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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • yvesduc 28 novembre 2011 22:46

    Je citais cette tour parce qu’elle a retenu le poids des étages supérieurs, malgré une structure inférieure fragilisée par un long incendie (le béton craint le feu également). La partie inférieure des Tours Jumelles, intacte, n’a rien retenu du tout.



  • yvesduc 27 novembre 2011 12:26
    J’ai interrogé deux économistes cette semaine.

    Le premier, Dominique Plihon, président du conseil scientifique d’ATTAC, qui donnait une conférence jeudi soir à Nanterre, organisée par le groupe ATTAC du Mont Valérien. Tenant votre livre d’une main (et ayant celui de Plihon à proximité), j’ai posé les questions suivantes :

    – Le cumul des intérêts versés au privé par l’État sur la période 1980-2006, calculé par André-Jacques Holbecq dans son livre, vous semble-t-il plausible ?

    – Quelles mesures ont été prises en 1973 pour que l’État puisse faire face à ses nouvelles charges ?

    – Pensez-vous que la loi de 1973 est, comme certains le disent, une “loi scélérate” ?

    Plihon a d’abord répondu qu’il n’était « pas d’accord avec cet avis » et qu’il trouvait cette présentation trop « simpliste ». Cependant, il a décrit cette loi comme un « cadeau énorme » aux banques.
    Plihon a dit par ailleurs qu’il voulait une banque centrale sous contrôle du politique (et non l’inverse), autorisée à prêter directement aux États en temps de crise, ainsi que pour soutenir certains investissements stratégiques (énergies renouvelables par exemple). En d’autres termes, il préconise un assouplissement de la loi de 1973, sans la remettre foncièrement en cause.

    Coïncidence, 2 autres personnes dans la salle ont également interrogé Plihon sur cette fameuse loi de 1973, et les discussions informelles à l’issue de la conférence sont aussi largement revenues dessus. Manifestement, ce sujet est beaucoup plus discuté par les militants “de base” d’ATTAC que par ses têtes pensantes.

    Mon impression personnelle (toute subjective) a été qu’en son for intérieur, Plihon est plutôt choqué par cette loi mais que son abolition lui semble hors d’atteinte.

    J’ai aussi interrogé un militant du Parti de Gauche, présent ce soir-là, qui a confirmé que Mélenchon dénonce cette loi de 1973 mais que l’UMPS est pieds et poings liés, car remettre en cause cette loi effrayerait les investisseurs.

    Le deuxième économiste est Henri Sterdyniak, membre des Économistes Atterrés. Il donnait lundi dernier une conférence (première d’une série de 3) à Arcueil.

    J’ai posé à peu près la même question.

    La réponse a été très différente. Il a commencé par asséner théâtralement que « C’est faux ». Explication : il est « impossible », selon Sterdyniak, que le « marché » prête à taux nul. Aucun prêteur n’a envie de prêter à taux nul car ça ne lui rapporte rien. Il a ajouté que les taux auxquels la France emprunte depuis 1973 sont de bons taux. Puis, il évoque le Front National et le fait que certains, à droite, qualifient cette loi de 1973 de « loi Rotschild » (alors que Pompidou était malade, etc.).

    Moralité : il y a encore du travail !


  • yvesduc 26 novembre 2011 08:07
    Je suis sidéré qu’un article qui « cherche à comprendre (...) la deuxième guerre mondiale » ne dise pas un mot de l’économie. Le fascisme n’est PAS à l’origine de la deuxième guerre mondiale, par contre, la crise économique profonde dans laquelle l’Allemagne s’est retrouvée plongée dans les années 30 a fait monter les deux extrêmes (pas seulement l’extrême-droite), devant le constat que les partis modérés avaient échoué et étaient incapables de sortir le pays de la crise. « Rien ne pourra être pire que la situation actuelle », se sont dit les Allemands en 1933, « donnons sa chance à Hitler » (ils se trompaient, bien sûr : cela allait être pire). Une fois le parti nazi, qui obtenait effectivement de meilleurs scores que l’extrême-gauche, accède au pouvoir, en quelques mois l’Allemagne vire à la dictature et les Allemands n’ont plus la parole. L’une des premières mesures d’Hilter, par exemple (en 1933), est d’envoyer les syndiqués dans le premier camp, celui de Dachau. Ils sont remplacés, dans les usines, par des cadres du parti nazi, détestés des ouvriers. L’ambiance est proche de la révolte mais le régime, autoritaire, serre les vis. Il est déjà trop tard…

    Notez bien que dans les années 20, tant que l’économie est florissante, les extrêmes ne pèsent rien (et y compris le parti nazi). C’est bien la crise économique qui amène l’Allemagne au bord du gouffre, et non la montée « spontanée » d’idées et de comportements fascistes. Comme le rapporte l’historien britannique Ian Kershaw dans son livre « L’opinion allemande sous le nazisme », les Allemands sont venus à l’antisémitisme par le parti nazi, et non l’inverse. Et ils sont venus au nazisme par la crise. Il faut tordre le coup définitivement à cette idée simplette et simpliste selon laquelle les Allemands sont soudainement devenus méchants, par l’effet du saint esprit. Les fait sont qu’ils ont été brutalement jetés dans une crise économique gravissime. Aujourd’hui, lorsque les banques jouent avec le feu ; lorsqu’elles spéculent, attaquent des États et montent des coups pendables comme les subprimes, elles nous rapprochent beaucoup plus de la guerre et de la dictature qu’un quelconque groupuscule néo-nazi !

    Cet article, par sa dramatique naïveté, contribue à faire diversion, une diversion dangereuse qui permet aux banquiers fous de continuer leurs petits trafics à l’abri des regards, tandis qu’une partie de la société va, en vain, harceler un Front National « cause de tous les maux »… Je ne suis pas du tout proche du Front National (et même plutôt à l’opposé), mais il est faux de dire que le danger vient de là. L’extrême-droite n’est qu’un révélateur et le problème, c’est l’économie ; c’est-à-dire, actuellement, les banquiers fous (au niveau de la direction, pas du guichetier ou du conseiller, au niveau duquel les pressions et le mal-être sont des réalités qui vont en s’aggravant et vont dorénavant, même si on en parle peu, parfois jusqu’au suicide ou à la tentative de suicide).

    Par pitié, arrêtons ces analyses de cour d’école.


  • yvesduc 23 novembre 2011 21:38

    La « dictature religieuse en Iran », c’est une blague ? L’Iran est une république, avec des élections libres, un débat public, etc., victime par ailleurs d’une persistante et lamentable campagne de dénigrement émanant des services de propagande du Pentagone, lequel se considère déjà comme propriétaire du sous-sol iranien. Lire à ce sujet l’hallucinant rapport du PNAC, Reconstruire les défenses de l’Amérique. Le rapport affirme, quasiment textuellement, qu’il faut empêcher l’Iran de s’armer car cela rendrait plus plus difficile pour les États-Unis d’accéder à des ressources vitales… Vous avez bien lu, les iraniens ne sont plus propriétaires de leur propre pays ! Les États-Unis sont déjà maîtres des lieux, entendent bien conserver leur pétrole et d’ici là, dicter à l’Iran sa politique de défense… Et j’ai bien dit « de défense » car l’Iran n’a attaqué personne depuis 40 ans, ce dont les États-Unis ne peuvent guère se vanter, eux qui sont, au regard du droit international, des criminels en série… Probablement sans le vouloir, votre article concourt à préparer l’opinion publique à la guerre contre l’Iran. Un massacre « à la libyenne » qu’il sera alors trop tard pour regretter.



  • yvesduc 23 novembre 2011 21:22
    Je vous cite : « Je sais pourtant que c’est peine perdue d’essayer de convaincre des complotistes, mais bon, qui n’essaie pas… »

    Pour votre gouverne, le “complotiste” que je suis lis attentivement les arguments adverses, et même, y réponds.
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