On peut rappeler aussi que c’est cette décorrelation qui est à l’origine de l’impossibilité pour l’Etat de créer sa propre monnaie. Sans contrepartie tangible pour définir la valeur d’une monnaie, pour maintenir la valeur, il fallait rendre la quantité de monnaie non liée au desiderata des politiques, toujours enclin à la démagogie.
"on entrerait alors dans une economie où le M de MV=PT serait stable
dans le temps (ou tout du moins ne serait plus en croissance
exponentielle comme aujourd’hui)"
La masse monétaire stable dans le temps ??? Vous pensez sérieusement que l’Etat serait plus raisonnable sur ses dépenses s’il créait sa propre monnaie directement ?
"Si la france avait conservé ce pouvoir et avait eu au cours des 44
derniére exactement les même budget gouvernementaux et régime fiscaux,
alors notre dette nationale serai.......NULLE 00000.000000 euros.«
Un peu simpliste.
Vous ne pouvez pas prendre un seul élément de comparaison (pas d’emprunt —> pas de dettes) et négliger le reste.
Si l’Etat n’avait pas emprunté cet argent ... 1) il n’aurait pas fait les dépenses correspondantes. Ou en serions nous aujourd’hui ? Difficile à dire. Mais les dépenses d’infrastructures depuis 1971 sont loin d’être nulles. Alors l’Etat aurait il pu financer cela sans emprunt et sans création de monnaie (cas 2) ? Si oui, en sacrifiant quoi d’autres ?
2) il aurait inventé son argent pour payer ses dépenses. Donc sa création de monnaie aurait été encore plus rapide qu’elle ne l’a été. Diriez vous que la création de monnaie n’est pour rien dans la crise ?
Ca aurait bien sur eu un impact sur la valeur de notre monnaie. Lequel ? avec une perte de valeur de 1% depuis 80, on serait au niveau du Portugal en terme de niveau de vie et de pouvoir d’achat.
Négliger tous les effets collatéraux me parait un brin simpliste.
Vous allez me dire : mais dans ce cas les banques n’aurait pas eu leur pouvoir de création monétaire. Erreur. Le système de création monétaire des banques existent depuis que les banques existent. C’est leur fond de commerce, leur coeur de métier, leur raison d’être. Ca fait 400 ans que les banques créent de la monnaie, et ca ne fait que 30 ans qu’elles se sont mis d’accord pour définir un ratio de solvabilité.
Alors si l’Etat avait modérément et uniquement créé de la monnaie pour des investissements utiles, le problème ne se poserait pas. Mais si l’Etat avait emprunté des montants pour des investissements utiles, nous n’en serions pas là non plus.
Pensez vous que l’Etat aurait été plus raisonnable dans son utilisation de l’argent crée que dans son utilisation de l’argent emprunté ? Pensez vous qu’il aurait été moins tenté d’être populiste et de faire ce que les électeurs demandaient ?
»Ou bien aux organisme de credit qui n’ont pas fait leur métier ? Vérifier que les gens à qui ils prétent pourront rembourser"
Le cout du prêt d’une banque est directement lié aux taux directeurs. En les placant bas, vous avez des prêts à faible taux d’intérets. Or un emprunteur est solvable non seulement selon l’activit qu’il envisage, mais aussi selon le taux qu’on lui propose.
Plus simplement, a 3%, vous etes solvables pour acheter un logement de 300k (c’est juste un exemple), à 5, vous ne l’etes plus que pour un logement à 250, à 6, vous n’avez que 230.
Or si vous montez une société, cela change tout. Si votre business plan permet d’encaisser un prêt à 3, peut il encaisser un prêt à 6 ? Et la banque, à votre avis, demandera-t-elle les mêmes garanties selon le taux du prêt (et donc selon le montant des échéances) ?
L’argent pas cher est à l’origine de la bulle financière, elle même à l’origine de la croissance artificielle du PIB. Toute la financiarisation de l’économie vient de cette recherche de rendement rendue possible par le différentiel positif entre le rendement du placement et le cout de l’emprunt permettant le placement.
Question : si la FED avait corrigée ses taux au début des années 2000, pensez vous que la bulle immobilière aurait continuée 7 ans de plus ? Pensez vous que les personnes ayant pu souscrire un subprime en 2004 auraient pu le faire avec des taux de 1 ou 2 % de plus ?
Entendons nous bien,
les banques ne sont pas blanches dans le système, loin de là. Elles sont très largement fautives, mais on ne peut pas dédouaner les banques centrales aussi simplement.
Et sur l’indépendance ... passons. La seule indépendance visible, c’est que Sarkozy n’a pas obtenu ce qu’il voulait de la BCE. Mais a contrario, Merkel, elle, a obtenu ce qu’elle voulait et ce que la majorité des pays de la zone demandait. Comme preuve d’indépendance, c’est un peu light.
Non sérieusement, il n’y a pas que les banquiers qui font du lobbying au niveau des banques centrales.
Vous trouvez que le calcul par tranche est plus simple ? Il faut
connaitre les impots maximum de chaque tranche pour chaque situation
familiale, calculer son RFR puis faire (RFR - seuil de la tranche
précédente) x taux de la tranche + impot max de la tranche précédente
pour ce quotient familial.
Je ne le trouve pas si simple, et en plus le résultat est inexact (de quelques centimes, mais inexact).
La formule de Galuel est certes simpliste, mais le principe de simplification fiscale, lui, me parait nécessaire.
Les problemes, a mon sens, de l’imposition francaise : 1) la trop
grande influence du quotient familial sur l’imposition. Un couple avec
4000 euros de revenus par mois paye les memes impots qu’un
celibataire avec 2000 euros par mois (meme RFR).
Pourtant il y a des économies d’échelle, dans un ménage.
Et puis le système de fusion des revenus pour calculer la tranche ne me parait pas logique.
2) un taux réel bien différent du taux marginal affiché, ce qui rend l’impot illisible.
Quelle est l’imposition d’un célibataire gagnant 70k net annuel ?
40% comme le dit le taux marginal (celui qu’on compare avec
l’étranger) ?
Non. 21.3% du revenus aprés abbattement de 10% ! si on compare
l’imposition par rapport aux revenus hors abbattement, on est en
dessous de 20%. Alors que tous se plaignent de leurs « 40% d’impots »
.......
Tous ces calculs pour arriver à dire : à 70k on est imposé à 20% de
ces 70k. Franchement, ce sera pas plus simple si on avait un système
avec revenus —> taux d’imposition ?
Fut-ce avec une grille présentant beaucoup de taux selon beaucoup de niveau de revenus. 1 seule info à aller chercher : le taux. Le reste ce sont les données personnelles du contribuable.
Impossible ?
Un contre-exemple : le canton de Geneve. Un taux très progressif, basé sur le revenu brut global (salaire + autres revenus) uniquement, très peu de personnel pour gérer le tout.
La DGI annonce 5 milliards de masse salariale. Ce qui fait dans les 50000 personnes ou plus. L’AFC de Geneve (equivalent budget + impots + tresor) compte 450 personnes. 1% du personnel francais, pour des sommes collectées qui sont de 3 ou 4% des sommes collectées par les impots francais.
3) une imposition différente selon les caractéristiques des revenus.
Il me parait idiot que la répartition des revenus selon leur type
influence l’imposition réelle.
Pourquoi des revenus de placements sont ils taxés à 16% au titre du PLF ? Pour de très gros revenus, c’est inférieur à l’imposition normale du salaire, et pour des revenus modestes, c’est l’inverse.
Ca ne me parait ni logique, ni sain.
Les gros revenus de placements sont moins taxés que les memes revenus issus du travail (ce qui favorise la rente, et me parait idiot), et ca complexifie tout : le contribuable doit calculer 2 ou 3 impositions pour choisir son mode de déclaration, et les impots doivents gérer 10 ou 12 cas selon la répartition des revenus dans les bonnes cases.
En toute logique, on devrait tout mettre en case AJ (vos revenus) et basta !
Meme le quotient familial me parait curieux. La question du formulaire, c’est « vous avez un enfant ». Euh oui. Euh non, parce que je l’ai déclaré sur la feuille de ma compagne. Est-ce que je dois le déclarer aussi ?
Vous me direz c’est simple, on ne peut le déclarer qu’une seule fois. Et bien ce n’est pas si évident. Sur Genève ou sur Vaud, on le déclare pour chaque parent (un parent est un parent, point barre), et on declare etre isolé ou non (on gère ses enfants seul ou non). Aucune ambiguité possible. Pas besoin d’aller au fond de la FAQ pour vérifier si la déclaration de l’enfant doit etre unique ou non.
Chaque année, j’aide, dans ma société, à remplir leurs déclarations (France) ou leur demande de rectification (Suisse), puisque les frontaliers déclarent des deux cotes de la frontière. Pour une déclaration simple, ok. Tout va bien des deux cotes. Pour une déclaration de complexité moyenne, c’est le jour et la nuit : de 5 min (Suisse) à 30 (France). Et pour les déclarations très complexes, je n’ai jamais dépassé les 30 minutes côté suisse, alors que coté francais, même en négligeant la recherche des textes et des formulaires en tout genre, on est à plus de 2h.
Primo, pour trouver la tranche, il faut calculer le revenu fiscal de référence. Ce RFR dépend de vos revenus, du choix de l’abbattement forfaitaire ou des frais réels, de votre situation familiale, de certains charges déductibles de vos revenus.
On est loin du simple calcul que vous énoncez.
Je ne crois pas qu’on puisse faire l’impasse sur la situatio familiale pour définir la tranche, mais je ne suis pas convaincu du bien fondé de se retrouver de pouvoir « descendre » de deux tranches en faisant jouer les déductions de revenus.
La présentation de Galuel est certes courte, mais le calcul des impots est-il si « bibliquement simple » que vous le croyez ?
Un exemple pas rare du tout : un couple en union libre avec 1 enfant. Vous devez calculer 4 RFR pour trouver la bonne déclaration. Coté simplicité, on ne peut pas dire que c’est la panacée.
Autre exemple pas si rare : la prestation compensatoire. Selon l’age des enfants, il devient nécessaire de calculer l’intérêt de détacher ou non les enfants « détachables ».
Et on est toujours à la phase « dans quelle tranche je suis ».
Effectivement, si on prend une situation simplissime (célibataire salarié sans autre source de revenus et sans aucune déduction, le calcul des impots est d’une simplicité déconcertante : 1) Net imposable * 0.9 = RFR 2) RFR ==> tranche d’imposition (mettons tranche des 14%, pour un célibataire dont le RFR est entre + 11 674 € et 25 926 €)
3) Impots bruts = (RFR x taux de tranche) - (reduction de tranche x Nombre de part) Dans l’exemple : RFR x 0.14 - 1 314,07 x 1
« votre impôt est égal à x*R + Rx, Rx étant ce que paient tous les contribuables qui ont un revenu strictement égal à R. »
Mais d’où tenez vous votre formule ?
Au passage, vous nous dites explicitement que si le revenu est R alors les impots sont Rx, ce qui semble vouloir dire que R x taux + Rx = Rx ???
Pour une fois je suis sensiblement d’accord avec Galuel.
Sans aller jusqu’à cette simplicité extreme, un exemple de systeme altternatif : le canton de Geneve.
Un calcul en 3 etapes seulement : 1) situation familiale —> grille de taux particulière 2) revenus annuels brut —> taux d’imposition 3) IR = (revenus - deduction) * taux
Que le calcul de la grille soit complexe, tout le monde s’en fout. Mais que la grille soit publiée permet de calculer immédiatement son IR. C’est cela qui a permi de mettre en place l’imposition à la source (on paye en Janvier les impots de Janvier).
On peut garder des deductions et des reductions, mais ce calcul ne permet pas aux deductions d’influencer la tranche d’imposition comme en France.
Helios : Pour les charges, on pourrait peut etre scinder le probleme : en charge uniquement ce qui concerne le travail (retraite et chomage), en imposition la secu, sur le principe CSG (tous les revenus financent la secu)
Idealement, on pourrait meme rendre, du coup, progressif cette imposition secu voire la fusionner avec l’IR.
Peripate : Le systeme actuel a ses propres risques : on ne peut que difficilement évaluer son imposition ET vous etes imposé à retardement, ce qui pose probleme si votre situation change ente temps.
Avec un systeme plus simple, on pourrait envisager une imposition à la source, qui regle le probleme.
Note : si on elimine les niches actuelles, le systeme proposé est le systeme francais. C’est le double impact des deductions sur le revenu imposable et sur le calcul du taux d’imposition qui rend notre systeme si compliqué.
Note 2 : en 80, une feuille d’imposition complète ne dépassait jamais les 4 pages. Maintenant ... Et les effectifs ont suivis la « croissance » du nombre de pages.