« et maintenant dites moi en quoi çà le rendrait non-crédible ? »
Je suis rarement d’accord avec Galuel, mais il met le doigt où ca fait mal.
Stilgitz faisait partie du conseil économique qui a poussé Clinton à faire passer les textes permettant finir le regroupement des activités de banque de détail, banque d’affaire, banque d’investissement, et qui a aussi poussé le gvt Clinton à faire passer des textes imposant de proposer des solutions de prêts aux particuliers non éligibles sur le marché prime. Ce qui a amené l’ouverture des prêts structurés (réservés au préalable à des investisseurs, des professionnels) aux commun des mortels : les subprimes.
Il a fait son autocritique sur le fonctionnement des banques, mais ne s’est pas particulièrement distingué, avant la crise de 2007, sur le thème des subprimes, et des risques qu’ils présentaient.
Techniquement, Stilgitz est un des pères fondateurs des mécanismes de la crise.
Ca dépend de ce qu’on appelle à poil : - excédent budgétaire de 2.7 milliards de CHF - dette totale (confédération, cantons, communes) ramené de 227 milliards de CHF (44% du PIB) à moins de 205 milliards en 2009 (40% du PIB) - un PIB qui devrait être aux alentours de -1%, lorsque tout le monde attendait -2.5%. - une pression fiscale en diminution
La Suisse se paye le luxe d’arriver à diminuer ses dépenses sans foutre dehors ses fonctionnaires (mais en ne remplaçant pas tous les départs) et surtout en maintenant et même en développant les services publics.
Leur recette : améliorer la productivité de l’Etat. Par exemple, il y a une énorme informatisation des services, en cours actuellement, un partage d’information entre services pour limiter la paperasserie redondante, la numérisation à outrance des documents, ce qui permet de travailler sans se trimbaler des dossiers de 2/3 kg, un accès en ligne à une nombre de plus en plus importants de démarches, de renseignements, etc...
"une derniere chose,si la suisse s’en sort citoyen,c’est bien parce que
’cest un paradis fiscal«
Juste pour info, en Suisse, la pression fiscale pure est de 31%, en excluant la Lamal (assurance maladie qui est obligatoire, mais n’est pas une administration fédérale ni cantonale, puisqu’elle repose sur des assurances privées).
De là à en faire un paradis fiscal »où on ne paye pas d’impôts« comme le veut la légende ...
Si on inclut les services payants de l’administration (et oui, en Suisse, certaines démarches administratives sont payantes, et comme ce ne sont pas des taxes, ca n’entre pas dans les statistiques des prélèvements étatiques) et la Lamal, on passe à une »pression fiscale" obligatoire de plus de 38%. Soit plus que l’Espagne, l’Irlande, l’Islande, pas très loin de l’Allemagne.
Les revenus de la confédération sont à 38% issus de l’impôt direct/anticipé, à 32% de la TVA. Les cotisations sociales représentent moins de 10% des recettes de l’Etat et des administrations publiques.
En clair, en Suisse on paye des impôts, et c’est le principal moteur des finances publiques, devant la TVA.
Je cite : "Singulier et pluriel
des mots empruntés : les noms ou adjectifs
d’origine
étrangère ont un singulier et un pluriel réguliers
: un zakouski, des zakouskis ; un ravioli,
des raviolis
; un graffiti, des graffitis ; un lazzi,
des lazzis
; un confetti, des confettis ; un scénario,
des scénarios ; un jazzman, des jazzmans,
etc. On choisit comme forme du singulier la forme la plus
fréquente,
même s’il s’agit d’un pluriel dans l’autre langue."
Je vous recommande de lire aussi les travaux d’un économiste sur l’équilibre des marchés, les relations intertemporelles, les théories quantitatives de monnaie, la maximisation de la consommation en fonction des taux et de la croissance, travaux qui ont, entre autres, initiés les travaux de Phelps et de Friedman, qui sont, ce me semble, les pères des mécanismes que vous dénoncez.
Vous avez une idée du nom de cet économiste français, qui a reçu le « prix Nobel » et qui est l’auteur de nombreux livres dont un que vous considérez comme particulièrement intéressant ?
"lorsque un établissement non financié achète une obligation à l’Etat,
c’est effectivement un transfert de monnaie.«
Et bien Objectif n’est pas d’accord avec vous.
»quand une banque, centrale ou secondaire, achète une obligation, il a
création de monnaie. (Modern Money Mechanics).«
Je conteste. Vous auriez la page où il est dit que la banque crée des fonds propres pour pouvoir acheter des OAT ?Je ne trouve rien sur les Federal Bonds (les OAT américaines) dans ce document.
La banque joue avec son propre argent et ne peut, en tout cas en Europe, pas s’autoemprunter.
Quand à emprunter sur les marchés pour acheter des OATS, c’est doublement stupide : le différentiel de taux rend une marge nettement inférieur au prêt direct par la banque à ses clients, tout en grévant sa capacité à financer ses clients.
Je n’y crois pas, mais si vous avez un document disant que la banque Truc a emprunté X milliards pour acheter des OAT, je veux bien le voir.
Pour les sources, ce qui est bien, c’est que je peux utiliser les mêmes que vous. ModernMoneyMechanics, par exemple, répond à votre »non« précédant sur le fait que la monnaie est un outil facilitant l’échange (tout au début du document), que ce qui rend la monnaie utilisable, c’est le fait qu’on a confiance dans le fait qu’un billet de 100 euros (ou un chèque de 100 euros) permettra un échange de ce montant là. Le même document rappelle aussi que la monnaie, initialement, est issue de richesses physiques, que les banques sont nées, initialement, par la fourniture de coffres pour stocker sa monnaie sonnante et trébuchante (or, pièces, pierres précieuses), puis qu’elles ont commencé à prêter cette monnaie physique, en garantissant au propriétaire légitime qu’il continuerait à pouvoir récupérer »son or« (la naissance de la réserve fractionnaire), etc ...
Ca vous convient comme source ?
J’ajouterai grignon, qui explique la même chose en fait, mais qui a un moment donné passe sous silence la monnaie issue de la richesse physique, comme si elle avait disparue du jour au lendemain. Pourtant, même aujourd’hui, si vous trouvez un kg d’or par terre, il sera monétisable (et fiscalisable). D’où ma remarque à Objectif sur le fait qu’il prenait un peu trop au pied de la lettre la video simplificatrice de Grignon.
Je pourrai aussi ajouter Larouche, qui bien que militant pour un interventionnisme forcené et la possibilité pour l’Etat de s’autofinancer, ne conteste pas l’origine à la fois de la richesse physique et du crédit bancaire de la monnaie. Ou encore Cheminade. Même Lorion.
Tout ce petit monde qui dit, à juste raison, que les banques ont une capacité très forte de création de monnaie, mais qui n’ont jamais soutenu que les banques avaient l’exclusivité de la monnaie ni que la monnaie n’est que crédit pur.
Enfin, libre à vous de croire ce que vous voulez. Le débat avait commencé sur une remarque d’Objectif : »Qui elle-même avait été créée par les emprunts précédents : on est
dans un processus exponentiel où il est en permanence emprunté pour
rembourser...Et la monnaie pré-existente est de toute façon drainée vers les
créateurs de monnaie..."
Un tour de force d’antilogique : dans le meme post, dire que la monnaie préexistente est issue des emprunts précédents, ce qui invalide la préexistence de la monnaie sur les emprunts, tout en ajoutant que de toute facon cette monnaie préexistente qui n’existe pas vu la phrase précédente existe et est drainée vers les créateurs de monnaie.
Ce qu’au passage je n’ai pas contesté : les intérêts sur les emprunts drainent bien la monnaie vers les créanciers.