitures par jour.

    Les robots ne cotisent pas et ils enlèvent le pain des travailleurs.

    En revanche, ils augmentent la rentabilité de leurs propriétaires.

     

    Dans les années 1960, combien de surface agricole un agriculteur pouvait-il cultiver ? A fortiori avec un brabant tiré par deux vaches.

    Avec le matériel actuel tel que les tracteurs puissants équipés de GPS, à combien est passée la surface cultivée ?

     

    Le problème vient donc de la répartition des richesses produites.

    Que vont devenir ceux qui seront remplacés par des robots ?

    Quel est l’intérêt d’être plus nombreux pour ne plus pouvoir gagner son pain dont la planète ne sera plus en mesure de fournir les ingrédients ?

     

    Travailler plus et plus longtemps ?

     

    Pour mémoire :

    Jean Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.

    « Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère. »



  • Polybe 3 janvier 20:17

    @Buzzcocks
    Ma référence aux USA concernait la possibilité de suivre une formation continue permettant d’améliorer ses revenus.
    Elle ne concernait pas le logement.
    Bref, relisez...



  • Polybe 2 janvier 15:43

    Le social qui tue le social.

    Il y a quelques décennies, le marché du logement était libre.

    Une forte demande de logements amenait les classes aisées et les classes moyennes à investir dans l’immobilier locatif.

    Lorsqu’il y avait trop de logements, ça faisait baisser les loyers pour attirer des locataires.

    Les classes moyennes comprennent de petits propriétaires qui souhaiteraient pouvoir mettre leurs biens en location de façon à pouvoir se constituer des compléments de retraite.

    Mais la législation a changé. Trop de normes, trop d’obligations, trop de loyers impayés, trop de dégradations, des loyers encadrés qui offrent une rentabilité moyenne inférieure à celle du livret A compte tenu des charges, du DPE, de la taxe foncière, des règles encadrant les loyers trop déconnectées des charges des propriétaires, des squatteurs privilégiés...

    3 000 000 de logements vacants dans notre pays (l’article du 11/02/2020).

    A trop vouloir faire pencher l’équilibre du côté du locataire, les petits propriétaires ne veulent plus louer.

    Comme d’habitude, on se plaint de conséquences sans en traiter les causes.

    Alors, ceux qui ont envie d’investir le font ailleurs et ce sont les classes moyennes qui sont surtaxées pour financer des logements sociaux en plus de leurs propres logements.

    Ou encore, il est préférable de manger ses économies en vacances à l’étranger.

     

    Qui est favorisé par ce dispositif ? Les multinationales du BTP qui tirent 70% de leur chiffre d’affaires des collectivités territoriales avec des employés détachés et des bénéfices placés dans des paradis fiscaux. On construit toujours plus de logements sociaux financés par les impôts prélevés sur les classes moyennes.

    Ce qui fait le principe de la double peine pour les classes moyennes. On casse le marché de l’immobilier locatif et on les taxe toujours plus. Les classes moyennes sont obligées de se loger par elles-mêmes et financent le logement des classes populaires.

    On voit bien la relation entre les élus et le lobby du BTP.

    De plus, on a rajouté le principe de mixité sociale. Dans des immeubles neufs de standing, une part des logements doit être réservée au social.

    De ce fait les classes aisées peuvent se payer un logement, les classes populaires en obtiendront au titre du social mais les classes moyennes seront exclues, pas assez riches pour payer et trop riches pour en bénéficier au titre du social.

     

    Maintenant certaines municipalités de bord de mer veulent pénaliser davantage les résidences secondaires parce que les petits salaires ne peuvent pas accéder à ces logements.

    C’est oublier que ceux qui ont acquis ces logements sont sans doute partis de ces municipalités pour passer leur vie dans des conditions moins agréables et qu’à force de travailler, elles ont pu revenir de nombreuses années plus tard pour n’y passer que quelques semaines par an.

    Cependant, ceux qui se plaignent ne sont pas prêts à la mobilité professionnelle, aux contraintes des transports par exemple de la région parisienne. Une heure de transports en île de France c’est un minimum alors que pour les travailleurs des villes balnéaires, avec la même heure de transports, ils se retrouvent à la campagne.

     

    Il y a également le mode de vie qui a changé. Avant, on acceptait de nombreuses contraintes dont des privations pour économiser un apport imposé par les banques pour obtenir un prêt. Maintenant, on veut tout, tout-de-suite et sans se priver de spectacles, de voyages, de sorties, d’abonnements en tous genres. Il est plus facile de compter sur l’Etat (les contribuables) que de suivre une formation continue pour obtenir un meilleur salaire. Voir le principe aux USA.

     

    Un autres aspect : le contrat social et la solidarité

    La solidarité est nécessaire. Cependant, elle ne doit pas être à sens unique : toujours les uns qui sont surtaxés pour aider toujours les mêmes autres. Sans compter l’optimisation fiscale pour les plus aisés.

    En entrant dans la vie active, un jeune couple en début de carrière peut avoir de faibles revenus et des charges avec des enfants en bas âge.

    Il est tout à fait normal qu’il ait des droits à être aidé pendant les premières années (logement social, aides financières…).

    Ensuite, il a peut-être des devoirs pour faire évoluer sa situation (ascenseur social) pour passer d’aidé à aidant.

    Actuellement, ceux qui s’investissent sont écrasés pour soutenir une autre partie de la population qui attend tout de l’Etat et des collectivités territoriales.

    Une vraie solidarité n’est pas de l’assistanat à vie bien que ça rende service en terme de clientélisme.

    Après, il faudrait peut-être faire le ménage parmi ceux qui bénéficient de logements sociaux et dont les revenus dépassent le seuil d’attribution.



  • Polybe 10 novembre 2024 11:49

    Il y a les uns et les autres.

    On aimerait bien qu’il y ait une égalité devant l’impôt.

    Les multinationales bénéficient de l’optimisation fiscale et des nombreuses niches en plaçant leurs sièges sociaux dans des paradis fiscaux de l’Union Européenne. Il faut regarder où se situent la plupart des sièges sociaux des entreprises du CAC40. L’Etat est même actionnaire de certaines de ces entreprises.

    L’ISF aurait pu rapporter 4,2 milliards d’euros, on l’a remplacé par l’IFI qui n’en rapporte que 1,1 milliards d’euros.

    De même les GAFAM peuvent jouer entre les maisons mères et les filiales pour organiser leur absence de bénéfices pour ne pas payer d’impôts chez nous.

    On peut également se rappeler les émissions sur les « Panama papers », « Pandora papers », « OPENLUX » et nos chers compatriotes artistes ou sportifs domiciliés en Suisse.

    Cependant, il faut quand-même bien que quelqu’un paie pour financer les dépenses publiques pharaoniques de l’Etat et des collectivités territoriales.

    Et que font nos élus pour assurer une justice sociale ?

    Des chèques, des pass, des primes, des aides, des subventions… financés par les impôts des classes moyennes. On surtaxe pour redistribuer un peu en retenant le maximum pour des dépenses inutiles.

    Une réforme des collectivités territoriales catastrophique par la multiplication des strates et des bénéficiaires d’indemnités.

    Une balance du commerce extérieur chroniquement en déficit.

    Des emplois partis à l’étranger dont on attend encore le retour en France.

    Lorsqu’on approuve les causes telles que la construction de skateparks, de pumptracks, de terrains de boules, de salles des fêtes, d’auditoriums, d’aires de loisirs, de murs d’escalade, les Jeux Olympiques, les décorations de ronds-points, les subventions aux associations de loisirs, l’explosion du nombre d’emplois municipaux…, on ne peut pas se plaindre des conséquences pour les financer.

    Il faut être cohérent.

    Pourquoi ne pas prendre exemple sur les pays de l’Europe du nord avec une modération du train de vie des dirigeants et la transparence sur les comptes publics ?

    Autre exemple : Singapour qui fixe le maximum de ses dépenses publiques à 16% de son PIB alors qu’en France nous en sommes à 57%.

     

    Emission à voir ou à revoir sur les méthodes d’optimisation fiscale : « Tax Wars ».



  • Polybe 9 novembre 2024 11:25

    Ce qui est essentiel pour les collectivités territoriales, c’est de maintenir les 70% des ressources du BTP par la commande publique. Quelles qu’en soient les conséquences pour les contribuables.

    La liste est longue et pas exhaustive (extraits d’un journal du Midi)  :
    Coût des travaux de rénovation de la salle des fêtes de Lagrange : 337.917 EUR HT, financés à 50 % par des subventions du département, de la région, de l’Etat, de la réserve parlementaire (article du 16/11/2018).
    Boulodrome couvert d’Aureilhan : sur un montant total de l’opération de 317.739EUR HT dont l’aide de la région de 29.000EUR, du conseil départemental à hauteur de 58.000EUR et une aide substantielle de 87.400EUR de l’Etat (article du 24/02/2019)
    Aureilhan. Salle des Berges de l’Adour : nouvel équipement pour tous (article du 20/10/2023).
    Montant de l’investissement : 647 855 EUR HT.Emmanuel Alonso a remercié les financeurs du projet : l’Etat, le Département et prochainement la Région et la Communauté d’Agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées.
    508.446,00 EUR HT (rénovation et extension du bâtiment) avec une aide de 299.634 EUR soit 59 % salle multiactivité de Pujo (635 habitants) (article du 12/04/2019).
    Carcassonne : festival In 2019 : Cachets, frais, bénéfices : 2,9 millions d’euros à assurer pour le Festival In 2019
    Acheté par Toulouse Métropole, le Minotaure coûte 2,4 MEUR et le spectacle 2 MEUR. Ces quatre jours sont un préambule à l’ouverture de La Halle de la Machine, quartier Montaudran, un nouveau lieu culturel d’un coût de 15 MEUR, futur lieu de résidence du Minotaure, temple des créations de La Machine (article du 31/10/2018).
    15,6 millions d’euros pour le pôle aqualudique de Carcassonne (article du 05/08/2018).
    643.316 EUR HT pour la rénovation de la salle des fêtes de CAMPAN (1338 habitants) (article du 01/06/2018) avec une subvention du Conseil départemental de 45000 EUR au titre du FAR (fonds d’aménagement rural)...

    A voir également les taux d’endettement des collectivités territoriales : https://www.journaldunet.com/business/budget-ville

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