Évidement
que toutes les civilisations étaient esclavagiste avec plus ou moins
de droits comme pour les romains avec du vin ou certains arabes qui
castraient les mâles.
« Évidemment
que, évidemment que... » Alors, pourquoi vous n’en parlez que dans
le cas des noirs ? Encore une fois, ce choix n’a rien d’innocent.
Par
contre, ce qui n’a rien d’évident, c’est le système mis en place
par les blancs, qui ont bien été les seuls à établir une
organisation de déportation d’esclaves à grande échelle,
industrielle même, et où les esclaves n’étaient éligibles que sur
la race, les blancs étant eux protégés de toute réduction en
esclavage, cet état étant réservé aux non-blancs. Précisons que
dans l’Océan Indien, à côté des noirs africains, en vertu de ce
principe ont été aussi réduits en esclavage des arabes, indiens et
malais, et des amérindiens à diverses époques en Amérique.
certains
peuples n’ont jamais vendus d’esclaves de leur peuple surtout aux
blancs.
et
eu une civilisation avancée.
Peut-être
les peuples les moins avancés. Mais je rappèle là encore que ce ne
sont pas les « peuples noirs africains » qui ont vendu les leurs,
mais des dirigeants mis en place par les blancs, afin de les servir,
notamment en esclaves. Ce que les propagandes assénées par les
émules de la banalisation, dans un but d’apologie
colonialiste/impérialiste (à la suite de Pétré-Grenouilleau), se
gardent frauduleusement de rappeler. Dans ce contexte, il est peu
utile de remémorer que Danièle Obono est elle-même un produit de
la classe supérieure gabonaise et peut-être une descendante de
marchands d’esclaves ; ce qui est vrai, mais il faut préciser alors
vraiment ce qu’elle est : un produit de la Françafrique, de cet
odieux système créé par les français, une membre de ces élites
indigènes formées par le colonisateur (pour dire plus court : de
ces collaborateurs) et que ses héritiers ont parfois encore le culot
de célébrer.
Et
j’attends toujours que vous me citiez la situation où Fillon aurait
pu être représenté en esclave sous le fouet d’un maître noir !
Beaucoup
ont dépassé le stade tribal depuis longtemps.
Je
ne comprends pas le pourquoi de la remarque. Si vous voulez faire
référence au caractère des civilisations subsahariennes, je vous
signale qu’elles avaient dépassé le stade tribal il y a longtemps,
avant l’arrivée des Européens. Vous seriez vraiment prisonnier
d’une vision raciste des choses.
@foufouille
effectivement,
il n’a rien exister d’autres avant la colonisation, esclavage par
les noirs compris pour certains.
Votre
phrase est une contradiction en elle-même, vu qu’elle entend
confirmer qu’il n’a rien existé d’autre pour ceux-là, dénonciation
qui jette une aura de racisme sur ceux qui la font, tout en y
ajoutant la seule chose qu’ils reconnaissent (et qui renforce cette
aura de racisme). Que vous vous évertuiez à sombrer dans cette
confusion ne fait que renforcer le sens de mon accusation, car cela
peut difficilement être gratuit. L’insistance à mettre l’accent sur
cet aspect mineur des anciennes civilisations négro-africaines n’en
est que plus suspect, et indice de ce que vous êtes décidément
motivé par banaliser les crimes de votre pays et rien d’autre.
En
fait, si vous êtes logique avec vous-même, et plus généralement
si vous êtes honnête, à chaque fois que vous parlez de la
civilisation des grecs et romains antiques, n’oubliez surtout pas de
ne mentionner que l’esclavage chez eux, et rien d’autre, comme s’il
n’y avait en effet rien eu d’autre chez ces peuples.
Vous
semblez aussi mettre en doute que les civilisations susbsahariennes
pré-coloniales aient été détruites par les blancs. Il est exact
qu’elles ont été complètement subverties par ces derniers, leurs
structures économiques et sociales chamboulées et tournées de
force vers la traite des esclaves par les blancs, cela-même
longtemps avant leur annexion littérale au XIXème siècle. La
vérité, c’est que le trafic intra-africain était mineur avant que
les royaumes guinéens côtiers ne soient déstabilisés par les
européens et aient leurs dirigeants remplacés par des
collaborateurs complaisants et disposés à leur vendre des masses
d’esclaves.
Enfin,
n’oublions pas que les structures coloniales tant vantées par les
héritiers de ces colonialistes racistes, routes et autres, étaient
d’abord destinées à l’exploitation sauvage de ces contrées, et
ensuite qu’elles ont été bâties à la sueur des travailleurs
forcés indigènes, nouveaux esclaves.
Je
pense que l’auteur se trompe sur la plupart des points.
D’abord,
en soi, non, la représentation de l’esclavage dans le cadre d’une
fiction n’a rien de dégradant. Pas plus que celle du meurtre, de la
guerre, d’un génocide, du viol (y compris de masse) etc... Il est
temps de cesser une certaine pudibonderie qui tend à devenir
inquiétante, et qui interdit de représenter toute chose qui serait
un peu choquante. Il est utile de choquer le public, de rappeler que
nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Toute volonté de le
dissimuler procède d’une intention de nature proprement totalitaire.
J’ai
en tête plein d’œuvres de fiction qui non seulement représentent
l’esclavage, mais en font même le centre de leur thème. J’espère
quand même que Spielberg aurait encore le droit de réaliser Amistad
! En revanche, je pense bien que le fait de montrer Danièle Obono
dans une position d’esclave participe réellement d’un non-dit
raciste. Car c’est bien parce qu’elle est noire qu’elle a été
choisie pour ce rôle. Et ce ne sont certainement pas les
protestations des auteurs, arguant qu’ils "ne font que montrer
là une réalité historique", qui me démentiront. Car pourquoi
seule elle, de ces figurines politiques contemporaines réelles,
a-t’elle fait l’objet d’un tel traitement ? Pourquoi n’avoir pas
représenté François Fillon en serf médiéval, ou en esclave
athénien ? Parce qu’il y a bien là de la part des auteurs une
volonté, non d’ « éduquer le public », mais de banaliser
l’esclavage négrier (c’est-à-dire, celui qui visait les noirs parce
que noirs). Ces journalistes se croient malins de nous « apprendre »
qu’il y a eu des esclaves en Afrique subsaharienne ; mais ils ne font
qu’énoncer là une grande banalité , parce que des esclaves, il y
en avait dans toutes sociétés traditionnelles. On était là à des
lieux d’un système proprement concentrationnaire qui déportait des
gens en masse, sélectionnés pour être des serfs juste parce qu’ils
étaient de la mauvaise couleur de peau et considérés comme des
sous-hommes.
Additionnellement,
il est intéressant de noter qu’ils n’ont rien trouvé de mieux que
de décrire Mme Obono comme une esclave. Comme s’il n’y avait pas
d’autre rôle qu’on pouvait attribuer à une noire africaine dans une
ancienne société subsaharienne. Non, mettre en relief les
innombrables aspects de la vie dans les États très élaborés de
cette région du globe était vraiment au-dessus de leur force. Il
faut vraiment que les Noirs d’Afrique soient des esclaves, ou des
esclavagistes, des sauvages, tout le reste n’a jamais existé.
Cette
bande dessinée procédait bien d’un ressentiment aigri de blancs
imbus de leur supériorité, qui ne supportent pas qu’on leur remémore
que leur civilisation a quand même été très oppressive, et ce à
l’échelle du monde entier. Ainsi, dépeindre Fillon en esclave d’un
seigneur français ou d’un riche athénien de l’Antiquité n’aurait
eu aucune saveur à leurs yeux, car il aurait été montré sous la
dépendance d’un maître blanc. En réalité, tout cela nous rappèle
même qu’il leur était impossible de faire ce qui aurait été
vraiment pertinent, à savoir montrer Fillon en esclave de maîtres
noirs. Le gros, très gros hic, en effet, c’est que ça n’existait
pas... Eh oui ! En fait, les crypto-racistes/colonialistes de Valeurs
actuelles, bien à leur insu, ont fourni une excellente
illustration de ce que l’esclavage négrier avait de spécifique ; et
par-delà de la même spécificité de la domination blanche de ces
derniers siècles.
En
tout ça, oui, cette « démonstration » de ces journalistes
qui se croient si malins est le symptôme d’héritiers de
colonialistes non repentants, et donc prêts à recommencer
exactement comme avant.
Au total 3150 , versets coraniques , soit la moitié du Coran, qui vouent a l’exaction tous ceux qui sont autres que musulmans.
Loin
de moi l’idée de prendre la défense d’un homme que, s’il vivait de
nos jours, je considérerais à l’image d’un Raël, un escroc ou un
charlatan illuminé. Mais la situation des premiers musulmans est
complètement différente de celle de Jésus et de ses fidèles, qui
n’animaient qu’un petit mouvement juif anti-romain et apocalyptique,
et qui n’ont jamais eu les moyens de s’opposer par les armes à leurs
opposants.
On
ne peut guère savoir ce qui s’est vraiment passé vers 660 dans le
Hedjaz en se basant sur ce récit biaisé, partial et hagiographique
qu’est le Coran, qui hélas n’en est pas moins le seul témoignage de
ces événements qui nous est resté. Mais après tout, vous n’avez
aucun scrupule à vous baser dessus pour dresser ce portrait
désastreux de Mohammed (son vrai nom). Mais il faut replacer les
choses dans le contexte de ce que le Coran nous décrit réellement.
Celui d’un prêcheur au départ pacifique, puis sujet à des
persécutions quand son culte est devenu trop grand, obligé de
s’exiler, et enfin objet d’une tentative d’extermination tant de lui
que de son mouvement, après que celui-ci ait encore grossi. Les
judéo-chrétiens ses « frères », furieux de voir quelqu’un se
proclamer comme leur nouveau prophète et menaçant l’enseignement de
leurs diverses églises, et les polythéistes, inquiets de son
succès, s’étant pour une fois miraculeusement unis, afin de mettre
fin à ce qu’ils percevaient comme une menace pour l’ordre religieux
établi, il fut obligé de les combattre afin de repousser leurs
assauts. Avec sa vie en jeu, ne l’oublions pas. Ce que le Coran
décrit, ce sont les violences qu’il a du commettre pour survivre, et
sa brutalisation, ainsi que celle de ses suivants, qui s’en est
ensuivie.
Il
n’a sans doute pas manqué en ces régions et à cette époque de
prophètes prétendant être les successeurs d’Élie, d’Ézékiel et
de Jésus. La plupart d’entre eux ont été supprimés, physiquement
et métaphoriquement. Ils sont désormais oubliés de l’histoire. Il
aurait du en être de même de Mohammed et de sa secte. Mais contre
toute attente, l’hérétique l’a emporté, et son mouvement
judéo-chrétien a pu prendre l’ascendant dans la région, puis fort
de celui-ci, commencer à s’étendre dans les voisines. Une des
conséquences de la guerre que lui et ses suivants ont du livrer est
que son mouvement est devenu plus violent, une violence qui a
imprégné jusqu’à leurs écrits les plus banals. Mais au sujet des
chrétiens et des juifs, ils sont revenus plus tard à des sentiments
beaucoup plus apaisés, le respect de leurs cultes étant même
devenu une prescription coranique.
« Interrogé par un journaliste qui lui demandait s’il était
contre une enquête internationale, le chef de l’Etat a répondu « bien
sûr », estimant que cela « diluerait la vérité ». Le chef de l’Etat a
tenu ces propos au lendemain de l’appel du président français, Emmanuel
Macron, lors de sa visite à Beyrouth, à une enquête internationale
« transparente ». »
Les propos de Macron étaient insultants, si le Liban a besoin d’aide
pour l’enquête c’est à lui de la demander. Charbonnier est maître chez
lui.
La
proposition de Macron était en effet insultante et néo-coloniale,
surtout quand on se souvient que la France a un très lourd passé de
graves fraudes étatiques en matière d’enquêtes truquées sur des
explosions de nitrate d’ammonium, avec AZF, travail de faussaire
digne des IgNobels (les anti-prix Nobel). Mais il faut aussi voir la
chose de l’autre versant : la France essaie là d’exporter son
« expertise » en matière d’enquêtes frauduleuses. Ce qui laisse
supposer qu’il y a vraiment des choses de grave à cacher au sujet de
ces explosion. Je ne suis pas partisan dans l’histoire de « l’arme
nouvelle » avancée par Meyssan, dont la nature demeure d’ailleurs
obscure. Mais il y a de nombreuses façons de faire exploser un tas
de nitrate, laissé imprudemment en l’état. Israël, les USA ou la
France sont des suspects parmi d’autres, qui essaient de prolonger et
même d’aggraver l’état du Liban (on notera que certains appelent à
un nouveau « mandat » français au Liban ; la proposition de Macron
n’était peut-être qu’un coup d’essai).
On
notera que les experts étrangers ne notent même pas l’explosion
d’AZF dans la liste des catastrophes accidentelles industrielles au
nitrate d’ammonium majeures. Comme le montre le texte même de cet
article*. Pour la simple raison qu’ils savent très bien que l’
« explication » officielle est bidon.
* «
Le nitrate d’ammonium mal stocké est connu pour les explosions, par
exemple à Oppau, en Allemagne ; à Galveston Bay, au Texas ; et plus
récemment à West à Waco, au Texas ; et à Tianjin en Chine », a
déclaré Andrea Sella, professeur de chimie inorganique à
l’University College Londres, au Science Media Center [sans parler de
l’usine AZF à Toulouse].