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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 1er décembre 2010 11:55

    «  »«  »"Un bébé qui commence à marcher et qui n’a ni langage ni conscience intellectuelle, est cependant capable de compassion...’’’’’’

    Je ne sais pas où vous avez vu ça cher Christianyerle.

    Ce que j’ai vu, de mon côté, c’est que les parents sont amenés à déployer mille et une leçons à leurs enfants pour leur enseigner la compassion vis à vis de leurs frères et soeurs.
    Ca ne veut pas dire que le germe de la compassion n’existe pas chez l’enfant, mais ça veut au moins dire qu’il faut très fortement le fertiliser et l’arroser pour qu’il grandisse et se traduise par une fraternité concrète.



  • easy easy 1er décembre 2010 11:42

    Vous avez raison Marc mais vous serez moinsé jusqu’à la moelle par tous ceux qui ont besoin de croire en leur pouvoir sur les grandes choses qui les dépassent. 

    Je ne dis pas que les consommateurs sont sans pouvoir, surtout avec le réseau du Net. Ils peuvent en avoir au sens oùù une manif produit toujours un peu d’effets. Mais pour l’instant, wikileaks inclus, ils versent bien plus dans la bouderie des enfants vis à vis de leurs parents que dans une action véritable.
    Pour l’instant, ils sont plus dans la bouderie que dans la construction d’autre chose (alors qu’en 1965, il y avait un peu plus de gens qui avaient tenté des alternatives, soit en communautés soit isolément)

    De nos jours, on va bien plus à boycotter (et on sait tous que c’est pour une courte durée) un produit qu’a apporté papa Noël. Total affrète un navire qui coule et pollue les côtes ; on va lancer et éventuellement réussir un boycott des stations Total (pour s’entasser sur les stations Elf, tu parles). Je n’irai pas à dire que ces bouderies de gamins sont absolument sans effet. Elles interpellent. Mais bon, elles restent des bouderies puériles qui traduisent surtout un manque de courage individuel et un goût prononcé pour le panurgisme.


    Rien n’empêche un consommateur de bouder Total à la suite d’une marrée noire, et de le faire à titre individuel, sans rien en dire à quiconque. Mais non, bouder seul n’intéresse pas l’enfant. Il cherche à amplifier l’effet de la bouderie en coagulant d’autres personnes.
    « En chialant tous ensemble, on entendra mieux nos pleurs » 
    « Tous ensemble, tous ensemble »

    Ensemble certes, mais dans les postures de gamins trop gâtés.

    J’attends le jour où sur la toile sera lancé un appel à ouvrir son logement à ceux qui sont à la rue.
    J’attends le jour où 3 millions d’adresses s’afficheront sur la toile « Ici, on ne boude rien ni personne, ici on ouvre la porte à n’importe qui (dans la limite d’une à deux personnes) » « Ici on accepte jusqu’à trois yourtes dans le pré » 

     Ce jour là, je me dirais que les gamins tentent enfin de construire une alternative. 



  • easy easy 1er décembre 2010 11:04

    Il est tellement prométhéen, l’Occidental, qu’il est assez fondamentalement utopiste, donc simplificateur. Ce ne serait pas grave s’il se contentait de fantasmer ses utopies. Hélas, il tient à les réaliser.

    Pour une raison que j’ignore, l’univers, la nature, est protéiforme, incroyablement variée et variante. Mais il s’en fout l’utopiste, il dénie cette dimension ineffable de la diversité des espèces, des mentalités, des géographies, des climatologies, des ressources naturelles. Il simplifie et voit tout depuis son endroit. Et de son endroit il croit possible d’imposer (ou de convaincre) au monde une vision uniforme.

    Il vit dans un endroit où l’on consacre des milliers de mètres cubes d’eau pour faire des piscines javellisées, pour laver des voitures, pour arroser des golfs et il croit possible de convaincre des gens habitant des lieux arides de partager les mêmes valeurs que lui, l’utopiste.

    Il vit dans un endroit qui consomme autant de pétrole que d’eau à piscines et il croit qu’il est possible d’imposer (ou de convaincre) des peuples privés d’eau et n’utilisant pas de pétrole, de partager les mêmes fantasmes que lui, l’utopiste.

    Il vit dans un endroit où l’on importe des gambas depuis 5000 bornes pour faire des barbecues et il croit qu’il peut imposer (ou convaincre) des gens qui n’ont que les poissons de leur lagon à manger, de partager ses points de vue, l’utopiste.

    Il vit dans un endroit où l’on gave des oies pour déguster leur foie malade et il croit qu’il peut faire partager ses visions à des gens qui n’ont pas de quoi nourrir leurs enfants, l’utopiste.

    Et il croit, pour balayer ces objections, qu’ils suffirait que les autres commencent à voir les choses comme lui, pour que soudain ils aient eux aussi de l’eau en abondance, du pétrole, des pâturages verdoyants et des pentes enneigées où il est si agréalble de faire du ski, l’utopiste.

    Pour les autres, il est terrifiant, l’utopiste.

    Il mouline ses fantasmes mais s’abstient de partager son logement avec les gueux de son quartier, avec son frère dans la misère, avec ses parents impotents, avec les malades du sida, avec les putes et les Roms. C’est à cette condition, qu’il peut continuer de fantasmer, l’utopiste.



  • easy easy 1er décembre 2010 01:03

    rectification «  »«  » Non seulement on est loin de l’harmonisation mais les différences font le charme du monde. Restons-en donc à une monnaie par peuple à l’intérieur de laquelle il y a une dose de peréquation avec les valeurs des autres«  »"



  • easy easy 1er décembre 2010 01:01

    De toutes manières, on ne perd rien à en inscrire l’idée sur les murs, à la nuit tombée.

    Mais je vous assure qu’on en est loin de ce concept à sa réalisation. Car comprenons bien qu’une monnaie universelle reviendrait, parce que toutes les valeurs d’un peuple son corellées à sa monnaie, à ce que tous les peuples aient les mêmes valeurs. Or pour en arriver vraiment aux mêmes valeurs, il faudrait que pour tous les peuples, les mêmes choses soient rares et précieuses, les mêmes choses soient vulgaires.

    Bien qu’il y ait aujourd’hui, au sein de chaque peuple, une classe moderne et riche qui rejoint le groupe des riches du monde autour de beaucoup de valeurs identiques, c’est encore loin d’être le cas des gens ordianaires de tous les peuples.

    Par exemple. Ca peut paraître dingue mais pour des princesses Saoudiennes, un manteau de vison a de la valeur, comme pour une Moscovite ou une Parisienne Et elles poussent la clim afin de pouvoir en porter. Mais ça ne concerne que très peu de Saoudiennes. la plupart ne pigent évidemment pas ça.

    Il y a des milliers de paramètres qui font une culture, une communauté de valeurs et de déchets. Tiens, il y a le temps du sablier par exemple. Chez certains le temps c’est de l’argent au sens où ça les incite à s’activer. Chez d’autres, le temps du sablier est également précieux mais au sens où il faut savourer de le regarder passer. Autre exemple. Dans bien des peuples, la musique, le chant, la peinture sur les murs sont automatiquement partagés ou collectivisés. Ici on crée une oeuvre personnelle et on en est jaloux ; il y a donc des droits d’auteurs qui valent de l’orrrrr.

    Non seulement on est loin de l’harmonisation mais elle fait le charme du monde. Restons-en donc à une monnaie par peuple à l’intérieur de laquelle il y a une dose de peréquation avec les valeurs des autres.







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