Tous problèmes viennent de cette mondialisation, qui, sous le but - j’imagine -, de permettre aux multinationales de coloniser le monde entier, a fini par donner la permission pour tous de coloniser partout.
La mondialisation, c’est la colonisation universelle,
C’est donc bien logique que les Nations soient de plus en plus divisée.
Introduire le communautarisme reviendrait à admettre la colonisation de morceaux de territoires par certains peuples.
Les solutions proposées ici, pour éviter le communautarisme, reviennent ni plus ni moins à établir en France une religion d’État universelle - c’est-à-dire catholique - , auquel chacun des nationaux devrait souscrire, le plus sous couvert de laïcité... C’est d’ailleurs le reflet fidèle de la position maçonnique.
L’inconvénient de cette position, c’est qu’il y a une contradiction totale dans les principes, la laïcité consistant précisément en la séparation de la Religion et de l’État. Comment voulez-vous faire de la laïcité une religion d’État ? Cela n’a aucun sens. C’est la négation-même du principe de laïcité. Or s’il s’agit de transformer la laïcité en sa négation, c’est donc l’abolir.
S’il s’agit de réintroduire une religion d’État, alors il conviendra de demander son avis au peuple.
Si l’adhésion aux « valeurs républicaines » était la raison permettant l’accès à la nationalité, cela ferait de la nation un critère idéologique.
Or tel n’est pas le cas. La Nation a une définition précise en droit. La nation est l’ensemble des personnes fixées sur le territoire sous la juridiction de l’état.
Certes le terme « fixé » reste quelque peu flou, mais ce critère marque donc une présence pendant une durée assez longue sur le territoire auquel il faut ajouter l’héritage par filiation.
Certes, on peut faire évoluer les définitions du droit.
Mais l’appartenance à la Nation Française actuellement n’est en rien liée à une idéologie ni à l’adhésion à certaines valeurs. Elle est issue d’une composition entre droit du sang et droit du sol.
Ce que vous prônez revient à établir une sorte de religion d’État qui serait Républicaine.
Il suffit de comparer les PIB bruts et PIB corrigé (PPA = parité de pouvoir d’Achat).
PIB Brut : France : 41 018 $ par tête. Allemagne : 40 631 $ par tête. Chine : 4 382 $ par tête
PIB PPA : Allemagne : 37 260 $ par tête. France : 33 820 $ par tête. Chine : 7 599 $ par tête
On voit que pour un même salaire en Euro, le pouvoir d’achat est environ 10% inférieur en France et en Allemagne.
Cela montre bien que l’Euro-Franc est surévalué de 10% par rapport à l’Euro-Mark. L’Euro-Mark est surévalué de 8% par rapport au dollars. L’Euro-Franc est surévalué de 18% par rapport au dollars.
A l’inverse, le Yuan Chinois est sous-évalué de 73%.
Quand on aurait l’impression que le Français gagne en moyenne 9,36 fois plus que le Chinois, en vérité il ne gagne que 4,45 fois plus. Ceci sans prendre en compte le fait que l’économie souterraine (c’est-à-dire non comptabilisée) est certainement beaucoup importante en Chine qu’en France : il faudrait plutôt comparer ce qu’il en est dans les villes, les paysans chinois des campagnes isolées se logeant certainement gratuitement et étant auto-suffisant en matière de nourriture, je doute que les moyennes à l’échelle de la Chine toute entière aient vraiment du sens.
Changer les statistiques ne servirait à rien, parce que, le problème vient du fait qu’il s’agit de statistiques.
Il n’y a pas une personne qui consomme la même chose, d’autant plus quand on prend pour base de l’estimation le monde entier : Les différences culturelles font que les manières de vivre sont toujours différentes (régimes alimentaires, manière de se vétir,..etc).
Par exemple, dans un pays où la température descend en hiver à -20°c et dans un pays où elle reste à +20°c, les besoins en terme d’habillement n’ont rien à voir, de même que les besoins en terme de production d’énergie.
Mais, c’est encore plus complexe, puisque chaque pays ayant son système politique, les taux des impôts et taxes sont très variables d’un pays à l’autre (par exemple en France, les taxes sur l’essence sont considérables).
Enfin, le niveau des monnaies est liés à l’historique de la balance des paiements du pays : en gros, le mécanisme du marché fait que lorsqu’un pays exporte beaucoup, sa monnaie est très demandée, et elle prend donc de la valeur. La France, qui a exporté beaucoup (et qui continue de le faire), en particulier dans le domaine des infrastructures très chères où à haute valeur ajoutée (Centrales nucléaires, TGV, ouvrages d’Arts, Pylônes, Avions, Aéroports, automobiles..etc), a de ce fait vu la valeur de sa monnaie grimper à une valeur très élevée.
Cette valeur fut d’ailleurs beaucoup trop élevée pour toutes les filières industrielles de base (textile, habillement, mobilier, poterie, maroquinerie,...etc), qui, voyant le prix de leur productions augmenter en conséquence sur le marché international, ont généralement fait faillite. L’agriculture ne subsiste que via les aides.
Pire, cette valeur très élevée du Franc a été figée au sein de l’Euro, il y a 20 ans. Maintenant que les déficits commerciaux s’accumulent, et donc la valeur de la monnaie en conséquence devrait baisser. Or les massives exportations de l’Allemagne hors UE font que la monnaie en France tend à encore augmenter, ce qui accule toute une partie supplémentaire de filières économiques à la faillite en France.
Bref, la valeur de la monnaie étant liée à la performance globale d’une économie, elle n’est déjà pas adaptée à toutes les filières économiques. Donc un salaire minimal commun à toutes les filières est déjà en soi une approximation.
Mais comme la valeur des monnaies est conséquence en premier lieu des performances économiques d’un pays (hors bloc monétaire style Euro, auquel cas il faut considérer la performance économique de tout le bloc), et que cette performance varie, la valeur des monnaies variera toujours. Ceci d’autant plus qu’il faut encore y ajouter les influences des autorités monétaires et des marchés.
Donc je ne vois pas comment alors définir un salaire minimal commun quand : - la mesure des prix (la valeur de la monnaie) de chaque pays fluctue sans cesse, au gré des décisions politiques (impôts, taxes, intervention sur le marché des changes), au gré des performances économiques particulière du pays, au gré des interventions privées sur le marché des changes. - Les moyens pour comparer le coût effectif de la vie sont approximatifs (recours aux statistiques) - Les modes de vies et les besoins des travailleur sont relativement différents selon la culture et les climats.
Bref, il me semble que la complexité actuelle du système économique interdit d’espérer du recours à ce genre de mesure simpliste plus de justice dans les échanges économiques.
Un protectionnisme filière par filière sera beaucoup plus efficace, d’autant que sa mise en place ne tient qu’à l’état Français lui-même.
Il n’y a aucun moyen de s’assurer que les taux de change soient vrais (A moins de donner du crédit aux affirmations que le marché autorégulé y parvienne...)
Par conséquent, il n’y a pas d’étalon qui permette de mesurer le prix de la vie dans les divers pays, et il n’y a donc aucun moyen d’établir en toute généralité un niveau de salaire minimum.
A la limite on pourrait s’approcher de la vérité en considérant le Taux de change à Parité de pouvoir d’Achat, mais il a le même défaut que la mesure de l’inflation, il est basé sur des statistiques : on y mélange des voitures, des maisons, de l’électricité, des légumes, de la viande et des meubles puis on fait la moyenne.
En science, ou pour commercer, on a toujours besoin d’étalon pour s’assurer que chacun mesure de la même manière les quantités. En économie, il n’y en a pas.