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docdory

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Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 9 novembre 2007 10:11

    @ Paul Villach

    Quiconque s’est retrouvé en fin d’études , ou à demander un crédit de première installation , sait qu’ il y a un deuxième fait caché par cette publicité : le post adolescent dont il est question , pour obtenir son crédit étudiant ou jeune travailleur , devra faire venir ses parents à la banque pour qu’ils signent une « caution solidaire » .

    Autrement dit , en cas de défaillance de sa part dans le remboursement , c’est papa-maman qui de toutes façons devront rembourser la somme dans son intégralité et en une seule fois ! L’illusion de l’autonomie ou de la coupure du cordon ombilical est donc totale . La bienveillance apparente de la banque s’arrêtant lorsque le jeune lui présente des parents manifestement impécunieux ( inutile de dire que dans ce cas , le dossier sera considéré comme « insuffisant » ) .



  • docdory docdory 8 novembre 2007 13:56

    @ Paul Villach

    On pourrait comparer ces prix littéraires aux tests comparatifs entre les voitures qui fourmillent dans les revues automobiles , ou aux tests comparatifs entre les appareils électro-ménagers dans les revues de consommateurs . La différence , c’est que les voitures ou les lave vaisselle sont jugés sur la comparaison d’un certain nombre de critères qui sont préétablis avant le test , et critères dont les lecteurs des revues en question sont informés . Ces tests aboutissent en général à la sélection d’un « meilleur choix » ( tel objet manufacturé étant meilleur que l’autre sur la plupart des critères , ou bien étant équivalent , mais moins cher que la concurrence ) . Dans le cas des prix littéraires , le lecteur potentiel est tenu dans l’ignorance totale des critères de choix du jury et de ses délibérations ( qui probablement ne sont rien d’autre que « j’ai aimé » ou « j’ai detesté  » , ce qui est le même critère de choix que le grand public ! ) .

    La raison de la persistance des prix littéraires ou autres prix artistiques est la conjonction de l’appat du gain ( ce qui gagne un prix fait gagner une somme ! ) et de la réticence légitime à l’encontre du relativisme esthétique .

    Je m’explique : si des prix scientifiques , tels que le Nobel , ont une valeur , c’est parce qu’une théorie scientifique peut être objectivement réfutée , et qu’une nouveauté scientifique importante , confrmée par l’expérience , peut entièrement bouleverser la vision du monde : il y a eu la physique après Einstein ou Heisenberg , la biologie après Crick et Watson ou l’immunologie après Susumu Tonegawa .

    Par contre , dans le domaine des arts , la bonne ou mauvaise qualité d’une oeuvre ne peut pas objectivement être réfutée , ce qui introduit un relativisme esthétique , lequel s’oppose aux intuitions de chaque personne . J’ai personnellement le sentiment que « les misérables » est un meilleur récit que n’importe quel roman de gare de la collection Arlequin , mais je ne peux pas le prouver , et pour la plupart des lectrices de ladite collection , c’est probablement l’opinion contraire qui prévaut ! De même que je ne peux pas prouver , nonobstant mon intime conviction , que la neuvième symphonie de Beethoven est meilleure que le dernier tube de « techtonik » !

    Un grand scandale ( pour certains ) a eu lieu dernièrement dans le milieu de la peinture . En embrassant une « oeuvre » d’art contemporain d’un prix exorbitant , oeuvre qui était constituée semble t-il d’une couche monochrome uniforme de peinture blanche sur une toile , une femme avait déposé dans un coin de cette « oeuvre » une magnifique trace de rouge à lèvre ! En commettant cette action que d’aucuns snobs jugeraient sacrilège sur cette oeuvre hors de « prix » , elle en fit justement baisser le « prix » , au grand dam des sociétés d’assurance , alors que au moins 99 % des membres de l’espèce humaine n’auraient voulu « à aucun prix » l’exposer dans leur salon ... A noter que cette « oeuvre » n’avait pas eu besoin d’un prix pour être hors de prix , son prix n’ayant résulté probablement que de la conjonction de la vanité ( ou bien de la vacuité ) des acheteurs potentiels et de la roublardise de « l’artiste » et de son marchand de tableaux !



  • docdory docdory 8 novembre 2007 11:46

    @ Aegidius Rex

    J’ai lu attentivement votre lien consacré aux fautes de français commises par l’auteur des « bienveillantes » . S’agissant d’un auteur américain et d’un livre particulièrement long , le nombre de fautes me paraît en fait très minime . Vu la difficulté de la grammaire française , il ne serait pas abusif de dire que le faible nombre de ces erreurs est déjà une performance , s’agissant d’un auteur dont le français n’est pas la langue maternelle .

    Par ailleurs , les premières erreurs relevées par votre lien sont des erreurs d’accord du participe passé lorsque le verbe auxilliaire est « avoir » . Cette règle d’accord du participe passé avec le complément d’objet direct précédent le verbe est l’une des règles les plus illogiques et les plus artificielles du français . Elle a été imposée par le poête français Clément Marot , en 1538 si mes souvenirs sont exacts , à l’imitation de la langue italienne dans laquelle cette règle existait déjà . Les italiens ont eu plus de bon sens que nous et cette règle a été plus ou moins abolie chez eux . Une tentative d’abolition de cette règle pour le français a eu lieu vers 1900 mais s’est trouvée confrontée à une levée de boucliers des autorités académiques , cette tentative a donc malheureusement fait long feu !

    Donc , en conclusion , les erreurs de français imputées à l’auteur des « bienveillantes » , me paraîssent vénielles et ne sauraient être utilisées comme argument valable contre l’auteur de ce livre ( dont je ne peux rien dire puisque je ne l’ai pas lu ! )



  • docdory docdory 7 novembre 2007 13:41

    @ Tous Cette affaire me fait vaguement penser à un vieux film de Marco Ferreri des années 70 dont le titre était « y a bon les blancs » . Des humanitaires illuminés montaient une expédition pour envoyer des caisses de pâtes et de sauce tomate par camion pour les « malheureux du Sahel » . La chose se transformait en calamité monumentale , les « Sahéliens » ne voulaient de toutes façons pas de pâtes car ils n’aimaient pas ça et en plus n’avaient pas assez d’eau pour les faire cuire . La fin du film était sinistre ...



  • docdory docdory 7 novembre 2007 13:36

    @ Tous

    Cette affaire me fait vaguement penser à un vieux film de Marco Ferreri des années 70 dont le titre était « y a bon les blancs » . Des humanitaires illuminés montaient une expédition pour envoyer des caisses de pâtes et de sauce tomate par camion pour les « malheureux du Sahel » . La chose se transformait en calamité monumentale , les « Sahéliens » ne voulaient de toutes façons pas de pâtes car ils n’aimaient pas ça et en plus n’avaient pas assez d’eau pour les faire cuire . La fin du film était sinistre ...

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