"Les créanciers seront de ce fait encore moins remboursés qu’auparavant,
ce qui risque de les inciter à multiplier les recours.«
Pas évident. Avec la mise en place (enfin) de l’arrêt des poursuites dès la dépose du dossier de surendettement, les créanciers devraient chercher une solution de sortie plus rapide. Inutile de faire trainer puisque pendant l’étude du dossier (et des recours), les prêts ne sont plus remboursés ni ne génèrent d’intérêts, frais, etc ...
Cela devrait aussi nous aider à anticiper les dossiers de surendettement et à négocier en gré à gré avec les créanciers des solutions plus propres pour les deux parties. Pour éviter un risque de non remboursement pendant l^étude du dossier, certains créanciers seront prêt à envisager des solutions alternatives qu’actuellement ils refusent souvent.
Il est par exemple très difficile d’expliquer à un banquier que son client, qui a du mal à rembourser son prêt voiture, serait plus à même de rembourser tout court si ce banquier acceptait d’opérer un rachat des 3 crédits conso à 19% du même client dans une filiale revolving de la meme banque.
Alors que le lissage des mensualités ainsi obtenue rend la charge supportable pour cette personne.
Peut être que la menace d’un arrêt des poursuites sur 1, 2 ou 3 ans en fonction des créanciers et de leurs recours, sera suffisant pour faciliter la négo préalable, et les sorties d’endettement à coût minimum pour le débiteur (un refinancement en prêt classique des prêts »carte de magasin" c’est toujours bon pour lui, mais ca reste très dur à obtenir).
Mais je suis peut être un peu trop optimiste pas dépit de la situation actuelle (vu le nombre de dossier qui tombe en ce moment, il y a de quoi)
Je vous suis parfaitement sur ce point. Sur les 30 millions de titulaires, la plus grande partie à une AV faible (quelques millliers d’euros).
Mais doit-on supprimer un produit au prétexte que des riches l’utilisent ? Dans ce cas supprimons les livrets A, LDD, CEL, PEL aussi.
Il serait mieux de se poser la question non pas de l’existence de l’AV, qui n’est pas un produit destiné aux riches, mais un produit tout court, mais celle bien plus légitime de la fiscalité de l’AV, dont l’avantage devrait être dégressif.
Ca, ce serait une question parfaitement légitime.
Mais taper comme cela sur « les détenteurs d’AV », en les considérant d’office tous comme « des riches » (ce qui laisse penser à un sous entendu de type salaud de riche), c’est un peu trop caricatural à mon goût.
J’ai dit que les réserves fractionnaires permettent aux banquiers de se contenter d’un intérêt plus faible tout en vivant que sans les réserves fractionnaires. Si vous avez besoin d’avoir une rendement de 15% sur vos capitaux, si vous prêtez x ou 10x, vous n’avez pas le même besoin pour compenser votre poids mort.
Dans le cas des subprimes, les taux étaient élevés parce que les emprunteurs étaient insolvables. La prime est donc très forte. Lorsque le marché s’est retourné, les banques ont saisi les biens pour détruire l’argent créé lors du prêt. Mais comme la valeur des biens étaient très en deçà de la valeur d’amortissement des prêts, elles ont dû passer sur leurs fonds propres les pertes correspondantes.
Les maisons ont été payés avec de l’argent temporaire (prêt) qui n’a pas été remboursé : donc saisi du bien et reboursement du prêt par la banque.
Libre à vous de vous passer de votre banquier. Ca n’a rien d’obligatoire. Il propose un service qui ne vous convient pas, ne souscrivez pas ce service.
Désolé mais je ne vois pas le lien entre une loi américaine interdisant qu’un groupe exerce simultanément les méteirs de banque de détails, d’affaire et d’investissement, et une loi francaise demandant que ces métiers soient filialisés, mais puissent continuer à appartenir au même groupe.