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  • ffi ffi 25 novembre 2013 13:56

    Je ne trouve pas que cela soit bien exprimé ainsi.

    En christianisme, Le verbe de Dieu est incarné.
    En islam, le verbe de Dieu est « enlivré ».
     
    En christianisme, le vecteur du verbe de Dieu est un corps, celui du Christ.
    En islam, le vecteur du verbe de Dieu est un livre, celui du Coran.
     
    Le corps du Christ étant vivant, en christianisme, le verbe de Dieu y est parole, car c’est celui qui vit qui parle.

    Le livre du Coran étant écrit, en islam, le verbe de Dieu y est une lettre et cette lettre est morte.
     
    Le christianisme délivre le Verbe de la lettre pour faire obéir à la Parole.
    L’islamisme « enlivre » le Verbe pour faire obéir à la lettre.



  • ffi ffi 20 novembre 2013 14:29

    Claude Simon :
    C’est sûr qu’un champ ne se délocalise pas.
    Mais si le cultiver ne nourrit pas son homme, personne ne le cultivera.
     
    Or notre agriculture est hyper-productive.
    Pourquoi nourrit-elle à peine l’agriculteur ?
    Parce que, étant donné le taux de change considérable de notre monnaie à l’internationale, des agricultures beaucoup moins productives qu’ici vendent leurs produits à des prix largement inférieurs...
     
    Conclusion : nos agriculteurs doivent intensifier leur productivité au maximum.
    Conséquences : pollution des sols, élevages concentrationnaires, conditions de travail très dures pour les saisonniers (quand il ne faut pas en faire venir de pays à bas coûts de salaire).
     
    Par exemple, près de chez moi, il y a des producteurs de melons.
    Pour être concurrentiels, ils font venir des bulgares en les payant au salaire bulgare.
    C’est moins cher. Ayant des contacts là-bas, ils commencent à envisagent d’aller produire du melon en Bulgarie. Si la situation continue d’empirer, l’entreprise peut finir par se résoudre à délocaliser là-bas sa production. Alors, les champs ici resteront en friche.
     
    Donc, si en effet on ne peut pas délocaliser un champ, on peut très bien délocaliser une production agricole, c’est-à-dire changer de champ.



  • ffi ffi 19 novembre 2013 13:06

    Rien que l’idée que ce serait un bien de mettre tout le monde en compétition est absurde !
     
    C’est évidemment la foi en l’axiome libéral qui affirme que « la concurrence de tous contre tous est le moyen de la prospérité », qui pousse à considérer que ce serait un Bien.
     
    Mais c’est un très mauvais moyen.
    On ne peut pas parvenir à un vrai Bien par de mauvais Moyens.
    C’est la faillite du Machiavélisme, sa réfutation définitive.



  • ffi ffi 19 novembre 2013 11:26

    L’agriculture, ça ne se ferme pas ?
    Quand un agriculteur fait faillite, il ferme comme les autres.
    Alors la terre retourne à la jachère.
     
    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les excédents commerciaux font grimper le taux de change de la monnaie d’un pays. La France, au temps du Franc, a exporté de grosses infrastructures (TGV, Aéroport, port, métro, Avions, centrale nucléaire, Pylônes, Ouvrages d’Art) et en a dégagé de substantiels excédents commerciaux. Cela a fait que le Franc fut une monnaie forte.
     
    Dans un contexte de libre-échange, l’industrie manufacturière de basse valeur ajoutée (mobilier, confection, extraction de matière première) et l’agriculture se sont retrouvés face à des produits issus de pays dont la monnaie avait un taux de change beaucoup plus réduit que le nôtre. Par conséquent, il leur a fallu grimper en productivité pour pouvoir tenir la concurrence et compenser la valeur excessive du taux de change à l’internationale.
     
    On accordera sans peine que, par exemple, l’Agriculture Française est une des plus productives du monde. Pourtant, face aux produits importés de pays à bas taux de change, elle n’est pas concurrentielle.
     
    La productivité doit donc pouvoir suivre l’augmentation du taux de change pour rester compétitive en système de libre-échange.
     
    Si une filière ne le peut, elle fait faillite.
     
    Actuellement, avec les excédents commerciaux considérables de l’industrie Allemande (300 milliard d’Euros), le taux de change de l’Euro tend à la hausse. En même temps, la PAC est revue à la baisse.
     
    La filière agricole doit encore augmenter sa productivité.
    Je crains qu’elle soit comme un élastique hyper-tendu, au seuil de la rupture.
     
    Donc il ne faut pas croire que la filière agricole soit indestructible. Elle l’est et c’est la raison pour laquelle elle est soutenue par des politiques publiques.



  • ffi ffi 11 novembre 2013 02:24

    A mon avis, tu romances considérablement...
    A ta décharge, c’est une période très agitée où il est difficile d’y voir clair.

    Surtout qu’émerge à l’époque une « opinion » publique assez unanime qui semble quand-même assez coordonnée dans les arrières-loges.

    Mais tu devrais regarder quand-même du coté du mouvement des physiocrates, Turgo et compagnie, et aussi lire son article de l’encyclopédie réclamant la libéralisation du commerce des grains.
     
    La France est à l’époque très protectionniste, et il y a une grande offensives des promoteurs des idées libérales. Ceux-ci arrivent à s’introduire jusqu’au conseil du roi.
     
    Le rôle de la Pompadour est évident là-dedans (la République lui rend d’ailleurs hommage en ayant fait de son palais celui de la présidence : le palais de élysée). Pour rester la favorite du Roi, malgré son avancée en âge, elle semble avoir approvisionné le roi en « viande fraiche » (des jeunes filles, passez-moi l’expression). Elle a donc corrompu Louis XV. Pendant ce temps, elle faisait rentrer sa clique (dont les physiocrates) au gouvernement. Quesnay, le fondateur de l’école des physiocrates, était en effet le médecin de la Marquise de Pompadour. Les physiocrates était très favorable au libéralisme le plus absolu.
     
    Quant au pauvre Louis XVI, il est venu très jeune au trône et fort mal préparé.
    Son père, Louis de France est mort en 1765, à 36 ans.
    Son frère aîné, qui avait été préparé pour le trône, est mort en 1761, à 10 ans.
    Louis XVI s’est retrouvé roi à 20 ans, en 1774, certainement très isolé dans un Chateau de Versailles gigantesque, sujet à toutes les intrigues de court.
     
    Autrement dit, quand Louis XVI démet l’abbé Terray, et le remplace par Turgot sous la pression de « l’opinion » (disons : celle qui avait les moyens de se faire entendre...), Louis XVI est jeune et naïf, il n’a que 20 ans, il commence à peine son règne. Quand Turgot libéralise le commerce du grain, dès sa nomination en 1774, Louis XVI ne peut même pas imaginer les conséquences qu’une telle mesure peut avoir. Les physiocrates et libéraux sont très biens implantés à la cours et il doit y avoir des manigances dans les couloirs.
     
    Quant à Necker, je ne crois pas qu’il fut un mauvais bougre,
    il a toujours été contre le libéralisme et le libre-échange. il publia son Essai sur la législation et le commerce de grains, dans lequel il dénonce la liberté du commerce des grains qui lui valut une grande popularité (succès de librairie). Il est alors appelé au gouvernement en 1776.
    Tu peux lire l’article wiki sur Necker.

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