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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

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  • Premier article le 14/02/2007
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Derniers commentaires



  • yvesduc 31 octobre 2011 20:41
    Hum, morice, et avec toute l’amitié que je vous dois, vous feriez mieux d’écrire moins sur le trafic de drogue (un sujet important, certes) et plus sur la Libye, ou tout du moins vous documenter davantage. L’Allemagne nazie partait à la conquête de ses voisins en raison d’une crise intérieure ; la Libye de Kadhafi venait au contraire en aide à ses voisins en raison d’une grande richesse intérieure (Kadhafi a fait beaucoup pour l’Afrique noire).

    Sous la pression, Kadhafi a indemnisé les victimes des attentats mais ne les a jamais reconnus. La paternité libyenne dans les attentats de Lockerbie et du DC10 a été réfutée, notamment, par Pierre Péan. Toutes les preuves menaient vers les palestiniens mais un seul faux détonateur libyen, introduit par un agent de la CIA, a suffit à réorienter l’enquête, désormais à sens unique et visant exclusivement la Libye. Ceci, dans un contexte de relations difficiles avec la Grande-Bretagne. Les Occidentaux n’ont de toute façon jamais pardonné à Kadhafi d’avoir été virés de Libye, eux, leur roi fantoche et leurs multinationales du pétrole.

    Kadhafi ne régnait pas sans partage sur le pays : la Jamahiriya (le système politique libyen), fortement décentralisé, reposait au contraire sur un subtil équilibre ménageant les pouvoirs régionaux constitués par les tribus. Les libyens sont attachés à leurs tribus et à la Jamahiriya (plus encore qu’à Kadhafi). Une démocratie représentative à l’occidentale n’a pas de sens là-bas.

    Au fil du temps, les courants migratoires intérieurs diminuent peu à peu cette culture tribale (les tribus se mélangent) mais nous ne sommes qu’au début de cette évolution ; laissons les libyens décider par eux-mêmes de leur destin et le changer lorsqu’ils en auront décidé ainsi.

    Économiquement parlant, la réussite de Kadhafi est indéniable et d’autant plus méritante que le pays était particulièrement pauvre et arriéré au moment de son arrivée. Les libyens bénéficient d’un haut niveau de vie et d’avantages dont la moitié seulement feraient pâlir d’envie nombre de français (santé, éducation et électricité gratuites ; 0% de chômage ; 0% de SDF ; subvention de 50% sur les voitures, etc.). Du moins, faut-il désormais parler au passé depuis que les bombardiers de l’OTAN sont passés…

    Le responsable libyen des droits de l’homme a reconnu n’avoir aucune preuve du « crime originel » de Kadhafi contre son peuple (celui qui a motivé la décision de l’ONU) et avoir obtenu l’information par ouï-dire, de personnes parties du conflit. Toutes les personnes qui sont allées sur place confirment que cette attaque aérienne n’a pas eu lieu. C’est donc, non pas un crime originel mais un mensonge originel, fabriqué comme de bien entendu par les services de propagande de l’OTAN (qui ont l’habitude).

    L’intervention de l’OTAN est une infamie ; rien, absolument rien ne nécessitait d’intervenir.

    Cette guerre est sale, choquante, honteuse, cruelle, inique et lamentable. L’OTAN s’est déshonoré en s’alliant à la pire racaille, cupide, vengeresse, traître et fanatique que comptaient la Libye et ses environs. Rien de bon, hélas, ne peut sortir d’un tel attelage. Les réjouissances médiatiques par-dessus ce massacre confinent à l’immonde.

    Aucune des fautes et/ou des crimes commis par Kadhafi par le passé ne justifiait une telle violence à l’égard du peuple.

    La guerre est menée par les multinationales, pour le sous-sol et les fonds souverains libyens.


  • yvesduc 29 octobre 2011 16:50
    Une foule de détails qui ne disent pas l’essentiel :

    1. Les libyens bénéficiaient d’un excellent niveau de vie, le meilleur d’Afrique, et d’avantages dont la moitié seulement feraient pâlir d’envie nombre de français. Tout l’inverse, d’ailleurs, de la situation (économique) prévalant en Tunisie et en Égypte.

    2. Les rebelles étaient une minorité régionale et idéologique, armée par l’OTAN et lui servant de paravent à la guerre. Rien à voir avec un mouvement populaire comme en Tunisie et en Égypte (et cela, le rapport le dit bien).

    Enfin, comme le disent le rapport mais aussi Lizzie Phelan et Meyssan, les bombardements de l’OTAN ont profondément choqué les libyens et les ont réunis, y compris les opposants, derrière Kadhafi. Des gens ordinaires se sont armés et ont résisté.

    Six mois de bombardement ont été nécessaires : pour écraser quoi, sinon la résistance du peuple ?


  • yvesduc 29 octobre 2011 11:39

    Image caricaturale des islamistes. Il existe un islamisme modéré, en Turquie et en Iran par exemple. L’Iran est une république ; les élections y sont libres (et le débat politique, vif) et il y a plus d’étudiantes que d’étudiants. Ce qui importe le plus aujourd’hui pour les Tunisiens, c’est le développement économique.



  • yvesduc 28 octobre 2011 22:40

    Merci pour cet article très fouillé, hélas pas exempt tout de même de quelques raccourcis. Au sujet des fameux « mercenaires noirs », lire le rapport CIRET-AVT - CF2R, qui en 40 pages dit tout. Et nuance sérieusement cette légende urbaine.



  • yvesduc 28 octobre 2011 07:03
    D’accord sur une partie mais pas sur tout. Nos États n’ont plus le droit de créer leur monnaie, certes, mais personne d’autre n’a le droit. Notre économie travaille sur un stock constant. D’où le recours à la dette pour augmenter la masse monétaire (ou donner l’illusion de -).

    La dette est donc un signe de bonne santé !

    Une industrie florissante entraîne de la croissance, donc la croissance de la masse monétaire, donc de la dette puisqu’il n’y a plus d’autre moyen d’augmenter la masse monétaire.

    C’est juste une convention, que nos politiques font mine d’oublier pour nous imposer les politiques d’austérité.

    Les banques, elles, n’oublient pas naturellement de toucher les intérêts.

    En revanche on ne peut pas aussi simplement que vous le dites ne pas rembourser. La monnaie (et les Bons du Trésor, etc.) ont une valeur qui dépend de la confiance du prêteur dans la capacité à rembourser. Donc si vous ne remboursez pas, demain les prêteurs n’auront plus confiance et pratiqueront des tarifs prohibitifs.

    Ça n’empêche que certaines dettes sont tellement indignes que même le grand capital finit par s’en émouvoir et par les annuler d’un coup d’éponge.

    Enfin, sur la fameuse phrase de Maurice Allais, une petite remarque : le banquier détruit l’argent au moment où on lui rembourse le prêt, alors que le faux-monnayeur ne détruit jamais le sien.
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