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André-Jacques Holbecq

André-Jacques Holbecq

En quelques points rapides 


- Auteur de "Un regard citoyen sur l'économie" , " Une alternative de société : l'écosociétalisme" (Préface de Patrick Viveret) , "Argent, dettes et banques" ,

- Co-auteur, avec Philippe Derudder, de " Les 10 plus gros mensonges sur l'économie " , " La dette publique ; une affaire rentable ! ", "Une monnaie nationale complémentaire" (préface de Pierre Rabhi), "Pour que l'argent serve au lieu d'asservir"
- Mon blog : "Postjorion"

- Initiateur d'un "modèle" monétaire et économique totalement innovant, nommé éco-sociétalisme.
Note : 76 ans cette année (2018), il ne me reste plus beaucoup de temps pour espérer voir un changement dans cette société qui va, hélas, droit dans le mur...
Et j'en suis tellement persuadé que j'ai créé le réseau d'entraide entre Ruraux et Urbain, Entraide-Humanum

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 25/11/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 26 octobre 2007 09:15

    Bonjour

    Merci à tous pour vos observations... je vais tenter de répondre à quelques unes, dans l’ordre.

    @Angelus Oui, les banques prêtent certains dépôts, avec l’accord des clients qui ont effectué ces dépôts sur épargne préalable. Les banques jouent dans ce cas un autre « rôle » qui est celui d’établissement financier... Comme dit très justement Reflex « voici belle lurette que l’imagination financière s’est installée au pouvoir. »

    D’un certain coté, les banques sont des cavernes d’AliBaba car elles ne se contentent pas de distribuer de gros dividendes, elles amassent également des actifs non financier (parts de sociétés, immobilier commercial, résidentiel ou d’entreprise, agences, etc)

    @Guilhem. Attention de ne pas confondre résultats (bénéfices) et chiffre d’affaire ; les intérêts que perçoivent les banques sur la création monétaire sont bien du CA ( et les banques payent comme toute entreprise des salaires, des charges, des loyers, des frais généraux, etc). De plus, mon raisonnement s’appliquait au niveau de la zone euro, sur une masse monétaire M3 en circulation de 7782 milliards d’euros (donc sur laquelle s’applique nécessairement des intérêts que j’ai moyennés à 5%).

    Les 30 à 40% d’intérêts cumulés dans les prix de vente ont été calculés par trois économistes allemands (Ralf Becker , Margrit Kennedy et Helmut Creutz) ... mais attention, le chiffre sur lequel ils s’appliquent n’est pas le PIB mais la production marchande « hors intérêts » (puisqu’ils s’ajoutent).



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 20 octobre 2007 11:18

    Excellente nouvelle car c’est un très bon document vidéo de vulgarisation... Merci à Paul Grignon et évidemment à Arzi77



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 3 octobre 2007 10:33

    Oui, je suis tout à fait d’accord avec vous concernant « l’inflation », mais j’ai voulu montrer que l’argument « planche à billet » n’avait pas trop de sens puisque lorsque les gouvernements (ou la BCE) parlent « d’inflation » elles citent les chiffres de la consommation ... c’est évidemment la quantité de monnaie en circulation (la facilité d’obtenir du crédit qui servira particulièrement à la spéculation) qui a des incidences sur l’augmentation vertigineuse des prix des actifs (immobilier, bourse, art, etc.) , lesquels ne rentrent pas dans les calculs d’inflation .

    D’ailleurs, comme Jean-Marie Harribey l’écrit :

    « Les banquiers centraux mesurent la masse monétaire au moyen de trois indicateurs (appelés « agrégats monétaires ») de liquidité décroissante. Le premier est M1 qui est constitué par les billets, les pièces et les dépôts à vue dans les banques : cette partie de la masse monétaire est liquide par définition et elle sert de moyen de paiement. Ensuite vient M2, qui contient M1 et, en outre, les placements à vue (comme les livrets A) disponibles immédiatement mais qui ne peuvent servir de moyen de paiement. Enfin, M3, qui englobe M2 et, en outre, les actifs financiers négociables émis par les banques (notamment les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières).

    En mars 2007, la masse monétaire totale M3 de la zone euro se décomposait ainsi : M1 : 47% M2 - M1 : 38% M3 - M2 : 15%

    La croissance de M3 se situe actuellement sur une base 10,9% par an. Alors que la BCE a fixé une norme de 4,5% pour tenir compte d’une croissance économique de 2,5% et d’une inflation tolérée de 2%. Pourquoi l’augmentation réelle de la masse monétaire dépasse-t-elle autant la norme édictée ?

    Parce que la contribution à la croissance du total de la masse monétaire de chacune de ses composantes est :

    M1 : 31% M2 - M1 : 44% M3 - M2 : 25%

    Autrement dit, 69% (44 + 25) de la croissance de la masse monétaire est due à la croissance des actifs financiers constitutifs de M2 - M1 et de M3 - M2

    Ainsi, en alimentant les circuits financiers en liquidité fraîche pour couvrir les besoins du capital financier (restructurations, fusions, LBO, marché immobilier, etc.), les banques centrales, et particulièrement la BCE, ont choisi : pas d’inflation tolérée sur les biens et services, mais la bride sur le cou pour l’inflation sur les actifs financiers.

    Et alors, dira-t-on, où est le mal ? Là : sur le long terme, la croissance des revenus financiers plus importante que la croissance de la richesse réelle n’est possible que si l’exploitation de la force de travail s’intensifie dans le système productif. Car la sphère financière n’est pas autonome, étant improductive. ».

    Un des moyens de faire disparaitre « cette inflation » (celle des actifs) n’est pas de serrer la ceinture à la création monétaire ( les « petits » et les entreprises en pâtiront), mais de transférer TOUS les intérêts de la création monétaire à la collectivité qui profitera ainsi de cette manne.



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 29 septembre 2007 21:34

    Sam écrit : « Mais si ce sont en partie des obligations d’Etat, c’est bien que les Etats ne sont pas en »faillite«  ? Sinon, quelles »garanties« ... »

    Non, comme l’indique le titre de cet article, les Etats ne sont pas en faillite , loin de là. La notation de la France reste « triple A » et pour ceux qui ont de l’argent à placer, s’ils se contentent d’un revenu « raisonnable » ( 4 à 4,5%) c’est le placement père de famille par excellence.

    Sam écrit aussi « Tu rappelles que ces refinancements sont opérés pour une très courte durée. Et ensuite ? Quand bien même les titres tournent, au bilan, ces contreparties appartiennent-elles à la BCE ? C’est à dire, euh, à qui ? »

    Les injections de liquidités (je n’ai pas tenu les comptes, mais ils ont été considérables pendant le mois d’août) sont donc très temporaires, les banques trop engagées liquidant des positions (même à perte) pour assurer leur crédibilité et pouvoir rembourser la BCE, donc faire disparaitre ces dettes consécutives au « refinancement » auprès de la BCE, refinancements qui ne font pas très sérieux vis à vis des financiers et des autres banques...

    Mais oui, ces titres, tant que la monnaie empruntée ne lui est pas remboursée, appartiennent à la BCE (il faut voir cela comme des hypothèques) ... et c’est à dire « à nous tous » (les eurozonards) puisque le capital de la BCE (seulement 4 milliards d’euros de fonds propres, mais combien de « prises en pension » ? ... j’avoue mon ignorance sur ce point) est détenu par les Banques Centrales des pays de l’eurozone.

    Je ne sais pas si je comprends bien ta question, mais je pense que le plus grave est dans les effets possibles sur les économies réelles. Ceci dit, la BCE s’attends quand même à un risque d’une crise de confiance des citoyens, puisque, d’après certaines informations les imprimeries fiduciaires tournent à plein régime ... : il faut assurer la possibilité de servir au mieux les retraits de comptes en espèce en cas de « panique »... or la monnaie papier ne représente actuellement que 15% de M1 (la monnaie scripturale représentant les autres 85% de l’agrégat M1, M1 étant la monnaie en principe immédiatement disponible) et une grosse partie (combien ?) de cette monnaie papier n’est pas dans les coffres des banques mais dans les poches des habitants de ces pays, et « tourne » sans repasser par les banques dans les payements en espèce.



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 29 septembre 2007 13:40

    Il y a un bon article d’explication sur « rue 89 »

    http://www.rue89.com/2007/08/14/ce-que-signifie-concretement-la-bce-a-injecte-des-liquidites ?

    Pour répondre simplement, les refinancements (qui sont de la monnaie « Banque Centrale », laquelle est la banque des banques) sont émis pour de courtes durées et empruntés par les banques commerciales pour seulement quelques jours afin de rester dans le cadre des régles prudentielles.Mais évidemment les banques commerciales doivent apporter des garanties en échange de cette avance de la BC.

    J’avoue que j’ignore si la BCE a « pris en pension » les titres de ces dettes pourries « subprime » .. mais franchement ça m’étonnerait . Par contre elle a surement pris en pension des obligations d’états, des OAT.

    Le gros risque, comme c’est très bien expliqué dans l’article de Rue89, c’est que « Si la Banque centrale surestime la crise et facilite une création monétaire trop importante, cela risque de déboucher sur l’inflation (je n’y crois pas du tout, mais bon). Si au contraire elle se montre trop timide dans son action, si elle ne parvient pas à dégripper le marché interbancaire, alors les taux d’intérêt se tendent, les crédits se tarissent, avec le risque de casser la croissance. »

    ... et donc les entreprises qui ont besoin de s’équiper ou de trésorie qui ne trouveront qu’à se financer à des taux très élevés (c’est l’offre et la demande, lorsqu’une denrée - la monnaie dans ce cas - est limitée)... et ces taux induiront soit une disparition de l’entreprise, soit, si toutes se retrouvent logées à la même enseigne dans un secteur donné, une augmentation des prix de vente ( les intérêts seront transférés sur les prix )

    Est ce plus clair ?

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