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Accueil du site > Actualités > Société > Boulangerie : la menace coréenne

Boulangerie : la menace coréenne

« Tout fout le camp, ma bonne dame ! » Ainsi pourrait s’exprimer un Parisien, stupéfait de voir surgir la baguette coréenne au cœur de la capitale. Après les bistrots traditionnels menacés par l’invasion de l’enseigne étasunienne Starbucks, voilà les boulangeries artisanales confrontées à la menace asiatique...

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Paris Baguette (photo Metronews)

A priori, pas de différence visible entre Paris Baguette et les autres boulangeries du quartier Saint-Germain-l’Auxerrois (1er arrondissement). Ouverte le 31 juillet, cette nouvelle enseigne, implantée à l’angle de la rue Jean Lantier et de la rue des Lavandières-Sainte-Opportune (entre la rue de Rivoli et le quai de la Mégisserie), constitue pourtant une menace bien réelle pour les boulangers traditionnels, eu égard à ses énormes moyens et à son potentiel marketing redoutable. Les enseignes industrielles comme Paul (300 points de vente), La mie câline (200 points de vente) ou Marie Blachère (60 points de vente) ont peut-être elles-mêmes du souci à se faire face à l’offensive coréenne. L’avenir le dira.

Dans l’immédiat, la curiosité aidant, les clients se pressent nombreux dans la boulangerie de la rue Jean-Lantier. En investisseurs avisés, soucieux de conquérir la clientèle locale, les Coréens ont choisi la carte de la discrétion. D’une part, avec une offre traditionnelle, faite de pains, de viennoiseries et de gâteaux au goût français, sans recours aux exotiques ingrédients de patate douce ou de haricots rouges, très prisés en Asie. D’autre part, en faisant assurer le service par un personnel sobrement vêtu, sans le béret et la marinière imposés dans les boutiques asiatiques du groupe pour donner l’illusion d’un label français. La Tour Eiffel elle-même, qui figure pourtant sur les logos de l’entreprise depuis sa création, est absente de la devanture parisienne qui se contente d’un sobre « PB ».

Les promoteurs de Paris Baguette réussiront-ils leur implantation dans la capitale française ? Difficile à dire. Mais en choisissant de se fondre dans la ville et en mettant en vente des produits d’une bonne qualité et conformes aux attentes de la majorité des Parisiens, ils ont assurément fait les bons choix marketing et industriel.

Ajoutons à cela que les énormes moyens financiers du groupe SPC et de son patron, le milliardaire Hur Young-In, devraient leur permettre de faire face sans difficulté à la concurrence. Issue de la marque Paris Croissant, créée en 1986, Paris Baguette, née en 1988, fêtait son 100e magasin sur la planète dès 1996 et son 1800e en 2008. Aujourd’hui, le nombre des points de vente s’établit à plus de 2000 ! C’est donc une véritable machine de guerre alimentaire qui s’attaque désormais au marché français, et il ne fait aucun doute que les Coréens feront tout pour gagner cette bataille. À la clé, un enjeu de première grandeur en vue des futurs développements : se prévaloir, partout dans le monde, d’être plébiscités par l’exigeante clientèle de Paris.

Face à ce cheval de Troie, les artisans-boulangers traditionnels vont, plus que jamais, devoir lutter pour maintenir la qualité de leurs produits et assurer la pérennité de leur activité dans un univers concurrentiel de plus en plus rude. Or, tous ne peuvent bénéficier de l’image d’un Ganachaud, d’un Khader (le préféré de François Hollande) ou celle, plus ancienne, d’un Poilâne. L’offensive coréenne, ajoutée aux stratégies de conquête des autres groupes ou franchises industriels, pourrait se révéler fatale à quelques-uns, au grand dam des amateurs qui placent le pain de tradition au sommet des composantes incontournables de la gastronomie française. À suivre...

En attendant, et pour sourire un peu, disons que le comble pour les boulangers coréens serait de se faire traiter de « bâtards » par les artisans français victimes d’une offensive difficile à brider !


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142 réactions à cet article    


  • caillou40 caillou40 18 août 2014 08:32

    Quel est le prix du pain dans cette boulangerie.. ?


    • Fergus Fergus 18 août 2014 09:14

      Bonjour, Caillou.

      Je l’ignore. Mais le prix n’est pas forcément significatif, entre la baguette sans saveur vendue ici 85 cts et la baguette traditionnelle, parfaitement équilibrée et savoureuse, vendue là 1,20 euros.

      Ce qui est certain, c’est qu’en règle générale, c’est encore grâce au savoir-faire des artisans véritables que l’on peut déguster les meilleurs pains. D’où l’affluence que l’on peut constater dans leurs boutiques.

      Malheureusement, les goûts évoluent, notamment sous la pression des rythmes de vie et des contraintes de pouvoir d’achat qui incitent de nombreux consommateurs à se simplifier la vie en se tournant vers les centres commerciaux. C’est ainsi qu’un nombre croissant de nos compatriotes se sont peu à peu habitués à des produits sans saveur et d’une texture médiocre, et pas seulement en matière de boulangerie.


    • caillou40 caillou40 18 août 2014 10:54

      Bonjour Fergus...raisonnement simpliste de nos jours ou une majorité de gens vont acheté le moins cher...C’est pour cela que tant de super-hyper marché ouvre en France...LES PRIX... !
      Comme les délocalisations de nos industries et le reste..laboratoires..voitures..avions..etc !
      Toujours les prix les moins chers..la qualité n’entre plus dans ces considérations..sauf pour les rares qui ont les moyens...Même les riches vendent leurs affaires dans des friperies.. !


    • caillou40 caillou40 18 août 2014 10:55

      Le moins ne sert à rien.. !


    • foufouille foufouille 18 août 2014 11:35

      un bon pain est nourrissant, pas la baguette du super qui est infect.


    • Fergus Fergus 18 août 2014 12:00

      @ Caillou.

      Nous sommes d’accord sur les prix. C’est pourquoi j’ai parlé dans mon commentaire ci-dessus de « contraintes de pouvoir d’achat ».


    • Fergus Fergus 18 août 2014 12:02

      Salut, Foufouille.

      Je partage complètement ton avis. Le problème est que de nombreux consommateurs, pour des raisons de prix ou d’emploi du temps, ont pris l’habitude de manger ce pain-là et s’y sont habitués au fil du temps.

      Bonne journée.


    • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 18 août 2014 13:51

      @ Bonjour Fergus, et merci pour cet article.

      Dans les villes, nul doute que ces « bullangeries », seront prisées des citadins stressés qui ne « mangent » plus mais se contentent « d’avaler » à toute vitesse, le sandwich ou le mac, ou le kebbab, etc....

      Par contre, ce qui serait intéressant de savoir c’est la composition exacte de la baguette coréenne : pourcentage de farine, blanche ou autre, pourcentage de lait (peut-être pour la baguette briochée), pourcentage de levain, pourcentage d’eau, également, de sel, etc...

      La texture, le goût, êtes-vous en mesure d’apporter ces quelques indications ?

      Non pas pour s’y précipiter, mais pour faire un comparatif avec les baguettes dites d’artisans.

      Il n’y a apparemment que dans les villages, il en reste plus qu’on ne le croit que les artisans préparent encore leur pain et le vendent, mais à des prix assez élevés. Mais tant pis... Qualité prime.

      Et puis, rien ne vaut le pain BIO, qu’on trouve dans des boulangeries spécialisées ou artisanales et qui ne volent pas leur appellation.

      Dans ma région, il y a une spécialité merveilleuse : la Fougasse ! Aux olives, aux noix, aux lardons, etc...

      Que les Coréens, je n’en doute pas essaieront bien sûr de plagier, un jour. D’avance, je veux bien manger mon « béret », s’ils étaient capables d’égaler cette splendeur locale...

      Un dicton dit : qui ne sait manger et couper son pain, ne sait le gagner.

      Avec la multiplication de ces enseignes venues d’ailleurs, nul doute que les papilles s’en ressentiront. Un offense supplémentaire à notre culture.

      Cordialement.


    • Fergus Fergus 18 août 2014 16:05

      Bonjour, Nicole.

      Merci à vous pour votre commentaire. Et désolé d’avoir différé ma réponse : j’avais quelques courses à faire, y compris à la... boulangerie (non coréenne, celle-là).

      Je pense comme vous que Paris Baguette devrait sans problème conquérir une clientèle, surtout dans ce quartier que je connais bien, où peu de gens vivent mais beaucoup travaillent et viennent pour faire du shopping. D’où, comme vous le soulignez, une forte proportion de sandwiches.

      Sur la composition de la baguette coréenne, je ne sais rien, ce genre de renseignement étant en général tenu secret, y compris par les artisans traditionnels. Mais on peut penser qu’elle n’est sans doute pas très différente de ce que fait « Paul ».

      Sur le « bio », il en va de même que pour les autres aliments : le label, s’il rassure pour la santé du consommateur, n’est pas forcément la garantie d’un meilleur goût. Ce n’est là qu’un avis parmi d’autres, basé sur des expériences personnelles. Cela dit, je ne me prononce pas pour le pain, je n’en ai jamais goûté de « bio ». 

      La fougasse, je connais bien pour en avoir beaucoup mangé dans ma jeunesse, dans ses versions auvergnates et basiques, autrement dit nature ou aux pralines.

      Sur l’offense à la culture, il convient de nuancer, à mon avis, notamment en voyant ce que font les Anglais établis dans nos campagnes. Beaucoup sont de remarquables cuistots, plus fidèles à nos traditions culinaires que les gens du cru ! Certes, les Coréens ne viennent pas d’outre-Manche, mais ils n’ont pas été contaminés par la « Jelly ».

      Cordialement.


    • jako jako 18 août 2014 09:14

      Attendons le Capitaine, bonne journée et merci de l’info


      • Fergus Fergus 18 août 2014 09:26

        Bonjour, Jako.

        Oui, voilà un sujet qui devrait susciter une réaction de sa part s’il voit cet article en ligne. J’avoue être très intéressé par son opinion sur le problème posé par l’industrialisation croissante de la profession.

        Encore que, sur ce point, il soit parfois difficile de faire le tri dans les process de fabrication entre certains artisans labellisés comme tels et certaines chaînes. Idem sur la qualité des produits vendus à la clientèle. L’avis du Capitaine n’en serait que plus intéressant.


      • alinea alinea 18 août 2014 10:26

        Bonjour Fergus,
        Je trouve que tu parles beaucoup de croissant ce matin, dans tes deux comms !!! Les croissants coréens, sont-ils bons ??
        Je boude depuis qu’elles existent toutes les chaînes, qu’elle soient françaises, coréennes ou autres ! C’est la seule chose à faire ; je ne comprends pas cet engouement !! que ce soit les restos, les hôtels, les lunettes, le bricolage, la bouf, les marchés super !!!etc ! C’est pour moi l’effet visible d’un désintérêt total de son quotidien. Je voudrais qu’on m’explique comment on peut vivre avec un quotidien bâclé, un quotidien automatique que l’on n’habite plus, parce que je ne sais pas ce qu’est notre vie hors lui !! Et surtout qu’on ne me parle pas de coût : un pain industriel ne nourrit pas, et ne se garde pas, donc au bout du compte, entre ce que l’on jette et ce que l’on consomme en plus, il revient plus cher.
        Le pain, c’est aussi un symbole chez nous, et je ne parle même pas du pain rompu de la religion ; cela veut dire aussi qu’on se passe du sacré, cette manière de donner sens aux choses simples, et là non plus, je ne comprends pas ! sauf que tout le monde est malade !!
        Il faudrait leur demander l’analyse de leur farine, aux Coréens !! cela en ferait réfléchir plus d’un !!! smiley


      • Fergus Fergus 18 août 2014 12:10

        Bonjour, Alinea.

        Je partage ton avis sur les chaînes. Mais il n’est malheureusement pas toujours possible de toutes les éviter. Exemple : le bricolage. Où trouver désormais, sur la majeure partie du territoire, un quincailler à l’ancienne ?

        Entièrement d’accord avec toi sur le pain de supermarché. Foufouille l’a qualifié plus haut d’« infect » et il n’a pas tort. De surcroit, comme tu le soulignes, il ne se conserve pas alors qu’un pari artisanal, même un peu durci, garde ses qualités nutritives et gustatives.

        Sur la symbolique du pain, également d’accord avec toi. Le pain est au centre de mon alimentation et j’y attache une très grande importance, à la fois culturelle et alimentaire. Il est vrai qu’étant enfant, j’ai souvent pétri avec ma grand-mère les tourtes de seigle que l’on faisait ensuite cuire dans le four banal du hameau !


      • alinea alinea 18 août 2014 21:44

        Il semble que les centrales d’achats soient incontournables, mais, au fond, celle-ci sont plutôt « intelligentes » ; tous les marchands de matériaux, locaux, sont affiliés à des centrales d’achat, mais eux sont des petits ou moyens commerçants !! Rien à voir avec, enfin, les stars de la bricole ( je les connais si peu que leur nom ne me reviennent pas !!!)


      • prolog 18 août 2014 09:33

        Ca ressemble à quoi une baguette de coréen ? C’est bon ?


        • Fergus Fergus 18 août 2014 09:40

          Bonjour, Prolog.

          En fait, une baguette coréenne n’est pas différente d’une baguette française. N’oublions pas que ce sont des artisans de chez nous qui ont exporté le concept du pain à la française en Asie. Et dès le début de son aventure industrielle, Paris Baguette s’est assuré la collaboration de professionnels français. Les clients de la boutique parisienne ne devraient donc pas trouver de différence avec les produits vendus ailleurs, notamment dans les chaînes du type Paul, une entreprise créée par Francis Holder, un boulanger lillois.


        • prolog 19 août 2014 17:20

          ok.
          Quel est le problème du coup ?
          La grosse chaine qui a les moyens de faire de la comm contre les petits artisans ?
          Le fait que le patron soit coréen change quelque chose ?


        • Fergus Fergus 19 août 2014 18:59

          Bonjour, Prolog.

          Non, le fait que le patron soit coréen ne change rien à la nature de cette nouvelle offensive industrielle dans la panification. Disons qu’il s’agit là plutôt d’une curiosité, je dirais même un prêté pour un rendu, eu égard aux implantations françaises en Asie dans le domaine de l’alimentation.

          Compte tenu de la présumée puissance financière de ce groupe, ce n’en est pas moins un nouveau danger pour les artisans.


        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 10:05

          Métastase d’un système.


          • Fergus Fergus 18 août 2014 10:17

            Bonjour, Pepe.

            On peut voir les choses comme cela, en effet. Mais comment faire pour lutter contre dans une société de plus en plus libérale, caractérisée par la quête de profits toujours plus grands ?


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 10:23

            Bonjour Fergus,
            l’idéal serait une prise de conscience généralisée des enjeux, d’où l’importance de ne pas se contenter de l’information, mais d’éduquer à la réflexion (qui n’empêche pas l’action mais au contraire la justifie). Pour l’instant et sûrement pour longtemps, ça relève de l’utopie et ta question reste ouverte. On se contente trop souvent de désigner l’ennemi et on se passe de s’interroger sur notre complicité, c’est bien le problème des logiques système.


          • Fergus Fergus 18 août 2014 11:35

            @ Pepe.

            Le problème est qu’il est actuellement difficile de faire de la pédagogie dans une société toujours plus individualiste et qui, par paresse ou renoncement intellectuel, refuse de voir les réalités pour ne s’en tenir qu’au message véhiculé par la doxa libérale et le marketing qui l’accompagne. Changer les mentalités relève donc d’un redoutable challenge !


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 11:57

            On sait que c’est sans espoir, pourtant quelque chose, une certaine idée de la dignité peut-être, nous pousse à continuer. On nous vend du bonheur sans dignité, cette dignité qui est un droit pour soi et un devoir envers les autres ; c’est un marché de dupes.


          • Fergus Fergus 18 août 2014 13:16

            @ Pepe.

            « On sait que c’est sans espoir ». Espérons que non !


          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 14:04

            Le petit reste d’espoir passe malheureusement par des événements catastrophiques, parce que la fable du colibri, soyons réalistes, c’est juste bon pour le Manège enchanté et les bobos dont nous parlions précédemment.


          • Fergus Fergus 18 août 2014 16:07

            @ Pepe.

            Oui, il est à craindre que les changements significatifs ne puissent surgir que d’une phase de catastrophe ou de chaos. Le problème est que l’on ne sait jamais sur quoi peuvent déboucher des évènements de ce genre.


          • asterix asterix 18 août 2014 10:18

            Bonjour Fergus et un grand bon point pour tes articles variés qui apportent chaque fois une touche de fraîcheur parmi tous ceux qui ne parlent que de politique.
            Ici au Laos où les traces de la francisation passée sont visibles, hors les jeunes générations qui se sont mis à l’anglais et, s’ils en ont les moyens, aux produits sans saveur des franchises américaines qui s’installent à tous les endroits passants des centres-villes, la baguette artisanale est une religion. On la mange soit avec du fromage fondu genre Vache Qui Rit fabriqué sous licence au Vietnam ou bourrée, mais alors là bourrée de charcuterie, de carottes rapées, de salade, de tomate et de concombre. Le boulanger vous les vendra à 4 pour un euro si vous les achetez nature, ou à un euro si elles vous sont préparées comme indiqué ci-dessus. La qualité est variable selon l’artisan et le matériel dont il dispose ( il n’est pas encore question de chaînes sinon Swedish Bakery, de l’industriel surgelé sans saveur ) et il y a également à Vientiane un boulanger français, plus cher mais moins que chez vous, qui a la préférence au niveau des expatriés ( pas moi ). Preuve en est que les artisans, quel que soit leur domaine, ont encore les moyens de se faire leur place en Asie, sauf en Thaïlande où tout ce qui est bon ou bien fait ne peut être que national, point ! 
            En fait, mon intervention n’a rien d’innocent. Je veux simplement signaler à tous les jeunes qui ont un métier de type compagnonnage en main ou savoir-faire qu’il y a encore moyen de se faire une place ici.
            Chez vous en revanche, vous en êtes à voir tous les secteurs d’activité envahis par des capitaux étrangers, détail où on mesure le marasme dans lequel l’économie européenne se trouve. Tout pour le fric, presque rien pour les ouvriers et quasi plus une vocation artisanale.
            Si j’ai bien compris, c’était également le sens caché de ton billet
            Bien à toi.


            • Fergus Fergus 18 août 2014 11:16

              Bonjour, Astérix.

              Merci à toi pour ce commentaire et pour ces informations sur le mode de vie des expatriés au Laos.

              Qu’il y ait des opportunités pour ceux, parmi les jeunes Français, qui veulent tenter leur chance dans ce pays est bon à savoir.

              En ce qui concerne la situation en France, le fait est que les investisseurs étrangers ont considérablement changé la physionomie de l’économie du pays, y compris dans des domaines jusque-là réservés à l’artisanat traditionnel. Pour ce qui est de la boulangerie, à noter que les chaînes existantes étaient, jusque-là, quasiment toutes liées à des initiatives franco-françaises. L’arrivée des Coréens pourrait marquer un tournant.


            • rocla+ rocla+ 18 août 2014 10:48

              Bonjour Fergus Jako et les autres . 


              La voilà la mondialisation . 

              On ne peut rien dire non plus car de très nombreux boulangers sont 
              allés faire fortune dans d’ autres pays . 

              De nos jours le temps du tout petit artisan dans les petites rues des villes 
              et villages est révolu . 

              Après la guerre , dans les années 50 60  de 1900  on pouvait , dans la même
              rue voir plusieurs boulangeries , chacun sa façon et chacun ses clients . 

              Maintenant le prix des fonds de commerce , des loyers et toute la smala 
              des  frais en tout genre , oblige le boulanger à être un gestionnaire . 

              Ce qu’ ont très bien compris les héros du marketing moderne .

              Fini le boulanger qui faisait des tartes aux pommes de son verger , 
              ou des crèmes pâtissières avec les oeufs de ses poules .

              Mac Donald’s géant du hamburger  a conçu  une méthode 
              copiée maintenant par beaucoup d’ enseignes franchisées . 

              Le monde évolue , je ne suis pas d’ accord avec ce modèle 
              qui uniformise tout . 

              L’ artisan , le vrai est celui qui a plaisir à faire du pain et autres .

              Ces gens ont plaisir à voir des graphiques sur une page pleine de 
              chiffres . 

              Mais on ne peut rien contre ces choses , d’ autant plus que l’ année
              dernière , au camping de Balaruc les Bains je parlais aux voisins 
              que je faisais des chichis .

              Tout le monde a voulu que j’ en fasse .

              Alors je suis allé acheter les ingrédients , farine sel etc pas de problème 

              Pour trouver de la levure j’ ai dû acheter trois baguettes dans des 
               boulangeries différentes en demandant chaque fois de la levure .

              Dans les trois premières c ’étaient des terminaux de cuisson 
              faisant semblant d’ être des boulangers .

              Ils cuisaient du pain  en pâte surgelée . 

              Alors les Coréens….. smiley

              • Fergus Fergus 18 août 2014 11:25

                Bonjour, Capitaine.

                Eh oui, le constat est implacable.

                Pour ce qui est des Français qui ont tenté leur chance, avec succès, à l’étranger, citons par exemple le cas de Poilâne qui vend du pain au Japon depuis les années 70 !

                Le fait est que de nombreuses boulangeries ne sont que des terminaux de cuissons. Il y a là d’ailleurs un vieux débat dans la profession car, compte tenu du flou existant dans la très sérieuse « Nomenclature des activités », on ne sait plus très bien qui doit être considéré comme un artisan et qui un industriel.

                Il reste toutefois de véritables artisans, et ceux-là sont en général reconnus par la population pour la qualité de leur production. Mais ils tendent à devenir de plus en plus rares, et ça, c’est une catastrophe pour les amoureux du goût.

                Ah ! les chichis. Je garde un excellent souvenir de ceux que je dégustais naguère au pays de mon épouse, du côté du Bassin d’Arcachon.


              • rocla+ rocla+ 18 août 2014 11:45

                Lionel Poîlane  s’ est crashé en hélico en rejoignant son ile 

                à l’ ouest . 

                Da fille Appolonia  , très jeune orpheline continue l’ affaire . 

                Poîlane était non seulement très doué dans son taf , en plus 
                il savait bien raconter les narrations concernant le pain .

                Un artiste .

              • Fergus Fergus 18 août 2014 12:13

                @ Rocla.

                Et je continue assez souvent, lorsque je vais à Paris, à aller acheter des pains au raisin ou des tartes aux pommes dans la boutique de la rue du Cherche-Midi. Le même aspect et la même saveur que dans les années 70. Un pur régal !


              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 13:24

                Tiens tu mets de la levure dans tes chichis ? Dans la recette des churros c’est uniquement farine et eau en quantités égales + sel. Le truc c’est de faire le mélange farine+ sel et de rajouter l’eau bien bouillante. En tout cas c’est comme ça que je l’ai toujours pratiqué et vu faire. La churreria était à 30 mètres de chez moi.


              • alinea alinea 18 août 2014 13:32

                Capitaine : c’est une chose d’exporter son savoir faire et sa culture culinaire, c’en est une autre d’aller dans le pays d’origine faire un copie industrielle du pain ! Que les Coréens viennent ici faire leur cuisine, nous serons heureux d’y goûter et d’y retourner si ça nous plaît, mais de grâce qu’ils ne déboulent pas tous dévoyer notre savoir-faire ( enfin quand je dis « notre », cf mon comm plus bas !! smiley )


              • rocla+ rocla+ 18 août 2014 13:48

                ule chichi de Marseille  est en pâte levée .


                Son vrai nom est «  chichi frégi » qui veut dire en marseillais « chichi chaud  » 

                dans le churros il n’ y a pas de levure . 

                les deux sont des beignets , le chichi est Français , le
                churros espagnol .

              • rocla+ rocla+ 18 août 2014 13:50

                Alinéa , 


                Il y a cinquante ans on avait de très jolies chemises blanches en 
                popeline , un tissu très sympa . 

                maintenant on a des chemises quatre fois moins cher et dix fois 
                moins jolies . 

                L’ évoloutionne est en marche .

              • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 18 août 2014 16:47

                Les Coréens devraient se contenter de n’utiliser les « baguettes » que pour le riz !

                Le reste, chacun sa culture !

                D’autant que la cuisine coréenne est excellente, comme sait l’être la gastronomie du sud- asiatique !


              • Fergus Fergus 18 août 2014 17:09

                @ Nicole.

                Je confirme, la gastronomie coréenne est excellente !


              • mmbbb 18 août 2014 19:34

                les chinois copient le modele europeen et americain Ils ont les memes maux obesites maladies cardiovasculaires diabetes etc C’est ca aussi la mondialisation Comme le disait un critique gastronome quand les chinois boufferont ils creveront Desormais bien que nous soyons au pays de Brillat Savarin les gouts s’uniformiseent J’avais regarde un salon de l’agriculture derriere les coulisses Test de jambon a l’aveugle le jambon artisanal fut rejete ( trop gras gout trop prononce ) Paradoxe derriere cette apparente diversite il y existe en effet une tres grand homogeneite La plupart des boulangerie ne font plus leurs patisseries et le flan patissier que j’aime est un gout uniforme comme beaucoup de produit dans nos civilisations Quant a votre remarque elle n’est pas fausse beaucoup de villes francaises sont belles mais leurs centres villes presentent les memes magasins franchises A quoi bon voyager .A Lyon au centre ville : banque Mac Do grande marque Les grands bistrots avec de beau decor disparaissent ( place bellecour ) et les fonds de commerce sont vendus Les temps changent les ambiances aussi .


              • Fergus Fergus 18 août 2014 20:11

                Bonsoir, Mmbbb.

                Comme je l’ai écrit ailleurs sur ce fil, les Asiatiques sont bel et bien les plus grands perdants de la mondialisation car ce n’est pas leur culture qui s’impose, mais les modèles venus des pays occidentaux. Cela ne me réjouit pas, bien au contraire, car c’est une perte pour la diversité de l’humanité.

                Pour ce qui est des goûts, il est incontestable qu’un nombre croissant de Français sont désormais rétifs aux goûts prononcés. On le constate notamment dans les domaines de la charcuterie (comme vous le soulignez) et de la fromagerie. Cela, je peux le constater un peu partout sur le territoire, moi qui suis un inconditionnel des produits très forts en goût, au point qu’il arrive que les commerçants que je fréquente me fassent cadeaux de produits devenus invendables !

                Pour ce qui de la pâtisserie, le constat est également négatif, mais j’y suis moins sensible, étant peu consommateur de gâteaux.

                Sur les centre-villes, celui de Rennes, symbolisé par la rue Le Bastard, entièrement piétonne, est particulièrement emblématique de l’évolution : plus de commerces de bouche, mais essentiellement des boutiques de fringues, des banques et des succursales d’opérateurs téléphoniques.


              • Fergus Fergus 18 août 2014 23:11

                Bonsoir, Alex.

                Je n’ai pris l :’hélicoptère qu’une fois à l’armée pour être largué sur un champ de manœuvres où je me suis viandé en beauté en sautant de l’appareil en rase-motte avec mon AA52.

                Merci pour votre appréciation.


              • ZEN ZEN 18 août 2014 10:49

                Bonjour Fergus

                La baguette libérale a encore frappé !
                Quand on ouvre toutes grandes les portes, au nom du sacro-saint marché, et de la concurrence sans régulation, « libre et non faussée »... (ce que ne font pas les USA), il ne faut pas s’étonner...
                Le surgelé ne connaît pas les frontières
                Tant qu’il y aura du pétrole....


                • Fergus Fergus 18 août 2014 11:30

                  Bonjour, Zen.

                  Rien à ajouter, malheureusement, à ce constat pessimiste. Comme l’a souligné Rocla, nombre de boulangers ne sont plus des artisans traditionnels, mais des gestionnaires, les plus avisés étant à la tête de groupes industriels ou franchisés, très loin du fournil de leurs débuts dans la profession. Nul doute que même ces gens-là, qui ont gardé une culture de la profession, sont d’ores et déjà, ici et là, remplacés par des gestionnaires issus de grandes écoles n’ayant jamais touché un pétrin de leur vie !


                • rocla+ rocla+ 18 août 2014 10:52

                  On a finalement le pays que l’ on mérite ,


                  les 90 % des produits manufacturés viennent de pays émergents 
                  Alors les moins bêtes de ces pays s’ approchent directement du pognon . 

                  On peut aussi le dire comme ça .

                  • howahkan Hotah 18 août 2014 10:56

                     Etrange comme on ne fait plus rien , faire son pain est facile si on a de la bonne farine, de la bonne eau, de plus sans le pétrir 13 minutes comme le boulanger le fait en lui ajoutant en plus de la vitamine c et autres produits pour qu’il tienne plus gonflé donc plus vendable,sans faire cela le pain se conserve beaucoup plus longtemps, environ presque une semaine et on peu soi meme y ajouter des olives, des lardons, ds carottes, de la pomme de terre etc etc etc...si on sait faire le pain on sait faire la pâte à pizza.........bref......là comme ailleurs on a tout abandonné nos besoins vitaux aux autres......après on va s’etonner du retours d’une sorte d’esclavage....voir pire...


                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 11:12

                      @howahkan
                      mettre la main à la pâte quoi ! Ici ça prend tout son sens.
                      Et en plus, économiquement c’est intéressant. Mais ça ne durera pas éternellement si on persiste à se rapprocher du modèle dominant. Mon fils de 16 ans est en bac pro cuisine. Il vient de faire un voyage aux USA. Je n’étais pas trop d’accord, mais finalement ça lui aura permis de se rendre compte de ce que l’avenir nous réserve : habitué à tout faire lui-même, il n’a pu que constater qu’il est la-bas beaucoup, beaucoup moins cher d’acheter des m... prêtes à cuire que de mettre son tablier. En particulier le prix exorbitant des légumes (il a pu voir des tomates à 6$ le kg). Et pour la pizza, il connaît maintenant le goût du carton. Les voyages forment la jeunesse.


                    • kane85 kane85 18 août 2014 11:35

                      ,Bonjour howahkan Hotah.

                      Vous avez parfaitement raison. Un bon pain c’est une bonne farine du meunier du coin, une eau de qualité, du sel, de la levure (ou mieux un levain fait maison) et c’est tout...

                      Enfin, il y a tout de même un certain savoir faire !

                      J’ai recommencé à faire mon pain depuis 1 an après que le boulanger qui faisait la tournée un jour sur deux (France profonde) a décidé de ne plus la faire pour faire des économies alors qu’il nous vendait le pain de 200 gr à 1,2 euros (ce qui incluait le déplacement car il était moins cher à la boulangerie même) !

                      J’avais décidé de prendre leur pain pour maintenir ce service auprès des 4 autres habitants de notre lieu-dit... Après, Je ne voyais plus l’intérêt d’aller chercher mon pain tous les deux jours. Parce qu’en plus, ce pain se conservait au plus 3 jours en devenant tout sec et le boulanger le plus près est à 3 kilomètre...

                      Alors, j’ai décidé de faire des économies et suis allée chercher ma farine au sac de 20 kilos dans une meunerie tenue par une famille (et non par un groupe comme on en trouve aussi malheureusement) et ait repris mes anciennes habitudes de broussarde.

                      Le pain, c’est un minimum de 20 minute de pétrissage, 1 heure d’attente, au moins deux fois deux tours à 1/2 heure d’intervalle (si trois fois c’est mieux), puis une cuissons d’1/2 heure en atmosphère humide...

                      Pas mal de temps donc (on peut toutefois faire autre chose dans les intervalles) mais avec un résultat ! Une pure merveille pour le palais pour un coût de 75 centimes tous frais compris (four, farine, eau, sel, levure) pour un pain de 750 gr.

                      En plus, il se conserve jusqu’à une semaine sans problème

                      Avant, j’avais de l’acidité gastrique et je ne comprenais pas pourquoi ! Après, je n’en ai plus eu et je sais quelle en est la raison !

                      L’autre jour nous avons été invités chez des amis et nous avons mangé des toasts faits maison mais avec du pain industriel !! C’est au bout d’un an sans en avoir goûté qu’on voit la différence ! Quelle horreur ! En plus, j’ai eu du mal à le digérer !

                      A la sortie de la dernière guerre,dans les campagnes, tout le monde savait faire du pain ... Maintenant, nous sommes une poignée ! Quel dommage !

                      Bonne journée


                    • Fergus Fergus 18 août 2014 12:21

                      Bonjour, Howahkan.

                      Faire son pain, c’est ce que je faisais lorsque j’étais gamin en Auvergne, comme je l’évoquais plus haut en répondant à Alinea. Superbe expérience, et quel goût lorsque les tourtes de seigle sortaient du four ! Cela m’a coûté plusieurs fois de terribles maux de ventre lorsque je ne pouvais résister à l’envie d’un bon morceau de seigle chaud. Mais j’avais un mal fou à résister.

                      Cela dit, faute de véritable four en pierre chauffé au bois à l’ancienne, je ne me hasarderais pas maintenant à refaire du pain. Et très franchement, ce n’est pas le goût du pain maison fabriqué par quelques amis bobos qui peut me donner l’envie d’en faire autant. Eux sont ravis de leur pain, tant mieux pour eux. Mais honnêtement, on est là assez loin de ce qu’est un excellent pain artisanal. Mais peut-être y a-t-il des exceptions...


                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 12:36

                      Les quelques amis bobos font-ils leur pain pour manger du bon pain ou pour montrer leur pain ? Il y aurait beaucoup à dire sur la consommation ostentatoire du bobo.


                    • Fergus Fergus 18 août 2014 13:20

                      @ Pepe.

                      Pour manger ce qu’ils croient être du bon pain ! A ces expériences, je préfère celles des villages qui ont remis en service les fours baux pour y faire cuire, plusieurs fois dans l’année, du pain au levain à l’ancienne. Un goût incomparable ! Encore faut-il avoir travaillé des farines de qualité, et c’est sans doute là que réside le secret, y compris pour ceux qui font leur propre pain dans leur maison.


                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 13:26

                      De toutes façons dans la grande distribution ils ne connaissent que la 45 et la 55.


                    • kane85 kane85 18 août 2014 13:34

                      Effectivement, il y a ceux qui font leur pain pour montrer qu’ils le font... C’est une forme de snobisme.

                      Et il y a ceux qui n’en parlent pas et qui le font vraiment...

                      Les bobos veulent souvent démontrer qu’eux, ils sont très écolo et n’utilisent que certaines farines « meilleures que toutes autres » (et généralement très chères) pour que leur pain soit vraiment un « must ». En fait ils font souvent un pain compacte parce que mal panifié (méconnaissance de ce qu’exige une bonne panification) et mal cuit (méconnaissance de la température de cuisson et du besoin d’humidité pendant celle-ci). Par contre, ils en sont très fiers !

                      On m’en a apporté récemment... Vraiment rien à voir avec un bon pain maison ! C’était lourd et peu digeste. La personne qui me l’a amené a voulu me faire plaisir en le prenant chez des amis très branchés écolo/bobo/communautaires...


                    • kane85 kane85 18 août 2014 13:36

                      "...du pain au levain à l’ancienne. Un goût incomparable ! Encore faut-il avoir travaillé des farines de qualité, et c’est sans doute là que réside le secret, y compris pour ceux qui font leur propre pain dans leur maison..."

                      Et voilà Fergus ! Tout est dit !


                    • Fergus Fergus 18 août 2014 16:11

                      @ Kane 85.

                      « On m’en a apporté récemment... Vraiment rien à voir avec un bon pain maison ! C’était lourd et peu digeste. »

                      C’est effectivement ce genre d’expérience gustative que j’ai pu faire. Pas franchement une réussite. En bon hypocrite, j’ai néanmoins tu ce que je pensais réellement de genre de pain.


                    • incoming incoming 18 août 2014 11:14

                      En tout cas les boutiques de cette chaîne dans lesquelles je suis allé en Corée n’avaient pas leurs employés grimés comme vous le dites !
                      Vous criez au loup, mais la boulangerie à la française est déjà attaquée de toute part depuis longtemps, entre les supermarchés, les chaînes industrielles, les pseudos boulangeries d’assemblage... et pourtant il reste encore du bon pain !
                      Comme d’habitude, la faute est celle du consommateur, qui veux son pain pas cher et qui s’en tape du goût...
                      Au contraire, je préfère donner sa chance à cette enseigne, en espérant qu’elle finisse par proposer ce que la Corée a apporté aux recettes originales plutôt que de concurrencer les produits traditionnels.


                      • Fergus Fergus 18 août 2014 12:24

                        Bonjour, Incoming.

                        Pour le béret et la marinière, je me fie à ce que j’ai lu. Mais peut-être cela ne concerne-t-il que les boutiques chinoises ou américaines ?

                        Je ne crie pas « au loup », j’informe simplement, et sans faire de procès d’intention sur la qualité relativement aux chaînes existantes.

                        Pour ce qui est des produits originaux, il se dit que cela devrait arriver chez nous, lorsque Paris Baguette sera bien implanté.


                      • zygzornifle zygzornifle 18 août 2014 11:17

                        Vu le prix du pain il y a bien longtemps que j’ai acheté une machine à pain et que j’en fait des délicieux pour un prix de revient bien inférieur et sans cochonneries additives.....


                        • incoming incoming 18 août 2014 11:20

                          C’est votre droit, mais ne comparez quand même pas le pain fabriqué avec une machine chez soi, avec le pain fait par un artisan... déjà il n’a pas le même matériel, le pétrissage et la cuisson n’auront rien à voir...


                        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 11:28

                          La machine n’est pas nécessaire.


                        • kane85 kane85 18 août 2014 11:37

                          Exact ! Et un pain fait de manière traditionnelle n’a rien à voir avec le pain de mie fait avec une machine à pain.

                          Malgré cela, le pains de la machine à pain arrive à être meilleurs que celui vendu en magasin... C’est tout dire !


                        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 11:49

                          Seulement ça prend du temps. Temps perdu pour certains, alors que le temps passé à regarder un navet made in Hollywood, c’est quoi ?


                        • Fergus Fergus 18 août 2014 12:26

                          Bonjour,Zygzornifle

                          Mes expériences du goût des pains « maison » n’ont jusque là pas été concluantes au niveau gustatif. Sans doute suis-je mal tombé ;


                        • rocla+ rocla+ 18 août 2014 12:47

                          En fait , ce que ne fait jamais un amateur qui fait son pain 

                          c ’est d’ enfourner directement la pâte tournée en pain allongé 
                          sur la sole du four chauffée à 250 °

                          Le pain doit être mis sur la sole du four 
                          sans aucun obstacle entre la pâte et le four . 

                          ET 15 ’ après on baisse à 220 °

                          Et les fours de boulanger ne diminuent pas en température lorsque’ on 
                          enfourne , ou presque pas . 

                        • Fergus Fergus 18 août 2014 13:23

                          @ Rocla.

                          Je confirme le contact direct de la pâte à pain avec la sole du four. D’où l’usage de la brosse à la sortie du pain lorsqu’il est cuit.


                        • alinea alinea 18 août 2014 13:27

                          Pour ma part, je n’ai jamais réussi mon pain ! mais pour le pain des copains, plutôt d’accord avec Fergus ; j’ai idée que le four fait tout ou presque, et que les fours à gaz des cuisinières, ce n’est pas idéal ! Mais il faut aussi se procurer la bonne farine, blutage idéal, ensuite n’avoir pas raté son levain, bien le conserver ; bref, je suis autodidacte et comme ce « tour de main » ne s’invente pas, je suis nulle ! Heureusement qu’il y a dans le coin des gens qui font bio, levain, feu de bois, bon, pas trop cher et qui se garde ! Quand il est frais, c’est meilleur qu’un gâteau, mais je l’adore quand il sèche, parce que jamais il ne craque ni se barre en miettes !!


                        • kane85 kane85 18 août 2014 13:42

                          Exact, c’est meilleurs quand le pain est mis directement sur la sole.

                          Pour le moment, je me contente d’un four électrique à chaleur tournante que je peux programmer pour la température mais j’aurais un four à pain à l’ancienne dès l’été prochain : il est en construction avec des matériaux du coin (argile, paille, sable...).

                          Sans compter qu’un vrai four à pain est génial pour les pizzas dont l’Homme raffole quand elles sont faites maison !


                        • Fergus Fergus 18 août 2014 13:56

                          Bonjour, Kane.

                          Quoi qu’il en soit, faire soi-même son pain, quels que soient le savoir-faire personne et le matériel utilisé, est toujours une expérience enrichissante. On touche là, plus ou moins consciemment, à l’essence de la vie telle qu’on ne devrait jamais l’avoir abandonnée. Dans le même esprit, c’est pour cela que l’on apprécie les carottes de son jardin, même si elle sont un tantinet plus ligneuses que celles du cours des halles. Mais au moins a-t-on travaillé soi-même le sol où elles se sont développées ! 


                        • kane85 kane85 18 août 2014 14:22

                          Effectivement. Le moment génial de la fabrication du pain, c’est celui où on le sort tout chaud du four et qu’on peut enfin admirer le résultat !

                          Il y a la forme, l’odeur, la couleur... Et cette terrible envie d’en prendre tout de suite une petit bout pour le goûter !

                          Pour ce qui est du jardin, c’est quand la longue attente (souvent plusieurs mois de soins attentifs) se termine et qu’on peut récolter. Courgettes, concombres, patates, salades, tomates, ail... C’est un vrai bonheur de les voir posés sur la table de la cuisine !

                          Je voudrais que tout le monde puisse revenir à ces quelques fondamentaux et puisse ressentir la force de cette alchimie extraordinaire qui se fait et nous émerveille chaque jour.


                        • foufouille foufouille 18 août 2014 11:46

                          vu le petit nombre de vrai boulanger dans certains endroits, les gens ne feront pas la différence.


                          • Fergus Fergus 18 août 2014 13:27

                            @ Foufouille.

                            Exact. D’ores et déjà, nombre de nos compatriotes ne font pas la différence entre un véritable artisan et un industriel. Confondre « La mie câline » avec un véritable boulanger est pourtant une aberration. Sauf si l’on souffre d’agueusie ou de dysgueusie !


                          • soi même 18 août 2014 13:12

                            C’est triste et en même temps, il faut le reconnaître nous l’avons bien chercher, cette mondialisation n’est que l’autre face de notre passé, de notre passé colonialiste où l’on prêcher la bonne civilisation à coup de canon, de goupillon, et de valeur humaniste civilisatrice dominateur.
                            Le Monde à comprit et ne fait que renvoyé la monnaie de la pièce, il faut se faire une raison nous vivons les dernier feux de notre passé glorieux, le temps de l’Empire est révolue !

                             


                            • Fergus Fergus 18 août 2014 13:35

                              Bonjour, Soi même.

                              La mondialisation est principalement née de deux choses : la facilitation des échanges par le développement des transports et la recherche croissante de profits via la conquête commerciale de nouveaux territoires.

                              Résultat : les mêmes enseignes partout sur la planète. En cela, nos pays occidentaux sont victimes, certes, mais infiniment moins que les pays asiatiques dont une grande part de la culture se dissout dans les modèles importés. Et c’est ainsi que les grandes artères commerciales de Paris, Londres ou Berlin ne se distingue plus guère de celles de Singapour, Bangkok ou Shangaï.


                            • soi même 18 août 2014 15:53

                              Bonjour, Fergus, la modalisation est un vieux rêve humain, l’opportunité des révolutions industrielles ont facilités sa réalisation.
                               Regarde comment depuis le milieux du XIX siècles, les hommes qui domine le monde n’ont plus aucun scrupule à prospérer sûr la misère humaine .
                              En même temps, cette boulangerie fait un pain honnête dans le plus pur esprit français, à ce que je sache ce n’est pas un Mac Macdonald qui s’agit ici ?


                            • Fergus Fergus 18 août 2014 16:16

                              @ Soi même.

                              Non, a priori, il n’y a pas lieu de parler de malbouffe pour Paris Baguette, et je me garde bien de pointer cette enseigne du doigt sur ce plan-là

                              En revanche, l’enseigne semble être potentiellement un vrai risque pour la survie de nombreux petits artisans si elle réussit à se développer aussi vite en France qu’elle le fait en Asie. Cela constitue un problème pour la diversité, même si PB emploie des professionnels français.


                            • Montdragon Montdragon 18 août 2014 13:28

                              Encore plus pernicieuse cette enseigne : c’est une vraie boulangerie, contrairement à Paul, mie câline etc...
                              Les clients, déjà sots, n’y verront que du feu.


                              • Fergus Fergus 18 août 2014 13:41

                                Bonjour, Montdragon.

                                Je ne doute pas qu’ils puissent réussir leur implantation, hélas !

                                Personnellement, je ne mettrais pas Paul et La mie câline sur le même plan, les produits vendus par le premier étant nettement moins mauvais que ceux du second. Et pour cause, la première enseigne est née du projet d’un vrai boulanger et a gardé un minimum des valeurs de la « boulange » traditionnelle là où la seconde enseigne s’est résolument engagée dans une logique industrielle de restauration rapide.


                              • Manu Manu 18 août 2014 13:36

                                Je ne comprends pas quel est le problème !

                                S’il est écrit «  boulangerie » sur l’enseigne, alors le point de vente doit se conformer aux obligations de n’importe quelle boulangerie, que le propriétaire soit français ou coréen.

                                Finalement, si la règlementation est respectée, l’important est que le pain soit bon, non ?


                                • Fergus Fergus 18 août 2014 13:48

                                  Bonjour, Manu.

                                  Vous avez raison. Et il ne fait aucun doute que la législation est parfaitement connue de Paris Baguette. Le problème est que, comme je l’ai évoqué plus haut, cette législation est ambiguë sur plusieurs points, et notamment sur le fait qu’elle n’impose pratiquement qu’une obligation : la cuisson sur place. Ce qui est respecté par Paris Baguette.

                                  Quant au goût du pain, les Parisiens pourront en juger au fil du temps.

                                  C’est pourquoi il n’y a pas de réel problème, si ce n’est une nouvelle offensive à caractère industriel qui, en s’ajoutant aux autres qui préexistaient, pourrait sonner le glas de nombreux petits artisans parmi ceux qui gardaient à nos villes une originalité et une spécificité bien sympathiques.


                                • Manu Manu 18 août 2014 14:04

                                  Il s’agit d’un peu plus que la cuisson ; le décret Raffarin précise : « seuls les boulangers qui choisissent eux-mêmes leurs farines, pétrissent leur pâte et cuisent leurs pains ont le droit d’accrocher au fronton de leur boutique l’enseigne « boulangerie ».


                                • foufouille foufouille 18 août 2014 15:58

                                  ben c’est faux. c’est le producteur de la marque (baguépi) qui propose son mélange de farine


                                • Fergus Fergus 18 août 2014 16:21

                                  @ Manu.

                                  Foufouille a raison, la plupart des boulangers sont liés à un fournisseur industriel de farine pour bénéficier d’un label (Gana par exemple), un peu à la manière des bistrots relativement à leur fournisseur de café qui met à disposition le percolateur en échange de l’exclusivité.


                                • Fergus Fergus 18 août 2014 16:22

                                  @ Manu.

                                  Bonne journée (désolé d’avoir oublié de vous saluer).


                                • rocla+ rocla+ 18 août 2014 13:52

                                  Il existe maintenant des lignes de pain industrielles qui font du pain 

                                  de très bonne qualité . 

                                  La difficulté est de maîtriser  la machine .

                                  • foufouille foufouille 18 août 2014 15:59

                                    c’est pas possible. sinon, je veut un lien


                                  • Rincevent Rincevent 18 août 2014 14:02

                                    Bon, en fait on ne sait toujours pas si ce pain « coréen » est bon ou pas, ce qui serait l’essentiel, non ?

                                    Ayant déménagé, je trouve une boulangerie juste en dessous de chez moi, chance me dis-je ! Ben non, pain caoutchouc comme à l’hyper mais plus cher. Dernièrement, changement de propriétaire, un espoir ? Encore raté, c’est la même chose. L’explication tient peut-être à ce camion qui se gare sous mes fenêtres à 6 heures pour livrer quoi ? De la farine ou des pâtons surgelés ?

                                    Je vais finir par le faire moi-même (sans machine) ça ne pourra pas être pire.


                                    • Fergus Fergus 18 août 2014 16:24

                                      Bonjour, Rincevent.

                                      Espérons qu’un consommateur de pain coréen viendra nous donner son avis. Personnellement, je ne manquerai pas d’aller goûte cette fameuse baguette lors d’un prochain voyage à Paris. Cela tombe très bien, la boulangerie PB est implantée dans un quartier où je me rends très souvent.


                                    • Loatse Loatse 18 août 2014 14:11
                                      Faire du pain c’est réaliser un processus d’alchimie....

                                      Il y a les ingrédients, le matériel, le savoir faire du boulanger mais aussi autre chose qui fait qu’avec les même ingrédients, le même matériel et le même savoir faire on n’obtient pas le même résultat...

                                      C’est quasi métaphysique... une symbiose qui se réalise entre le pâton et l’homme et qui fait la différence au palais. Ce petit quelque chose qui transforme la matière brute en délice qui vous ravit les papilles, parfois jusqu’à l’extase...

                                      Comme on rate sa mayonnaise, on peut rater son pain ! On m’avait un jour promis monts et merveilles à la dégustation d’un pain poilâne... Il n’en fut rien...celui ci venait pourtant d’être livré de l’atelier à son dépôt à Neuilly... un pain voyageur en quelque sorte !

                                      Un peu je lui prêterais des oreilles, un sixième sens aussi à ce pain en devenir... qui s’imprègnerait de l’atmosphère du lieu ou il se transforme, sensible au stress ambiant, aux attentes que l’on projette sur lui..

                                       Qui encore s’émerveille de ce processus de transformation du vivant (le levain), par la transmutation de la pâte en boule gonflée pleine de vie... ?

                                      N’appelle t’on pas le levain initial la mère ?

                                      Y’a t’il encore place dans ces grandes chaînes de boulangeries ou le temps (qui n’est plus qu’argent ) est compté et le pain réduit à un vulgaire produit de base ; pour la satisfaction du travail bien fait ?

                                      Qu’est ce qu’un bon pain si ce n’est de bons produits, un savoir faire qui exclut la précipitation, et un complément d’âme ?

                                      Heureux celui qui déniche la perle rare...


                                      • Fergus Fergus 18 août 2014 16:30

                                        Bonjour, Loatse.

                                        « Comme on rate sa mayonnaise, on peut rater son pain ! »

                                        Oh, que oui ! Et il suffit de goûter la production de certaines boulangeries lorsque le patron du fournil est absent pour mesurer à quel point le résultat peut être différent avec les mêmes ingrédients et le même matériel.

                                        Quant à la « perle rare », c’est aussi une question de goût personnel. En ce qui me concerne, c’est rarement la boulangerie la plus réputée qui me séduit le plus par la qualité de son pain.


                                      • Diogène diogène 18 août 2014 14:19

                                        Dans les années 70, les artisans boulangers se sont mis à faire du pain insipide et mal cuit, ce qui avait permis aux grandes surfaces qui fabriquaient du bon pain de capter une clientèle qui devait passer par des tas de chicanes pour atteindre le produit.


                                        Aujourd’hui, la plupart des grandes surfaces font du pain aussi mauvais que celui des boulangers qui eux, ont une fâcheuse tendance à préférer la concentration économique par le rachat de tous les pas-de-portes disponibles qu’à fabriquer du pain !

                                        Dans mon secteur, il faut faire 35 km pour trouver du pain correct (baguette fraîche croustillante, mie moelleuse et croûte épaisse), mais impossible de trouver du pain comme celui que je mangeais quand j’étais enfant et qui se conservait une semaine.

                                        C’est drôle, personne ne se plaint que les bouteilles d’eau qu’ils achètent soient toutes suisses pauisqe Nestlé a maintenant un quasi monopole.

                                        • Fergus Fergus 18 août 2014 16:46

                                          Bonjour, Diogène.

                                          Sincèrement désolé que vous soyez obligé de faire une telle distance pour trouver du bon pain. Vous n’êtes pas le seul, malheureusement. De ce côté-là, j’ai de la chance à Dinan. En revanche, mon boulanger préféré à Rennes a mis la clé sous la porte pour cause de risque... d’effondrement de son labo, situé dans une maison médiévale.

                                          En ce qui concerne l’eau, vous avez raison. Un problème qui, en l’occurrence, ne me touche pas car je ne bois que de l’eau du robinet (je la buvais également dans le Finistère malgré une réputation médiocre, mais imméritée car les taux de nitrates ou des phosphates étaient très en dessous des normes autorisées).


                                        • rocla+ rocla+ 18 août 2014 14:58

                                          Dans les années 70 les boulangers faisaient le même pain qu’ ils 

                                          faisaient avant .

                                          Il y avait du bon et du moins bon pain . 

                                          Ce qui s’ est passé ensuite c’ est la grande distribution qui
                                          a rasé tous les petits commerces , les gens se sont habitués 
                                          à acheter d’ abord  les promis affichées dans les tracts et dans les 
                                           journaux et ont fini par acheter la viande le pain et tout ce qui se 
                                           trouve dans les hypermarchés . 

                                          Voilà la vérité . 

                                          Depuis on a vu fleurir des boulangeries aux grands axes 
                                          avec parking et drive . 

                                          Les petits artisans ont disparu corps et biens .

                                          • Fergus Fergus 18 août 2014 16:50

                                            @ Rocla.

                                            Je suis d’accord avec vous. Sauf peut-être sur la conclusion quelque peu pessimiste car il reste en boulangerie, en charcuterie et en boucherie d’excellents artisans. Mais on ne les trouve pratiquement plus que dans les centre-villes où réside les CSP+ capables de payer leurs services plus chers que les populations de la périphérie.


                                          • Rincevent Rincevent 18 août 2014 18:19

                                            C’est bien ça : pour avoir, aujourd’hui, l’authenticité des produits (de base) d’hier il faut y mettre le prix puisque c’est devenu un luxe. Belle régression…

                                            Un peu comme les quartiers ex-ouvriers investis maintenant par les CSP +, les seuls à pouvoir rénover. Il parait que ça s’appelle la gentrification…


                                          • rocla+ rocla+ 18 août 2014 18:29

                                            Oui Fergus , 


                                            Dans certaine grandes villes bourgeoises il reste quelques 
                                            artisans bouchers charcutiers ou boulanger et pâtissiers .

                                            Deux exemples précis Mulhouse , il y a quarante ans , des bouchers 
                                            boulangers , crémiers , droguistes , patissiers , vitriers etc … il 
                                            y en avait à foison .

                                            Dans cette ville il existe encore un seul vrai boucher situé dans 
                                            la rue du manège et où on trouve une large gamme de la 
                                            boucherie et charcuterie traditionnelle . 

                                            Un seul vrai  boucher pour une ville de presque 150 000 habitants .


                                            Des boucheries hallali oui , et des boucheries de grande distribution 
                                            industrielle oui . Dans les halles de Mulhouse des boucheries avec 
                                            des vendeuses voilées , à côté d’ un Italien et ses jambons San Daniele .

                                            Moins de dix petits artisans boulangers .

                                            D ’ accord que dans certaines grandes villes c ’est autrement .

                                            Mais le petit commerce a été abattu en plein vol par les différents
                                            scuds lancés  par les ayant-droit du capital , les ayant-droit du code 
                                            du travail , Urssaf  RSI et autre 


                                            De Profondis .



                                          • Fergus Fergus 18 août 2014 19:05

                                            @ Rocla.

                                            Un constat implacable que l’on retrouve malheureusement dans beaucoup de villes ouvrières.


                                          • rocla+ rocla+ 18 août 2014 20:41


                                            Il n’ y a que les niqués grave de la tête pour croire que lorsqu’ on 
                                            part en apprentissage à l’ âge de 14 ans c ’est pour voter ceci ou cela . 

                                            On est dans le fournil et on apprend un des plus beaux métiers du monde .

                                            Pétrir façonner enfourner , entendre la musique du pain sortant du four 
                                            le porter au magasin , fier comme un bar-tabac . 

                                            La politique rend fou , même sur des iles de beauté .

                                            Faut être débile de chez décérébré pour penser à voter à l’ âge de 
                                            14 ans . 

                                            Comme quoi le monde tourne à la folie douce avec des énergumènes 
                                            du genre .

                                          • alinea alinea 18 août 2014 21:49

                                            Absolument d’accord sampiero ; et les paysans, pareil !! Comment on les appelait : des poujadistes ??
                                            Ces gens-là n’étaient pas politisés ; les gens de droite ne sont pas politisés ; être politisé ça veut dire avoir conscience de notre vie commune et de nos intérêts communs !!


                                          • rocla+ rocla+ 18 août 2014 14:58

                                            les promos pas les promis .


                                            • cevennevive cevennevive 18 août 2014 18:30

                                              Bonjour à tous,


                                              L’une de mes cousines qui vante le pain de campagne de son boulanger, (très beau d’ailleurs, bon... C’est une autre histoire, je trouve qu’il est amer) m’a donné ce printemps un sac de légumes fanés pour les lapins. Ce sac de papier était un sac de farine venant de son boulanger.

                                              Voici la composition de la farine (prise sur le sac) : (n’oubliez pas que c’est une boulangerie artisanale, réputée pour son pain de campagne...)

                                              - Farine de blé - Gluten de blé - farine maltée -Enzymes - Antioxygène : acide ascorbique -
                                              - Farine de fèves : 2 % - Hemicellulase - Amylase fongique - AA 300

                                              Brrrrr ! Je ne connais pas tous ces additifs, mais cela ne me donne pas l’envie d’en manger.

                                              Je fais mon pain depuis des années, tous les 4 ou 5 jours (plus si j’ai des invités), et désormais, c’est pour moi un geste comme un autre. Je le faisais aussi lorsque je travaillais.

                                              Ma composition : farine de blé, sel, levain, deux morceaux de sucres... Quelquefois, ajout d’un peu de beurre ou d’huile d’olive. Cela me revient à 1 euro le kg si je le cuis dans la cuisinière à bois, et 1.17 euros si je le cuis dans le four électrique.

                                              Quant au pain coréen, il ne peut pas être plus mauvais que les mauvais pains que l’on trouve dans certaines boulangeries.

                                              Il en est de même pour tout. Acheter la nourriture toute prête est inepte et parfois dangereux.

                                              Bonne soirée à tous.


                                              • Rincevent Rincevent 18 août 2014 19:14

                                                Pour vos additifs, avantages et inconvénients, c’est là : http://machine-a-pain.fr/recette/103/additifs-boulangerie-alimentaire-pain-.html


                                              • Fergus Fergus 18 août 2014 19:24

                                                Bonjour, Cevennevive.

                                                J’ignore ce qu’est l’AA 300. Mais a priori il n’y a pas de problème à attendre de l’hémicellulase et de l’amylase fongique qui sont des enzymes au même titre que celles qui sont présentes naturellement dans les céréales. Qui plus est, ces enzymes se détruisent à la cuisson.

                                                En conséquence, je ne sais pas s’il est problématique de consommer ces composants de la fabrication du pain, mais il n’est pas sûr qu’il y ait lieu de s’en inquiéter. Cela dit, autant éviter de se poser la question en faisant effectivement son pain, si l’on maîtrise la technique.


                                              • rocla+ rocla+ 18 août 2014 18:44

                                                Voila qui est dit .



                                                Acheter la nourriture toute prête etc …

                                                En ce moment j’ ai beaucoup de pommes .

                                                Dans une poêle mettre un morceau de beurre et mettre 
                                                dedans des moitiés de pommes pelées et trognon ôté , rotir et cuire 
                                                une quinzaine de minutes de chaque côté  réserver dans une assiette 
                                                et dans la poêle  étaler 100 gr de sucre , caraméliser puis décuire avec 
                                                 le jus d’ une orange pressée , bien laisser fondre le caramel blond 
                                                et arroser les pommes avec .

                                                Avant de déguster arroser d’ un bon calva . 

                                                Mille fois meilleur que n’ importe quel assemblage douteux d’ un rayon
                                                de super U Uniprix Monoprix Saloprix .

                                                • Fergus Fergus 18 août 2014 19:26

                                                  @ Rocla.

                                                  On ne peut qu’être d’accord avec cette conclusion. Et regretter de ne pas avoir à déguster cette succulente préparation en dessert !


                                                • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2014 19:09

                                                  Bonjour Fergus, 


                                                  En attendant, et pour sourire un peu, disons que le comble pour les boulangers coréens serait de se faire traiter de « bâtards » par les artisans français victimes d’une offensive difficile à brider !« 

                                                  Amusant comme conclusion. 
                                                  On mange moins de pain.... première chose qu’il faut savoir.
                                                  Nos boulangers ne sont pas coréens (mais je ne les connais pas tous). Ici, c’est souvent multinational avec une prépondérance avec la provenance d’Afrique du Nord. 
                                                  Dernièrement, je parlais de chocolat. En fait, ce n’était pas le premier. Le chocolat dit belge a dû s’accorder avec la mondialisation comme le reste.
                                                  Y a-t-il des »bâtards« pour les clients ? C’est-ça la question à se poser et non pas par les artisans français.
                                                  Tout change, tout évolue en fonction du client qui ne veut plus payer pour ce qu’il mange, pour ce qu’il consomme.
                                                  Les habitudes de consommation ont totalement changé. 

                                                  Les soldes de juillet ont été en dessous de tout. Pourtant les pourcentages atteignaient les 70% dans la confection.
                                                  La réponse au pourquoi ?
                                                  Parce que le consommateur n’estimait pas qu’il était nécessaire de changer. 
                                                   »Je ne vais pas stocké à la place du vendeur.
                                                  C’est la crise Monsieur.
                                                  Puis ce que je dépense, je ne peux le faire dans d’autres occasions. 
                                                  J’ai plus besoin d’une semaine de vacances, Monsieur."

                                                  • L'enfoiré L’enfoiré 18 août 2014 19:23

                                                    Je crois qu’en France, vous croyez toujours vivre sous les frontières de l’hexagone.

                                                    Les médias dont Internet ont changé la donne.

                                                    Des distributeurs de pains, avez-vous cela à Paris ;
                                                    Vous savez ce machin dans lequel on met quelques tunes, qui est ouvert 24h/24 et fait sortir ce qu’on appelle un pain français (pardon, une baguette), un pain carré et parfois des pistolets (pardon, des petits pains ronds)

                                                  • Fergus Fergus 18 août 2014 19:37

                                                    Bonjour, L’enfoiré.

                                                    Il est incontestable que le climat de crise et les difficultés financières qui vont avec sont pour beaucoup dans l’évolution des comportements consuméristes.

                                                    Que la confection soit touchée est un grand classique du genre. Ce qui est plus étonnant, et à certains égards inquiétant car cela montre l’ampleur du phénomène, est que la nourriture soit à son tour impactée de manière significative.

                                                    Merci pour cet intéressant lien sur le chocolat.


                                                  • rocla+ rocla+ 18 août 2014 19:35

                                                    Et celui qui ne sait pas manger un vieux crouton de pain rassis 

                                                    ne devrait pas avoir droit à du bon pain frais .

                                                    Ce que me disait le père de mon patron d’ apprentissage . 

                                                    Et secundo :

                                                    Ce qui est pas bon , c ’est de n’ avoir pas de pain .

                                                    • Fergus Fergus 18 août 2014 19:54

                                                      @ Rocla.

                                                      Lorsque j’étais gamin, j’adorais manger du pain rassis : croquer dans le morceau, parfois en s’y reprenant à plusieurs reprises tant il était dur. Ensuite, laisser doucement la croûte, puis la mie, s’attendrir la bouche en libérant la saveur d’un bout de pain qui n’avait rien perdu de ses qualités. Un petit moment de bonheur simple.


                                                    • Pie 3,14 18 août 2014 20:18

                                                      Pourquoi faudrait-il déplorer l’arrivée de cette chaine coréenne ?

                                                      Il y a longtemps que les boulangeries artisanales sont confrontées à la concurrence. Les grandes surfaces, les chaines et franchises, la mode du pain maison ont obligé les artisans à s’adapter. Ceux qui survivent et parfois en vivent très bien sont montés en gamme et proposent un produit de qualité, d’autres profitent d’un bon emplacement ou d’une rente de chalandise ( ils sont seuls dans un coin paumé). Il y a moins de boulangeries qu’avant, comme tous les commerces de bouche car la grande distribution rafle l’essentiel du marché mais il y a beaucoup plus de boulangers qui gagnent correctement leur vie que dans le passé.
                                                      L’arrivée de 100 ou 200 magasins coréens ne changera pas grand chose.

                                                      De plus ces magasins fournissent du travail à des français. Personne ne trouve choquant qu’une entreprise française produise des pizzas ou des plats asiatiques. pourquoi regretter que des asiatiques produisent du pain français ?
                                                      La mondialisation de la nourriture est déjà ancienne. On trouve des croissants et des baguettes au Viet-Nam, Cambodge, Laos ( because colonisation française), les marques au nom exotique appartiennent souvent à des multinationales ( Suzi Wan, c’est le groupe Mars). C’est aussi la mondialisation qui nous donne accès à une nourriture beaucoup plus variée que dans le passé.

                                                      Le développement économique de l’Asie entraine des changements alimentaires profonds. Les asiatiques se mettent au pain,aux viennoiseries, aux laitages etc...
                                                      Les produits français sont recherchés et cela profite à nos entreprises. Par exemple, le premier fabricant de levure dans le monde est français. Logiquement, ces groupes qui diffusent notre mode de vie arrivent sur notre marché. Qu’ils soient coréens, japonais ou chinois ne les rend pas plus menaçants que les autres pour le commerce artisanal. Ces chaines dont la vocation est d’occuper les centres urbains sur des emplacements de fort passage ne feront pas disparaître le bon artisan.

                                                      L’article nous refait le coup de l’invasion asiatique ( un thème récurrent depuis les années 60) sur un produit sensible car patrimonial. On devrait plutôt se réjouir de constater que la France joue un rôle important dans la mondialisation culinaire car plus un mode de vie est copié, plus il met en valeur l’original et profite à son développement économique.


                                                      • Pie 3,14 18 août 2014 20:39

                                                        En parcourant le fil, je vois que la plupart des commentateurs donnent leur définition du bon pain ou parlent de recettes.
                                                        C’est bien un trait de notre culture où la bouffe est un sujet sérieux que chacun partage. Il n’y a pas beaucoup de pays dans le monde où c’est le cas ( peut-être l’Italie, le Japon et quelques autres).

                                                        Plutôt que déplorer l’arrivée des coréens, réjouissons nous qu’ils nous copient.


                                                      • Fergus Fergus 18 août 2014 20:40

                                                        Bonsoir, Pie 3,14.

                                                        Non, je ne refais pas le coup de l’invasion asiatique. Vous pourrez vous en convaincre en lisant mes commentaires dans ce fil. Le danger que je souligne, ce n’est évidemment pas le fait que Paris Baguette soit coréen, mais le fait qu’il s’agisse d’un groupe industriel à fort potentiel financier capable, de ce fait, de contribuer à faire disparaitre de nombreux artisans si le succès est au rendez-vous. Cela dit, j’ai tempéré ce risque dans un commentaire en mentionnant qu’il est probable que les promoteurs coréens feront appel à des professionnels français.


                                                      • Pie 3,14 18 août 2014 20:54

                                                        Bonsoir Fergus,

                                                        Admettez que la menace de ce groupe n’est pas pire que celle d’autres puissants comme la chaine Paul ou la franchise Mie Caline qui sont présents depuis des années.
                                                        De plus, la boulangerie artisanale résiste plutôt bien comparée à beaucoup d’autres commerces de bouche.
                                                        Dans ce domaine, la qualité est un gage de survie et c’est tant mieux pour le consommateur.


                                                      • Fergus Fergus 18 août 2014 22:39

                                                        @ Pie 3,14.

                                                        En fait, nul ne sait si cette menace sera plus grande que celle qui résulte des chaînes déjà implantées. Fin 2012, le chiffre d’affaires des industriels de la panification était, selon le syndicat des boulangers-pâtissiers, de 10 % du total. Un chiffre en progression de 3 % par an. Le groupe coréen peut accélérer cette tendance lourde s’il met en œuvre la même stratégie que celle qu’il a utilisée en Asie et aux Etats-Unis grâce à sa puissance financière.

                                                        D’accord avec vous, d’autres métiers de bouche sont encore plus menacés. C’est notamment le cas des boucheries et des poissonneries qui se raréfient très rapidement. Ira-t-on, sauf dans les quartiers centraux des métropoles, vers une disparition quasi totale de ces commerces, sur le modèle britannique ? Ce n’est pas souhaitable pour tous ceux qui sont attachés à une certaine qualité de ces métiers.


                                                      • Le Gaïagénaire 18 août 2014 20:18
                                                        @ Fergus et autres,

                                                        Je vous présente mon « boulanger » favori :

                                                        http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2013-2014/chronique.asp?idChronique=325048

                                                        Pour contourner l’État, il doit « donner » son pain.

                                                        Bon appétit.


                                                        • Fergus Fergus 18 août 2014 22:43

                                                          Bonsoir, Le Gaïagénaire.

                                                          Merci pour ce lien. Je n’ai malheureusement pas la possibilité dans l’immédiat de prendre le temps de l’écoute, mais je le ferai dès que j’en aurai le loisir, les personnes comme ce « vieux sage » étant toujours d’excellent conseil.


                                                        • Le Gaïagénaire 19 août 2014 16:20

                                                          Fergus (---.---.---.245) 18 août 22:43

                                                          Bonjour, Fergus,
                                                          J’ai craint être hors sujet, mais au deuxième degré, l’État par l’Éducation Nationale est un très mauvais « boulanger ». L’école cuit du pain congelé.


                                                          Faire son propre pain cela signifie la révolution intérieure ce qui nous affranchie, comble un vide qu’aucun pain si bon soit il n’assouvira.

                                                          Ce « vieux sage » et sa conjointe ont pétrie trois filles-pain en dehors du système scolaire dont une, Dierdre : http://leandrebergeron.com/deirdre-en-france/ 

                                                          donnera une série de conférences en automne 2014 chez vous en France.. C’est un levain nouveau qui fait renaître l’espoir dans l’inhumanité actuelle.

                                                        • Fergus Fergus 19 août 2014 18:55

                                                          @ Le Gaïagénaire.

                                                          Un grand merci pour cette information. A suivre...


                                                        • rocla+ rocla+ 18 août 2014 20:59

                                                          Ce qui serait bien sur un fil de ce genre c ’est l’ avis non pas 

                                                          que des consommateurs , mais aussi l’ avis de ceux qui ont 
                                                           ouvert un jour un magasin . 

                                                          On aurait un son de cloche à l’ intérieur du sujet .

                                                          Il n’ y a personne du tout pour en parler .

                                                          On parle donc un peu d’ une façon unilatérale .

                                                          • Pie 3,14 18 août 2014 21:40

                                                            Je ne suis pas boulanger mais j’ai une cousine qui tient une boulangerie depuis 30 ans du côté de Bergerac.

                                                            Bonne commerçante, mari bon boulanger pâtissier, bon emplacement sur une route passante.
                                                            Ils ont maintenant 10 employés, ont fait des investissements immobiliers, possèdent un fond de commerce très cher et comptent prendre leur retraite bientôt vers 55 ans...

                                                            Ils ont travaillé dur, ont eu un peu de chance et gagnent sans doute cinq fois plus que moi. Tant mieux pour eux, ils ne sont peut-être pas représentatifs de l’ensemble mais prouvent qu’on peut très bien gagner sa vie dans le secteur.

                                                            Maintenant, en tant que consommateur, je vois que les bonnes maisons prospèrent, les mauvaises tiennent si elles sont bien placées.


                                                          • Fergus Fergus 18 août 2014 22:50

                                                            @ Rocla.

                                                            Oui, il est dommage que des professionnels n’interviennent pas sur le sujet. Dommage...

                                                            Le témoignage de Pie 3,14 est intéressant car il montre que tous les artisans ne sont pas condamnés, même s’ils ne sont pas les meilleurs dans la mesure où ils sont bien placés. Et pour cause, l’emplacement est quasiment le principal vecteur d’un bon chiffre d’affaires.

                                                            Malheureusement, il en est beaucoup d’autres qui sont en réelle difficulté, du fait notamment des changements d’habitudes de consommation, comme cela a déjà été évoqué. 


                                                          • foufouille foufouille 19 août 2014 10:36

                                                            « Et pour cause, l’emplacement est quasiment le principal vecteur d’un bon chiffre d’affaires. »

                                                            pas vraiment si c’est un artisan boulanger, sa boulangerie sera toujours pleine. ça m’est arrivé de faire 30 km pour acheter mon pain.


                                                          • Fergus Fergus 19 août 2014 10:45

                                                            @ Foufouille.

                                                            C’est vrai mais cela reste des exceptions limitées à quelques artisans dont la renommé dépasse très largement les limites d’une commune. Ailleurs, même de bons artisans périssent s’ils ne sont pas très bien placés. Dans un autre commentaire, j’ai cité la désertification subite du centre-ville de Parthenay suite à l’ouverture d’un grand centre commercial en périphérie. Or, de tels phénomènes ont été, dans nombre de villes, à l’origine de la fermeture de nombreuses affaires artisanales qui bénéficiaient pourtant d’une bonne réputation.

                                                            Bonne journée.


                                                          • alinea alinea 18 août 2014 21:52

                                                            Eh bien Fergus, ton article et son succès prouvent que nous ne sommes pas encore complétement dégénérés !! Notre fonds d’intérêt, c’est quand même la nourriture !! Cela me ravit !! smiley


                                                            • Fergus Fergus 18 août 2014 23:06

                                                              @ Alinea.

                                                              En cela, nous sommes bien des Français !

                                                              Tous les articles qui traitent de la nourriture donnent en général lieu à de nombreux commentaires, ce qui prouve en effet que le sujet nous tient encore à cœur malgré les évolutions discutables de la société.


                                                            • alinea alinea 18 août 2014 23:38

                                                              Mais Alex, par qui ont-ils donc été élevés ces jeunes ??
                                                              Je vous jure que les miens mangent bio et fait maison, même quand ils étaient étudiants !! ( quand je dis les miens, ce sont « le » mien, et sa bande !!!!)
                                                              Quand on est vieux, on prend le temps d’en parler ; quand on est jeune, on vit, on agit !! mais on n’en pense pas moins !!


                                                            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 août 2014 23:50

                                                              Ne t’inquiète pas Alex, un jour les fils de pub nous vendront le concept de pain à boire, c’est couru d’avance.


                                                            • rocla+ rocla+ 19 août 2014 17:52

                                                              C ’est exactement ça Alex . 


                                                              L’ exemple du Mac DO est le bon .

                                                              Un copain traiteur avait dû fournir une colonie de vacances .

                                                              Il fait un jour des bonnes lasagnes faites maison avec sauce tomate
                                                              faite maison , bon fromage etc … la moitié des plats sont revenus 
                                                              presque pas touchés .

                                                              Il décida la semaine suivante de réchauffer des lasagnes industrielles 
                                                              Métro . Il eut un franc succès .

                                                              Ceux qui disent aller faire 30 km pour acheter une fois leur pain dans 
                                                              une boulangerie lointaine et prétendent que parce que une fois dans
                                                               l’année ce boulanger pourra survivre grâce à ce fait , 
                                                              ont une idée complètement erronée du commerce actuel . 

                                                              Ce qui fait l’ avantage d’ un commerce , c ’est 

                                                              un , l’ emplacement avec un parking 

                                                              deux , l’ emplacement avec un parking 

                                                              trois , l’ emplacement avec un parking . 

                                                              Ensuite il suffit d’ un achalandage de bonne qualité et d’ un accueuil
                                                               commercial sympa . 

                                                              Vous ne trouverez jamais un Mac DO en dehors d’ une grand zone de
                                                              chalandise . 

                                                              Le petit boulanger dans une rue centre ville voit sa clientèle mourir 
                                                              au fur et à mesure que passent les années .

                                                              Je parle d’ une petite boutique de quelques mètre carrés .




                                                            • Fergus Fergus 19 août 2014 18:54

                                                              @ Alex.

                                                              Entièrement d’accord sur l’exemple Mac Do.

                                                              @ Rocla.

                                                              Entièrement d’accord également sur la nécessité de disposer d’un bon emplacement (j’en parle ailleurs sur ce fil), mais aussi un parking suffisamment proche pour des clients qui, un peu partout, ne veulent plus se déplacer autrement qu’en voiture, Paris et métropoles régionales exceptées.


                                                            • rocla+ rocla+ 19 août 2014 07:47

                                                              Et cependant ce temps là sur 3 colis envoyés par Colissimo

                                                              le 11 Août un seul   est arrivé à destination . 

                                                              Un boulanger avec son magasin est entouré de multiple 
                                                              concurrence , doit faire face à des centaines d’ obligation concernant 
                                                              le code du Travail , les règlements de l’ Urssaf  les tribulations du RSI
                                                              alors que la Poste est un organisme sur le plan national incapable 
                                                              d’ honorer un simple contrat  où il faut payer par avance et dont 
                                                              l’ issue est  complètement  incertaine . 

                                                              Et le soir le boulanger regarde son rayon plein de pains invendus . 

                                                              Il y a comme une couille dans le système .

                                                              • foufouille foufouille 19 août 2014 10:39

                                                                « Et le soir le boulanger regarde son rayon plein de pains invendus . »

                                                                il débute ou vend du pain industriel ?


                                                              • gruni gruni 19 août 2014 08:02

                                                                Bonjour Fergus


                                                                « sans le béret et la marinière », dommage, le personnel doit-être mignon habillé comme ça. 
                                                                Merci pour cet article Fergus qui attire l’attention sur la mondialisation, comme déjà signalé dans certains commentaires sur cette page. Je remarque simplement que ce magasin Paris-baguette ne ce camoufle pas derrière une présentation qui ferait locale. Je remarque également que les consommateurs ne font généralement plus très attention à l’origine du vendeur, tout comme moi d’ailleurs. Ceci explique peut-être cela. La porte est grande ouverte !

                                                                .

                                                                • Fergus Fergus 19 août 2014 09:09

                                                                  Bonjour, Gruni.

                                                                  L’aspect du magasin est en effet sobre. ce n’est ni la boutique à l’ancienne avec, sur sa façade, des céramiques de scènes des champs ou d’épis de blé, ni le point de vente industriel, tantôt d’une redoutable froideur, tantôt reconnaissable à sa débauche de décors censés vendre une image « authentique ».

                                                                  Pour le reste, je suis persuadé comme toi, surtout dans ce quartier, que la majorité des clients n’aura pas l’ombre d’une idée de la nationalité des promoteurs.

                                                                   



                                                                  • Fergus Fergus 19 août 2014 18:48

                                                                    Bonjour, Brieli.

                                                                    « La confiture », j’aime beaucoup, et j’ai eu la chance de l’entendre (et voir) chantée en concert par les Frères Jacques.

                                                                    Merci pour ce lien très bien documenté sur la panification maison. Voilà qui pourrait être utile à quelques lecteurs de ce site.


                                                                  • brieli67 19 août 2014 19:07

                                                                    TROP DE SEL NaCl dans notre alimentation


                                                                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sel_alimentaire


                                                                    L’industrie agro-alimentaire , les métiers de « bouche » charcutiers, cuisiniers, fromagers, boulangers, résistent et refusent. Le sel sert surtouut pour retenir de l’eau et de gonfler le poids.
                                                                    cf nos jambons.

                                                                    pour le sel caché !

                                                                    Avec une MAP - machine à pain/s pour du pain de mie ou du pain brioché
                                                                    vous faites vraiment du bien à votre santé.


                                                                    • Fergus Fergus 19 août 2014 19:47

                                                                      @ Brieli.

                                                                      L’utilisation du sel pour augmenter la rétention d’eau et par conséquent le poids des aliments est un truc désormais bien connu. Il a toutefois pris une ampleur sans précédent durant les dernières décennies.

                                                                      Le sel (le bon, pas les ersatz industriels) n’est pas recommandé pour la santé, mais il donne une telle saveur aux aliments que cela ne peut que ravir les gens qui, comme moi, en sont des inconditionnels. D’où mon goût pour les charcuteries et les fromages forts en goût et plutôt un trop salés. Mais je ne suis pas un bon exemple en la matière.


                                                                    • brieli67 19 août 2014 19:37
                                                                      Les Maeder --- du 68 comme Roger ROCLA gâtaient Chichi



                                                                      La baguette c pas du pain !
                                                                      - on déguste la croûte tiède et la mie pour le moineaux !

                                                                      La version mini « Ficelle » est presque toujours ratée trop sèche, trop dure.

                                                                      En fin de cuisson, l’artisan badigeonne avec de l’eau salée.....

                                                                      Chez les Pôôôôô..............
                                                                      ça se sent 30-40m de leurs terminaux ( même avec des Chinois au four)

                                                                      un jet- nébulisation d’aromates + :- synthétiques et artificiels pour donner du peps à leu/rres wiennoiseries— l’arnaque qui fait saliver la clille.



                                                                      • Fergus Fergus 19 août 2014 19:50

                                                                        @ Brieli.

                                                                        Personnellement, je ne connais pas cette boulangerie. Il est vrai que je n’achète jamais de produits alimentaires du côté du boulevard Haussmann.

                                                                        L’emploi d’aromates est également un classique. Et pas seulement dans la boulangerie. Le fait est que ça sent l’arnaque.


                                                                      • brieli67 19 août 2014 20:27
                                                                        pour localisme invétéré 

                                                                        TARTE Fambée


                                                                        note : en 1965 ces dames ont fait passer la tarte /brieli de la cour de ferme à l’auberge
                                                                        sans lard et plein d’huile de colza qui dégoulinait de la portion.

                                                                        En fait , ce plat est bien daté et n’existait que dans le hinterland "protestant-luthérisé de Strasbourg - tout le reste du story telling.
                                                                        Magnanime après la Guerre des Paysans, la Ville libre de Strasbourg a supprimé les structures banales et permis la construction de cabanons à four à distance des fermes à colombage, recouvertes de roseaux.

                                                                        • Fergus Fergus 20 août 2014 10:06

                                                                          Bonjour, Brieli.

                                                                          Je ne crois pas que j’apprécierais cette recette de flammeküche. Trop de crème et de fromage blanc pour moi. Mon épouse en revanche en raffolerait certainement !


                                                                        • smilodon smilodon 20 août 2014 22:11

                                                                          Moi qui vit à l’année à « biscarrosse » (40600), pour ce qui est du pain, y’a rien à dire !.. On a que des bons boulangers, bien blancs de peau et rose sur les joues !... Bref, mis à, part les « cuiseurs » de pâte du super U ou leclerc, y’a des mecs qui vous font des pains à tomber par terre !... Des vrais « boulangers », des artistes (artisans), c’est pareil !... Goûtez-donc une « baguette tradition » de chez le « boulanger du centre-ville » (j’veux pas dire son nom) !... Vous m’en direz des nouvelles !....Ceux qui connaissent, savent !...? Un délice !...... Les « biscarrossais » de souche ou de passage sauront aussi !... C’est BON le pain, quand c’est fait par des gens qui l’aime !..... On s’en régale ici !...... Même si je ne sais pas le faire, croyez-moi, je sais le manger !..........Adishatz.


                                                                          • Fergus Fergus 21 août 2014 09:05

                                                                            Bonjour, Smilodon.

                                                                            Vous avez de la chance car ce n’est pas le cas partout, hélas !

                                                                            Du bon pain, la tranquillité des étangs, le parfum des pins dans la forêt, la rumeur de l’océan, que demander de mieux ?

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