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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

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  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 18 octobre 2007 11:18

    Bravo AEgidius REX et merci

    Toute personne compétente employée dans une entreprise française devrait souscrire à ce que vous écrivez là.

    Je retiens la formule « celui qui ne sait pas faire est le chef de celui qui sait faire »



  • Céphale Céphale 18 octobre 2007 09:40

    L’observation de ddacoudre « La fonction des dirigeants est moins d’assurer l’autorité que de veiller à ce que les sous-ensembles relativement autonomes s’adaptent aux changements qui rentabilisent l’investissement » est exacte. On la trouve dans tous les manuels d’économie. C’est bien une cause du déclin de l’économie française, qui s’ajoute à la cause interne aux entreprises, la relation au travail, dénoncée par l’auteur.

    Daniel R en rajoute : « Si vous regardez ce qui se passe avec un peu de recul, vous constatez que les propriétaires des entreprises transnationales ont tout intérêt à ce que les Etats aillent mal, qu’ils soient désorganisés (...) ». Il n’a pas tort. Mais ces entreprises ne couvrent qu’une petite partie du monde industriel.

    Pour revenir à la question de la relation au travail dans les entreprises, les cadres de plus de cinquante ans ont assisté à une dramatique évolution. C’est vers 1990 qu’est apparu le chômage des jeunes. Les gens les plus qualifiés étaient touchés, car les programmes de réduction du personnel (c’est à ce moment qu’on a inventé le mot de dégraissage) se généralisaient dans toute l’industrie. Et puis quand les commandes sont revenues, quand les entreprises ont commencé à reconstituer leurs effectifs, les salariés se sont trouvés dans un monde étrangement nouveau : celui que décrit Alexandre Rupert.

    Après vingt ans de grand nettoyage, l’obéissance inconditionnelle a pris le dessus dans les entreprises. Bien que cela ne soit pas très visible de l’extérieur, le subordonné fait très attention à ne jamais contrarier son supérieur, il cherche même à devancer ses désirs. En conséquence, le supérieur prend facilement l’habitude d’imposer sa volonté, en sauvant éventuellement les apparences par un semblant de discussion. Dans ses attitudes vis-à-vis de son supérieur et de ses subordonnés, le cadre moderne endossera donc alternativement les habits du Dr. Jeckill et de Mr. Hyde : obséquieux avec l’un, tyrannique avec l’autre.

    Cette nouvelle tendance psychologique n’est pas sans effet sur les entretiens d’embauche. Dans les directions des ressources humaines, les recruteurs sont devenus plus attentifs que jamais à la souplesse de caractère des candidats. C’est pourquoi beaucoup de demandeurs d’emploi restent longtemps au chômage, alors qu’ils ont toutes les compétences voulues et que leurs prétentions de salaire sont raisonnables.



  • Céphale Céphale 17 octobre 2007 14:57

    Article intéressant, qui pose de bonnes questions. Mais la situation n’est pas aussi grave que ce que pense l’auteur.

    Tout d’abord, la France n’est pas en faillite, comme l’a dit Monsieur Fillon. On dit qu’un Etat est en faillite quand il ne peut plus faire face aux dépenses courantes, notamment quand il ne peut plus payer les fonctionnaires. Nous n’en sommes pas là. Et tous les économistes savent bien que la dette de l’Etat français reste dans des limites raisonnables. Mais Monsieur Fillon n’est pas un économiste.

    Il y a vraiment un malaise dans la société française, j’en conviens. C’est l’objet d’un film qui vient de sortir en France dans les salles de cinéma : « La question humaine ». Et le diagnostic de l’auteur, qui lui-même est concerné, est clair : « la motivation est la cause de la maladie ».

    Première partie de l’analyse : le système de gestion actuel instaure une vision à court terme qui méprise le management des hommes. C’est exact, mais je préfère dire que ce système comporte des méthodes de management dans lesquelles l’homme est traité comme une marchandise, une marchandise jetable. Ces méthodes ont été lancées aux Etats-Unis dans les années 50 sous l’impulsion de Peter Drucker, sous le nom de « Management By Objectives » puis introduites en France sous le nom de « Direction Par Objectifs ». Elles ont été violemment combattues par Deming, qui a instauré au Japon à la même époque des méthodes de management alternatives - voir http://www.fr-deming.org

    La France est restée fidèle à la DPO, qui a toujours le vent en poupe dans les écoles de commerce. Les grandes entreprises sont particulièrement touchées par ce fléau, peut-être parce que beaucoup de leurs cadres sont issus de ces écoles.

    Ce n’est pas le fait de donner un objectif à un employé qui est contestable, c’est le fait de lui donner un objectif chiffré avec une date d’échéance. En obligeant les gens à « faire du chiffre », on détruit chez eux la motivation. On les fait travailler dans un climat de peur. Quand on embauche quelqu’un, il est généralement motivé. C’est la DPO qui le démotive. Une entreprise qui supprime la DPO fait donc croître naturellement la motivation de son personnel.

    Seconde partie de l’analyse : on ne tient pas compte de l’état d’esprit au travail. Ceci me paraît évident. La première chose à faire pour obtenir un bon état d’esprit, c’est d’expliquer clairement à tous les salariés quel est le but de l’entreprise. Malheureusement beaucoup de dirigeants sont incapables de le faire. Le savent-ils eux-mêmes ? Les chances de succès de l’entreprise augmentent quand chacun travaille pour atteindre le but commun plutôt que de travailler pour être bien vu de son supérieur. Ce n’est pas la même chose.



  • Céphale Céphale 16 octobre 2007 13:40

    En voyant les réactions nauséabondes de Frédéric Lyon à l’article sur la Commission Attali, je crois qu’il serait bon de limiter systématiquement chaque commentaire à un certain nombre de mots, 300 par exemple. La pollution par les trolls gêne considérablement la lecture. Et faire en sorte qu’un commentaire ne soit pas répété plusieurs fois.



  • Céphale Céphale 16 octobre 2007 12:23

    Bonne remarque de Pedro : « Ces multinationales et l’impérialisme actuellement à l’oeuvre assassinent les libertés publiques partout où ils le peuvent dans le monde, et ce terme de libéral, stigmatisé par une partie de la gauche, est un épouvantail pour pigeons ! »

    Voir à ce sujet l’excellent article paru hier sur la Belgique http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30319

    Pour revenir sur la question posée à la Commission Attali : « comment libérer la croissance française ? » il est évident que les déclarations de Monsieur Jacques Attali, généreusement étalées par les médias, n’apportent aucune réponse sérieuse. C’est parce que la croissance n’est pas une question de politique politicienne, mais une question de morale des patrons. Ce sont eux qui tiennent les leviers de la croissance. On voit ce qu’ils en font, à travers la lamentable affaire des détournements d’argent du MEDEF.

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