« mais il a bien gagner sur une somme qu’il avait pas »
Oui. Il a gagné les intérêts sur cette somme créée pour l’occasion. Qui sont, au passage, plus volumineux que s’il avait prêté uniquement ce qu’il possède.
Mais le fait qu’il puisse prêter plus lui permet aussi de demander moins, et dilue le risque de non remboursement, donc la prime correspondante.
« et ceux qui ont depenser cet argent, etait reel »
Techniquement, ils ont dépensé de l’argent qu’ils auraient eu plus tard. Et lorsquîls touchent plus tard l’argent qu’ils n’ont pas eu la patience d’attendre, ils le donnent au banquier qui le détruit pour compenser celui qu’il avait créé. Les intérêts (versés en sus) sont gardés et rémunèrent le banquier.
"disons qu’ils ont acheter 100€ de course ..... ces 100€, sont
toujours en circulation«
Les 100 qu’ils ont emprunté puis dépensé oui. Mais ensuite, ils ont touché leur salaire / pension / allocation, ont temboursé 100 euros au banquier, qui doit les détruire.
»en plus, il ne peut rien perdre en cas de defaut de paiement«
Si l’emprunteur ne rembourse pas et ne peut pas rembourser, le banquier est tout de même tenu de détruire la monnaie correspondante. La banque va alors tenter de récupérer le plus possible (huissier, procès pour les entreprises).
Mais dans certains cas, elle ne pourra jamais récupérer son dû. Elle devra alors assumer sur ses deniers propres la destruction de cet argent qui aurait dû être temporaire et qui circule parce qu’il a été dépensé.
Evidemment, l’essentiel des emprunteurs défaillant sera dans le cas »visite d’un huissier", parce que les banques organisent les prêts de manière à limiter ce risque. Mais le risque ne peut être annulé.
A noter que l’essentiel des emprunteurs qui recoit la visite d’un huissier la recoit parce qu’ils n’ont pas su anticiper leur propre risque de non remboursement (à leur décharge, ce n’est pas si évident de le faire) et n’ont pas pensé, pas eu le courage ou eu trop de pudeur pour appeler à l’aide plus tôt. Ce qui est bien dommage, parce que nombre des personnes que nous suivons dans le cadre de limite de surendettement auraient pû complètement éviter le surendettement avec l’aide adéquate.
On risque de lancer un débat sur la notion de riches que je préfèrerai éviter, mais ...
Avec plus de 30 millions de titulaires, il n’y a évidement pas que des riches. Malheureusement, les pas très riches sont essentiellement souscripteur d’AV bancaires, le pire des scénarios, parce qu’ils ne veulent pas passer par un conseiller compétent, mais payant.
Et les vraiment riches utilisent l’AV que comme appoint dans des stratégies de gestion de patrimoine bien plus intéressantes et diversifiées que le seul cadre de l’assurance-vie.
En Suisse, on a la première version de la capitalisation en obligatoire (la LPP ou 2ème pilier). Et on a le 3ème pilier qui peut être placé en bourse, et avoir des rendement de 10% certaines années, mais dont le rendement final est cadré par l’Etat, et correspond au rendement de la LPP (soit actuellement 2% minimum par an).
Au final, au pire, on a la solution 1, au mieux pour partie la 1 et pour partie la 2.