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barbarossa

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  • Premier article le 12/08/2017
  • Modérateur depuis le 15/08/2017
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Derniers commentaires



  • barbarossa 22 août 2017 11:03

    @Petit Lait

    non justement je n’oublie rien ... et le coût du serveur est compris dans le 22.1 centimes de prix de revient. (3 cts de café plus tout le reste. soit 7 fois et des broutilles de plus)

    Lorsque le café coûtait 0.60 ct le serveur gagnait environ 1500 CHF par mois (il avait un petit fixe autour de 300 CHF mais il se faisait de bonnes-mains de 20% sur sa caisse - moins dans un restaurant et plus dans des bars à cafés ; cotisations et fisc prenaient 10% de référence) Mais il y avait des barmans et des serveurs qui se faisaient dans les 3500-4000 CHF, alors qu’un directeur d’une agence bancaire gagnait 2000 CHF. (quand par exemple le café est passé à 0.80 ct. on laissait 1 CHF, soit une bonne-main de 25%).

    Si on rapporte les 0.60 centimes aux 3 francs (minimum et rare) le serveur devrait gagner 7500 CHF.

    Quant au prix de la santé je n’ai jamais compris l’explosion soudaine des coûts. Dans les années 60, lorsque j’ai fait des études en Suisse, j’’étais affilié à une caisse (La Chrétienne Sociale) pour une cotisation de 22 CHF par mois. L’argument de toutes les caisses maladie à l’époque était : « les cotisations dépendent de l’âge d’entrée. et vous garderez toujours le même taux ».
    Et le tube de vaseline n’a jamais été remboursé.
    J’ai une très grande estime pour tous les médecins et personnel de santé du monde car ils font un métier que je ne pourrais jamais faire : coutoyer au quotidien la souffrance et la mort sont très au dessus de mes forces. Et ça se paie aussi et méritent leurs salaires et leurs honoraires.

    Mais il y a les coûts annexes qui se justifient beaucoup moins. Voire pas du tout.

    2 exemples :
    A l’époque en Suisse j’avais une petite amie qui était dentiste (cursus : 1er et deuxième propé de médecine, 3 ans de mécanique dentaire dans une école genevoise). Examens réussis, elle a eu, pour monter son cabinet, un prêt à taux 0 de 300’000 CHF - une véritable fortune à l’époque - remboursable sur 5 ans et concédé par une association professionnelle de fournisseurs de matériel et consommables dentaires avec pour seule condition l’obligation morale de se fournir chez eux.
    Pendant cette période j’ai eu le loisir de consulter sa compta. Elle pratiquait les mêmes tarifs que tous ses confrères. Lorsqu’elle devait poser une prothèse, elle en confiait la confection à un atelier de mécaniciens-dentistes. Coût : 25 à 40 CHF. Prix au client : 800 CHF. Et les frais dentaires n’ont pratiquement jamais été remboursés en Suisse.

    En France : il y a quelques années on m’a découvert une hépatite C, contractée lors d’une transfusion que j’avais subi lorsqu’on ignorait même l’existence de cette pathologie.
    Coût total des médicaments à charge de la sécu (6 mois de traitement) : €50’000. 
    Par curiosité j’avais calculé le coût du principe actif : 1.250 milliard le litre. 
    Prix de revient du traitement des labos : €250. 

    voilà ....



  • barbarossa 22 août 2017 10:02

    @JP94

    « j’imagine que même le menu est meilleur .... »

    Vous portez atteinte à ces deux incontournables monuments internationaux de la haute gastronomie hospitalière que sont la compote de pomme et la purée de pomme de terre !!! smiley 

    « L’argent garde tout son poids de pouvoir. »
    Personne ne travaille ou se bat pour la seule gloire. Sexe, argent et pouvoir ce sont 3 mots interchangeables, (la sacro-sainte trinité en quelque sorte). 

    quant à Ziegler .... mais je m’interdis d’être grossier.


  • barbarossa 21 août 2017 20:08

    @JP94

    Non, les votations en Suisse ne font pas illusion ... même s’il est arrivé que le gouvernement suisse triche un peu. Mais rarement.
    Lorsque le peuple suisse a dit non à l’Europe, à Berne, siège du gouvernement, on a continué à œuvrer pour rendre les lois suisses euro-compatibles. 

    C’est vrai que les assurances sur la santé en Suisse sont hors de prix et à la tête du client. Avec des franchises astronomiques.
     Pour une assurance basique comptez CHF 650,00 par mois si vous n’avez pas de précédents. Mais ça peut facilement doubler.

    La Suisse n’est pas gangrenée (au moins elle ne le semble pas) par la corruption. N’empêche que, comme partout, les prix des marchés publics grimpent aux étoiles.
     Et le gaspillage est là. Il suffit de se promener à travers les couloirs des bâtiments publics, poste, chemin de fer, hôpitaux pour tomber sur des cartons de matériel informatique jamais déballé, et qui partira bientôt à la poubelle, non pas parce qu’il est périmé, mais parce qu’on a demandé et obtenu un crédit pour le renouvellement.
    Dans les années 90 j’ai eu en main les comptes du CHUV (Centre hospitalier universitaire vaudois - Lausanne). Le prix hôtelier (donc sans les soins et services relatifs) de revient d’un lit de salle commune - genre chambrée de caserne militaire - était de CHF 500 (€450) par jour.
     Alors qu’à la même époque je payais pour une spacieuse chambre individuelle au Lausanne Palace dans les CHF 300. Et si au milieu de la nuit j’étais pris par une petite fringale on ne me répondait pas que la cuisine était fermée.




  • barbarossa 21 août 2017 19:41

    @baldis30
    c’est toujours le problème avec les verts, ils profitent largement de tout puis ils font semblant de culpabiliser .. ou culpabilisent les autres ...

    Rappelons que les verts (Grüne) c’est un parti créé par la STASI (RDA) pour emm..der la RFA (et elle y a réussi au delà de tout espoir), parti qui s’est répandu ensuite en France via l’Alsace (Antoine Wechter) puis a essaimé en Europe.
    C’est à cet encadrement du départ et aux techniques de communications transmises qu’il arrive encore à faire parler de lui malgré un nombre d’adeptes plus que confidentiel. 

    Pour ce qui est du nucléaire, mieux que ça : la Suisse et l’Allemagne sont des actionnaires de l’usine de Fessenheim, et ils en réclament la fermeture immédiate : en ce cas elles seront indemnisée par la France. Ce n’est pas beau l’écologie ?

    Les pires sont les italiens : les verts ne veulent absolument pas du nucléaire mais ce sont les premiers importateurs.

    Partiellement vrai pour le mercure - vallée du Rhône (on l’a découvert 20 ans après, un peu comme l’amiante en France) mais les stations d’épurations en Suisse, très performantes, datent d’au moins 40 ans.
    Pour le séisme ce n’est pas vrai, c’était en grande partie naturel et il est prouvé que les forages sont sûrs.
    Les chocolatiers suisses, parlons-en : Suchard était français et Nestlé allemand ... là ce sont des chocolatiers industriels et vous parlez de chocolatiers artisanaux ; la Belgique a aussi de très bons chocolatiers.
     Et les plus grands marchands de cacao sont les Hollandais.

    sympa de discuter avec vous.


  • barbarossa 21 août 2017 18:00

    @Bruno Hubacher

    Explications complémentaires à votre billet :
    Les cotisations au système suisse de répartition (AVS) s’applique à tous les travailleurs à partir du 1er janvier qui suit leur 17ème anniversaire jusqu’à et l’âge de la retraite. Le salaire y est soumis intégralement. En revanche les prestations ont un plafond. Et, pour toucher sa retraite entière il faut avoir cotisé un certain nombre d’années entières. S’il vous manque ne fut-ce que 15 jours sur une année, votre retraite est fortement amputée.
    En plus de cette retraite par répartition (sociale), il y a une retraite par capitalisation (deuxième pilier), qui, en principe, garantit à son bénéficiaire un montant d’environ 70% de son dernier salaire de retraite totale (donc y compris la retraite par répartition). Ce système qui à l’origine était facultatif - seules les grandes entreprises le proposaient à leur personnel en créant des caisses de pension autonomes. Et elles choisissaient librement le % de cotisations (autour de 15%) ainsi que la répartition, souvent 1/3 employé - 2/3 employeur.

    ( En sus, à la fin de l’année beaucoup d’entreprises versaient des généreuses cotisations supplémentaires à ces caisses, dont une partie servait à financer le rattrapage des cotisations supplémentaires dues par les employés sur leur augmentation annuelle qui, sinon pouvait devenir négative (plus l’employé était âgé plus les rattrapage était élevé). Car le montant de capitalisation devant servir à financer la retraite complémentaire devait être à la hauteur. - je sais c’est un peu compliqué, vous pouvez zapper sur ce passage en italique, il n’est pas nécessaire à la compréhension du système)  

    Ce deuxième pilier est devenu obligatoire sous le nom de LPP. Avec de règles de minimum.

     Et le libre passage. 
    Explication : puisque les caisses de pensions sont particulières à chaque entreprise (même si parfois elle sont réunies sous une même bannière, question de grandeur), lorsqu’un employé change d’employeur elle va recevoir le montant de capitalisation acquis sur sa tête dans la caisse de l’ancien employeur. Mais ce montant est limité au minimum légal, l’ancienne caisse gardant la différence dans ses fonds propres - ce qui paraît normal. (Toutes les cotisations de l’employé passent à la nouvelle caisse, celle de l’employeur dans la limite de la loi).

    Ensuite, pour parfaire sa retraite, on a constitué un 3ème pilier facultatif la OPP3. C’est une assurance vie comme on les connaît en France. 
    L’intérêt c’est que les cotisations sont défiscalisées. 
    A l’échéance l’assuré reçoit un capital qui, lui, est soumis aux impôts, mais à son lieu de domicile lors de l’échéance et pas la où il l’a gagné. 
    Très intéressant pour s’exiler fiscalement. 
    En cas de mort avant terme, il y a évidemment un impôt de succession. 
    Mais il y a des cantons, comme le Valais, où il n’y a pas d’impôt de succession.

    Les caisses de pensions qui gèrent ces retraites sont autonomes quoique soumises à des règles assez strictes de placement. Les grandes entreprises suisses (genre Nestlé, Novartis) payent les frais de gestion directement. 
    Les calculs des retraites suit un schéma bien précis : le recensement fédéral fait tous les 10 ans donne un tableau statistique précis (âge, longévité, répartition des sexes, espérance de vie).

     On applique à ce tableau statistique un coefficient de correction, différent si on assure la vie (c’est le cas) ou la mort. Ceci pour être du bon coté - loi des grands nombres. Puis un taux d’intérêt, assez bas car il est difficile de prévoir au long terme. 
    Donc ces fonds de pensions (qui souvent se réassurent) - qui ne versent pas de dividende - en principe sont appelés à grandir sans cesse, le capital résiduel des rentes servies après le décès des bénéficiaires alimentant leurs fonds propres. 
    Le système de la LPP datant d’une bonne 40aine d’années on devrait pas avoir trop de soucis. Surtout que les investissements de ces caisses de pension sont souvent dirigés vers l’immobilier - avec le danger à terme que tout le parc leur appartienne (Ils financent également les hypothèques de leurs assurés). Le montant de loyers, à différence des taux directeurs, ne s’approche pas de zéro.
    Alors, si aujourd’hui on est obligé de faire une nouvelle loi et des nouvelles règles qu’est-ce que a foiré ?

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