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Céphale

Céphale

Cadre supérieur en retraite, de formation scientifique, j’ai travaillé dans les télécoms. Je connais assez bien le Japon et les Etats-Unis. Mon métier m’a conduit à étudier l’économie. Je m’intéresse aussi à la philosophie - Céphale était un entrepreneur athénien, un ami de Socrate.

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  • Premier article le 05/09/2007
  • Modérateur depuis le 18/10/2007
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Derniers commentaires



  • Céphale Céphale 24 septembre 2007 14:37

    @fifilafiloche

    Permettez-moi de vous expliquer pourquoi une dette n’est pas forcément une mauvaise chose pour une entreprise. Supposons qu’une PME ait acheté un brevet pour lancer un nouveau produit sur le marché. Elle emprunte de l’argent pour construire une usine. C’est un investissement productif. Si le produit se vend bien, elle pourra rembourser sa dette. Mais comme toujours quand une entreprise emprunte de l’argent, elle a pris des risques.

    Pour un particulier, c’est différent. La notion d’investisssement productif n’existe pas.

    Pour l’Etat, il y a bien des investissements productifs. Ce sont les crédits pour construire des routes, pour aider la recherche, etc. Mais quand l’Etat s’endette pour payer ses fonctionnaires ou distribuer de l’argent à des amis bien placés, il a tort. Quelle est la part des investissements productifs dans le montant de la dette ? Je ne sais pas.

    Sachez enfin que la dette de l’Etat est constituée en grande partie d’obligations (OAT) dont la plupart sont souscrites par des banques françaises. Ce sont donc des Français qui doivent rembourser la dette à d’autres Français. C’est un peu moins grave que s’ils devaient la rembourser à l’extérieur. Cette réalité est systématiquement masquée par les économistes de droite.



  • Céphale Céphale 24 septembre 2007 13:14

    Fillon nous prend pour des imbéciles !

    Ce n’est pas parce qu’une entreprise a des dettes qu’elle est en faillite. Au contraire, tout commissaire aux comptes qui se respecte fera des remarques à une entreprise qui n’a pas assez de dettes.

    Mais les dettes doivent couvrir des investissements productifs. Et dans le cas de la France, distribuer 16 milliards aux riches le lendemain de l’élection présidentielle, ce n’est assurément pas un investissement productif !



  • Céphale Céphale 24 septembre 2007 07:56

    A l’auteur

    Ce que vous écrivez est très juste sur le plan moral comme sur le plan logique. Votre argumentation me fait penser à Deming.

    Les grandes entreprises fonctionnent avec des objectifs chiffrés. Par exemple, le groupe General Electric s’est donné pour règle d’éliminer chaque année10% de ses salariés, considérés comme les moins performants. C’est excellent, paraît-il, pour le moral de ceux qui restent. Des objectifs chiffrés, dans les entreprises, il y en a beaucoup d’autres. Les directeurs d’usines ont des objectifs de réduction des coûts, de 5% à 10% par an, cela dépend des usines. Les ouvriers ont des objectifs de quantité de pièces produites, et les commerçants des objectifs de quantité d’articles vendus. On appelle cela des quotas (avec ou sans s suivant qu’on aime le latin). Les salaires et les primes dépendent des quotas.

    Deming a dénoncé la méthode (Hors de la crise, Economica 2002). Les entreprises japonaises comme Toyota ne l’utilisent pas. On pourrait se demander de quelle façon les quotas sont fixés chaque année, et par qui. Par des experts en statistiques ? Et s’il est raisonnable de licencier 10% du personnel, ne serait-il pas mieux d’en licencier 12% ?

    Les fonctionnaires ne sont pas soumis aux mêmes règles que les salariés du privé. Roger Fauroux estimait que si une entreprise était dirigée comme une administration, elle tomberait vite en faillite. C’est pourquoi, depuis une dizaine d’années, l’Etat s’est engagé dans une réforme qui prend pour modèle la gestion des entreprises françaises. Une réforme c’est bien, mais avec quelles méthodes ? La première méthode retenue, parce que c’est la plus simple, consiste à fixer des objectifs chiffrés et à distribuer des primes en fonction des résultats. C’est ainsi que les policiers affectés à la circulation sont notés en fonction du nombre de contraventions, ce qui existe depuis longtemps aux Etats-Unis.

    Vous vous souvenez qu’en mai 2005 Nicolas Sarkozy avait préconisé une politique de quotas pour l’immigration, disant qu’il fallait passer « d’une immigration subie à une immigration choisie ». Le ministre de l’Intérieur souhaitait que le gouvernement et le Parlement fixent chaque année, catégorie par catégorie, le nombre de personnes admises à s’installer sur le territoire. Il souhaitait également faire reculer l’immigration familiale, avec pour objectif une augmentation de 50% chaque année des reconduites aux frontières.

    Nicolas Sarkozy réalise son vœu au moment même où les Etats-Unis, pragmatiques, renoncent aux quotas d’immigration !



  • Céphale Céphale 22 septembre 2007 08:14

    Quand est-ce qu’on organise à Montcuq un colloque international sur les gaz à effet de serre ?



  • Céphale Céphale 19 septembre 2007 13:51

    D’accord avec vous : « il faut déjà supposer que la baisse du chômage est un objectif sincèrement voulu par nos gouvernements. Je n’ai pas la réponse, mais il me semble qu’un certain taux de chômage profite à certaines entreprises afin de mettre la pression sur les employés. »

    La méthode d’analyse du processus permet simplement de dire si une variation sur une courbe peut avoir une cause particulière. Dans ce cas, à chacun de prouver qu’il en est responsable. Dans le cas contraire, c’est le hasard, et rien d’autre, qui fait bouger la courbe. La petite « expérience du joint » est instructive à cet égard.

    Les courbes publiées par l’INSEE montrent que les variations du chômage depuis cinq ans ne sont pas attribuables à des causes particulières.

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