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  • xa 9 janvier 2009 14:23

    "Pour finir, je ne m’étalerais par sur les conséquences sociales d’un tel système monétaire qui a 40 ans (du moins majoritairement et non 30 siècles), les taux de chômage parlent pour eux"

    Ce qui a 40 ans, c’est l’abandon du dogme de l’Etat battant sa propre monnaie, et donc générant à volonté l’argent dont il estime avoir besoin (l’Etat qui empunte auprès de sa banque centrale génère sa propre monnaie puisqu’il s’emprunte à lui même). Or cette situation est contraire aux principes de l’allocation optimale pour laquelle le "prix Nobel" a été attribué à un certain Allais.

    le systeme de réserve fractionnaire est en place depuis que les orfèvres sont devenus des banquiers. Ca fait 4 siècles que les banques utilisent ce mécanisme qui permet d’avoir virtuellement plus d’argent qu’il n’en existe en réalité. Ce mécanisme a permis le développement économique.

    A chaque fois qu’il y a un problème avec une banque, on se pose la question de revenir sur le problème des réserves fractionnaires. Et à chaque fois ... on réalise qu’on peut le faire ... mais en acceptant de fait que les crédits allouables par les banques soient restreint dans les mêmes proportions.

    Si vous divisez par 11 les capacités de prêts des banques, ne vous étonnez pas ensuite que les prêts alloués soient divisés par 11 (donc 90% des transactions en moins dans les domaines immobiliers, automobiles, équipements, investissements pour les entreprises). Moins de crédits d’investissements et de consommation.
    Donc moins d’activité ... donc moins de travail .... donc .....


    "
    les taux de chômage parlent pour eux"

    Euh. la je ne comprends pas. Si c’est le système monétaire qui génère du chomage, pourquoi, alors que ce système est commun, ces pays présentent-ils des taux de chomage très variables ?





  • xa 8 janvier 2009 15:12

    @peripate

    le scandale Outreau est en 2 temps. en juin 2004, lors du premier procès, 7 des 17 accusés sont innocentés, après 3 ans de préventive.

    en 2005, en appel, 6 perssonnes de plus sont innocentées, lorsque l’"accusatrice" avoue avoir menti. Rescandale, beaucoup plus fort.


    Enfin, dire qu’on réagit après 4 ans de réflexion ... c’est oublier les réformes précédentes de la justice, dont celle du 5 mars 2007 qui prévoit la collégialité, et qui sera pleinement en vigueur ... en 2010.



  • xa 5 décembre 2008 16:22

    "Pure supposition, mais ne peut-on se dire que des gendarmes raisonnables ( ?) auraient été très heureux d’un aval de la juge pour ne pas recommencer la fouille ? A posteriori, sans doute."

    On peut se dire, probablement, que des gendarmes raisonnables auraient, sur le signalement d’une fouille intégrale préalable, pû se donner le droit de faire une fouille de base (sans passer par la cas "à poil"). La fouille intégrale, même si elle est utilisée trop souvent, n’est pas automatique.



  • xa 5 décembre 2008 14:35

    Ca se passe effectivement souvent comme cela. Pour des tas d’affaires, y compris le cas du mari ne payant plus sa pension suite à une perte d’emploi. Mais pas toujours.

    La procédure, c’est une fouille automatique (la deuxième fouille donc) avant présentation devant le juge. Cette fouille n’est pas forcément aussi complète que celle décrite. C’est souvent une simple palpation. Mais c’est trop souvent aussi une fouille totale, qui n’est pas justifiable dans la plupart des cas (comme celui ci, ou comme dans le cas du non paiement de la pension alimentaire). Sauf que là, on s’insurge d’un traitement appliqué à un individu considéré comme un notable, au lieu de s’indigner d’un traitement infligé aussi à n’importe quel quidam.

    La première n’avait pas de raison d’être. La personne est en attente, libre, dans les locaux. Il n’y a pas lieu de la fouiller a priori.

    Si vous lisez mes posts, vous verrez que je n’ai jamais considéré les deux fouilles comme justifiables. J’estime simplement qu’il est trop facile d’accuser la juge comme la responsable, la méchante qui a voulu se venger, d’accuser la procédure judiciaire (qui n’est pas en cause), tout en passant sous silence la responsabilités de la force publique en l’occurence.


    "Ce juge connaît évidemment cette "procédure".
    Normal que les gendarmes aient ouvert le parapluie. "

    C’est là que je ne vous suis pas. Les gendarmes n’ont pas ouvert de parapluie .... puisque la juge n’a pas d’ordres à leur donner. Les gendarmes prennent leurs ordres
    auprès de leur hiérarchie.

    Eut-elle exigée ou au contraire interdit cette fouille, que les gendarmes lui auraient répondu "nous suivons les règles imposées par notre hiérarchie uniquement", sans qu’elle n’ait son mot à dire. C’est en ce sens que je vous explique que le juge ne demande pas la fouille. Elle est faite en vertu des règles de sécurité du tribunal ... qui dépendent des autorités "policières".


    "Si au moins cette affaire pouvait améliorer les choses..."

    On peut l’espérer. Mais j’ai un (gros) doute.



  • xa 5 décembre 2008 10:22

    Tout d’abord pour les gants. C’est la même chose à l’aéroport. On ne peut pas vous palper sans gants.

    "En revanche, il semble bien que le second déculottage ait été confirmé aux gendarmes par la juge. "

    Comme le souligne Eolas : si c’est avéré. Il y a un énorme si dans la phrase, et un énorme semble dans votre phrase.

    Et moi, un semble et un si, ca me gêne pour affirmer une chose.

    Quelles questions ont été posées par les gendarmes à la juge ?

    Ont-ils dit "il refuse une fouille intégrale, donc on ne peut pas vous le présenter, qu’est-ce qu’on fait ?", ou ont ils dit "il refuse la procédure, on ne peut pas vous le présentez, qu’est-ce qu’on fait ?" ?

    il y a un monde, juridiquement, entre ces deux questions, alors que pour l’intéressé, c’est strictement la même chose. 

    Les questions à se poser sont donc :
    1) ont-ils précisés à la juge qu’il y avait déjà eu une fouille intégrale ? Si non, comment la juge aurait elle sû qu’une fouille policière avait eu lieu, que la personne n’avait jamais été sans présence policière, et donc qu’une seconde fouille n’avait pas grand intérêt.

    2) ont ils précisé vouloir faire une fouille intégrale ? Si non, la juge le savait elle ou pensait elle qu’une palpation simple serait effectuée.

    3) la juge a-t-elle demandée une fouille intégrale, histoire de lui faire voir ce que ca coute de se moquer de ses convocations ? ET seule la réponse à cette question est celle qui implique la responsabilité du juge, puisque c’est cette question uniquement qui implique une décision volontaire du juge de faire subir un traitement humiliant.

    Reste que même si le juge demande ce traitement, les gendarmes avaient parfaitement le droit de se limiter à une fouille simple. Leur responsabilité n’est donc pas dégagée.


    Commencer à dire que la juge est responsable avant même d’avoir posé ces 3 questions, c’est faire preuve d’une présomption de culpabilité. Remarquez, les juges ont l’habitude d’être présumé coupable.

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