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Demesure

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  • Demesure 28 janvier 2009 19:09

    Comment l’a dit un lecteur, une taxe carbone, on l’a déjà en France et en Europe par un prix du carburant ou du fioul au moins 2 fois plus élevé qu’en Amérique du Nord.

    Cela ne nous a pas rendu plus résistant à une crise économique ou plus indépendant énergétiquement, au contraire ! (la crise financière et le conflit du gaz russe récents le démontrent très bien).

    Cela n’a pas non plus créé plus d’emploi puisque le taux de chômage en Europe est plusieurs points plus élevés qu’en Amérique du Nord depuis des années.

    Ca pourrait créer des emplois verts mais donnez ces millions de subvention à n’importe qui et il vous "créera" n’importe quel emploi, verts, rouge ou orange. D’autant plus que les technologies vertes promises ne sont même pas disponibles en France et ne seront jamais compétitives vu que des pays à bas coût de main d’oeuvre comme la Chine et l’Inde les maîtrisent : l’Allemagne est importateur net de panneaux photovoltaïques et l’Inde vend ses éoliennes aux USA. Quant à la France, n’en parlons même pas, à part être assembleur et installateur de ces technologies, nous sommes inexistants. Nous ne sommes même pas capables de produire de manière compétitive des chauffe-eaux solaires, une techno vieille de plus de 200 ans ! Comment peut-on prétendre créer des emplois d’ici quand ces emplois utilise des produits d’ailleurs ?

    Mais même en supposant que nous prenions le virage vert, avec force nouvelles taxes, il est difficile de croire qu’en faisant le choix d’une énergie-verte-qui-sera-moins-chère-dans-10-ans-depuis-30-ans, cela dissuaderait la Chine de brûler son charbon et l’OPEP de vendre son pétrole. En supposant que nous arrivons à réduire à zéro notre consommation de pétrole, ça ne fait que changer les consommateurs et au pire, "si" (ou plutôt "quand") les prix baissent à cause d’une réduction de la consommation chez nous, ça finit par inciter à consommer plus dans d’autres régions du monde, bien moins regardantes sur les normes anti-pollutions.

    Les chiffres sont implacables, les nier ne les fera pas disparaître : la Chine a dépassé en 2006 les USA en tant que premier émetteur de CO2 donc aussi l’Europe. Sa croissance en émissions de CO2 dépasse 4%/an, essentiellement par ses centrales au charbon dont le rythme de construction est de plus de 1... par semaine ! D’ici 17 ans, ses émissions doublent ! Ce qui veut dire que même si l’Europe réduit à zéro ses émissions fossiles, les émissions globales ne baisseront pas ! Et il n’y a aucune chance que la Chine décide de ralentir sa croissance vu ce que cela lui coûte en impact économique et donc par ricochet social.
    L’Europe a fait pourtant le calcul de dépenser unilatéralement argents et ressources pour essayer (sans y arriver) de respecter le protocole de Kyoto, en espérant devenir un "exemple" sur lequel les autres vont copier. Ce calcul a échoué de manière spectaculaire et maintenant on nous promet un autre remède miracle et original s’appelant "taxe".

    Avant de céder aux sirènes des discours politiques qui nous font le chantage moral d’une prochaine apocalypse pour faire oublier l’incapacité des bureaucrates à traiter les problèmes présents et pour justifier de nouveaux prélèvements, je vous en conjure, pesez le pour et le contre en examinant les faits. Le sujet est trop important pour qu’on puisse foncer tête baissée sur la simple foi des promesses idéologiques. Reconnaître les faits de la réalité est la première à chose à faire quand on veut agir pour un monde meilleur.



  • Demesure 16 janvier 2009 10:41

    Mathieu,
    J’ai bien peur que l’expérience ne tourne mal déjà pour les promoteurs de cette panique planétaire, cf l’échec du protocole de Kyoto, le désastre des biocarburants, l’effondrement du marché du carbone.



  • Demesure 16 janvier 2009 10:36

    @ marcoB12

    Oui, le NSIDC fait de la désinformation en omettant de dire que la banquise en Arctique+Antarctique n’a pas changé depuis 30 ans.
    Pire, la banquise antarctique progresse. Or elle est aux lattitudes plus basses qu’en Arctique, ce qui veut dire qu’elle renvoie plus de rayons solaires d’où un risque de refroidissement en chaîne (plus de réflexion du soleil => plus de refroidissement => plus de glace => plus de refroidissement du soleil ...).

    De même, dire que 2008 est parmi les années les plus chaudes en omettant de dire que le climat se refroidit depuis 6 ans (ce qui réfute les simulations du GIEC) est un mensonge par omission. Sans compter des annonces officielles qui parlent de "réchauffement accéléré".
    Si vous avez 1 million d’euros en banque et que ça diminue depuis 6 ans de quelques dizaines de milliers d’euros, vous pouvez toujours dire que vous avez plein d’argent. Mais si vous ne dites pas que votre épargne a diminué, vous n’avez pas tout dit.



  • Demesure 2 janvier 2009 17:26

    l’auteur a écrit : "l’utilisation du chauffage électrique, souvent présentée comme la "solution propre", entraîne « de fortes émissions de co2 qui, même si elles ont lieu en Allemagne, devraient être attribuées à la France et même au nucléaire français"

    L’importation nette des 8 TWh/an d’électricité allemande (même si cette importation a été exceptionnelle en 2007 à cause d’une saison froide plus longue et forte, chose qui devrait se reproduire bien moins souvent, nous dit-on, "grâce" au réchauffement climatique), sur une consommation totale d’électricité d’environ 450 TWh/an, ne représenterait qu’un surplus d’émission de CO2 de 2%, en majorant très large.

    Il n’est pas très rationel, ni honnête de conclure que ces +2% "entraînent de fortes émissions de CO2" en France. Nous, Français, émettons bien moins de CO2 que nos grands voisins (6 T CO2/an par Français, 10 T CO2/an par Allemand), c’est un fait incontestable au vu des ordres de grandeur. Et si cela a été possible, c’est bien grâce au nucléaire.

    Vous avez sans doute des arguments valables contre le nucléaire mais celui utilisé ici ne l’est pas.




  • Demesure 17 novembre 2008 00:19

    Merci pour cet article qui fait chaud au coeur.

    Pour préciser quelques points :

    - Le Sahara n’est pas en train de se désertifier mais de se reverdir au niveau du Sahel ces 2 dernières décennies, à cause d’une hausse des précipitations.


    - La désertification du Sahara se produit lors d’un refroidissement global, notamment lors des âges glaciaires (à cause d’une baisse des précipitations d’origine océanique et du déplacement la zone des moussons vers le Sud) et non avec un réchauffement (cf par ex. CNRS, ici ou ici)  ! Ainsi, il y a 8000 ans (optimum holocène) ou 2500 ans (optimum romain), la température globale était plus chaude que maintenant et le Sahara était une savane peuplée d’éléphants et giraffes et habité par l’homme et le lac Méga-Tchad atteignait une superficie jusqu’à 10x plus grande que maintenant. Ce sont ces périodes où le climat du Sahara était humide qui ont rechargé les nappes phréatiques qu’on trouve au Sud de l’Algérie ou de la Libye qu’on est en train d’épuiser actuellement à toute vitesse pour servir une agriculture non durable.

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