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Une insigne maladresse : M. Macron, le général P. de Villiers et les Armées

Le chef des armées (CDA) qui se met à dos le chef d'état-major des armées (CEMA), bravo ! On a vu mieux comme respect de la chaîne de commandement et rappel à la hiérarchie. Il est des fautes politiques qui laissent des traces indélébiles avec un chef de l'Etat qui n'a pas compris à qui il avait affaire et qui n'a surtout pas saisi qu'entre la nation et son armée, entre un chef de l'Etat, constitutionellement chef des armées et le chef d'état-major des armées, il existait un lien indissoluble reposant sur la confiance. Une confiance réciproque sans laquelle le président de la République n'est rien.

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"La République ne marche pas comme cela. Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change", a cru devoir maladroitement déclarer M. Macron au "Journal du Dimanche" du 16 juillet. Il n'a pas compris que l'obéissance ne se décrète pas, pas plus que le respect.

I- Un très sérieux problème

M. Macron ne mesure pas la chance qu'il a de vivre dans une France démocratique dans laquelle les forces armées sont principalement et avant-tout légalistes, respectueuses du droit, de la Constitution et de la légalité républicaine. Il ne voit peut-être pas ce qui aurait pu lui arriver si, comme il advient dans beaucoup d'autres pays aux régimes politiques musclés, le moindre manquement au respect des forces armées signifie à court terme une fin de carrière parfois brutale pour les imprudents qui malmènent l'institution militaire. Nous n'en sommes pas là, fort heureusement, simplement parce que la maturité politique des armées françaises et de ceux qui les composent et les commandent est telle qu'en réalité le « cas Macron » est très probablement déjà réglé aux yeux des militaires, l'intéressé ayant commis une faute politique et morale qui, pardonnée ou non, peu importe, est de facto irrattrapable.

Peu importe en effet ce qu'il adviendra du rendez-vous du vendredi 21 juillet prochain à 18 heures à l'occasion duquel M. E. Macron et le général P. de Villiers se rencontreront après le « recadrage » présidentiel du 14 juillet. L'Elysée se fendra d'un communiqué et Mme Parly, étrangement muette, sera peut-être autorisée à dire quelque chose.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/mais-que-va-faire-le-chef-d-etat-major-des-armees-le-general-pierre-de-villiers-744163.html

Que M. de Villiers démissionne ou qu'il soit de nouveau maintenu dans ses fonctions dans lesquelles le président l'a récemment reconduit pour une année, peu importe car désormais le mal est fait et le quinquennat connaît sa première véritable crise. Celle-ci est constitutive d'un très sérieux problème au regard de la confiance qui lie les armées à son chef constitutionnel. Celui-ci dispose d'un « domaine réservé » qui requiert un outil militaire adéquat et pleinement opérationnel, ce qui n'est plus le cas comme on l'aura compris. On sait en effet que la Constitution confère au président de la République un rôle majeur en matière de défense nationale puisqu'il est le garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire national (art.5) et le "chef des armées" (art.15). Si l'on ajoute à ces prérogatives le fait que le président décide seul de l'emploi de la force nucléaire (décret du 14 janvier 1964) et préside les conseils et comités supérieurs de la défense nationale ainsi que le Conseil de sécurité intérieure (décret du 15 mai 2002), on voit l'importance de disposer d'un lien de confiance exceptionnel avec le chef d'état-major des armées. 

Quel que soit le respect inconditionnel que le CEMA peut avoir pour la fonction présidentielle et celui qui l'incarne temporairement, nul doute qu'il n'aura pu se défaire de l'idée insupportable de se voir ainsi admonester publiquement par un homme né en 1977, soit deux ans après son entrée à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1975, et qui n'était encore qu'un jeune homme au moment où lui servait déjà au Kosovo en 1999 au sein de la KFOR.

Devant pareille situation, on peut fortement souhaiter que M. Macron aura lu avec attention la lettre que le général de Villiers a adressée à ses camarades dans sa rubrique "Pensées du terrain" intitulée "Confiance" .

« Je terminerai par une recommandation, écrit le général. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.Une fois n'est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre. »

La confiance et l'adhésion se fondent sur le respect...Assurément, le Chef de l'Etat, chef suprême des armées, a commis un inqualifiable écart de langage sinon de comportement envers le général de Villiers, un officier avant tout soucieux de défendre l'institution militaire et les hommes qui servent sous le drapeau. A la différence de M. Macron, nul doute que la "dignité" dont parlait sans discernement le président de la République est quant à elle parfaitement assumée par le général Pierre de Villiers comme elle l'a toujours été.

Les forces armées auront donc compris qu'elles n'avaient comme chef constitutionnel qu'une sorte de général Zantas (la caricature de dictateur campée par le dessinateur Franquin dans l'album de BD intitulé "Le dictateur et le champignon", des aventures de Spirou et Fantasio), qui aura confondu rigueur et rigorisme, potestas et imperium, et aura montré qu'il n'avait en réalité aucune de ces qualités requises pour leur parler avec le respect et l'estime qui leur est dû.

L'incident tombe plutôt mal car le problème de fond est loin d'être réglé.

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II- Un budget indigent et des arbitrages problématiques

Le président de la commission de la défense de l'Assemblée, M. Jean-Jacques Bridey, rappelle en effet que le sujet de discorde demeure en "regrettant" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère des Armées en 2017. "C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a expliqué le 14 juillet Jean-Jacques Bridey sur RFI.

Le député LREM du Morbihan Gwendal Rouillard estime quant à lui que la proposition du ministère des Finances est carrément inacceptable". "On ne peut dire d'un côté qu'on doit protéger nos concitoyens en raison aujourd'hui de l'état de la menace et dans le même temps au premier coup de rabot budgétaire se planquer et assumer ce genre de décisions. Moi je ne l'assumerai pas"...

Le député LREM du Finistère Jean-Charles Larsonneur considère de son côté qu'"entamer ce quinquennat par une entaille de 900 millions d'euros dans le budget de la défense appelle à une certaine vigilance alors que 55% des Français considèrent que celui-ci est insuffisant pour que les Armées puissent remplir leurs missions au demeurant toujours plus nombreuses".

Pas d'argent pour les armées ? Ce n'est pas grave, il y aura tout ce qu'il faut pour investir sur l'avenir à moindre coût avec les prochains jeux olympiques...Cela ne coûtera qu'un tout petit milliard d'euro vient doctement assurer le Chef de l'Etat transformé pour la circonstance en VRP des JO. Il n'est qu'à écouter attentivement le galimatias qui suit ci-après pour prendre la mesure du désastre et du décalage avec les réalités de l'heure.

Je sais pour ma part ce que je ferais si j'étais à la place du CEMA. Je sais surtout ce que je dirais à mon interlocuteur, sans détour, de manière ferme et diplomatique, en ma qualité de général et de véritable chef de guerre conscient des intérêts supérieurs de la France.

Faudra-t-il un nouvel attentat pour changer de cap ? La France est en guerre, ne l'oublions pas, tout comme l'Europe. Si vis pacem parabellum.

 

Sources et analyses :

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/07/17/31001-20170717ARTFIG00078-passe-d-armes-macronvilliers-n-est-pas-de-gaulle-qui-veut.php

https://www.facebook.com/notes/chef-d%C3%A9tat-major-des-arm%C3%A9es/confiance/1548451188570705/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/07/17/31001-20170717ARTFIG00068-un-chef-ne-devrait-pas-dire-ca8230.php

http://www.francesoir.fr/actualites-politique/armees-dupont-aignan-juge-indigne-mesquin-et-vexatoire-le-rappel-lordre-de

http://www.francesoir.fr/actualites-politique/le-president-rem-de-la-commission-de-la-defense-regrette-le-montant-des

http://russeurope.hypotheses.org/6143

http://www.politique-autrement.org/IMG/pdf/Tabard_15juil2017.pdf

http://www.asafrance.fr/item/budget-defense-le-coup-de-gueule-du-chef-d-etat-major-des-armees.html


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205 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 18 juillet 12:24

    Cela s’appelle une injonction paradoxale et cela crée des troubles mentaux.

    D’un côté vous avez les groupes de pression militaro-industriels qui veulent des guerres pour vendre du matériel.

    Tous les présidents disent : D’accord ! On comprend ! Les affaires d’abord ! On va allé bombarder quelques peuples en Asie et en Afrique.

    Forcément, ça coûte ! Parce que le matériel, l’intendance, les galons de l’infanterie des groupes de pression, ça coûte, même en ratiboisant les frais, sur les soldes, sur les invalides, sur les conséquences de la guerre, le terrorisme (et non l’inverse comme on voudrait nous le faire croire.)

    De l’autre côté, vous avez une dette de 2147 milliards qui grossit, qui grossit, qui nous démonétise face à la concurrence allemande, qui fait boule de neige à cause des intérêts, qui menace l’avenir, qui discrédite les politicards incapables d’équilibrer un budget.

    Alors Macron doit raboter un peu partout, en continuant à subventionner les riches actionnaires à travers leurs multinationales et en maintenant les niches fiscales, pour les mêmes.

    De Villiers est dans son rôle en râlant. Il fait ce que font tous ceux à qui Macron demande des économies. Il faut protester sinon la prochaine fois, ce sera pire !


    • bctel 18 juillet 15:33

      @Daniel Roux

      Si on admet que de Villiers est dans son rôle en râlant, alors dans ce cas là il faut aussi admettre que Macron est dans son rôle en le rabrouant.
      Ce n’est pas pour rien que le chef de l’état est le chef des armées, on est dans une démocratie, c’est pas l’armée qui va décider de la politique de la France et heureusement.

    • babelouest babelouest 18 juillet 16:07

      @bctel, Macron est DANS SON TORT quand il continue à couvrir les OPEX, tout en baissant le budget. Il aurait tout simplement dû faire l’inverse. L’armée française est là pour DÉFENDRE la France, et puis c’est tout. Travailler pour les multinationales même françaises (quoique, une multinationale n’a évidemment pas de patrie), ce n’est absolument pas son rôle.

      De toute façon, depuis Sarkozy nous n’avons plus de présidents français, juste des proconsuls du Pentagone.


    • Lugsama Lugsama 18 juillet 17:54

      @babelouest

      Non, déjà Macron n’a encore entrepris aucunes OPEX et ensuite croire que l’on ne défendra la France qu’a l’intérieur de ses frontières c’est d’un niveau.... sans parler des alliance que l’on doit honorer.

    • Parrhesia Parrhesia 19 juillet 08:57
      @bctel
      Des chefs d’État,  ne sont jamais dans leur rôle" lorsque qu’ils diminuent le budget des armées alors que dans le même temps :
      1) Ils leur imposent de poursuivre à nos frais des opérations extérieures injustifiées sous influences et commandements étrangers de fait (Cf : Syrie pour ne citer que ce théâtre d’opérations très particulier, et dans lequel la France n’aurait jamais dû se commettre !),
      2) Ils se trouvent, de surcroît, dans l’obligation de transférer sur les dites forces armées la charge de la sécurité civile sur le territoire national désormais menacé par les effets induits d’une politique étrangère de soumissions aux mondialistes, alors qu’en temps normal cette sécurité doit être assurée par les forces de l’ordre (police - CRS) !
      Si les temps actuels sont ce qu’ils sont, ce n’est pas par la faute du chef d’état-major des Armées, par ailleurs de grande qualité dans tous les domaines de son commandement et unanimement reconnu et respecté, mais bien par la responsabilité de chefs d’état présents et passés qui ne jouiront certainement pas d’une semblable considération dans nos manuels d’histoire à venir !!!

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 19 juillet 14:52

      @Parrhesia
      Bonjour et merci pour votre commentaire :

      Les chefs d’État  ne sont jamais dans leur rôle" lorsque qu’ils diminuent le budget des armées alors que dans le même temps :

      1) Ils leur imposent de poursuivre à nos frais des opérations extérieures injustifiées sous influences et commandements étrangers de fait (Cf : Syrie pour ne citer que ce théâtre d’opérations très particulier, et dans lequel la France n’aurait jamais dû se commettre !),

      2) Ils se trouvent, de surcroît, dans l’obligation de transférer sur les dites forces armées la charge de la sécurité civile sur le territoire national désormais menacé par les effets induits d’une politique étrangère de soumissions aux mondialistes, alors qu’en temps normal cette sécurité doit être assurée par les forces de l’ordre (police - CRS) !

      Si les temps actuels sont ce qu’ils sont, ce n’est pas par la faute du chef d’état-major des Armées, par ailleurs de grande qualité dans tous les domaines de son commandement et unanimement reconnu et respecté, mais bien par la responsabilité de chefs d’état présents et passés qui ne jouiront certainement pas d’une semblable considération dans nos manuels d’histoire à venir."

      Bien vu. Mais y aura-t-il encore des manuels d’histoire ?

      Cordialement, Renaud Bouchard


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 juillet 19:07

      @babelouest
      Il aurait tout simplement dû faire l’inverse.


      Il ne peut pas, les injonctions de la Commission européenne imposent une réduction des dépenses publiques ! Macron a fait des promesses de campagne qu’il savait ne pas pouvoir tenir, comme tous les Présidents depuis 1997.

      En 1997, la France a signé le Pacte de stabilité et de croissance, pour une dette inférieure à 3% du PIB.

       "Le pacte de stabilité et de croissance (PSC), adopté au Conseil européen d’Amsterdam des 16 et 17 juin 1997, est le premier instrument dont les quinze États membres fondateurs de la zone euro, se sont dotés pour coordonner leurs politiques budgétaires nationales et éviter l’apparition de déficits publics excessifs."


      Pour faire autrement, il faut sortir de la zone euro, et donc de l’ UE.

    • Parrhesia Parrhesia 19 juillet 19:18
      @Renaud Bouchard

      Bonsoir Renaud Bouchard.
      Compliments pour votre article et remerciements pour votre approbation !
      J’étais résolu à prendre mes distances avec le « fourbi frônçais » !
      Votre analyse sur ce nouvel épisode du saccage de la France m’a convaincu de faire une exception (quoique sans illusion.)
      Bien cordialement !

    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 20 juillet 13:46

      @Lugsama

      des alliance que l’on doit honorer.

      Alliances ou soumission ?


    • Durand Durand 20 juillet 18:00

        


       « Le général de Villiers devant la commission de la Défense de l’Assemblée n’a fait que dire la vérité. Les moyens ne sont plus en adéquation avec les missions. Il était en conformité avec sa fonction.
      En revanche le président a outrepassé ses droits. Sans le vouloir, espérons-le, il a trahi sa mission suprême en donnant raison à des comptables totalement ignares s’agissant des questions régaliennes de sécurité nationale ou trop investis dans l’internationalisme bruxellois. »





    • Claude Simon Claude Simon 23 juillet 11:49

      @Renaud Bouchard


      Pour un économiste, cet épisode n’est après tout que deux barbares économiques qui se rencontrent : la chose violente et la chose usuraire.

    • bob14 bob14 18 juillet 12:41

      général P. de Villiers...un p’tit coup d’état pour nous débarrasser de ce cloporte ?


      • troletbuse troletbuse 18 juillet 12:46

        @bob14
        Tout à fait


      • gogoRat gogoRat 18 juillet 16:54

         Le problème de fond soulevé par le sujet de cet article est celui d’un flagrant manque de pertinence des stratagèmes officiellement adoptés en France pour établir une légitimation des pouvoirs.

        Distinguons les 2 principaux stratagèmes de base en vigueur aujourd’hui en France :
         1°) le stratagème électoral.
         Il vient de nous conduire à un ’chef des armées’ désiré par seulement 18 % des électeurs potentiels inscrits. Sans parler des non inscrits, en principe aussi ’égaux’ que tous les veautants ... ni même de tous les autres Françaises et Français !
         ( 8 657 326 voix sur 47 581 118 inscrits = 18 % )

         2°) un principe moins lisible, implicite, et sans doute moins ’conscientisé’ , dit : de ’collégialité’.

        ( Selon Wikipédia : ’La collégialité est le principe guidant les actions d’un groupe de personnes (le collège) ayant le même statut et assumant les décisions prises par la majorité de ses membres.’)
         C’est ce second stratagème officiel de légitimation qui donne, entre autres, et par exemple, à nos chefs d’Etat-major l’autorité qui leur est reconnue.

         Là où le problème est très probablement concrètement palpé et attentivement soupesé, c’est dans les officines des stratèges étrangers qui, cherchant à spéculer à long terme, doivent éviter de se laisser surprendre par des révolutions ou des coups d’Etat.

         Reconnaissons qu’une situation tendue entre un ’chef des armées’ cautionné par une faible minorité des Français, et les Généraux compétents selon une minorité collégiale peu consciemment appuyée par le Français dit ’moyen’ , cela n’est pas un tableau rassurant et pérenne présenté par la France !


      • canard 54 canard 54 18 juillet 17:47

        @troletbuse et @bob 14

        Entièrement d’accord . On est combien de cet avis ?


      • DOKE 19 juillet 01:49

        @bob14


        Macron avais déja merdé quant il a voulu créer un ministère du renseignement unique. Il a annoncé ouvertement qu’il étais un commandant incapable et mal conseillé.

        Ne nous y trompons pas, il n’y a pas une once de patriotisme français chez Serge, qui est un sombre enculé d’oligarque impuni malgré l’abondance de preuve. Ni de réve européen chez ce fils de **** de propagandiste pédophile, lui aussi impuni,de Xavier.

        Pourtant, c’est respectivement déguisé en général et vétu d’une peau de macron que Serge et Xavier s’affrontent médiatiquement, pour la destinée de la défense de plusieurs pays.

        (A la lanterne !) Mais ce n’est que mon avis.

        ++

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 juillet 05:53

        @gogoRat
        Bonjour, Macron n’invente rien, il utilise les méthodes totalitaires de la Maison Blanche.
        Noam Chomsky explique les stratagèmes utilisés :
        -1- Réduire la démocratie
        -2- Modifier l’idéologie
        -3- Redessiner l’économie
        -4- Déplacer le fardeau des impôts
        -5- Attaquer la solidarité
        -6- Gérer les législateurs
        -7- Manipuler les élections
        -8- Maîtriser la populace
        -9- Moduler le consentement
        -10- Marginaliser la population.


      • Claude Simon Claude Simon 24 juillet 04:15

        @Fifi Brind_acier

        L’état atlantiste peut se pamer d’une fonction sociétale dégénérative. Mais, avec sa sociopathie à scandales standard, ça lui va comme un gant. On en espérait pas autant.

      • anamo 18 juillet 13:10

        Un peu leger la defense du général
        - pas de coup d’etat militaire !
        - un peu jeune le malotru !
        - appel à une caricature de BD

        Il est vrai que tout cela n’aurait pas du s’etaler sur la place publique. Question candide : qui a commencé ?


        • Parrhesia Parrhesia 19 juillet 11:29

          @anamo
          Cela a commencé lorsqu’un petit chef des armées qui n’a aucune expérience militaire n’a su faire preuve que de caporalisme face à un grand chef d’état-major des armées...


        • baldis30 18 juillet 13:24

          bonjour,

          Cet article comme celui signé « bella ciao » représentent deux visions convergentes et complémentaires du problème : ils doivent être lus pour comprendre la situation .

          Comme dans la réponse à « bella ciao » et bien d’accord avec M ; Bouchard , il ne peut y avoir marche arrière : les barrières de sécurité ont sauté ... qu’n article mise plus sur la confiance et l’autre plus sur d’autres aspects ne changent rien au problème ... nous sommes en crise !

          Et un acte d’autoritarisme, ou une mise à la retraite ne changeront rien.... Sauf quelles libèreront la parole .... comme une digue rompue relâche le flot ...


          • baldis30 19 juillet 13:29

            @baldis30
            bonjour à tous ,

            je poursuis ma philippique... la démission du général de Villiers aggrave encore la situation que j’envisageais deux lignes plus haut ! 

            Mis en place par la gauche la démission du général de Villiers marque un tournant encore plus autoritaire ....

            Dans l’histoire mondiale des cent dernières années il y a quelques situations semblables...


          • F-H-R F-H-R 18 juillet 13:32

            Macron n’a jamais cassé trois pattes à un canard…
            Ce qui caractérise le plus ce pantin, piloté par ceux qui l’ont mis au pouvoir, c’est son incompétence totale (énarque oblige), son égo surdimensionné et sa vanité démesurée. Quant à ceux qui donnent les directives à macron, ce ne sont pas les mieux placés pour envisager le budget de l’armée.
            Nous savons, et les familles de militaires se sont suffisamment exprimées sur le sujet, que le matériel de l’armée française est non seulement insuffisant mais encore en très mauvais état.

            Les milliards à récupérer (une centaine) se trouvent dans le fonctionnement de l’Etat, pas dans celui des armées.


            • baldis30 18 juillet 20:17

              @F-H-R
              bonsoir

              « Ce qui caractérise le plus ce pantin, piloté par ceux qui l’ont mis au pouvoir, c’est son incompétence totale (énarque oblige), son égo surdimensionné et sa vanité »

               Ce qui se voit à la longueur des dents, celle du narval étant alors à ranger dans le magasin aux accessoires.


            • Ar zen Ar zen 20 juillet 09:41

              @F-H-R

              Votre commentaire ne peut pas être pris au sérieux dès l’instant ou vous faîtes des généralités et posez des étiquettes. Vous écrivez que les énarques sont d’une incompétence totale. Il ne vous reste plus qu’à nous trouver dans la population ceux qui sont d’une compétence totale. 



            • F-H-R F-H-R 20 juillet 11:45

              @Ar zen
              L’ENA est une mafia dons les diplômés ont des postes réservés dans la haute administration. On retrouve les énarques dans tous les ministères et au sein des trois pouvoirs ; passant, par exemple, de l’exécutif au judiciaire et vis-et-versa. L’administration admet, hélas, que les énarques ont « la science infuse » et sont capables de gérer tout projet quel qu’en soit le domaine d’expertise.

              Il est parfois question de supprimer cette école, du moins de permettre à des diplômés d’autres formations d’accéder à ces postes réservés mais le pouvoir des énarques est tel, qu’il semble difficile d’éradiquer la corruption sous-jacente à cette omnipotence. Les ministres passent, les énarques restent…

              Différentes études sur l’ENA et les énarques ont été produites. Dans « Les Gardiens de l’état » (étude sociologique), on peut lire :
              « Au-delà, il est montré que l’influence des administrateurs oscille de la pré décision au moins à la co-décision souvent. Ce pouvoir se matérialise sous trois formes principales : leur rôle-clé dans la définition interactionnelle de ce qui est « politique » et de ce qui est « administratif’, c’est-à-dire de leur propre champ de compétence ? un pouvoir relatif de blocage des projets qu’ils désapprouvent, un pouvoir de proposition enfin qui, variable selon les lieux, les dote parfois d’un rôle quasi-politique de co-auteurs de la décision. »

              J’ignore si vous connaissez des énarques mais lorsqu’on en fréquente ou que l’on est amené à travailler avec eux, je pense que l’on peut aisément s’apercevoir de leurs lacunes et leur propension à changer constamment de ligne directrice.

              Citations :
              « L’ENA, c’est purement et simplement deux concours : un concours d’entrée et un concours de sortie. Entre les deux, rien. Et, en particulier, pas de travail de recherche, pas de travail sérieux et approfondi » (Philippe Seguin).

              « Il est par ailleurs certain que les inspecteurs des finances français, s’ils sont très bien placés pour perpétuer leurs privilèges de revenu et de sécurité de l’emploi, représentent pour la société française, du fait de leur incompétence crasse en économie, un coût net plutôt qu’un gain » (Jean-Pierre Chevènement).


            • Ar zen Ar zen 20 juillet 22:44

              @F-H-R

              Je n’aime pas les généralités puisque celles ci ne sont jamais crédibles. 

              J’ai, effectivement, fréquenté des énarques professionnellement, et ils sont très loin d’être des imbéciles. Et même si je suis contre les « grandes écoles » françaises, ce n’est pas une raison pour poser une étiquette de débiles sur les énarques. Vous êtes loin du compte.

            • F-H-R F-H-R 21 juillet 10:12

              @Ar zen
              Le terme « généralité » s’entend par tendance ou proportion principale.
              A chacun son expérience…
              Il n’en demeure pas moins que les énarques forment une mafia qui gouverne effectivement la France. J’ajoute : dans l’intérêt de l’Etat et de son administration, non dans celui de la nation et du peuple français.


            • babelouest babelouest 21 juillet 10:26

              @F-H-R
              Je pense qu’il faudrait apporter une précision. Parmi les énarques, il y a deux catégories bien distinctes. Les uns suivent la filière classique : du Bac au mastère ils suivent les cours de l’IEP de Paris (qu’on appelle familièrement Science Po), qui est la réplique exacte des business schools étatsuniennes depuis 1996 (époque Descoings). Les autres arrivent à l’ENA par « le tour extérieur », ce sont des syndicalistes, des élus d’associations, ils se sont frottés largement au marché du travail, ils savent de quoi ils parlent.

               La différence entre les deux recrutements est fondamentale. Science Po est un tube qui protège de tout l’environnement extérieur, les élèves sont formatés au millimètre et n’ont aucune souplesse. Ils font, hélas ! d’excellents préfets pour un président ou un ministre qui ne veut voir qu’une seule tête. Mais vis-à-vis de la population, bonjour les dégâts ! Vis-à-vis de la vie tout court, également. Le problème n’est pas l’ENA, c’est ce qu’il y a avant.


            • F-H-R F-H-R 21 juillet 12:35

              @babelouest
              Le fait est…
              A ma connaissance, 80% des candidats reçus au concours d’entrée viennent de l’IEP. 70% des élèves sont enfants de cadres d’entreprise.
              Cela laisse peu de place à ceux qui sont issus du monde du travail.

              Selon moi, le concept de l’ENA, tel que pensé par De Gaulle, a été dévoyé.
              Il faudrait supprimer cette école et permettre aux diplômés d’universités ou d’écoles spécialisées, d’accéder aux postes de la haute administration. Il y aurait ainsi plus de diversité, plus d’idées et surtout la disparition d’une caste agissant pour ses propres intérêts.
              Cela devrait également mettre un terme (?) à la mobilité des hauts fonctionnaires et aux collusions induites entre les pouvoirs.


            • babelouest babelouest 21 juillet 15:02

              @F-H-R
              Voilà ! Donc il faut supprimer Science Po, et obliger tout futur cadre de la république à passer au moins deux ans comme simple subalterne en entreprise avant d’avoir droit à entrer à l’ENA..


            • F-H-R F-H-R 21 juillet 17:44

              @babelouest
              C’est une idée… mais qui n’est pas près de se concrétisée.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 17:45

              @F-H-R
              Atterrissez ! C’est Bruxelles qui dirige la France  ! Vous avez 40 ans de retard.


            • F-H-R F-H-R 21 juillet 17:45

              @F-H-R
              ...concrétiser


            • F-H-R F-H-R 21 juillet 17:55

              @Fifi Brind_acier
              Vous me l’avez déjà dit et j’en suis d’accord… en partie !
              Cela étant, au niveau national, ce sont les énarques qui décident, nonobstant les directives de Bruxelles.
              Si la commission européenne devait régir toute la politique française, à quoi servirait-il d’élire un président (hostile au frexit s’entend) ?


            • F-H-R F-H-R 21 juillet 17:58

              @Fifi Brind_acier
              La question de la pertinence de l’union européenne, que vous soulevez régulièrement, est un autre débat.


            • sarcastelle sarcastelle 23 juillet 18:07

              @F-H-R

              .
              L’ENA est une mafia dont les diplômés ont des postes réservés dans la haute administration
              .
              Ah oui, évidemment, puisque ses élèves sont par concours recrutés pour ça. 
              Quand j’ai réussi le concours des PTT on m’a réservé un poste dans les PTT. smiley

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 juillet 19:07

              @sarcastelle
              Beaucoup de Français confondent la Fonction publique où on entre par concours et les nominations au bon vouloir des dirigeants politiques... Mais les populistes préfèrent taper sur les fonctionnaires que sur la Troïka qui dirige l’ Europe.


            • sarcastelle sarcastelle 23 juillet 19:46

              @Fifi Brind_acier

              .
              Bla bla bla, sans lien avec ce que je disais. 

            • ZenZoe ZenZoe 18 juillet 14:40

              Un général doit obéissance à son chef.
              Un chef doit le reespect à ses généraux.
              Dans le match Macron / De Villiers, les deux ont tort, et les deux ont raison.

              Sauf que l’un a déjà fait ses preuves, l’autre pas, l’un sait de quoi il parle, l’autre pas, d’où le malaise.

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