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André-Jacques Holbecq

André-Jacques Holbecq

En quelques points rapides 


- Auteur de "Un regard citoyen sur l'économie" , " Une alternative de société : l'écosociétalisme" (Préface de Patrick Viveret) , "Argent, dettes et banques" ,

- Co-auteur, avec Philippe Derudder, de " Les 10 plus gros mensonges sur l'économie " , " La dette publique ; une affaire rentable ! ", "Une monnaie nationale complémentaire" (préface de Pierre Rabhi), "Pour que l'argent serve au lieu d'asservir"
- Mon blog : "Postjorion"

- Initiateur d'un "modèle" monétaire et économique totalement innovant, nommé éco-sociétalisme.
Note : 76 ans cette année (2018), il ne me reste plus beaucoup de temps pour espérer voir un changement dans cette société qui va, hélas, droit dans le mur...
Et j'en suis tellement persuadé que j'ai créé le réseau d'entraide entre Ruraux et Urbain, Entraide-Humanum

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 25/11/2008
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Derniers commentaires



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 27 septembre 2007 17:03

    @rapetout

    A ceux qui pensent qu’il y a un lien très net entre création de monnaie et inflation.. « (AFP - 27 septembre 2007) - La masse monétaire M3 dans la zone Euro a enregistré une croissance de 11,6% sur 12 mois en août. »

    ... or, où est l’inflation ?

    Que ce soit la Banque Centrale ou les Banques Commerciales qui créerait cette monnaie, l’inquiètude « la planche à billet / la création monétaire nous entraine à une inflation généralisée » n’est plus pertinente.

    Les conditions des hyperinflations passées qui laissent beaucoup de traces dans l’inconscient collectif ont totalement changées.

    Pour ma part je pense que l’augmentation des prix ( l’inflation) toujours possible serait principalement la conséquence du prix de l’énergie et, à l’inverse de ce qu’on essaye de nous faire croire, du taux d’intérêt : lorsque celui-ci augmente, et puisque l’intérêt cumulé à différents stades de la production est en moyenne présent pour 30 à 40% dans les prix, les coûts augmentent (donc l’inflation) ...

    La solution existe pour éviter non pas de rembourser la dette, mais pour éviter de payer chaque mois 120 millions d’euros d’intérêts.

    Soit la BCE mets à disposition des Etats de la monnaie sans intérêt pour une utilisation d’équipement (ce qui va augmenter la richesse générale, car si une collectivité a : 1 - un besoin, 2 - la volonté de le satisfaire, 3 - les moyens techniques et énergétiques, 4 - Un excès de main d’œuvre et le savoir-faire, ...

    Pourquoi ne peut-elle réaliser ce besoin par faute de financement ? ), sans augmentation par motif de cumul d’intérêts ...

    Soit les Etats payent des intérêts à la BCE, en restants les seuls actionnaires de celles ci ( ils récupèreront donc les intérêts qu’ils ont payé, sous forme de dividendes)

    Je préfère de loin la première formule, en rajoutant, comme Irving Fischer (100 % money) « Le fait de faire revivre maintenant l’ancien système de couverture intégrale des dépôts (...) empêcherait effectivement l’inflation et la déflation suscitées par notre système actuel, c’est-à-dire stopperait effectivement la création et la destruction irresponsables de monnaie par nos milliers de banques commerciales qui agissent aujourd’hui comme autant d’instituts privés d’émission (...).L’essence du plan 100 % monnaie est de rendre la monnaie indépendante des prêts, c’est à dire de séparer le processus de création et de destruction de monnaie du prêt aux affaires »

    ... ou comme Maurice Allais (Prix Nobel d’économie 1988, in, La réforme monétaire 1976) « En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l’État s’est privé en moyenne d’un pouvoir d’achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national »

    ...ou comme David Ricardo, (Principes d’économie politique.) « Dans le cas de la création monétaire l’avantage serait toujours pour ceux qui émettraient la monnaie de crédit ; et comme le gouvernement représente la nation, la nation aurait épargné l’impôt, si elle, et non la banque, avait fait elle-même l’émission de cette monnaie... Le public aurait un intérêt direct à ce que ce fût l’État, et non une compagnie de marchands ou de banquiers, qui fit cette émission ».

    Merci de m’explique QUI serait géné dans ces deux cas de figure, si ce n’est les assureurs, les rentiers ou les épargnants qui ne pourraient plus prêter à l’Etat et toucher de substanciels intérêts ( voir le compteur des intérêts sur http://www.societal.org/dette/...)



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 27 septembre 2007 10:48

    A ceux qui pensent qu’il y a un lien très net entre création de monnaie et inflation.. smiley

    « (AFP - 27 septembre 2007) - La masse monétaire M3 dans la zone Euro a enregistré une croissance de 11,6% sur 12 mois en août. »

    ... or, où est l’inflation ?

    Que ce soit la Banque Centrale ou les Banques Commerciales qui créerait cette monnaie, l’inquiètude « la planche à billet / la création monétaire nous entraine à une inflation généralisée » n’est plus pertinente.

    Les conditions des hyperinflations passées qui laissent beaucoup de traces dans l’inconscient collectif ont totalement changées.

    Pour ma part je pense que l’augmentation des prix ( l’inflation) toujours possible serait principalement la conséquence du prix de l’énergie et, à l’inverse de ce qu’on essaye de nous faire croire, du taux d’intérêt : lorsque celui-ci augmente, et puisque l’intérêt cumulé à différents stades de la production est en moyenne présent pour 30 à 40% dans les prix, les coûts augmentent (donc l’inflation) ...



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 27 septembre 2007 09:16

    @Philippe Houbé

    1- Le montant des recettes de l’Etat reste un choix politique, car il s’agit de savoir quel doit être la part du public et la part du privé . En ce qui me concerne, vous l’avez compris, je ne suis pas « pour une privatisation des gains et une collectivisation des pertes ». Je ne dis pas pour autant qu’il n’y a pas à améliorer la justice fiscale qui pèse trop sur les classes les moins riches. Je suis par exemple « pour » un transfert des charges sociales qui pèsent relativement trop sur le travail et pas assez sur le capital ou les produits importés.

    2) Vous m’attribuez des rêves sans me connaitre. NON, je suis pour un impôt plus juste et moins d’impôts. ET JUSTEMENT, la reprise de la création monétaire intégrale par la Banque Centrale (européenne ou non), qui verserait les intérêts de cette monnaie (de TOUTE cette monnaie de crédit, contrairement ce qui se passe actuellement) à l’Etat, permettrait justement de diminuer les impôts et taxe d’autant ...

    3) Vous avez tort sur toute la ligne ... la France reste très attractive et sa productivité est l’une des meilleures du monde. Quand au Japon, je vous ai donné les éléments prouvant que mon chiffre est le bon.

    4) Il n’est pas question d’éviter d’honorer les créances francaise (détenues pour plus de 300 milliards d’euros par des compagnies d’assurances / filliales d’assurance des banques qui placent ainsi l’argent de leurs déposants), mais qu’au moins les revenus soient imposés à l’éqivalent des revenus du travail. Pour les créances détenues par des étrangers, il s’agit de taxer « à la surce ». C’est ainsi que, mécaniquement, une partie des gains des créanciers reviendront dans le budget de l’Etat, au bénéfice de tous. Ceci dit, une reprise de la création monétaire centrale permettrait d’affecter une partie de l’émission de nouvelle monnaie au remboursement (progressif, 20 ans par exemple) de la dette due.

    5) Ne me faites pas rire... je montre seulement que la France n’est pas pauvre, ses actifs matériels dépassent plus de 10 fois sa dette et ses actifs immatériels sont inestimables ( dans le sens ou personne ne sait les estimer).. et ces actifs, si nous ne les vendons pas ( EDF par exemple) et que nous les entretenions d’une manière patrimoniale, garderont leur valeur...

    6) Je serai assez d’accord avec vous sur le porte avion, mais ce sont des choix politiques. Ceci dit, le porte avion Charles de Gaulle et tout ses équipements « n’a coûté » que 4 mois d’intérêts de la dette ( 120 millions d’euros par jour), et par la même occasion il a permis à des milliers de gens de vivre pendant sa construction ou son entretien. ... mais oui, il y aurait de meilleurs choix à faire de ce que nous voulons léguer à nos enfants. Et cette question pose celle de la participation de la zone euro dans le budget de la défense de cette zone ... mais c’est un autre sujet.

    7) Vous vous répétez...



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 26 septembre 2007 16:31

    A propos de la création monétaire...

    A ceux qui, nombreux, pensent encore que c’est la Banque Centrale qui prête la monnaie aux Banques Commerciales à l’occasion de « refinancements » (lesquelles Banques commerciales vont à leur tour prêter aux emprunteurs en prenant un tout petit bénéfice sur le taux d’intérêt), je voudrais leur suggérer de lire les fiches techniques du site « chomage et monnaie » sur http://www.chomage-et-monnaie.org/Cadre_Liste_fiches.html

    ... et à ceux qui n’ont pas eu le courage d’aller lire le lien que j’ai antérieurement donné ( http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=24 ), je recopie ci dessous une partie de cette page...

    « L’octroi de crédit par les banques étant à la source même du mécanisme de création monétaire, le suivi de l’évolution de la distribution des différents types de concours bancaires revêt naturellement une grande importance dans la définition des orientations et la conduite de la politique monétaire comme dans l’évaluation de ses effets ». Banque de France , 15 février 2006

    De Dominique Plihon, « la monnaie et ses mécanismes » (ed. la découverte - ISBN 2-7071-3185-7 - 2000). Dominique Plihon est professeur d’économie à l’université Paris Nord où il dirige le DESS « Banque, finance, gestion des risques » après avoir occupé la fonction d’économiste à la Banque de France et au Commissariat général du Plan ...

    P4 : « La monnaie est d’abord créée par les banques, à l’occasion de leurs opérations de crédit, en réponse aux besoins de financement des agents déficitaires, les entreprises en particulier. Ces dernières utilisent cette monnaie pour payer les salaires. Les salariés ne dépensent pas immédiatement leurs encaisses monétaires, car la monnaie permet de différer l’utilisation des ressources d’une période à l’autre ... »

    P6 : « Actuellement la monnaie est essentiellement scripturale, c’est-à-dire constituée d’avoir matérialisés par une inscription sur des comptes bancaires ou postaux (...) . Les banques ont le monopole de la création de monnaie scripturale tandis que la monnaie fiduciaire est émise par la banque centrale. Cette « monnaie centrale » représente près de 10% du total des encaisses des agents non financiers (entreprises, ménages, administrations), principalement sous la forme de billets... »

    P13 : « Le développement de la monnaie scripturale dont la part dans les moyens de payement (M1) est passé de 58% à 87% de 1960 à 1998, s’explique également par des qualités de commodités (...) La monnaie scripturale figure au passif du bilan des établissements habilités à gérer celle-ci. »

    P19 : « La monnaie crée se concrétise par une inscription au compte du client emprunteur qui figure au passif du bilan bancaire ; la contrepartie est inscrite à l’actif à un poste créance sur le client. Le remboursement du crédit aboutira, de façon symétrique, à une destruction de monnaie en diminuant à la fois l’actif et le passif du bilan bancaire. La masse monétaire, constituée essentiellement par la monnaie scripturale, s’accroît lorsque les flux de remboursements sont inférieurs aux flux de crédits nouveaux (...) Les banques commerciales collectent également de l’épargne ; la part des crédits financés sur épargne ne participe pas, par définition, à la création de monnaie. »

    P20 : « L’émission de billets est le monopole de la Banque centrale, souvent qualifiée pour cette raison « d’institut d’émission »les banques, de leur coté, ont le monopole de la création de monnaie scripturale... »

    P 42 : « La création monétaire est le privilège des banques : celles-ci créent de la monnaie en « monétisant » leurs créances et en émettant des dettes qui ont la particularité d’être acceptées comme moyens de payement. La plus part du temps, les créances bancaires correspondent à des crédits : il s’agit de monnaie de crédit, créée ex-nihilo par les banques à l’occasion de leurs prêts »

    P43 : « Le système bancaire (banques commerciales et banque centrale) entretient des relations financières multiples avec l’État. Ainsi les banques sont amenées à financer le déficit du budget de l’État, essentiellement en achetant une part importante des titres (bons du Trésor) (...) Ce financement du déficit budgétaire par les banques entraîne de la création monétaire : il y a « monétisation » de la dette publique »

    Faut-il d’autres citations ? En voici...

    « Les banques créent de la monnaie très simplement. Lorsque le titulaire d’un compte obtient un prêt à court terme (moins d’un an), par exemple une avance sur salaire : dans ce cas, la banque inscrit au crédit du bénéficiaire la somme demandée (d’où le terme de crédit). Elle a créé de la monnaie scripturale à partir de rien. Une inscription sur un compte lui a suffit. » Denis Clerc, « Déchiffrer l’économie », Chapitre 4 La monnaie et le crédit, p. 163.

    « Les particuliers - même paraît-il certains banquiers - ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l’argent en compte et c’est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n’est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts. » Banque de France - 1971 - « la Monnaie et la Politique monétaire »

    « Fondamentalement, le mécanisme du crédit aboutit à une création de moyens de paiements ex nihilo, car le détenteur d’un dépôt auprès d’une banque le considère comme une encaisse disponible, alors que, dans le même temps, la banque a prêté la plus grande partie de ce dépôt, qui, redéposée ou non dans une banque, est considérée comme une encaisse disponible par son récipiendaire. À chaque opération de crédit, il y a ainsi duplication monétaire. Au total, le mécanisme de crédit aboutit à une création de monnaie ex nihilo par de simples jeux d’écritures (*). (*) Ce n’est qu’à partir de la publication en 1911 de l’ouvrage fondamental d’Irving Fisher, The purchasing Power of money, qu’il a été pleinement reconnu que le mécanisme du crédit aboutit à une création de monnaie. » Maurice Allais, « Prix Nobel » de sciences économiques, « La crise monétaire d’aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires. », Éd. Clément Juglar, 1999, p. 63.

    « Le jugement éthique porté sur le mécanisme du crédit bancaire s’est profondément modifié au cours des siècles. (...) À l’origine, le principe du crédit reposait sur une couverture intégrale des dépôts. (...) Ce n’est que vers le XVII e siècle, avec l’apparition des billets de banque, que les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l’insu du public » (...) « En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l’État s’est privé en moyenne d’un pouvoir d’achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national. » Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, La réforme monétaire, 1976).

    « Création et destruction monétaire (...) C’est le principe fondamental de la création monétaire : si je fais un crédit papier de 100 et si je sais qu’une grande partie de ce crédit reviendra chez moi banquier, je peux multiplier le crédit bien au-delà du stock d’or dont je dispose. (...) Le mécanisme est décrit dans l’adage : « les prêts font les dépôts ». Le crédit fait les dépôts, il fait l’argent. Et non l’inverse ! Avis à ceux qui croient que l’épargne fait l’argent. Quel contresens économique ! (...) Mais la vraie garantie de la création monétaire, c’est l’anticipation de l’activité économique, du cycle production consommation. Encore faut-il que cette anticipation soit saine : toute création monétaire saine débouche sur une destruction monétaire équivalente. (...) Nous percevons mieux la nature de la monnaie : des dettes (des créances sur la banque émettrice) qui circulent. Des dettes qui, si elles sont saines, doivent, par l’activité économique, provoquer leur remboursement. Aujourd’hui, la monnaie est détachée de tout support matériel, on peut en créer à l’infini ». Bernard Maris, professeur d’université en France et aux États-Unis, « Anti-manuel d’économie », éd. Bréal, oct. 2003, p. 219.



  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 26 septembre 2007 11:20

    @judel66

    Le chiffre exact du solde du patrimoine des administrations publiques fin 2006 est de 676,6 milliards d’euros

    Entre autre, voir wikipediahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_des_administrations_publiques_fran%C3%A7aises

    ou l’INSEE http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_2000/tableaux/comptes_patr imoine.htm

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