Et le reste..., c’est justement l’aspect reproductif, qui résulte soit en plaisir (grossesse désirée), soit en déplaisir (grossesse non désirée). Par conséquent, la jouissance n’est exacte, complète et durable que lorsque le sexe est réalisé dans le respect de sa fin (possiblement) reproductive.
Chacun fait comme il l’entend et chacun subit les conséquences de ce qu’il fait. L’écart entre l’entendement et les conséquences subies montre une prétention qui fut inconvenante et tourna à déconvenue.
Permettez-moi donc d’informer les gens afin qu’ils ne se mettent pas dans des problèmes inextricables qui seraient le fruit de certains errements très communs. Y’a rien de réactionnaire là-dedans, c’est simplement rendre service à autrui.
Vos conceptions hédonistes prônent d’agir comme pour faire un môme à une femme, mais en toute insouciance, juste pour un plaisir passager. Mais si cela arrive que faites-vous ? Vous vous en lavez les mains, et vous vous enfuyez ? Vous laissez à la femme le choix entre la corvée d’élever l’enfant seul ou celle d’assassiner l’être qu’elle porte et qu’elle se sent par instinct le devoir de protéger ?
Votre discours prend les formes de la générosité, mais, en vérité, il n’en contient pas.
Le sexe est reproductif, c’est un fait. Qu’il soit jouissif par ailleurs n’abolit pas cet aspect...
Rien ne vous empêche d’explorer son aspect jouissif, si vous le faites de manière sécurisée. La contraception n’étant pas fiable à 100%, ne prendre aucun risque implique de le pratiquer dans le cadre d’un mariage.
Sinon, une petite jouissance de 10 minutes pourrait aboutir à une longue souffrance, ce qui serait dommage quand on sait qu’un petite jouissance de 10 minutes peut construire le bonheur d’une vie.
Au détour de ce petit soucis de responsabilité, il y a d’un coté le bonheur et de l’autre le malheur.
Vous proposez de choisir l’irresponsabilité et ses conséquences malheureuses. Je propose de choisir la responsabilité et ses conséquences heureuses.
C’est moi qui propose la vraie liberté. Vous en proposez une fausse qui mène à des impasses et prive les gens de liberté en fin de compte.
Votre discours, c’est « nous sommes libre de faire n’importe quoi, il y aura un béquille technique - contre paiement évidemment ! - pour nous sauver de vos errances ».
Le mien, c’est « nous ne sommes pas libres des conséquences de nos actes, donc il faut faire les choses correctement ».
Si vous y réfléchissez bien, la distance entre ces deux notions est la grossesse non désirée.
Si vous jouez à la roulette russe, vous admettrez qu’il est possible de perdre.
Celle qui a tout à perdre, c’est la femme. Elle ne peut pas s’enfuir en courant et faire comme si de rien n’était.
En fin de compte, suite à cette erreur de conception initiale sur la nature du sexe, ce que vous proposez aux femmes, c’est des dizaines de mois de dépression suite à un avortement, ou bien la perspective d’élever seule un enfant. C’est donc au final une restriction de leur liberté. Le mauvais usage initial de la liberté se traduit par une perte de liberté au final. Aucune béquille technologique ne peut servir de remède à l’errance du comportement.
En fait, l’avortement a beaucoup surtout de l’intérêt pour les hommes, car il les libèrent de leur responsabilité, tandis que pour les femmes, il les emprisonne dans la culpabilité.
Quand on a un cerveau et que l’on raisonne, l’on sait que faire l’amour implique la possibilité d’engendrer un môme.
Donc c’est avant de faire l’amour qu’il faut réfléchir, pas après.
Si vous proposez l’avortement à une femme, c’est comme si vous lui proposiez des dizaines de mois de dépression. Pas très fraternel comme conseil, je trouve...
Il faut prendre les choses en amont. C’est le dispositif du sexe récréatif qu’il convient de remettre en cause suite à ses effets pervers : promouvoir une pratique insouciante du sexe se traduit soit par une profonde dépression pour la femme qui avorte, soit par une grande quantité d’enfant élevés dans la précarité, soit par des dénis de grossesses, voire des infanticides.