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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 24 juillet 2010 13:58

    Ahhhh, je sais, c’est pénible pour les mâles de se voir subrepticement supplantés par des bidules. Autant ignorer ce fait. Autant n’y accorder qu’un regard méprisant.



  • easy easy 24 juillet 2010 10:20

    L’expression pervers narcissique est bidon.

    Bon, les 9 parts.
    L’origine de l’égoïsme se niche peut-être dans la planque suivante :

    S’il est vrai que le Bien et le Mal peuvent souvent s’inverser en valeur, ils représentent donc nos Charybde et Scylla contre lesquels nous sommes constamment drossés depuis notre naissance. Mais alors pourquoi, tenons-nous à passer le si périlleux détroit de Messine au lieu de rester planqué sous une couverture ?
    Parce que notre premier désir (après manger et boire) serait de réussir : à marcher, à faire du vélo sans roulettes, à jeter une balle, à nager, etc. Et plus on grandit, plus il s’agit de réussir des choses réputées difficiles, des conquêtes d’Everest.
    La loi de la sélection naturelle joue probablement à plein dans cette histoire et nous n’avons pas tous la même ardence à réussir.



    Réussir un truc difficile, où on risque même sa peau et tout le reste, c’est une pensée si importante, si tournée et retournée dans tous les sens qu’il y en a qui en viennent à explorer ses limites, marécages et culs-de-sacs : ils réussissent à ne pas réussir, désirent ne pas désirer et veulent ne pas vouloir.

    Alors, quelle que soit l’épreuve qu’on vise à réussir et qu’on réussit, on tient ABSOLUMENT à l’avoir réussie seul. On ne déteste rien de plus que de reconnaître que notre prix Nobel, nous le devons à l’animalcule qu’on a étudié, aux professeurs qui nous ont enseigné la méthode, à la concierge qui nous monte le courrier, au poissonnier qui nous a vendu du poisson correct ; à nos élèves qui nous ont chahuté, au policier qui nous a verbalisé, aux travaux scientifiques d’autres chercheurs, à notre conjoint qui nous a soutenu, à notre chien qui nous a égayé, à Mozart qui nous a enchanté, à Pasteur qui nous a évité de mourir de la rage, à Hitler et à Jean Moulin. A tous.

    Hercule s’est démerdé seul, Prométhée aussi. Alors on veut faire comme eux, réussir seul (Thésée a dénié l’aide d’Ariane)
    Il est même possible qu’on ait inventé les dieux pour dire « Bon, si je dois quelque chose à quelqu’un, ce n’est pas à mes semblables mais à un dieu. Seul un dieu peut m’aider »

    Le déni de l’autre n’a qu’une fenêtre d’exception, c’est dans le domaine amoureux et seulement quand on est très amoureux. Il n’y a que là qu’on parvient à avouer et même à chanter, que l’autre nous est absolument indispensable. Et ça vaut jusqu’au jour du divorce.

    Ainsi, c’est parce qu’un patron, comme n’importe quel humain ou plutôt plus réussiste que d’autre, déteste reconnaître qu’il doit sa réussite à tout le monde, qu’il cherche à en donner l’air en s’arrogeant les 9 parts. Il se décore lui-même de la médaille du mérite.
    (très rares sont les entreprises où ce sont les salariés qui votent le salaire de leur patron)
     

    On se construit une fortune folle non pour se gaver de caviar mais pour affirmer qu’on a réussi parfaitement, absolument seul et qu’on ne doit rien à personne, surtout pas à l’inconnu qui nous a offert son sang quand on a eu un accident.



    Et ce que je dis là vaut dans une famille. On peut les compter sur les doigts, les enfants ou adultes qui reconnaissent devoir leurs réussites en grande partie à leur parents .

    Quand réussit-on vraiment seul ? Quand on traverse la Manche à la nage, peut-être. Ils sont très rares les cas où l’on ne doit rien à personne.



    Déjà Clovis, avec le vase de Soissons cherchait à poser qu’il avait plus de mérites que ses soldats. (et Alexandre et César avant lui)

    Si tu ne trouves rien à redire à Clovis depuis 500, tu ne trouves rien à redire à un patron qui se gave en 2010. Sauf à jeter qu’il est pervers narcissique pour essayer de le faire passer pour un anormal.



  • easy easy 24 juillet 2010 09:27

    Bonjour et merci pour ce papier Yannick

    C’est éclairage m’est nouveau.



  • easy easy 24 juillet 2010 09:11



    Bonjour SO
    Profitons de votre avatar, si vous le permettez.
    Il est cocasse de constater que dès l’apparition au public de l’Origine du Monde, on s’est orienté vers le glabre.


    La mode actuelle est très visiblement au glabre (et cela alors que 80% d’entre nous s’expriment selon la pensée soixante huitarde et alors qu’à l’époque on était plutôt aux cheveux longs)

    Les raisons de cette mode, on pourrait en discuter (Il pourrait y avoir une petite part de « stop aux barbus »)
    Elle s’accorde en tous cas avec une orientation de plus en plus toy

    Rien n’est plus antimécanique, anti électronique, anti hygiénique, que le poil. L’androïde n’en aura pas. Alors que nous avons été habitués à caresser des fourrures, des chiens, ces chats, nous passons notre sainte journée à caresser des GSM , des PC, des Ipod complètement lisses et glabres.


    Les matières plastiques modernes offrent des touchers inattendus, très softs (même Jules Verne ne pouvait les imaginer). Lesquelles matières nous renvoient plus au sein de la femme, au pain du Mac do, qu’à la chatte poilue.








  • easy easy 24 juillet 2010 08:11


    Complément (Une fois l’article proposé à la modération, on ne peut plus le corriger),

    J’ai découvert, malheureusement après avoir écrit ce papier, qu’un tiers des Suédoises préféraient le jogging au sexage. Dans les articles on dit « sexe », mais je pense que comme il s’agit de l’usage du sexe, il faudrait dire sexage. Et puis le télescopage de sexe et sage est aussi amusant que questionnant.

    http://www.agoravox.fr/actualites/actu-en-bref/article/au-sexe-les-suedoises-preferent-le-78712



    Moi, je ne pratique pas le logging. Un ami prof qui le pratique me dit le plaisir qu’il y prend. « Non non, ce n’est pas du tout une corvée ! »
    Soit. Le sport d’endurance procurerait donc un vrai plaisir. Il y a probablement très longtemps que ceux qui le pratiquent le savent.

    Ce qui pourrait être nouveau, c’est que les médias reprennent ce sondage suédois et brodent autour, que des psy, que des docteurs, en viennent à nous expliquer comment et pourquoi courir fait jouir. A force, ça va jouer sur nos objectifs ou fantasmes et ce sera autant de moins pour le sexage classique.

    Certes, nous sommes encore dans une vague qui va à dire que le sexage c’est bon pour la longévité et qui invite donc les vieux à maintenir une activité sexuelle

    Si cette vague est ou reste puissante, elle empêchera la montée d’une vague qui nous orienterait vers le sport et les toys en tant qu’exutoires de sexage. Mais si elle faiblit ou si elle est réinterprétée, elle sera dépassée : le docteur a dit que le sexage était bon à 70 ans. C’est pour une histoire d’hormones libérées par le plaisir. Bin si j’obtiens ces flots d’hormones par un autre moyen (puisque je suis veuve) c’est super non ?

    Non mais sans blague, ces téléphones vibreurs qu’elles se glissent entre les seins, ça joue non ?

    Surtout quand c’est Iglésias qui appelle

    -Je te laisse mais je te rappellerai ce soir
    -Ouiiiii, c’est ça, Julioooo, rappelle moi encore, encore, encoooooooore !

    Sur un lit, posez deux téléphones portables, ceux qui se replient en deux, un petit rose et un gros bleu ou noir, dans les positions qui vous plaisent. Et faites en sorte qu’ils s’appellent mutuellement, l’un en mode musique, l’autre en mode vibreur.
    La totale.

    Au fait, ça existe les sonneries du genre « Plus vite, plus viiiite Ahhhh, ahhhh ! »  ?

    Quand un objet est à ce point lié à soi, quand il représente le médium absolu entre soi et son réseau affectif (affectif faut le dire vite, avec 7538 amis !) Il s’opère une fusion-procuration avec lui. On lui accorde une présence, une âme.
    Ca reste à vérifier, mais j’imagine que les jeunes demandent à leurs parents plus souvent un GSM qu’un chien.


    Il n’est pas concevable qu’un monde sextoysé perdure. Mais au cas où, sait-on jamais, il y aurait en nous comme une vague envie d’en finir avec l’Homme, bin ....

    Ainsi, point de méga guerre nucléaire, point de météorite géante, point d’alien indestructible, point de méta virus, non, ce serait en jouissant avec des toys que fermerions notre chapitre.

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