J’ai compris ce qu’a été l’islamisation du conflit. Bachar y a participé
en libérant les prisonniers islamiques. Le terrorisme islamiste a
d’abord été un bon prétexte pour lui pour massacrer tous les opposants
en les faisant passer pour des terroristes islamiques. Les islamistes
lui ont été très utiles c’est pourquoi il les a aidé. Même plus tard
quand l’EI a commencé à se mettre en place, on sait qu’il ne s’attaquait
pas à eux. Ils étaient ensemble, ses troupes et celles de l’EI, à
massacrer l’opposition syrienne. Ensuite quand l’Ei est devenu trop
importante aux yeux des grands (Russie et USA) ils se sont bien mis
d’accord ensemble et ceux que vous décrivez comme des ennemis se sont
très bien arrangé pour se partager le travail. J’affirme pour ma part
qu’ils étaient tous amis contre la révolution syrienne.
C’est
vraiment étonnant comment pour quelqu’un qui prétend lutter contre
l’impérialisme, vous reprenez toute sa propagande. Il est désolant
de voir ce gros bobard être encore repris. Doume665 cite plus loin
certaines sources à ce sujet, qui avaient rapporté à l’époque en
direct ce qui en était. Déjà, non, Assad n’a certainement pas aidé
des islamistes afin de diviser les rebelles et de plus facilement
pouvoir les écraser. Car il n’a jamais eu besoin d’affaiblir des
rebelles non-islamistes, vu que ceux-ci ne lui ont jamais posé le
moindre problème. Ce sont uniquement les djihadistes étrangers qui
ont mis en danger l’État syrien et causé des difficultés à son
armée, et non les pauvres fantomatiques rebelles pseudo-démocrates
ou libéraux, et même pas les islamistes locaux, qui ont eu
besoin de cette aide étrangère pour devenir dangereux. Ensuite, si
des islamistes ont en effet été libérés, c’était dans le cadre
d’une amnistie générale, elle-même réalisée dans celui d’un
accord politique avec l’opposition, violente ou non-violente.
Seulement, les sponsors occidentaux des rebelles/insurgés/terroristes
ont demandé aux protestataires de ne pas prendre le train de
l’accord en marche. Et ils ont profité des quelques Frères
musulmans qui avaient été libérés pour tisser davantage le réseau
terroriste à leur service, tout en blâmant Assad.
En
fait, les USA et leurs alliés kurdes, qui ont aidé à l’ascension
de l’EI, sont ceux qui ont fait semblant de le combattre, attendant
que l’armée syrienne et les djihadistes aient été assez affaiblis
mutuellement pour pouvoir attaquer et voler des territoires, tout en
évacuant de Raqqa des éléments djihadistes, pouvant être recyclés
dans d’autres actions terroristes à venir. Mais comme vous
apparaissez comme étant un fanatique, tout cela vous glissera dessus.
@Jean Dugenêt Et vous faîtes la démonstration de ce que je disais dans mon commentaire : vousdne faites que pratiquer la stratégie de l’inversion. La plus primaire des propagandes.
Mais
comment pouvez-vous encore oser ressortir ces mêmes histoires,
réfutées depuis longtemps ? Quant à Wikipédia, elle ne fait que
confirmer son statut d’inféodée aux pouvoirs en place
(occidentaux, il va sans dire). La photo de Hamza al-Khatib,
semble-t’il tué par balles (en réponse à l’ouverture du feu par
des manifestants), ne montre aucune trace des tortures alléguées,
et ils en sont encore à soutenir les accusations discréditées
d’usage d’armes chimiques par les syriens à la Ghouta (2013), Khan
Cheikroun (2017), Saraqeb et Douma (2018), toutes en fait le fait de
rebelles (et certainement appuyés par les services occidentaux). Et
toujours les fadaises au sujet de la répression des manifestations
du « Printemps arabe » en 2011, alors qu’en réalité les
manifestants, pas toujours pacifiques, étaient infiltrés
d’éléments qui tiraient sur d’autres manifestants et des policiers
et soldats afin de provoquer une guerre civile. Même chose au sujet
de la popularité de Bachar Al Assad, en se fondant sur une enquête
partiale de Foreign Affairs (source de tendance entièrement
impérialiste) contredite par plein d’autres et par des constatations
au niveau des élections au Liban etc... Tout votre article relève
en fait du torchon et de l’inversion, tout de la même eau, la même
propagande ressortie à plus soif par les serviteurs de
l’impérialisme depuis 10 ans. Comme disait (paraît-il) Goebells,
un mensonge répété de multiples fois finit par paraître vrai.
Mais il restera un mensonge.
Votre
remarque est un peu bizarre (on est forcément en accord ou non avec
quelqu’un...). Je vais revenir néanmoins sur ce point, que l’on ne
peut guère mettre en doute de nos jours (car on n’a guère d’autre
choix que de le constater quotidiennement) : la formule « juif
antisémite » est elle bel et bien une formule haineuse, utilisée
principalement par des sionistes sectaires.
Maintenant,
il y a bien un autre sens possible à cette formule, mais il est
rejeté par la bien-pensance : c’est celui qui emploie le terme
antisémite dans son acceptation originelle (et qui est aussi la
littérale), c’est-à-dire qui désigne quelqu’un qui hait les
sémites (compris comme une race) dans leur ensemble (donc,
aujourd’hui, principalement les arabes). Au vrai sens du terme, les
juifs sionistes sont des juifs antisémites, car ils haïssent les
arabes. Et comme je crois comprendre que vous vouliez dire que les
israéliens ashkénazes étaient des juifs antisémites car ils
discriminaient les israéliens d’origine sépharade, alors oui, dans
ce sens précis, cela peut se justifier. Les Sépharades sont
originaires pour beaucoup de pays arabophones, et parlaient l’arabe
comme langue maternelle, ce qui en fait des Sémites. À la
différence des Ashkénazes, qui eux étaient des indo-européens,
car parlant des langues indo-européennes (celles de leurs pays
d’origine en Europe, et souvent le yiddish), même s’ils se sont mis
tardivement, et de façon entièrement artificielle, à parler
l’hébreu.
L’expression
de juif antisémite est en elle-même un oxymore : l’antisémitisme
est une forme de racisme, basé sur la croyance que les Juifs
appartiennent à une race donnée, assimilée aux Sémites, voire
forment une race particulière. Il se trouve que les sémites ne
renvoient pas à un groupe racial, mais uniquement aux locuteurs des
langues du groupe dit sémitique (sudarabique, tigréen, araméen,
cananéen - dont hébreu - , arabe, assyrien etc...), mais ils ont
été abusivement associés à un groupe racial, car lorsque le terme
a été créé, c’était une façon courante, bien qu’erronée, de
faire (les indo-européens étaient ainsi assimilés à des européens
nordiques). Ironiquement, les Juifs ne sont même pas des sémites,
mais les suivants d’une religion, le judaïsme.
Il
est exact que trop souvent, le terme est utilisé de façon abusive
pour désigner toute hostilité envers les Juifs. Ainsi, celle des
chrétiens à leur encontre, qui est pourtant d’une nature toute
différente de celle des antisémites, car les chrétiens sont
intéressés à faire quitter leurs croyances erronée aux Juifs et à
les convertir. Il s’agit d’une évolution qui doit autant à la
paresse intellectuelle qu’à un évident sectarisme, car une telle
assimilation cherche à faire de l’anti-judaïsme une forme de
racisme. Et plus généralement de toute forme de critique de la
religion juive, des croyances et de la culture qui vont avec, et par
là du communautarisme juif, et de ses pratiques qui peuvent être
discutables.
On
peut voir un parallèle frappant avec les accusations d’
« islamophobie » à tout va, qui visent à amalgamer la
critique de la religion musulmane et même des islamistes avec la
haine de tout musulman et le racisme anti-arabe (qui relève de
l’antisémitisme au sens original du terme, tel que le concevait ses
inventeurs).
Un
juif ne peut pas être anti-sémite, car il serait alors raciste
envers lui-même. En fait, les personnes visées sont des personnes
qui ont quitté le judaïsme, ou n’entretiennent plus que des
rapports distendus avec lui, et sont sévères envers la tradition
juive. L’usage de cette expression est de nature sectaire, elle est
un synonyme de « juif atteint de la haine de soi » utilisée
par les mêmes communautaristes, souvent sionistes. Elle vise donc
les « juifs », c’est-à-dire ceux qu’ils désignent comme
juifs (en fait d’origine juive, mais sensées le rester car un juif –
ou personne d’origine juive – n’a pas le droit de cesser d’être
juif), qui critiquent le judaïsme et/ou la culture juive, et
généralement le sionisme, comme Gilad Atzmon, Shlomo Sand, Norman
Finkelstein, Noam Chomsky. C’est une expression elle-même antisémite
au sens ou on l’entend habituellement, car elle suppose donc qu’un
juif est membre d’une « race », et qu’il n’a pas le droit de
la quitter et de se montrer critique envers elle (ce qui pour ces
racistes antisémites inversés, veut actuellement dire être
critique envers le sionisme).