Pour ce qui est des nombres réels, ils servent à représenter des grandeurs linéaires orientées sur une droite.
Pour ce qui est des nombres complexes, ils servent à représenter des grandeurs linéaires et dirigées dans le plan. Cf : Jean-Robert Argand.
i.e : un produit de lignes dirigées (= nombre complexe) correspond à la multiplication de leurs longueurs et à l’addition de leurs angles. Par conséquent la « racine » de -4 est la multiplication de deux lignes dirigées de longueur 2 et d’angle perpendiculaire entre elles.
C’est de la géométrie de base. Pas de quoi partir dans leurs délires.
C’est un renversement. Il faut dire : « Les mathématiques sont universelles. »
Ou tout au moins, nos mathématiques correspondent à notre univers. Et heureusement, puisqu’elles ont été pensées pour décrire les rapports quantitatifs qui s’y montrent...
Si l’on prête au verbe « être » de mettre en rapport substantiel deux choses (le chat est un félin), ce serait prétendre l’univers comme un sous-ensemble des mathématiques, ce qui est évidemment n’importe quoi.
Bref, faut pas tenir compte de ces « recherches », ça reste du délire de pseudo-savants dont l’instruction a fait l’impasse sur tout l’intelligence verbale.
La science, en vérité, cela correspond à du savoir. Or, ici, il n’y a qu’une fuite en avant dans l’hypothétique.
Les hypothèses doivent être faites en vue d’être vérifiées, ceci dans un délai raisonnable. Mais ici, il y a spéculation sans fin, pour le plaisir de spéculer, et la perspective de vérification est absente. Donc, il n’y a pas de science à l’horizon, la science venant par hypothèse vérifiée.
C’est donc un genre de métaphysique. Celle-ci se base sur l’observation des structures mathématiques.
En vérité, les mathématiques découlent de la géométrie, c’est-à-dire de la forme des choses. La forme ligne (arithmétique). La forme plane (nombre complexe, angle). La forme Volume (Quaternions). La forme composée (Ensembles). Les mathématiques découlent du visionnement.
Mais l’univers ne se réduit pas à la géométrie. L’univers contient aussi des substances. Or ces substances se saisissent non pas par la vue via la compréhension de la forme (le visionnement), mais par l’ouïe, via une compréhension qui mobilise tous les sens (et je dirais donc l’entendement) : on sait qu’une chose est de l’eau non pas du fait de sa forme, l’huile pourrait bien prendre la même, mais par le rapport que l’on perçoit entre notre substance propre (l’humanité) et celle de l’eau.
La métaphysique s’appuie sur certaine compréhension, via l’entendement, de la substance des choses. Or, ici, nous avons un genre de métaphysique d’où toute substance est absente, qui découle uniquement de la forme, c’est-à-dire une métaphysique du visionnement.
Hélas, une telle métaphysique du visionnement ne « parle » pas à mes oreilles, elle ne fait pas sens.
Combien de milliards d’Euro en devises rapportées par le tourisme en France tous les ans ? Je ne pense pas que les touristes viennent voir les banlieues en béton...