Si personne n’emprunte, pas de croissance possible, péripathe.
Il faut absolument que la masse monétaire augmente avec la quantité de biens et services en circulations, sinon, c’est la cata !
Du coup, qui doit créer la masse monétaire idoine ? Les glands cocaïnomanes du marché, avec intérêt, ou l’Etat sous contrôle démocratique, sans intérêts ?
Et même, il est nécessaire que l’état abuse un peu : un peu d’inflation emmerde suprêmement le gros parasite, la grosse faignasse absolue : le Rentier, qu’elle oblige à prendre des risques pour ne pas perdre son précieux bas de laine (qui fini par fondre comme neige au soleil sous l’emprise d’une inflation raisonnable). L’inflation force la circulation du capital. L’immobilisation du capital est un crime économique, l’un des pires : c’est profiter d’un travail sans le payer. Des gens ont bosser, ils ont fait des trucs, et le rentier garde la paye sous le matelas. Inadmissible. A taxer et inflationner sans états d’âme aucuns !
Le Péripathe oublie de préciser que le FMI a été créé bien avant que lui et sa Secte prennent le pouvoir et détournent à leur profit toutes les institutions internationales, FMI compris.
A l’origine, effectivement, les buts du FMI étaient bien la sauvegarde des états et des peuples, pas leur pillage. Donc, rien de surprenant sur le fait avéré que l’un des fondateurs les plus éminent du FMI soit un homme soucieux du sort de ses contemporains (on appelle ça un communiste au sein de la Secte... et on ajoute ensuite « Corée du nord, Staline, Goulag, Millions de Morts... »... tout ça...).
Donc, finalement, à l’insu de son plein gré, rappel utile du Péripathe : à l’origine, lui et ses potes n’avaient pas pignon sur rue, et on ne s’en portait que mieux, les institutions internationales fonctionnaient correctement pour le bien de tous...Et depuis qu’ils font la pluie et le beau temps, c’est la merdasse.
CQPD : « Ce Que le Péripathe a Démontré », tout seul, avec ses petites mains invisibles.
Je parlais de La Boétie, qui dénonçant l’oppression, dénonce tout naturellement tes semblables en religion.
Ce n’est pas parce que vous déterrez des cadavre que ce qu’ils ont écrit vous appartient, libéraux sans fois ni loi (qui vont bien finir par se faire péter massivement la gueule s’ils persistent... et je ne serai pas le seul à blâmer, loin de là).
D’ailleurs, tiens, puisqu’on me laisse l’occasion d’y revenir :
La sentence suivante, à la syntaxe boiteuse(*), s’adresse à qui exactement ? Réponds moi, fait moi rire encore une fois !
"Ceux qui ne sont qu’uniquement préoccupé de sauvegarder leur part de
butin devrait vraiment y réfléchir.«
(*)Il me semble qu’il conviendrait d’écrire : »Ceux qui ne se préoccupent que de la sauvegarde de...", ou quelque chose de semblable.
Mais un cuistre est un cuistre, préférant les circonlocutions oiseuses d’une énonciation approximative qu’il pense épate-couillon (sans lesquelles, en bon propagandiste qu’il est, il est nu comme un
vers), à la clarté d’une langue franche dépourvue d’artifice . Les méandres d’un style lourdingue et alambiqué ne font que transcrire les méandres d’un esprit fourbe et plus ou moins conscient de l’être.
Comme tu l’as rappelé il y a quelques mois, Boileau écrivit : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », encore que dans ton infinie cuistrerie, tu n’as pas été foutu de le cité correctement, et l’a interprété à contresens. Nostalgie d’une autre grosse tranche de rigolade due à notre ami le Péripate, le Bouvard et Pécuchet (les deux à lui tout seul !) d’Agoravox.
Péripate le cuistre, qui s’appuie à nouveau sur son infinie cuistrerie pour ralier à sa cause un malheureux la Boétie tant refroidi qu’il n’en peut mais...
Si La Boétie était encore vivant, il vous péterait les genoux à coup de chaîne de vélo, à toi et tes semblables.
« Constat : l’Etat n’a jamais réussi à répartir les richesses. »
C’est pourtant ce qu’il a fait dans notre pays de 1945 jusqu’au milieu des années 80, avec une certaine efficacité, pour ne pas dire une efficacité certaine.
"Pour un libéral il n’est pas acceptable que l’Etat devienne une super
entreprise qui à la fois produit des biens, fourni des services et légifère.
Peut-on être « de gauche » et accepter que Michelin fasse les lois sur
les pneumatiques ?«
Vous oublié juste un tout petit détail : l’état est sous contrôle démocratique : il est l’expression de la souveraineté populaire (du moins est-il sensé l’être...), et ce n’est pas du tout une entreprise ! Il ne »légifère« pas dans le vide. Les pouvoirs sont séparés, et le pouvoir exécutif qui s’occupe de la gestion de l’état, des entreprises et des services publics est complètement séparer du pouvoir législatif.
Si le peuple souverain décide que des industries et des services doivent-être nationalisés, parce que c’est plus conforme à ses intérêts, et bien tant pis pour vous... C’est bien joli tout ces grands principes, sur l’état, sa fonction, etc, mais ils sont toujours énoncés au détriment de la souveraineté populaire, comme si elle n’existait pas... »L’Etat doit..., l’Etat est...« , oui, bien sûr, c’est bien beau tout ça, mais l’Etat devrait être avant tout ce que les citoyens décident qu’il soit.
On ne peut pas gouverner en appliquant des principes philosophique discutable (et ils le sont tous...) et s’affranchir de tout contrôle démocratique. C’est le rêve des théoriciens, bolchéviques ou libéraux (ou autres), mais l’hégémonie des uns comme des autres ne peut que se payer d’un recul démocratique important.
Mais c’est bien connu, la démocratie, c’est le marché, n’est-ce pas ? Ça me rappelle une interview d’Omar Bongo qui m’avait bien fait rigolé, à la fin des années 80 : à un journaliste qui leu demandait s’il comptait réformer son pays dans un sens plus démocratique, Bongo s’était écrié : »Mais la démocratie, c’est moi !« . Les libéraux, kif kif : »La démocratie, c’est le marché !".