La meilleure énergie c’est celle qu’on n’a pas besoin de consommer : - en augmentant l’efficacité énergétique (pompe à chaleur qui consomme 3 fois moins que des radiateurs électriques par exemple) - en diminuant les gaspillages (isolation des bâtiments ou fin du décorticage des crevettes de mer du nord au Maroc par exemple) - en mutualisant les consommations (covoiturage, transports en commun, cogénération par exemple)
Rien qu’en isolant les habitations et les bureaux en France, on économiserait 25 millions de TEP/an (15 milliards €/an à 100 $ le baril).
Quand on aborde le problème de cette façon, la question de la rentabilité tombe immédiatement du simple fait qu’un dispositif qui consomme pour produire coûte à un moment donné plus cher qu’un dispositif qui n’a pas besoin de produire ou beaucoup moins besoin de consommer pour produire.
Le problème des énergies renouvelables, du moins la façon dont elles sont abordées, c’est qu’elles ne posent pas la question de l’accroissement aveugle de la production.
Ceci dit, il y existe au moins cinq dispositifs d’énergies renouvelables très rentables : - le solaire thermique pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire - le solaire thermique pour l’électricité dans les pays très ensoleillés - la géothermie pour le chauffage ou l’électricité en fonction de la température de la source - l’hydroélectricité pour l’électricité - la biomasse pour le chauffage, la cuisson et l’électricité en fonction des quantités et de la qualité des sources (rappelons que la France a le plus grand domaine forestier d’Europe car le moins bien exploité car émietté et mal organisé).
Les deux derniers items qui sont historiquement les plus développés représentent 15% de l’énergie consommée dans le monde. Inutile donc de faire appel à des technologies sophistiquées pour résoudre le problème énergétique. C’est avant tout une question de volontarisme politique et de volonté de résistance au lobbies.
Le système financier est aujourd’hui dans la situation du parasite qui est devenu trop gros pour l’hôte qui le nourrit : - où il persiste à vouloir continuer de grossir voire garder la même taille et il tue l’hôte puis meurt à son tour - où il accepte de maigrir et tout le monde survit
En tout cas je vois mal comment le système financier occidental pourra continuer à augmenter voire maintenir son niveau de prélèvement après avoir fait faire une cure d’amaigrissement entraînant la diminution de la création de richesse de tous les pays occidentaux en même temps. Car la diminution des revenus de la population implique nécessairement une diminution de la production de cette même population à moins de croire naïvement qu’on va vendre nos surplus aux chinois et aux indiens c’est à dire le contraire de ce qui se passe actuellement. La diminution de la production entraîne à son tour la diminution des profits et la boucle est bouclée.
Comme vous dites, les allemands veulent pouvoir continuer à vendre mais certainement pas donner qui est la signification de l’annulation des dettes.
Mais si les grecs n’ont plus les moyens d’acheter allemand ce qui va être en partie le cas avec leur plan de rigueur, alors les allemands vendront leurs produits à l’extérieur de la zone euro en acceptant la dévaluation de l’euro s’il faut en passer par là.
Désolé mais c’est bien ce que s’apprête à faire l’Etat grec avec la bénédiction de la France et de l’Allemagne : ajuster les salaires et les retraites des agents de l’Etat grec sur ses possibilités financières c’est à dire les baisser de 25%.
Ensuite je n’ai pas écrit « futur donc virtuel » mais « consommation future donc virtuelle », vous avez employé le mot futur en tant que substantif alors que c’était un adjectif (au féminin) dans ma phrase. Donc si vous lisez correctement ma phrase c’est la consommation qui est virtuelle et non le futur. Cette consommation est bien un événement virtuel du futur. Vous jouez sur l’ambiguïté du mot futur qui ne fait pas sens dans ma phrase alors qu’il n’y n’en aucune avec future.
Je n’ai pas écrit non plus que les retraites ne seraient pas payées, j’ai écris que l’Etat pouvait les baisser en cas de force majeure, ce qui est parfaitement réalisable car déjà fait dans le passé dans de nombreux pays.
Le problème n’est pas savoir si les épargnants sont prêts à soutenir la dette publique mais comment car ils le font déjà sans le savoir au travers des assurances vies qui ont un encours de 1100 milliards d’euros (pas très loin de la dette au final) et sont investies principalement en obligations d’Etat mais pas forcément françaises.
Le fonds du problème, c’est que l’Etat fait appel au marché en subissant le bon vouloir des prêteurs alors que dans le même temps il défiscalise les assurances vie (10 millards/an sur le budget) sans en tirer un seul avantage ce qui fait que les sociétés d’assurances se comportent comme n’importe quel acteur du marché.
La défiscalisation des assurances vie (totale pour faire bonne mesure) devrait simplement avoir pour contrepartie obligatoire l’acquisition des bons du trésor français, et les particuliers ou les assureurs n’en voulant pas seraient tout simplement fiscalisés. Ainsi 75% de la dette publique serait internalisée, il suffirait ensuite de contraindre les banques françaises à prendre les 25% restants si elle ne le font pas déjà en pratique et le tour serait joué.