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Cosmic Dancer

Cosmic Dancer

"Lire est considéré comme un acte d’amélioration de soi."

Tableau de bord

  • Premier article le 17/04/2007
  • Modérateur depuis le 23/07/2008
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Derniers commentaires



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 20 juin 2008 19:44

    La jeune femme n’a pas été jugée ni condamnée, que je sache.
    La question du mensonge a été invoquée par le plaignant, et confirmée par elle.

    " LE TRIBUNAL : - Exposé des faits et de la procédure : - X..., de nationalité française, s’est marié avec Y... le 8 juillet 2006 à [...]. Par acte du 26 juillet 2006, il a fait assigner Y... devant le tribunal de céans, arguant avoir été trompé sur les qualités essentielles de sa conjointe. L’affaire a fait l’objet d’une radiation le 4 septembre 2007 pour défaut de diligences des parties, avant d’être réenrôlée à la demande de X...

    Prétentions des parties : - Aux termes de ses dernières conclusions signifiées le 31 octobre 2007, X... sollicite : l’ annulation du mariage sur le fondement de l’article 180 du code civil, que chacune des parties supporte ses propres dépens. Il indique qu’alors qu’il avait contracté mariage avec Y... après que cette dernière lui a été présentée comme célibataire et chaste, il a découvert qu’il n’en était rien la nuit même des noces. Y... lui aurait alors avoué une liaison antérieure et aurait quitté le domicile conjugal. Estimant dans ces conditions que la vie matrimoniale a commencé par un mensonge, lequel est contraire à la confiance réciproque entre époux pourtant essentielle dans le cadre de l’union conjugale, il demande l’ annulation du mariage.

    Selon ses dernières écritures signifiées le 4 septembre 2007, Y... demande au tribunal de : lui donner acte de son acquiescement à la demande de nullité formée par X..., dire que chacune des parties supportera la charge de ses propres dépens, ordonner l’exécution provisoire du jugement.

    La procédure de mise en état a été clôturée par ordonnance du 8 janvier 2008. Après avoir reçu communication de l’affaire, le Ministère public a visé la procédure le 26 octobre 2007 et a déclaré s’en rapporter à justice.

    Sur ce :

    - Attendu qu’aux termes de l’alinéa 2 de l’article 180 du code civil, s’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage ; que, par ailleurs, l’article 181 - dans sa rédaction issue de la loi du 4 avril 2006 applicable à la cause - précise qu’une telle demande n’est plus recevable à l’issue d’un délai de cinq ans à compter du mariage ou depuis que l’époux a acquis sa pleine liberté ou que l’erreur a été par lui reconnue ;
     - Attendu qu’il convient en premier lieu de constater qu’en l’occurrence, l’assignation a été délivrée avant l’expiration d’un délai de cinq années suivant la célébration du mariage et la découverte de l’erreur ; que l’action en annulation du mariage s’avère dès lors recevable ;

    - Attendu qu’en second lieu il importe de rappeler que l’erreur sur les qualités essentielles du conjoint suppose non seulement de démontrer que le demandeur a conclu le mariage sous l’empire d’une erreur objective, mais également qu’une telle erreur était déterminante de son consentement ;

    Attendu qu’en l’occurrence, Y... acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s’en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de X... au mariage projeté ; que dans ces conditions, il convient de faire droit à la demande de nullité du mariage pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint ;

    Sur les dépens : - Attendu que conformément à l’accord des parties, chacune conservera à sa charge les dépens qu’elle a exposés dans le cadre de la présente instance ;

    Sur la demande d’exécution provisoire : - Attendu que les parties s’accordant pour voir prononcer l’ annulation de leur mariage, l’exécution provisoire du jugement sera ordonnée ainsi que l’a requis Y... ;

    Par ces motifs, le tribunal, statuant en audience publique, contradictoirement et en premier ressort, après communication de l’affaire au ministère public, prononce l’ annulation du mariage célébré le 8 juillet 2006 à [...] (acte n° 50) entre X... et Y..., ordonne la transcription du présent jugement en marge de l’acte de naissance des parties et de l’acte de mariage [...]. "
     



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 octobre 2007 01:21

    Eldric

    Je suis aussi d’accord avec vous. Simplement, les ordres « moraux » se sont multipliés dans le Grand Tout absorbant jusqu’à toute nouvelle vélléité de « révolution ». Relie Muray à cet égard. L’hypersexualisme est un ordre moral, au même titre que la négation du corps en fut (et en est encore) un.

    Il est loin encore, le rêve de Yourcenar.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 octobre 2007 22:54

    Bien parlé, Haddock. Et avec grâce, qui plus est.

    Je ne pense pas que l’auteur te contredise sur ce point, précisément.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 26 octobre 2007 19:16

    Bon article, avec lequel je suis globalement en accord, déplorant depuis un moment les fantasmes de la femme-string, miroir inversé de ceux de la femme-burqa.

    L’auteur ne me semble pas, et bien au contraire, prôner un retour au temps où les femmes n’avaient ni droit de vote ni carnet de chèque.

    Le corps et le désir brassés par nos vides contemporains n’existent plus que dans cette contradiction pathologique entre une machinisation extrême du désir, qui n’est plus qu’excitation et consommation , et la frustration logique qui en découle et mène à d’autres pathologies.

    Que ceux qui en doutent se renseignent auprès de sexologues ou se contente de lire les forums.

    Lorsque l’auteur évoque un respect réel du désir, une égalité en ce sens entre hommes et femmes, il fait appel non au Meilleur des Mondes pneumatiques, mais à ce que la littérature digne de ce nom célèbre : la dignité des êtres.

    Cependant, je ne mets pas exactement cette perdition sur le compte de la libération sexuelle qui, mais l’auteur le suggère peut-être en parlant de dévoiement, a eu pour objectif premier de faire prendre conscience aux femmes qu’elles s’appartenaient en tant qu’être corps-esprit.

    J’accuse plutôt le mono-libéralisme économique fou.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 7 octobre 2007 17:22

    @ Docdory

    « Selon une responsable laïque lyonnaise intrerrogée par France info, de nouvelles revendications seraient apparues à la suite de cette décision municipale. Des parents d’élèves auraient exigé que les »viandes« et les »poissons« ne mangent pas à la même table afin qu’il n’y ait pas confusion dans les assiettes et que les enfants ne puissent pas s’échanger subrepticement leur plat. »

    Auriez-vous un lien source ?

    Parce que tout à coup, cette petite phrase dans votre article me choque terriblement, au sens où les discussions qui ont eu lieu ici sur les vertus comparées des menus pour les enfants, sur la consommation de viande, sur les traditions culinaires religieuses, sur les tabous alimentaires, sur l’image qu’ont les adolescentes de leur nourriture, etc., me semblent un peu éloignées du sujet.

    Parce que si tel est le cas, si cette info est avérée et si la demande n’émane pas d’une poignée de couples parentaux névrotiques considérant qu’il serait impensable pour leurs gamins de lorgner l’assiette du voisin, et ceci au nom de la tolérance républicaine laïque, c’est grave au point qu’effectivement, mieux vaut en rire smiley

    Je serais stupéfaite que la municipalité lyonnaise autorise de tels errements, cela dit.

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