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Bodhi

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  • Bodhi 10 janvier 2011 15:48

    Tiens la preuve.

    _______________________________________________________________

    Semaine internationale d’actions en solidarité avec les Neuf de Reykjavik – du 10 au 16 janvier 2011

     

    Un appel a été lancé pour une semaine d’actions en soutien aux Neuf de Reykjavik (RVK9), du 10 au 16 janvier 2011. Ces neuf individus, anarchistes et gauchistes radicaux, risquent jusqu’à 16 ans de prison ferme pour avoir manifesté contre le Parlement islandais.

    En décembre 2008, la balle qui tua Alexandros Grigoropoulos mit le feu aux rues d’Athènes, un feu qui se propagea rapidement à toutes les villes de Grèce.

    Ce même mois de décembre, à l’autre bout de l’Europe, en Islande, une autre révolte était en route, née des décombres de l’économie qui s’était effondrée à l’automne. Au cours de l’hiver 2008, l’Islande, première victime de la crise mondiale, assistait à la plus large mobilisation de son histoire. Des manifestations, rassemblements de masse et assemblées populaires, actions directes et confrontations quotidiennes, et pour finir des émeutes, réussirent à faire tomber le gouvernement de droite de l’époque.

    Pourtant, tout comme en Grèce cette balle n’était qu’une seule des causes d’une révolte qui tenait à des milliers de raisons, en Islande la bulle qui éclata cet automne n’était que l’étincelle nécessaire à la rage et à la frustration refoulées au cours de deux décennies contre le gouvernement néo-libéral — et plus largement, contre le système politique et économique tout entier.

    À l’heure actuelle, l’État islandais menace d’emprisonnement neuf individus, choisis comme bouc-émissaires de l’insurrection qui mena à la chute du gouvernement en janvier 2009. Ils et elles sont les Neuf de Reyjavik.

    Le 8 décembre 2008, pendant qu’en Grèce des milliers de personnes descendaient dans la rue, à Reyjavik, en Islande, un groupe d’une trentaine de personnes prenait d’assaut le Parlement. Elles entrèrent dans le but d’interrompre l’assemblée et de lire un communiqué de protestation. Malgré le fait que l’accès aux tribunes publiques est ouvert à tous, la police, secondée par les gardes, bloqua l’entrée et arrêta le groupe dans l’escalier. Seuls deux des trente personnes parvinrent à accéder à la tribune. Après une légère échauffourée, plusieurs personnes furent arrêtées et les autres forcées de se disperser.

    Un an plus tard, les autorités ciblèrent 9 de ces 30 personnes. Ils et elles sont principalement accusé-e-s, entre autres, d’avoir menacé l’autonomie du parlement. La peine associée est d’un an de prison minimum, jusqu’à la perpétuité (soit 16 ans en Islande) !

    Cette action n’en était qu’une parmi une pléthore d’actions qui eurent lieu quotidiennement en Islande au cours de l’hiver 2008 : manifestations massives, visites aux domiciles des ministres et banquiers, sabotages de propriétés de l’État, perturbations des réunions gouvernementales et sabotage massif du système de transmission en direct du débat annuel des partis politiques. Une part intrinsèque de cette insurrection fut le mouvement anarchiste en pleine expansion, qui trouve son origine dans des années de luttes contre l’industrie lourde et la destruction environnementale qui en résulte, toujours au nom d’un « développement vert » !

    Les racines de cette insurrection apparurent clairement lorsqu’elle adopta en masse et pour la première fois des tactiques de confrontation, comme lors de l’attaque sans précédent du commissariat central de Reykjavik par une foule de 500 personnes répondant à l’arrestation d’un anarchiste.

    La révolte atteint son paroxysme les 20 et 21 janvier 2009, lorsque des milliers d’individus se rassemblèrent devant le Parlement afin d’empêcher sa première assemblée de l’année. Le début de la fin pour ce gouvernement fut signé par un nouveau groupe formé d’étudiant-e-s, Oskra, lorsque celui-ci brisa les lignes de police devant le Parlement. Cette action fut suivie de 48 heures de rage et de furie, accompagnées de bruit, de feu et de pierres. Le sapin de Noël fut sacrifié sur le feu et toutes les vitres du Parlement furent brisées sans exception. Pour la première fois en 60 ans les gazs lacrymogènes se répandirent dans l’air de Reykjavik. La police à bout de nerfs, il restait deux options pour l’État : faire appel à l’armée danoise (colons historiques de l’Islande) qui attendait depuis 3 mois dans le port extérieur de Reykjavik, ou dissoudre le gouvernement.

    Le procès de Neuf de Reykjavik est un cas flagrant de persécution politique. Les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance utilisés comme preuves ne prouvent rien d’autre, et sans que le moindre doute soit possible, que le fait que la violence était du côté de la police et des gardes.

    Le gouvernement actuel « de gauche » a pris le pouvoir en mai 2009 sur le dos du mouvement populaire qui avait renversé le précédent. Ce gouvernement refuse de se mêler de ce procès. Il ne s’agit pas d’un manque de volonté politique, mais bien d’une volonté politique claire de criminaliser les éléments radicaux de la révolte, après avoir utilisé cette même révolte et ignoré les exigences populaires de rétribution à l’encontre des politiciens et des banquiers responsables de la crise, dont aucun n’a été amené devant la justice !

    Tout comme dans d’autres pays d’Europe, le « socialisme » semble être le médium le plus approprié pour la plus vicieuse restructuration néo-libérale de l’économie. En Islande, le gouvernement de gauche, avec la bénédiction des syndicats vendus et sous la surveillance stricte du FMI, est celui qui réalise les réductions budgétaires massives, la privatisation et la grande braderie des ressources naturelles pour développer plus avant l’industrie lourde. Tout ceci bien sûr au nom de « la crise » et dans un climat de nationalisme, néo-fascisme et xénophobie qui en sont la conséquence. Il est à noter que des groupes néo-nazis ont soudain émergé et participé aux récentes manifestations « contre la crise » à Reykjavik en 2010 ! Ils ont heureusement été attaqués par des manifestants anarchistes.

    L’audience finale du procès de Neuf de Reykjavik aura lieu au tribunal de Reykjavik les 18, 19, et 20 janvier 2011. Un appel a été lancé pour une semaine d’actions internationales en soutien aux Neuf de Reykjavik, la semaine précédant le procès, soit du 10 au 16 janvier.

    Pour cette petite île-État à la périphérie de l’Europe, toute attention négative venant de l’étranger a un impact fort sur les autorités, l’élite et les médias institutionnels. Pour cette raison il est impératif que nous leur donnions toute l’attention négative qu’ils méritent. Que les autorités islandaises sachent que le monde les regarde, qu’elles sachent qu’il y aura des conséquences sérieuses si les Neuf de Reykjavik sont condamné-e-s !

    Nous appelons à TOUT TYPE D’ACTIONS en solidarité avec les RVK9 et contre l’État islandais !

    LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !

     

    Merci d’envoyer des photos, communiqués ou autres informations à propos d’actions pour permettre la traduction et diffusion des informations sur place. 
    Une liste des ambassades islandaises : www.mfa.is/diplomatic-missions/icelandic-missions.
    Plus d’informations sur le procès (en anglais) se trouvent sur www.rvk9.org/in-english. Des informations sur le mouvement anarchiste et activiste en Islande se trouvent sur : www.savingiceland.org (en anglais et un peu en français) et www.aftaka.org/tag/english (en anglais). 
    Lundi 10 janvier 2011.

     



  • Bodhi 10 janvier 2011 14:13

    @ dom y loulou,

    Ce qui s’est passé en Islande n’a rien a voir avec la démocratie directe. Il s’agit là d’un autre degré de démocratie représentative puisque qu’il y a toujours délégation du pouvoir politique à une minorité. Il y a toujours un gouvernement régit par un ministre et dont la composition est décidée par les partis politiques. Le fait qu’une assemblée constituante soit maintenant contrôlée par des citoyens ne change pas non plus grand chose étant donné qu’elle est composée en majorité par les professions les plus soumises aux propagandes et par conséquent à l’immobilisme : journalistes, juristes..etc.

    Un gouvernement qui contrôle toujours l’exécutif, une assemblée de représentant. Autant dire qu’il y a séparation entre le citoyen et le citoyen élu.

    Or la démocratie directe implique des procédures strictes pour éviter la conservation du pouvoir par une minorité. Les assemblées ne doivent pas être toujours composées des mêmes individus et doivent être décentralisées, c’est à dire qu’elle doivent avoir lieu dans chaque commune ou dans chaque région, selon le nombre d’habitants. Par ailleurs, la délégation du pouvoir se doit d’être minimiser et très encadrée. Par encadrée j’entends la mise en place de mandats impératifs non-renouvelables, à durée limitée et révocables de manière à ce que le citoyen de base ait toujours la possibilité de parer à des dérives.

    Ce qui a été fait en Islande, c’est à dire une démocratie représentative différente, n’est viable que sur moyen terme au delà duquel tout redeviendra comme avant pour la simple raison que la délégation trop grande de pouvoir entraîne des abus, la corruption, l’immobilisme réformateur. Si ce système venait à être appliqué dans un grand pays ( et pas 300 000 habitants comme en Islande), ce type d’organisation ne tiendrait que sur un très court terme pour la simple raison que plus il y a d’habitants, plus le faussé est important entre les assemblées, le gouvernement et les citoyens. Cela a pour conséquence une corruption plus facile de l’individu au pouvoir. Autant dire que l’on retourne rapidement à la case départ.

    Après pour le reste de votre message, je n’y ai pas compris grand chose.

    Je ne sais d’ailleurs même pas si cela m’est adressé. Si tel est le cas, je crois que vous avez fait un peu trop de présuppositions.

    Une seule remarque à faire. Arrêtez avec le sionisme, cela devient fatigant toutes ces confusions. Je vois pas pourquoi un sioniste viendrait me parler tous les soirs à la télé. Je vois pas en quoi la connerie d’une minorité extrémiste nationaliste Israelienne aurait à voir avec David Pujadas qui a déjà assez de travail pour faire de la propagande étatique.

    Je suis anarchiste et ça fait bien 150 ans que mes prédécesseurs ont commencés à être chassés comme des pestiférés à travers le monde entier. La propagande je connais, la censure médiatique, je connais, les massacres au nom d’idéologies aussi. Je peux présupposé que tu es également sous l’influence d’une propagande qui tend à généraliser sur les juifs et je tiens à te dire que ce discours est très dangereux, non pas parce que ceux qui sont ciblés sont juifs, mais parce que de telles réactions peuvent émanées d’individus isolés et mener très loin. Vous prônez peut être la paix mais votre voisin à qui vous dites vôtre discours peut l’interpréter autrement.
    Je trouve, peut être à tord, quand même votre message, sans vouloir vous insulter, un peu confus et contradictoire sur certains points.



  • Bodhi 10 janvier 2011 00:09

    @ PlancherDesVaches,

    Le référendum sur le traité est un mauvais exemple dans ce cas précis car il n’y a eu dans ce cas aucune remise en cause réelle ou plutôt concrète du système de la part des électeurs. Car si tel avait été le cas, les taux d’abstentions aurait grimpé en flèche aux élections de 2007.

    Tout au plus c’était l’occasion pour l’électeur d’afficher son mécontentement d’une tiédeur absolue. La preuve aucun ne s’est mobilisé lors de la mise en place dite simplifiée du traité.

    @ gimo,

    Si on demande à quelqu’un si il faut mettre fin à la misère, répartir les richesses et mettre en oeuvre une gestion écologique de l’économie, dans la majorité des cas cette personne sera d’accord. Si elle est d’accord et qu’on lui qu’il faut qu’elle agisse, dans la majorité des cas elle te répondra que cela ne sert à rien puisqu’elle sera seule à agir.

    Plus que paralysés, les français n’ont pas conscience du nombre qu’ils sont a penser que rien ne va dans ce pays, dans nos pays. La paralysie est due à l’isolement de l’individu, du renfermement sur lui-même. Recréer des liens est la première des choses à faire.

    @ dom y loulou,

    Au contraire, je suis de ceux qui défendent une vision radicale, ou originelle, de la démocratie donc pour la mise en place de la démocratie directe et par conséquent une décentralisation des pouvoirs, tous les pouvoirs qu’ils soient politiques ou économiques.

    Je répondrai à votre message demain.



  • Bodhi 7 janvier 2011 14:25

    @ Hermes,

    Tout simplement que la révolution par essence n’est pas violente. Quand on pense révolution, on pense tout de suite barricades ou à ce genre de conneries, c’est dans l’inconscient de la plupart des personnes. Si un peuple rejète en nombre suffisant une autorité, celle-ci ne peut plus s’appuyer sur qui que ce soit pour se maintenir. Elle disparait d’elle même car le peuple ne l’écoute plus. C’est ce qu’il s’est passé en 1917 avec le gouvernement provisoire libéral, qui s’est instauré en Russie après la chute du Tsar.
    Par contre la contre-révolution, elle, est violente. Dans l’exemple précédent, ça correspond à la prise de pouvoir bolchévique.

    Par ailleurs, si vous voulez mon avis ce qui se passe en Islande n’est pas une révolution, tout au plus un progrès puisqu’il n’y a aucune réelle rupture avec le présent ou le passé. Peut être que le fait que l’Islande soit peu peuplée peut rendre soutenable ce progrès sur le moyen terme puisqu’il y a plus de proximité entre les représentants et le peuple. Mais cette manière de procéder, appliquée à des pays très peuplés, nous ramènerait tout droit en arrière. C’est à dire à un Etat trop puissant, trop oppressif.



  • Bodhi 4 janvier 2011 21:00
    • « L’anarchie n’est pas une fin en soi »
    • Euh, ouais, si tu considères que c’est le bonheur et l’épanouissement des hommes qui l’est, mais bon, ça revient au même.
    Au fur et à mesure que la pensée humaine évoluera et que d’autres manières de penser, d’appréhender le monde apparaitront il arrivera bien un jour où l’anarchie semblera obsolète. En attendant, je reste convaincu que l’anarchie permettra de redonner un nouvel élan à l’humanité.
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