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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
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Derniers commentaires



  • eric 23 octobre 2017 22:49

    "Mais si on prend l’exemple du racisme, il apparaît que beaucoup vivent dans des lieux où il n’y a pas d’étrangers (campagne par exemple),« 

    Ben c’est exactement l’illustration de mon propos : il n’y a en fait pas de racisme dans les campagnes. 1) parce que d’une manière générale les français ne sont pas racistes et qu’une part déterminante des actes qualifiés de racistes répertoriés dans notre pays sont le fait d’étrangers qui ne vivent que peu dans les campagnes... 2) Parce que pour qu’il y ait acte ou propos raciste, il faut qu’il y ait des étrangers pour les subir.... 3) C’est parce que les milieux ruraux se sont mis à voter FN que les membres des classes moyennes, éduquées les supposent à priori racistes....CQFD !
    4 Si vous connaissez un peu des campagnes, vous avez du pouvoir constater vous même, que les étrangers, quelles que soient leurs origines, y sont intégrés mieux qu’en ville, parce que peu nombreux et ayant des relations très personnalisées avec les locaux.

    Du reste le sociologue Le Goff, après 40 ans de vacance dans »son village« ( »La fin du village« ), effleure vaguement la vérité : les gens de son village n’aiment pas les arabes du village d’à côté, mais considèrent leurs arabes comme des gens de chez eux...En pratique, c’est l’ensemble des voisins qu’ils n’aiment pas, qu’ils soient arabes ou pas...

    La principale forme prégnante de racisme dans notre pays, ce sont les propos des classes moyennes et moyennes sup, en général progressistes, sur le populo français. Du reste quand on leur demande ce qui les défrise concrètement dans les idées, du FN, ils reconnaissent honnêtement qu’ils n’en savent rien, qu’il non jamais lu par eux même quoi que ce soit, mais -et vous pourrez vérifier autour de vous- que : »je cite, « cela sent mauvais ». « c’est nauséabond », cela me donne envie de vomir« Les termes même du vrai racisme.

    Ce sont les mêmes qui adoreraient les réfugiés bouldikitanais, et prônent le vivre ensemble, mais seraient incapables à priori d’inviter à dîner un électeur FN...

    Du reste, et malgré tout, le taux de mariage mixte entre pauvres, blanc ou pas, reste élevé. Le prof de gauche est la catégorie sociale qui se refuse le plus à épouser des gens qui ne lui ressemble pas ( sondage Nouvel Ob).

    C’est une des pratiques les plus ignobles qui caractérisent les »progressistes" que d’accuser les plus petits de leurs propres péchés.



  • eric 23 octobre 2017 10:12

    Le marxisme, c’est une citation, un peu parasite chez moi, de Lauzier dans du côté de chez Chang : Chang évoque un miracle de l’amour, le commissaire politique lui répond que son argument ne résiste pas à l’analyse marxiste la plus élémentaire.

    Pour le reste, je reviens vers vous plus tard. Votre réponse m’intéresse.



  • eric 22 octobre 2017 19:43

    Tenez, à Berlin aussi, les hipster de gauche manifestent contre le droit du populo a voter comme il veut. Il n’y a pas un interviewé qui n’a pas la pilosité progressiste...Dans l’article, on signale, « une manifestante enseignante nous dit... »
    Le progressisme aujourd’hui reste l’apartheid social qu’il a toujours été, mais dorénavant, cela se voit...
    http://www.lefigaro.fr/international/2017/10/22/01003-20171022ARTFIG00089-manifestation-a-berlin-contre-les-debuts-de-l-extreme-droite-au-parlement.php

    Mais en pratique, il ne s’agit pas vraiment de racisme bien sur. Les classes moyennes progressistes se sont gavée d’argent public au détriment des entreprenant et des pauvres. elles sentent que les peuples en ont marre. Alors elles hululent au fascisme. Mais cela ,ne prend plus.

    Il va falloir apprendre à partager, même en France. Cela viendra. Macron n’est qu’un sursis.



  • eric 22 octobre 2017 19:14

    Tous cela, c’est du flan. Je ne sais pas où et quand on vous a bourré le crane avec ces fadaises bourdieusiennes, mais elles ne résistent pas à l’analyse marxiste la plus élémentaire.

    On ne peut détester ou mépriser que les gens que l’on connaît et qui vous sont proche sociologiquement et en compétition avec vous.

    De tous temps, les riches ont eu des rapports privilégié avec les plus pauvres sous forme notamment de domesticité. Je crois qu’avant 1914, il devait y avoir de l’ordre de 40% des gens qui bossaient dans des postes ancillaires, notamment les domestiques agricoles, dans une France rurale et peu mécanisée..

    Ce sont les classes moyennes bourdieusisantes« , en contact et concurrence avec le haut et le bas, qui font mine d’en vouloir au »haut« mais rêvent de prendre sa place et affectent de parler au nom de ceux qui sont en bas tout en les méprisant concrètement. En 30 ans, le prolo est passé pour ces gens là, de prolétariat dont ils se prétendaient l’avant garde, à »populaires populiste analphabètes alcoolo tabagiques qui votent le Pen« .

    Emmanuel Todd est un des intello qui donne des excuses aux classe moyennes progressistes. Mais il se trompe : il parle de la guerre du Viet Nam en prétendant que les prolos se sont battu et les élites se sont planquées en fac. Mais ce n’est pas vrai. C’est exactement comme en France aujourd’hui ; Les gens comme lui, les bac plus 3 à 6 de gauche se sont effectivement défilé. Les élites tradi et le peuple se sont battu. Aujourd’hui, à Saint Cyr ( c’est l’école qui forme les cadres de ceux qui sont prêt à faire profession de défendre leur pays et les valeurs de la république...°°, il y a des gosses de prolo et des élites tradi, à la base de l’armée aussi avec les gosses de migrant.

    Nous, les plus riches, et les plus pauvres, nous coexistons sans difficulté majeur. Nous pouvons même à l’occasion voter e,semble. Ces sont les classes sociales moyennes prédatrices, vivant à nos crocher sur argent public qui méprisent ou envie tous les autres.

    Du reste Todd a un vague éclair de compréhension quand il comprend que les élites tradi conservatrices anglaises acceptent de gérer le brexit voulu par le populo.

    Les classes moyennes progressistes ne supportent pas que la majorité ait un autre avis. On le voit très bien avec Trump ou avec médias et juges, elles tentent de contester la démocratie.

    Oui, en haut et en bas, on peut se donner le main, oui, on est démocrate. Ce sont les classes moyennes médiocres progressistes qui refusent la démocratie et considèrent que leurs vagues diplômes leur donnent un droit supérieur au peuple.

    Du reste leur argument pour au final voter Macron, ce ne fut pas »le Pen est facho« . Personne n’y croit. Mais bien, »on ne peut quand même pas voter avec des bacs moins 4". Cela devrait continuer à s’appeler la gauche : c’est le mépris, l’apartheid social.



  • eric 22 octobre 2017 14:26

    Il me semble que comme Todd, vous sous évaluez 2 facteurs au moins.

    Avec la plus grande population de migrants au monde sur les trente quarante dernières années, les écoles américaines sortent d’une période ou jusqu’à un enfant sur deux dans certaines régions, n’avaient pas l’anglais comme langue maternelle et/ou l’entendaient peu à la maison.

    Jusqu’aux nouvelles politiques d’immigration, les migrants avaient en tendance des niveaux scolaires beaucoup plus bas que les locaux. Avec les nouvelles politiques, c’est le contraire (immigration choisie). Les nouveaux arrivants sont en tendance plus scolarisés que les américains parait-il.
    Cela est massif. On estime à 60 millions le nombre de latinos d’origine en 2020. Ils sont déjà plus nombreux que les noirs. Et c’est sans compter les autres, notamment asiatiques.

    Un facteur clef, susceptible d’avoir fait baiser le niveau scolaire moyen mais aussi dans l’avenir de le faire monter, me semble méconnu par vous et Todd.

    Et si toutes les femmes de ménages et boueux mal payés sont latinos et parlent mal l’anglais, le fait que leurs gosses s’en sortent avec difficulté n’est pas nécessairement significatif a soi tous seul d’une question uniquement sociale. Le culturel peut jouer..

    Les universités, les écoles, sont le sanctuaire, chez eux comme chez nous des intellos progressistes, politiquement corrects. Ce que Todd et vous négligez complètement, c’est que les enfants d’enseignant raflent les meilleurs places partout, là bas comme ici, mais plus en France bien sur.

    La grande différence est qu’avec du fric, les parents américains peuvent encore franchir les filtres du politiquement correct. En France, c’est plus difficile. SI tu ne répond pas que « ce sont les capitalistes qui ont voulu les guerres », ou ose prétendre que « le solaire est très polluant du fait du processus de production du silicium », , tu n’aura pas ta mention au bac par exemple et la bonne prépa...

    Et c’est ces milieux éducation nationale and co, autogérés par les syndicats, qui ont systématiquement tenté d’éliminer les gosses des autres. Et à leur frais.

    Todd montre très bien que l’acceptation des inégalités croissantes à été« conceptualisée intellectuellement avant de devenir une réalité économique ». Il voit aussi que « certaines élites » se coupent du peuple« . Il ne voit pas que ce sont les enfants et petits enfants des profs socialisant démocrates, peuplant les universités et désormais les banques, qui méprisent les petits. Et quand il parlent des moins éduqués plus éloignés des élites, il ne comprend pas que c’est faux... ! Le prolo de base est beaucoup moins éloigné du prof d’école ou de fac que leurs arrières grand pères respectifs.

    Dans leur mode de vie, leurs modes de consommation, leurs loisirs, etc...ils sont proches comme jamais, et c’est pour cela que les élites macronistes s’efforcent de voir des analphabètes partout....

    Ils pensaient, grâce au diplôme, échapper à la stigmatisation dont ils font preuve pour leurs ancêtres pauvres et pour les pauvres actuels. Mais ils ont la trouille d’être confondu avec des bac plus 2 voir des bacs moins trois qui réussissent.

    Parce qu’un autre secret qu’ils négligent, c’est que le filières pro qu’ils méprisent, sortent des gens qui gagnent parfois pas mal plus qu’eux et sont culturellement sans doute également au dessus. Je pense à des copains fleuristes, coiffeurs, cuisiniers, boulangers, qui ont des vies variées et intéressantes, plus que beaucoup de bac plus 6 jamais sorti du système éducatif/.

    Même Todd en son temps avait dénoncé le caractère fantasmatique des articles du monde de libé qui pensaient que 10% des prolos ne savaient pas vraiment lire...

    Mais il tombe dans le piège.

    C’est la classe moyenne sup éduquée de gauche qui à des états d’âme. Ceux de ses gosses qui sont devenu banquiers comme Macron sont plutôt content, ceux qui sont resté prof pensent que la société est injuste ( les fifi par exemple), mais tous pensent que les prolos s’abêtissent...

    Tous prétendent que la mixité sociale et le vivre ensemble sont devenus impossible. Il suffit d’aller dans une église évangélique ou catho pour voir que c’est bien chez eux, que les »progressistes« ne veulent pas voir de gens différent.

    Alors que l’abstention ouvrière dépassait toujours les 70%, et encore, sans compter les fonctionnaire à statut d’ouvrier, leur refus de comprendre que la participation croissante du monde ouvrier aux élections, sous la forme de vote Fn est un progrès social est une des meilleures preuves de leur tendance à l’apartheid social et à un mépris de classe qu’on ne trouvait jamais chez les »riches antiques".

    On fait mine de plaindre les gosses de pauvres et de mépriser les gosses de riches ( qui en tant que tels, ne sont pas nécessairement soit des imbécile ou des salauds), mais c’est pour cacher que tous notre système éducatif a été délibérément dévoyés pour que les gosses de progressistes vivant dans le système prennent toutes les places.

    On disait que 50% des polytechniciens étaient des enfants de profs, sans préjudice des gosses d’autres types de fonctionnaires ; Or, il y a beaucoup moins de profs que de riches en France.

    et il n’emm..pas la terre entière au nom d’un égalité qu’ils refusent à tous autres qu’eux mêmes.
    Et eux, ce sont leur parents qui payent.

    Les gosses de profs ? Ce sont les impôts des pauvres qui financent des études facilités par la connaissance des rouages du l’école. Bien sur qu’il ne veulent pas de sélection en fac...ils ne pourront plus favoriser aussi facilement leurs propres rejetons... La principale réforme qu’ils ont obtenu depuis 3à ans, ce sont des passerelles pour que les rejetons puissent entrer dans de grandes écoles par équivalence, même quand ils n’ont pas le niveau...

    Tous cela est asses peu respectable au fond....

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