Deneb : Oui, muslimadieu c’est grace à darwin que l’on a pu déduire les similarités entre espèces.
Ca c’est vraiment du grand n’importe quoi... cf taxinomie (histoire des modèles). Article incomplet à mon avis car il faudrait parler de Réaumur.
De toute façon, il suffit de constater que les noms scientifiques des espèces sont en Latin pour être certain que ce n’est pas Darwin qui a commencé à les classer...
La grande innovation de Darwin fut de classer les espèces selon la verticalité (du plus primitif au plus récent et du moins évolué au plus évolué). Avant lui, les espèces étaient considérées frères et soeurs, issues d’un même Père (Dieu), classées horizontalement, par morphologie commune.
Le Darwinisme fut le support du racisme scientifique.
Il fait partie de ces grandes idéologies manichéennes importées d’Angleterre, où la compétition est pensée comme le sel de la vie. C’est ce que j’appelle les polémosophies Anglaises : Le libéralisme (compétition entre producteur), le darwinisme (compétition entre espèce), le marxisme (compétition entre classes), la démocratie libérale (compétition entre partis). Résultat ? Trois siècles de guerres et d’intrigues, un art moche, de la musique tapageuse, des produits de qualité médiocre à jeter, des querelles partisanes qui n’aboutissent à rien...
Derrière ces discours qui font de la lutte, le sel de l’existence (moteur de l’économie par la concurrence entre entreprises, moteur de la société par la lutte des classes, moteur de l’évolution par la lutte des espèces, moteur de la politique par la lutte des partis), il y a un courant idéologique qui s’est affirmé pendant notre modernité (et qui vient de fait des pays Anglo-Saxons).
J’appelle ce courant idéologique, polémosophie. C’est une croyance selon laquelle c’est du conflit que l’on tire des habiletés profitables. Cette « sagesse » est évidemment à rebours de la pensée classique où c’est de l’amour que l’on tire les habiletés profitable, ce qui est la philosophie.
Ces polémosophies sont à l’image du manichéisme, pour lequel le conflit entre le bien et le mal est le moteur de la création de l’homme. Dans le manichéisme, le conflit est constitutif de l’existence et est voulu par Dieu.
Dans ces réfutations du manichéisme, Saint-Augustin dit combien une telle conception de Dieu est viciée, car alors Dieu ne serait pas parfait.
Il s’ensuit que Deneb, en vérité, critique la conception manichéenne de Dieu.
Dans le christianisme, Dieu veut l’harmonie, mais il trouve préférable un monde où les êtres vivants jouissent d’une certaine liberté, car s’ils n’avaient pas cette liberté, ils seraient inanimés, donc non vivants et le monde serait sans vie, ce qui serait morne.
Dieu préfère donc laisser de la liberté, pour l’animation du monde, quitte à venir corriger épisodiquement les défauts de son harmonie.
Finalement, Deneb rejoint Saint-Augustin dans une partie de son analyse, même s’il n’en tire pas les mêmes conclusions. Il en déduit que Dieu n’existe pas, tandis que Saint-Augustin en déduit que les manichéens ont une fausse conception de Dieu et se rallie au Dieu chrétien.
Simplement, sur tous ces points tu es naïf... (et en même temps mal au fait de l’épistémologie).
Une hypothèse ne peut être considérée vraie si elle n’est pas vérifiée d’une certaine manière. Mais si tu l’adoptes parce qu’elle te semble la plus crédible, c’est donc une croyance, par définition.
Quant au passage de l’organisme unicellulaire à l’organisme pluricellulaire, il y a une différence considérable entre ces deux formes de vie, les organismes unicellulaires se reproduisant par division successive de l’être premier de l’espèce, les organismes pluricellulaires se reproduisant par échanges de gamète entre deux parents.
Pour passer de l’un à l’autre, il faudrait donc que deux organismes unicellulaires mutent simultanément au même endroit puis qu’ils échangent leurs gamètes.