Le ratio retraité/actifs est un leurre pour nous faire admettre qu’il existe un problème sur les retraites (et sur la sécurité sociale aussi).
Les chiffres sont les suivants en 2010 : - montant des retraites 200 milliards d’euros - dépenses de santé 200 milliard d’euros dont 100 pour les seniors Coût total direct des seniors : 300 milliards d’euros
Doublement du nombre de seniors en 2050 selon le COR donc besoin supplémentaire de 300 milliards d’euros (hors inflation) PIB France en 2010 : 2000 milliards d’euros Avec un taux de croissance 0.35%/an le PIB serait de 2300 milliards d’euros hors inflation en 2050
Or : - la population active reste quasiment constante jusqu’en 2050 selon le COR - les gains de productivité sont de 1,5%/an selon les économistes Donc la croissance sur la période serait potentiellement de 1,5%/an à population active constante soit un PIB de 3600 milliards d’euros hors inflation en 2050 : sans commentaire.
Encore faut-il ajouter que les hypothèses du COR concernant l’évolution du nombre de seniors en extrapolant l’hypothèse haute de l’augmentation de l’espérance de vie soient valides. En effet, rien ne permet d’affirmer que l’espérance de vie va continuer à augmenter ni même qu’elle augmente actuellement au rythme annoncé de 2 mois/an : - il y a en France en permanence une population de 800.000 SDF ayant une espérance de vie inférieure à 60 ans et dont un nombre significatif de morts n’est pas connu de l’état civil donc de l’INED, comme le phénomène SDF a débuté au milieu des années 80 l’impact commence seulement à se faire sentir sur les retraites et la sécurité sociale mais pas dans le calcul de l’espérance de vie (l’INED se rendra compte seulement vers 2025 que le nombre de personnes effectif en maison de retraite est très inférieur à son calcul théorique) - le nombre de personnes obèses augmente constamment depuis le début des années 80, or c’est une population à espérance de vie faible (65 ans environ), là encore l’impact de cette évolution va commencer à se faire sentir dans une dizaine d’années - les réformes successives visant à réduire les dépenses de santé vont inévitablement limiter l’augmentation de l’espérance de vie de la population non SDF et non obèses, car c’est avant tout le déploiement massif des progrès médicaux qui permet d’allonger la vie des personnes âgées. Il est certes très difficile de mesurer l’effet de toutes ces choses, mais l’exemple des états-unis montre une stagnation de l’espérance de vie depuis 10 ans (hors SDF) et comme on a 25 ans de retard sur eux pour l’obésité et la réduction pour les pauvres du système de santé alors la seule cause objective qui peut désormais augmenter de façon significative dans la durée le nombre de seniors est l’effet du baby boom : - un supplément de 280 mille/an jusqu’en 2025 selon le COR soit 4,2 millions de personnes - suivi d’une stabilité jusqu’en 2034 (équilibre entre la mortalité des premiers baby-boomers et les derniers atteignant 60 ans) - suivi d’un déficit de 150 mille/an du aux classes creuses (1974-1999) soit une diminution de 2,25 millions pour 2050 Au total l’effet baby boom aura un effet maximal de 4.2 millions entre 2025 et 2034 pour se terminer sur un reliquat de 2 millions tout au plus en 2050.
Le problème des retraites et de la sécurité sociale c’est donc tout au plus 5 millions de personnes inactives supplémentaires à entretenir entre 2025 et 2035 et non pas le double en 2050 comme annoncé faussement.
C’est surtout une affaire entre la justice suisse et la justice américaine qui ne concerne pas la France, Polanski ne paye pas ses impôts en France et il n’a pas droit à son soutien.
Je note sans surprise qu’une fois de plus BHL défend d’abord et avant tout ses amis et coreligionnaires alors qu’il y a beaucoup d’innocents qui attendent leur exécution dans les couloirs de la mort sans que ça l’empêche de dormir.
Mais à la fin fichez-nous la paix avec les problèmes de Polanski, je crois qu’en ce moment il y a beaucoup plus grave à traiter !
1) La liberté économique des individus est proportionnelle au capital qu’ils détiennent et à leur capacité à agir où ils veulent quand il le veulent.
2) Bon nombre de mécanismes mis en place par la sphère financière l’ont été au détriment de la liberté économique : le pouvoir de mettre en faillite un Etat est assimilable à un terrorisme financier.
3) La crise en cours est la conséquence d’une liberté économique et financière dévoyée.
4) Il ne peut y avoir de liberté sans limite, économique comprise, donc de liberté sans règle. Car la liberté sans limite des uns correspond nécessairement à l’asservissement total des autres.
L’auteur tombe dans le travers qu’il critique : il exhibe des modèles alternatifs et extrapole sans tenir compte des données physiques, en l’occurrence le scénario d’émission de CO2.
Le GIEC ne prétend pas que le taux de CO2 dans l’atmosphère sera de 836ppm en 2100, il dit seulement que ce taux sera atteint avec un scénario d’émission « business as usual » c’est à dire avec un taux de croissance de émissions de CO2 de 1,5% par an.
Il est évident qu’à un scénario d’émission à croissance exponentielle, la réponse de l’atmosphère soit un accroissement exponentiel de la concentration résultante. Pas besoin de modélisation pour arriver à cette conclusion, un cerveau en bon état de fonctionnement suffit. Dans ce contexte une modélisation basée sur la « saturation » n’a aucun sens puisqu’il n’y a pas de limite à la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
Ceci étant dit, le GIEC ne se contente pas d’un seul scénario d’émission, avec les variantes il en propose une dizaine qui vont d’une stabilisation du taux de CO2 en 2100 à moins de 500ppm (division par 2 des émissions en 2050) jusqu’à un taux dépassant 1000ppm (taux de croissance des émissions de 2% par an). Ce qui veut dire que le GIEC couvre largement les valeurs indiquées dans l’article qui donc ne nous apprend rien.