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Cosmic Dancer

Cosmic Dancer

"Lire est considéré comme un acte d’amélioration de soi."

Tableau de bord

  • Premier article le 17/04/2007
  • Modérateur depuis le 23/07/2008
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Derniers commentaires



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 juin 2007 15:52

    @ Anto

    Eh oui ! La déliquance en banlieue, c’est la faute à NPNS ! Et les filles brûlées, vitriolées, violées, battues, elles l’ont bien cherché ! Fallait pas STIGMATISER !

    Aujourd’hui, rien ne vaut une bonne stigmatisation. On peut tout justifier, avec ça.

    « Stigmatisez-moi... Stigmatisez-moi... Mais faites-le tout de suite, faites-le vite... » (à chanter sur l’air de Juliette Gréco)



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 juin 2007 15:45

    @ Gazi Borat

    S’élever contre des pratiques culturelles que l’on juge indignes n’est pas faire preuve de xénophobie.

    Vous nous resservez l’argument sitôt que l’on met en question le voile islamique, etc.

    Pourquoi ne répondez-vous pas au sujet de la tradition japonaise qui veut qu’une femme, dès qu’elle se marie, renonce à toute forme d’indépendance ? Alors même qu’elle a pu faire le tour du monde ? Et être issue d’une famille riche, voire très fortunée ? Cet exemple dérange-t-il vos théories au point que vous préférez l’ignorer ?

    Dire cela singifie-t-il stigmatiser les Japonais ???

    Je ne nie absolument pas, et suis bien placée pour le savoir, qu’il y a une injustice énorme dans l’accès aux études, et qu’il est nettement plus facile d’étudier quand on a des parents qui paient que quand on doit s’autofinancer.

    L’idée contre laquelle je m’insurge, c’est celle qui voudrait expliquer l’attitude des caïds à l’égard des femmes par un désoeuvrement qui serait, évidemment, de la responsabilité de la Société, de l’Etat, jamais de l’individu, jamais de sa vision des choses.

    Où les bourreaux deviennent victimes.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 juin 2007 15:26

    @ Léon

    Les femmes ne sont pas « considérées » comme des victimes. Un certain nombre de filles des banlieues en ont marre de ne pas pouvoir exister tranquillement, au même titre que les garçons. Ce n’est pas un délire.

    Que les violences existent dans tous les milieux, oui. A l’encontre des femmes, des enfants, et même des hommes. Simplement, elles diffèrent en ce sens qu’elles ne sont pas claniques ni justifiées par le respect ou non de normes imposées par un groupe.

    Quand vous parlez de « boîtes », vous parlez de boîtes de nuit ? S’il est vrai que les filles y sont en général mieux accueillies que les garçons, ce n’est pas valables pour celles qui n’adoptent pas le code vestimentaire en vigueur. Beurette ou pas, si je veux rentrer en boîte en m’habillant en jogging-baskets et sans m’être fait le cil mystérieux et la bouche avenante, je peux attendre (ça m’est égal, je ne fréquente pas les boîtes).



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 juin 2007 15:16

    @ Gazi Borat encore :

    « Je pense que ces éléments de survalorisation des conduites viriles, de l’exacerbation des questions d’honneur sont inséparables de conditions de vie difficiles. »

    Décidément non. Prenez l’exemple de la culture japonaise. Les riches familles envoient leurs filles étudier dans le monde, suivre les meilleurs cursus, dans les plus grandes universités, et rentrer diplômées au pays. Où, dès qu’elles seront mariées, elles n’auront plus qu’à oublier et vivre pour leur époux : pas question de travailler.

    En la matière encore, les questions de « survalorisation des conduites viriles » et « d’honneur » n’ont aucun rapport avec l’économie.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 juin 2007 15:02

    @ Gazi Borat :

    « Oui, ce problème existe, mais la pauvreté y a autant son poids que les traditions culturelles. »

    Si tel était le cas, pourquoi les filles pauvres réussiraient-elles mieux que les garçons pauvres ?

    Justifier la violence par la pauvreté est un angélisme de gauche aveuglant, et aveuglé. Rappelons quand même que les émeutiers de 2005 ont mis à sac écoles et centres culturels, soit les instruments mêmes d’une possibilité d’intégration dans la société.

    Enfin, étant étudiante, j’étais salariée à temps plein. Et bien d’autres avec moi. Mal payés, avec ça. Donc mal logés. Nos dures conditions de vie, très éloignées des festivités estudiantines, auraient-elles justifié que nous nous défoulions sur les autres ? Non.

    La pauvreté (relative, en France, on n’est pas au Darfour) n’est qu’un argument pour refuser d’admettre que tant que les petits mâles considéreront les filles comme des putes (les non-voilées) ou des soumises (les bonnes musulmanes), NPNS aura sa raison d’exister.

    Et ça, oui, c’est culturel.

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