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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

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  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 5 octobre 2007 08:41

    @ maurice lepetit

    Affirmation commode : « je ne vois guère poindre de solution aux NOMBREUX problèmes que rencontre le système éducatif en France. »

    Cet article concerne UN problème, porte Un diagnostic et propose UNE solution. Les enseignants en seront les premiers bénéficiaires.

    Ne l’assimilez pas aux discours des gens qui parlent sans connaître la question, mélangent tout, et proposent des gadgets à la place de solutions.

    Alors au lieu de gémir, lisez donc l’appel lancé au Président de la République pour la refondation de l’école, signé par des instituteurs, des professeurs de français, d’anglais, de mathématiques, de physique, de philosophie, du collège à l’université : http://www.refondation-ecole.net

    Le ministre de l’Education va peut-être en parler bientôt, car il fera des propositions fin octobre pour simplifier les programmes de l’école primaire.



  • Céphale Céphale 4 octobre 2007 16:34

    @ Pie 3,14

    Si vous prenez la peine de lire l’appel pour la refondation de l’école, que vous trouverez sur http://www.refondation-ecole.net, vous y trouverez des chiffres qui montrent l’importance du problème. Ils sont loin d’être « ridicules ». 25 à 30% des élèves entrant en 6eme ne maîtrisent pas les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul.

    Et puisque vous affirmez que Lafforgue est « un piètre observateur du monde scolaire », prétendez-vous en être un bon observateur ?



  • Céphale Céphale 4 octobre 2007 13:43

    Alexe,

    Je n’ai pas dit que la culture de masse et les médias ne sont pas en cause dans la dégradation de l’enseignement. J’ai dit que les réformes inspirées par la nouvelle idéologie, au lieu de lutter contre les maux de la société, ont tendance à les aggraver.

    J’ajoute que les jeunes gens qui réussissent aussi bien dans leurs études que dans leur vie professionnelle sont ceux qui font preuve d’effort et de persévérance dans le travail, sans s’abandonner aux illusions des médias. Leur réussite peut être attribuée en partie à leurs qualités personnelles, en partie à leurs parents, en partie à leurs professeurs.

    Quigon,

    Quand vous dites que les professeurs sont des paresseux et des conservateurs, vous jetez l’anathème sur tout le corps enseignant. C’est injuste. La proportion de paresseux et de conservateurs est la même partout, mais ils sont mieux protégés dans l’enseignement que dans les sociétés privées. La plupart des professeurs ne répugne pas à la tâche et souhaite des réformes, à condition qu’elles facilitent leur mission.

    Vous dites aussi que certains professeurs refusent les nouvelles technologies. Je ne mets pas votre parole en doute, mais je n’en ai jamais vu. En revanche, j’ai vu des professeurs de français mettre de mauvaises notes aux élèves qui font du « copier coller » sur internet. C’est de la bonne éducation.

    Armand,

    Entièrement d’accord quand vous dites : « Et personnellement je préfère qu’on me rende un devoir écrit à la main, dans une écriture lisible et régulière - car ça aussi c’est une manière de juger de l’exactitude et de la minutie d’un élève ».

    Je suis plus réservé sur le travail des stagiaires et des jeunes profs des collèges. Pour moi, il ne fait aucun doute qu’ils résistent à ces « théories fumeuses ». Ils ne sont pas fous, ils croient en leur mission, ils tiennent à garder leur autorité, et de plus ils sont soutenus par leur directeur d’établissement. Mais ils sont bien obligés d’appliquer les consignes et de suivre le programme.

    Enfin je souris tristement en lisant : « dans bien des cas il ne faudrait plus parler d’enseignement mais de dressage, et pour cela, plutôt que des jeunes inexpérimentés il faudrait des anciens de la Légion... » C’est bien vrai !



  • Céphale Céphale 3 octobre 2007 19:38

    Je n’accable pas les enseignants, au contraire je les défends et je rend hommage au mérite de beaucoup d’entre eux. En lisant tous ces commentaires, je constate que peu de lecteurs ont suivi de près l’évolution des programmes de l’Education nationale pendant les dix ou vingt dernières années. Les parents en découvrent parfois les étranges conséquences, par exemple quand leurs enfants reviennent de l’école en leur demandant de leur expliquer ce qu’est une « subordonnée conjonctive circonstancielle ».

    L’empire de la télévision, d’internet et des jeux vidéo sur les jeunes générations n’est pas la véritable cause de la dégradation de l’enseignement. En revanche, c’est l’une des causes du chaos social (dont témoignent involontairement certains de ces commentaires).

    La dégradation de l’enseignement est bien réelle. C’est un fait. Pour redresser la situation, il est vital d’en connaître la cause. Faut-il accuser la société ? les parents ? les enseignants ? les politiques ?

    Plusieurs études ont été faites par des personnes bien informées (voir les deux sites cités en bas de l’article, il y en a d’autres). Elles tendent à prouver que la principale cause est la politique de réformes menée avec obstination de l’intérieur même de l’Education nationale, quel que soit le gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite. Les gouvernements passent, les apparatchiks restent.

    J’ai eu plusieurs fois l’occasion de discuter avec des directeurs d’IUFM et des inspecteurs de l’Education nationale. J’ai notamment participé comme invité aux Entretiens Pédagogiques de Vaulx-en-Velin, organisés par l’INRP en janvier 2000. J’y ai rencontré des « chercheurs en sciences cognitives » imprégnés de la nouvelle idéologie, et de jeunes enseignants, assez naïfs, fiers d’être associés à cette grande aventure. J’ai rencontré par ailleurs des instituteurs et des professeurs de collège qui m’ont fait comprendre l’influence néfaste des IUFM sur leur établissement.

    Des réformes étaient nécessaires pour s’adapter à l’évolution de la société, mais depuis vingt ans l’Education nationale a surtout subi de mauvaises réformes qui ont affaibli l’autorité des enseignants et la motivation des élèves.



  • Céphale Céphale 1er octobre 2007 12:11

    Il faudra plusieurs jours à une personne normalement constituée pour lire avec profit ce long et difficile article. Une première réflexion, à chaud, m’est inspirée par la phrase suivante :

    « L’individu sait intuitivement que ce que veut la société correspond à sa mort en tant qu’altérité. Sa survie réside dans l’évitement, dans le repli vers ses groupes d’appartenance qui assurent la perdurance du même, c’est-à-dire la survie identitaire pour les minorités. »

    Cette crainte d’être happé et dévoré par une société de l’ordre établi est bien réelle. Je pense qu’elle existe à des degrés divers suivant les individus. Notre identité dépend d’abord de notre éducation, puis continue à subir l’influence de ce que nous voyons et entendons. Je pense notamment au problème du bourrage de crâne par la télévision.

    Mais en se repliant au sein d’une communauté (juive par exemple), on risque aussi de perdre une partie de sa propre identité.

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