@Vincent, Bon c’est que je ne suis pas d’accord avec la théorie exposée ici.
Pour moi, l’intuition vient de la face immergé du raisonnement Tandis que l’argumentaire est sa face visible.
L’intuition vient d’un raisonnement inconscient. L’argumentaire est un raisonnement conscient.
Le raisonnement inconscient a la propriété extraordinaire qu’il peut effectuer ses calculs en parallèle : prendre de multiple choses en compte simultanément. Il est hyper-rapide. C’est comme les rêves, il est bourré de métaphores : j’aime l’appeler le Logos.
Le raisonnement conscient, en revanche, doit progresser pas-à-pas, en série. Il est lent car il faut prendre conscience du calcul pendant qu’il se fait.
Il n’y a pas d’intelligence collective. @Deneb Et Internet, alors ? Internet est un média, en cela, c’est similaire aux livres, ou à la télévision, ou au téléphone. Une collection de livre, un bouquet de chaine satellite, un téléphone dans le salon, ne sont pas des intelligences, ce sont des produits culturels.
Le coté interactif d’internet mélangé avec le fait qu’il contienne du contenu en fait un produit culturel aux multiples capacités, à la fois téléphone, télévision, presse, bibliothèque, etc... Il permet de mettre à disposition du public beaucoup de chose.
@Deneb : Vous croyez en Etre (dieu), mais pas en Savoir ? Si, je crois beaucoup dans le Savoir. Mais je ne confonds pas l’accumulation de Savoirs et leur mise à disposition pour tous avec l’intelligence d’un Être.
@Vincent Vershoore : Certes, mais en fait vous évacuez d’autorité l’intuition du raisonnement. Or, je ne suis pas sûr qu’il ne faille pas l’y inclure. . En effet, l’intuition relie un ensemble de perceptions entre elles (ou reperceptions s’il s’agit de perceptions en mémoire) pour émettre une hypothèse. La stratégie intervient ensuite pour tenter de vérifier cette hypothèse. L’intuition est donc une forme de raisonnement, mais inconscient. C’est là qu’est le pur intellect. Les génies sont précisément caractérisés par leurs fulgurances, leurs intuitions foudroyantes.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Modélisation (Littéraire) : ----------------------------------------- Mes perceptions, de convoitises affectées par l’intellect collectées en une intention reliée Puis avec stratégie j’agis.
L’intuition / l’intention sont produites par raisonnement inconscient (le coeur a ses raisons que le raison ignore = le logos). Pour un scientifique, cela le mène à une hypothèse. Sa stratégie pour confirmer cette hypothèse est généralement la méthode scientifique. C’est ce que vous appelez la « justification ».
Parfois l’hypothèse s’avère correcte et cela fonctionne. La bonne foi implique de rejeter les intuitions non correctement justifiées. Sinon, elles seront réputées justes.
L’intuition ne mène à une hypothèse clairement formulée que si la personne possède une habileté suffisante au langage. Une intuition trop confuse, mène à une hypothèse confuse, ce qui ne permet pas de mettre en place une stratégie de vérification précise (mais on peut toujours tâtonner - c’est la méthode empirique « au pifomètre »).
C’est pour cela que, généralement, pour prendre un décision importante, ou bien réfléchir à un problème scientifique, il faut laisser venir la chose à maturité, silencieusement, dans un coin de sa tête, surtout dans les cas un peu complexes, le temps de relier ensemble tous les aspects du problème. Certaines réflexions prennent parfois des mois ou des années. On a bien une intuition sur ce qu’il faut faire, mais elle est souvent un peu floue. D’où qu’il faut souvent travailler les formulations et faire varier les points de vue.