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docdory

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Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 19 novembre 2012 16:16

    @ Fergus 

    1°) Le droit de vote des étrangers non communautaires n’a strictement rien à voir avec celui des étrangers en provenance de l’UE . En effet, dans ce dernier cas, il y a réciprocité : les français ayant émigré vers un autre pays de l’UE peuvent voter dans le pays en question. 
    Il est bien évident que, si nous accordons le droit de vote aux algériens, aux chinois ou aux turcs, par exemple, il n’y a pas la moindre probabilité que l’un de ses pays accorde un jour par réciprocité le même droit au citoyen français résidant là bas.

    Cela dit, ce droit accordé aux étrangers en provenance de l’UE fait déjà partie des excès de l’union européenne. Rien n’empêche un français installé en Angleterre de voter à la fois pour les municipales anglaises et pour les municipales françaises. Il dispose ainsi d’un double droit de vote s’il reste inscrit sur les listes électorales françaises, ce qui est inégalitaire. C’est une des nombreuses raisons qui m’avaient fait voter à l’époque contre le traité de Maastricht !

    2°) Pour réviser la Constitution, il suffit d’avoir une majorité des trois cinquièmes au congrès, et non pas des deux tiers. Malgré cela, il manque une cinquantaine de parlementaires au pouvoir actuel pour disposer d’une majorité des trois cinquièmes.

    3°) Vous soulevez l’hypothèse d’un « travail de pédagogie » que pourrait faire Hollande en direction des parlementaires de centre-droit pour aboutir à une majorité des trois cinquièmes. Les parlementaires de centre droit ne sont pas fous, ils tiennent à leur réélection et savent très bien que voter en faveur du droit de vote des étrangers équivaudrait à un suicide politique dont le seul bénéficiaire serait le front national...

    4°) Pourquoi François Hollande ne propose t-il pas un référendum ?
    b) d’autre part, cela obligerait François Hollande, par souci d’équité, à proposer un autre référendum pour une mesure plus que contestée, le « mariage » homosexuel. Même si dans ce cas les sondages sont favorables à cet mesure, il est cependant fort possible que ses opposants soient bien plus mobilisés que ses partisans ( cf les manifestations de samedi ).
    c) parce qu’un référendum clorait définitivement le débat. On n’imagine pas du tout la gauche réorganiser dans dix ou quinze ans un contre-référendum à ce sujet.
     Or, le rapport de Terra Nova indique que le droit de vote des étrangers est un élément absolument essentiel et même crucial de la stratégie de maintien au pouvoir du PS et de la gauche, qui a depuis longtemps renoncé à son électorat ouvrier.
    En effet, on sait que les étrangers naturalisés votent massivement à gauche ( 80 %, et 93 % pour ce qui est de l’électorat musulman ). Seuls les asiatiques d’extrême orient votent plutôt à droite, mais ils sont très minoritaires parmi les électeurs d’origine étrangère.
    En voulant instituer le droit de vote des étrangers aux élections locales, la gauche espère gagner quasiment toutes les municipalités à population essentiellement immigrée, ce qui veut dire un nombre considérable de maires ( c’est à dire de grands électeurs ) de gauche pour les élections sénatoriales, ce qui signifierait une majorité quasiment automatique et inamovible de la gauche au sénat, pendant de nombreuses décennies. Vous voyez bien que ceci n’a rien avoir avec une quelconque philanthropie ou un supposé progressisme de la gauche, mais tout à voir avec un clientélisme électoral éhonté.
    Donc, François Hollande ne propose pas de référendum car il raisonne à très long terme : il espère qu’un jour, dans dix ou vingt ans peut-être, la gauche disposera contre toute attente d’une majorité des trois cinquièmes au parlement et que cette réforme pourra alors être re-proposée. S’il organise maintenant un référendum perdu d’avance, il sait très bien que cette « réforme » sera définitivement enterrée ensuite, ce qui serait hautement préjudiciable aux intérêts clientélistes de la gauche....
    d) parce qu’un référendum coûte extrêmement cher : celui de 2005 avait coûté 130 millions d’euros, on peut donc dire qu’avec l’inflation, un nouveau référendum coûterait 200 millions d’euros. Ceci serait évidemment, en cette période de graves difficultés financières de l’Etat, un gaspillage des deniers publics pour un référendum perdu d’avance concernant une lubie à visée purement électoraliste.

    5°) Le droit de vote des étrangers est une idée scandaleusement anticonstitutionnelle. Seul quelqu’un de nationalité française doit pouvoir voter en France. L’argument des impôts locaux, donné régulièrement par les partisans de cette réforme ne tient pas debout. En effet, parmi les étrangers résidant depuis plus de cinq ans en France, une petite fraction relèvent de l’ immigration de travail, le reste fait partie de l’immigration de regroupement familial, et la plupart est au chômage de longue durée, donc ne paie pas d’impôts. C’est un argument qui légitime le suffrage censitaire : en suivant cette logique absurde, un Français qui ne travaillerait pas et ne paierait donc pas d’impôts devrait être privé du droit de vote ! Curieuse conception de la démocratie .
    Parmi ces étrangers vivant en France, il y a quantité de femmes voilées ou d’hommes en djellaba ne parlant pas un mot de français ou presque. Je ne veut en aucun cas que le sort de ma commune soit livré par une réforme constitutionnelle absurde aux mains de gens qui n’ont strictement rien à voir avec la France, sinon le fait d’y résider depuis plus de 5 ans, sans y avoir fait le moindre effort d’assimilation.
    Qu’est-ce qui empêchera un conseil municipal islamo-socialiste élu par des étrangers non assimilés de voter des subventions pour une mosquée au mépris de la loi de 1905 ? Quand on voit déjà les socialistes fouler régulièrement l’esprit et la lettre de cette loi sans la moindre vergogne, imaginons les horreurs anti-laïques que commettrait une majorité municipale socialo-musulmane...
    6°) Plutôt que de proposer le droit de vote des étrangers, il faut revoir de fond en comble le code de la nationalité de façon que les étrangers ayant fait un grand effort d’assimilation, d’apprentissage du français et de contribution au bien commun soient facilement naturalisés, tandis que ceux qui ne font pas cet effort ne puissent en aucun cas l’être. J’ai connu nombre de gens qui avaient fait tous les efforts pour devenir français et qui n’étaient pourtant pas naturalisés, et d’autres qui n’avaient fait aucun effort d’assimilation et qui l’étaient, alors qu’ils ne parlaient qu’à peine le français, ne travaillaient pas et ne regardaient que la télévision de leur pays d’origine à l’aide d’une parabole. Les deux cas sont un scandale.
    Cela suppose de renoncer à des aberrations telles que les doubles-nationalités, les naturalisations par mariage, ou la naturalisation automatique des enfants nés en France de parents étrangers, naturalisation qui devrait être progressive ( nationalité probatoire à l’âge de 18 ans, et définitive vers l’âge de 30 ans )


  • docdory docdory 14 novembre 2012 13:30

    @Spip

    En ce qui concerne les malades mentaux, il faut distinguer leur dangerosité pour eux-même et la dangerosité pour autrui.

    1°) En ce qui concerne la dangerosité pour soi-même, les malades mentaux les plus dangereux sont sans conteste les anorexiques mentales, dont le taux de mortalité ( par inanition ) est effroyable : environ un tiers des cas se terminent par le décès, un tiers des cas présentent des séquelles psychiques ou physiques lourdes, avec invalidité, et seulement un tiers parviennent à vivre une vie à peu près normale . Viennent ensuite les dépressifs, (mais toutes les maladies mentales peuvent provoquer le suicide ), ainsi que les conduites addictives ( qui sont à la frontière des maladies mentales ) ( tabac, 60 000 morts par an en France, alcool 30 000 morts ) celles-ci pouvant également être dangereuses pour autrui ( accidents de la route, accidents domestiques, violence pour l’alcool et certaines drogues ) .

    2°) En ce qui concerne la dangerosité pour autrui, je pense que les plus dangereux sont les mélancoliques délirants ( ceux qui commettent un « suicide altruiste » sur toute leur famille avant de mettre fin à leurs jours ), suivis des malades atteints de paranoïa et maladies mentales apparentées, telles que érotomanie ( conviction pathologique d’être aimé de quelqu’un ), et jalousie pathologique ( ces trois maladies ayant la fâcheuse caractéristique commune d’être totalement incurables ! )
    S’ils ne tuent pas toujours, ces malades mentaux transforment systématiquement la vie de leur entourage en enfer. Un aphorisme stipule qu’il faut à tout pris éviter de susciter l’amitié d’un paranoïaque et l’amour d’une érotomane... Ce qui est difficile, car ces maladies sont inapparentes au premier abord !
    Les schizophrènes, comme vous l’avez souligné plus haut, sont rarement dangereux, le sont éventuellement un peu ceux qui ont des formes productives et agitées de schizophrénie, telles que la schizophrénie paranoïde ( qui se distingue nettement de la paranoïa par le caractère totalement déstructuré du délire, alors que le délire paranoïaque est extrêmement cohérent et construit ). Les patients bipolaires (anciennement atteints de psychose maniaco-dépressive ) peuvent être dangereux en phase maniaque ( ils peuvent aussi dans certains cas ruiner leur famille en quelques heures ! ) .
    Enfin, on note le cas des psychoses puerpérales ( qui touchent les femmes juste après l’accouchement ) et qui peuvent entraîner un infanticide comme premier symptôme parfois ...

    La plupart des autres maladies mentales ne comportent guère de danger pour autrui.


  • docdory docdory 14 novembre 2012 10:00

    @ Fergus


    Si je n’ai pas employé le terme de psychopathe, c’est volontairement. En effet, il est confondu dans l’esprit du public avec le terme de psychotique, alors qu’il ne signifie pas du tout la même chose :
    - le psychotique, dans la nosologie psychiatrique classique ( plus ou moins abandonnée par le DSM IV ) est quelqu’un qui, du fait de sa maladie mentale, a perdu plus ou moins le contact avec la réalité
    - le psychopathe, si l’on admet le mode de pensée psychanalytique, est quelqu’un qui n’a pas , ou très peu, de « sur-moi » , autrement dit quelqu’un qui n’agit que selon ses intérêts, sans tenir le moindre compte de ceux d’autrui, de la société, des lois ou des règlements.
    S’il n’en tient pas compte, il est cependant au courant de leur existence, et il est parfaitement au courant du fait qu’il agit contrairement aux lois ou aux règles de la vie en société.
    Il accomplit de « mauvaises » actions en toute connaissance de cause, et est donc totalement responsable pénalement.


  • docdory docdory 13 novembre 2012 17:58

    @ Soi-même


    La différence entre le coupable « en état de démence au moment des faits » et le criminel ordinaire tient à son rapport à la réalité .
    Si un schizophrène délirant est persuadé que sa maison est envahie par des monstres extra-terrestres et donc se met à éliminer ceux qu’il croit sincèrement être ces monstres extra-terrestres, ( en l’occurrence, les membres de sa famille ) il n’est pas responsable de son acte, qui lui a été dicté par son délire.
    Un paranoïaque pourra croire que les autres membres de sa famille veulent l’éliminer parce qu’il sont des agents au service d’une conspiration communiste internationale alors que lui-même va se croire en mission secrète pour sauver le capitalisme. Il va prendre les devant et les tuer , croyant être en « légitime défense ».
    Un mélancolique délirant va assassiner sa famille dans un « suicide altruiste » : il est persuadé que le monde va s’effondrer d’une façon tellement épouvantable qu’il tue ses proches pour leur éviter les affres de la fin atroce qui leur serait promise autrement.
    Alors que le « mauvais » va tuer sa famille parce qu’il a été privé pendant quinze jours de jeux vidéos ( en punition d’une mauvaise note, par exemple ). Il n’est inspiré dans son action que par la défense de son intérêt égoïste, et non pas par des délires ravageurs comme les autres criminels que j’ai cité précédemment...


  • docdory docdory 13 novembre 2012 15:40

    @Fergus

    Il s’agit là d’un problème difficile. 
    En effet, il y a des auteurs de crimes qui sont en état de démence au moment des faits, et d’autres qui ont seulement un discernement altéré, et enfin d’autres qui agissent de la sorte parce qu’ils sont tout simplement « mauvais » ...
    Néanmoins, la justice se doit aussi de défendre l’intérêt des victimes, en l’occurrence, quatre personnes de la famille du meurtrier dont deux enfants.
    Si l’on considère cet adolescent comme « irresponsable », il sera placé d’office dans un HP, au sein d’une « unité pour malades difficiles », puis éventuellement transféré dans une unité « normale » ( ce qui, dans ce cas, fait courir au personnel et aux autres malades un risque d’assassinat s’il est insuffisamment surveillé ). Mais il est possible, dans cette hypothèse qu’il sorte au bout de quelques années et soit considérés comme « guéri », et on sait la valeur très relative qu’a le concept de « guérison » en psychiatrie ...
    Je pense qu’au final, le jugement du criminel devrait se faire d’abord sur les faits, et ensuite sur le type de sanction en fonction de l’état psychiatrique. Les faits en question, indépendamment de leur cause psychiatrique ou non, méritent indiscutablement nune mise à l’écart de la société à perpétuité avec une longue peine de sécurité, à la fois en raison du droit des victimes à réparation, et du droit de la société de mettre à l’écart les individus qui la menacent aussi gravement.
    Dans un deuxième temps le jugement, éclairé par les experts, devrait se prononcer sur la nature de la peine : prison à perpétuité avec très longue peine de sécurité dans le cas ou les psychiatres estiment qu’il n’est pas fou, mais simplement « mauvais », internement psychiatrique à perpétuité avec très longue durée d’internement de sécurité si l’on estime qu’il était en état de démence au moment des faits.
    En cas de discernement simplement altéré, mais non aboli, il pourrait se créer des prisons spéciales avec soins psychiatriques associés.
    Ce qui ne peut plus être accepté, c’est qu’après un crime pareil, quelqu’un puisse sortir de l’HP au bout de cinq ans ...
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