Je pense que vous n’avez pas saisi le commentaire.
Pour qu’il y ait diffamation il faut que les faits allégués soit réels, portant atteinte à l’honneur de la personne visée, rapporté de manière trompeuse (hors contexte) et sans bonne foi.
Comme vous l’avez si bien précisé, on ne se confie pas à un journaliste sans être conscient du problème. Surtout lorsque l’on cotoie les milieux politiques et journalistiques depuis longtemps. Et ce seul argument aurait faire cesser la procédure.
On rappelle alors que c’est à l’accusation d’apporter la preuve de la diffamation, et qu’ensuite seulement le journaliste se défend en apportant ses propres preuves. Mais pouvait elle amener des éléments sérieux pouvant laisser planer le doute ? Sans ces éléments, le juge aurait débouté la plaignante qui "n’apporte pas de preuves suffisantes alléguant les propos diffamatoires" (pour reprendre la formule habituelle).
On pourrait aussi se poser la question de la plainte pour procédure abusive qui aurait pû en résulter.
La voie civile, elle, est ouverte par la divulgation des faits, sans le consentement de l’intéressé, donc une atteinte potentielle à sa vie privée. A nouveau, problème : peut on se défendre correctement d’une violation de sa vie privée lorsque l’on raconte celle-ci volontairement à un journaliste, en étant conscient de la divulgation probable de celle-ci ? A nouveau encore, ce seul fait peut entrainer l’abandon de la procédure, la plaignante, avertie par ses avocats, risquant d’être condamné aux dépens, avec éventuellement des DI pour procédure abusive.
Mais que vient faitre l’ordre public ici ????
Jusqu’à preuve du contraire, ce livre ne met pas en danger les libertés de chacun. Le conflit ne concerne pas un journaliste contre la nation, contre le peuple. Ce n’est pas un conflit entre deux personnes privées, mais enfreignant des règles d’ordre public (genre un bar qui décide de passer de la musique à fond dans la rue, ce qui est un trouble à l’ordre public). Comment justifieriez vous un trouble à l’ordre public ????????
Comme l’interlocuteur précédant le disant, vous avez ignoré des aspects des procédures judiciaires. Contrairement à ce que l’on voit dans les séries, on ne peut pas "attaquer en justice" n’importe qui sur n’importe quel accusation sans disposer d’un certain nombre d’éléments Sous peine de devenir l’arroseur arrosé.
Pour compléter, signalons tout de même que le canton d’Owald compte moins de 33000 habitants.
Il n’est pas aisé de comparer la politique fiscale d’un canton de 33000 habitants et celle d’un canton comme Vaud ou Genève. Alors avec un pays de 64 millions d’habitants.....
Lorsqu’on refinance un prêt, on le fait toujours, des deux côtés de l’Atlantique, en se basant sur ce qui reste à payer.
Mais ...
Le système américain (mais c’est valable aussi dans d’autres pays, comme l’Allemagne ou la Suisse) est plus permissif en terme de prise de risque pour le prêteur et pour l’emprunteur.
En France, il est très difficile d’emprunter pour un achat immobilier, si votre endettement devait dépasser 33%. La banque peut prendre le risque, dans une certaine mesure, parce que vos revenus vont augmenter ou que le bien acheté va prendre de la valeur, et donc garantir le prêt.
Bref, c’est un problème de garantie. Si je dispose d’un bien valant 200000$ à la date D, la banque évalue mon risque et me propose un taux adapté. Si, à la même date, et avec les mêmes revenus, j’arrive avec comme garantie un bien valant 400000$, les conditions ne sont plus les mêmes puisque je présente une meilleure garantie.
C’est exactement le mécanisme dont parle JDCh.
Au bout de 3 ans, le bien vaut plus cher et le foyer gagne plus. Le bien ayant une valeur supérieure, il garantit plus facilement la banque de revoir son argent, pour tous les prêts en cours (y compris consommation, carte de crédit, etc... puisque tout est adossé au bien immobilier).
Donc, le risque d’un non remboursement chute. Attention, je parle d’un non remboursement pour la banque. Mais l’emprunteur peut conserver des soucis de mensualités. Simplement le bien suffit, en cas d’incident de paiement, à rembourser l’intégralité des dettes du foyer, ce qui n’est pas le cas initialement.
Le dossier étant meilleur, pluys sécurisant pour la banque, elle pourra lui proposer un prêt classique en remplacement de son prêt à risque, et même un taux meilleur puisque la prime de risque disparaît.
Bilan : le taux diminuant, les mensualités baissent.
Pb : tout cela suppose que le bien progresse, et que les revenus progressent. Lorsque la valeur du bien ne progresse pas, le dossier ne s’améliore pas. Et lorsqu’arrive le basculement du taux (taux faible sur 3 ans, taux fort sur le reste), comme le dossier ne permet pas de renégocier le prêt, ça coince.
« les droits voisins ne sont parfois pas payés dans la vente online. »
Tout dépend de ce que vous mettez dans les droits voisins. Si, comme les majors le rappellent, les droits voisins inclus les droits du producteur au sens enregistrement et arrangement de l’album, et pas dans sa partie fabrication, distribution du CD, alors si, les droits voisins sont payés.
Ce qui n’est parfois pas payé, ce sont les droits des artistes (donc les interprètes principalement) qui sont définis par les contrats de production, lesquels ne prennent pas nécessairement en compte les ventes en ligne.
Mais le producteur, lui, touche toujours sa part (du lion)...
Cela dit, je ne suis pas sûr que la marge d’Apple soit nulle. En effet, si je veux bien croire que les majors ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour que le prix d’un « CD » en ligne et du CD réel soient proche, elles ne peuvent justifier auprès d’un Apple des marges qui sont normalement celles du distributeur initial de CD. Ces marges devraient logiquement être celle d’Apple. Je doute qu’Apple n’ait pas eu le poids d’imposer une marge minimale lui permettant de vivre. Il faudrait, pour cela, regarder les bilans de la branche iTunes.
J’ai lu cet article. Mais, comme souvent en matière d’économie, le Canard fait quelques raccourcis.
Il est, non pas erroné, mais trop peu explicatif du fonctionnement des banques. Le point sur lequel il est complètement faux, c’est qu’il prétend que les banques ont pris l’habitude de sortir des créances depuis 90. En fait, c’est beaucoup plus ancien.
Les banques doivent disposer d’une réserve de liquidités en concordance avec leurs engagements à risque (donc les crédits). C’est ce fameux ratio, proposé en 89, et renforcé dans les accords de Bale 2.
Ce ratio n’a pas été assoupli. Mais il se base sur le risque porté par la banque. La banque doit se débarasser du risque pour améliorer son ratio. En clair, elle filialise le risque, ou elle en fait un placement qu’elle vend (ce sont les acheteurs qui portent le risque et donc la perte d’argent réelle).
Pour pouvoir continuer à vendre du crédit, et du crédit à risque plus rémunérateur, elles ont utilisée cette astuce. Là, le Canard a, techniquement, raison. Les créances correspondantes sortent du bilan. Mais en fait le risque complet sort du bilan, puisque ce n’est plus la banque qui a prêté l’argent, mais les investisseurs sur ces produits complexes.
Dans cette histoire, celui qui perd le capital, c’est l’acheteur de ces placements. Là où l’histoire devient tordue, c’est que ces banques ont mis en place, coté gauche, ce système pour diminuer leur exposition aux risques (donc se protéger) via leur division Crédit, et ont acheté, cote droit, les produits risqués des banques concurrentes (donc se sont repris un autre risque) via leur division Placements. Ces investissements sont fait, non pas sur la réserve (on ne doit pas toucher au ratio), mais sur les liquidités libres.
La règle est toujours en vigueur. Le reste, c’est de la compta principalement, de la dépréciation d’actifs. Or ces actifs n’entrent pas dans la définition des réserves (sinon on serait vraiment très très mal). C’est la même chose qu’un individu qui achète un appart et voit le mois d’après que son appart vaut 20% de moins. A-t-il perdu de l’argent ? oui et non. Oui parce qu’il a trop payé pour son appart, non parce qu’il n’a pas vendu donc qu’il n’est pas encore sur qu’il a perdu cet argent .
Les banques, elles, doivent intégrer dans leur compte cette perte en prévision (gestion du risque), et faire en sorte que leur bilan reste suffisant pour que la banque tourne (BFR principalement). Si elles perdent vraiment, cette perte ayant été comptabilisée en avance, ca ne change rien, si elles ne perdent pas vraiment, par exemple parce que les taux baissent et permettre aux emprunteurs de continuer à rembourser leurs crédit, alors elles intégreront ces remboursements en résultat exceptionnel.
Reste que le ofnd de la crise n’est pas d’ordre économique, mais de ressenti : les banques ont peur que les banques emprunteuses sur le marché interbancaire ne sont pas capable de payer leurs échéances, les investisseurs ont peur de voir la banque TOTO impacté parce qu’elle a en toute discrétion investit dans ces fonds risqués, ...
On ne sait pas qui va réellement perdre de l’argent, donc dans le doute, tout le monde trinque.