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yvesduc

Informaticien, 43 ans.

Tableau de bord

  • Premier article le 14/02/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • yvesduc 24 juin 2011 21:00
    Lorelei de 11:36 : « le sexe n’est pas un droit ni un besoin, comme manger où boire c’est une possibilité... »

    Physiologiquement vous avez raison, mais psychologiquement c’est tout à fait différent.

    De la même façon, un père et une mère ne sont nullement un « besoin »... Les besoins sont l’oxygène, l’eau, le sommeil, la nourriture et quelques-autres plus accessoires.

    À titre personnel je trouve que la prostitution est le pire des remèdes mais enfin, il ne faut pas nier pour autant les besoins au sens large (on a « besoin » de vacances ; on a « besoin » de reconnaissance ; etc.).


  • yvesduc 24 juin 2011 20:54

    N’oublions pas que le 2ème poste budgétaire français (si ma mémoire est bonne) est le remboursement des intérêts aux banques, perte sèche pour l’État depuis que la création monétaire a été privatisée, en 1973. Et qu’une dette est un investissement profitant aux générations futures...



  • yvesduc 23 juin 2011 21:18
    « Dans les faits, le téléchargement non-commercial deviendra légal et les créateurs seront rétribués par une contribution prélevée sur les abonnements internet. »

    J’allais demander si cette contribution serait proportionnelle au volume transitant sur la ligne, mais cela pénaliserait alors ceux qui téléchargent sur des sites payants (comme iTunes), car ils paieraient alors deux fois...


  • yvesduc 23 juin 2011 21:14
    Effectivement, il faut lire « Les chambres closes » de Germaine Aziz pour comprendre combien la prostitution peut être proche d’un système concentrationnaire, Aziz parlant toutefois de l’Algérie d’il y a 50 ans (elle arrive cependant à Paris, à la fin du livre). La prostituée sort rarement de sa chambre (sans fenêtre), et exceptionnellement du bordel, et dans ce cas sous haute surveillance (par exemple pour la visite médicale obligatoire, visite dont le premier souci est la santé du client). Appâtée par la promesse d’un emploi (un métier respectable, on ne lui présente évidemment pas celui qui l’attend !), elle se retrouve prise au piège, dans une ville inconnue, sans papiers ni argent (puisqu’elle a, officiellement, une dette envers sa maquerelle). Si les macs recrutent de préférence des filles pauvres et fragiles (orphelines, abandonnées, etc.), le « système » quasi carcéral, voire pire si l’on considère que le détenu sait quand il sort, a droit à une promenade en plein air et à des visites au parloir, brise les femmes et rend difficile de quitter le métier. D’abord parce que les macs, qui gagnent beaucoup d’argent à moindre effort, veillent au grain et ensuite parce que les femmes, dé-socialisées et dénuées de compétences professionnelles, trouveront difficilement ensuite même un emploi sous-payé. Si bien qu’Aziz, quand elle finit par atteindre Paris des années après, ne trouve dans un premier temps que la prostitution pour subsister (volontairement cette fois !), avec d’ailleurs un salaire nettement supérieur à celui de la lointaine cousine qui l’héberge dans un premier temps.

    Supprimer la prostitution ne supprimera ni la pauvreté, ni les contextes familiaux difficiles, mais, parce que la prostitution aggrave encore la situation de la femme et l’éloigne d’une solution et de la société (Aziz décrit très bien cette impression de vivre dans un monde parallèle), elle doit être combattue, surtout (et évidemment) si cette prostitution dérape et recrute des mineures. Cela étant, il me semble que cela signifie alors de lutter avant tout contre les réseaux clandestins, une maison légale d’où la femme peut sortir quand elle veut représentant un premier progrès, et la prostitution de luxe un autre (les rapports humains avec le client sont, par exemple, tout à fait différents dans la prostitution de luxe, les statistiques montrant que le client y parle plus souvent avec la femme et lui témoigne plus souvent de la tendresse, soit dit sans idéaliser quoi que ce soit).

    Il faudrait savoir, après cet article, pourquoi la légalisation a renforcé les réseaux clandestins plutôt que de les réduire. Est-ce que la clientèle considère la prostitution légale comme fade ? Question de tarifs ? Manque d’offre ? Ou comme dit Annie à 13:31, est-ce trop contraignant et pas assez juteux pour les tenanciers ? Dans ce cas cela offrirait peut-être un petit espoir, à terme, si les pouvoirs publics arrivaient à réduire les réseaux clandestins, qui font une concurrence déloyale aux maisons.

    Quoi qu’il en soit, les efforts fournis par la société pour lutter contre la prostitution subie sont à mettre en parallèle de ceux fournis pour soutenir les populations les plus démunies / en difficulté. Autrement dit, c’est pas gagné, surtout avec un président qui risque d’accélérer encore la fracture sociale...


  • yvesduc 14 juin 2011 07:17

    Photos – Après le tsunami, le grand nettoyage : http://www.dailymail.co.uk/news/...

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