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  • ffi ffi 25 novembre 2010 08:11

    Vous vous trompez, xa,

    Dans le préambule de la constitution de 1946 (consacrée en 1958), on peut lire explicitement :

    Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi.

    Si le droit d’obtenir un emploi est bafoué, alors le devoir de travailler est caduc.
    C’est l’équilibre droit et devoir.

    Il faudrait une sacré dose de mauvaise foi, étant donné le niveau du chômage, les licenciement quotidiens, la délocalisation régulière de l’industrie, pour soutenir que les chômeurs le sont par absence de volonté de travailler.

    Le haut-niveau de chômage est le résultat des fautes politiques des gouvernements qui se sont succédés à partir des années 1970 : ils n’ont pas su faire respecter les droits du peuple, toutes les solutions « libérales » ayant échoué, échec qui paraît de manière d’autant plus éclatante aujourd’hui.



  • ffi ffi 24 novembre 2010 23:31

    D’accord Cogno2,

    Heureusement, en France, de telles mesures n’ont aucune chance d’être prises dans l’immédiat (c’est pourtant pas l’envie qui en manque, j’imagine). Un chômeur qui travaille, ou qui exerce une « activité professionnelle », est par définition un travailleur. Par conséquent son activité relève du Code du Travail.



  • ffi ffi 24 novembre 2010 23:13

    Pourquoi les chômeurs touchent-ils une allocation sans activité ?

    Historiquement, il s’agit d’un « revenu de remplacement », compensation du fait que le droit au travail, inscrit dans la constitution, ne soit pas respecté pour le citoyen-chomeur. J’avais entendu dire que la question de la légalité du dispositif fut posée au conseil constitutionnel, le droit au travail étant constitutionnel, est-il strictement équivalent de donner un revenu de remplacement pour pallier à ce droit bafoué ? Le conseil constitutionnel aurait répondu en substance : Oui, c’est aux politiques de mettre en place un dispositif adapté à la situation économique du pays.

    Bref, juridiquement, l’allocation au chômeur n’est pas une rémunération d’activité, mais une compensation pour son droit bafoué. L’allocation ne peut donc être « conditionnée » à une activité, quelle qu’elle soit, car elle découle d’une application particulière du droit constitutionnel, en préjudice d’une faute commise par la République de ne pas prendre les dispositions politiques qui permettraient à chacun de vivre d’une activité.
    .
    Il ne peut donc, légalement, être demandé au chômeur d’avoir une activité en compensation de son allocation, car ce n’est pas lui qui est à l’origine de la faute.

    De plus, si il était donné au chômeur une activité régulière, celle-ci devra être vu comme un travail, et donc faire référence à législation sur le travail, et donc cela implique un salaire supérieur à la rémunération minimale et cotisations aux régimes de protections sociales.

    C’est logique : un chômeur qui travaille doit être dénommé travailleur et ce simple constat oblige à lui appliquer la législation du travail.



  • ffi ffi 24 novembre 2010 19:55

    Ma foi, encore faut-il être conscient d’être au fond de cette caverne.

    N’est-ce pas justement-là le fondement de la croyance en un être surnaturel et invisible ? Avoir compris qu’il faut parfois voir au-delà des simples apparences ?

    Celui qui croit qu’il n’y a pas d’invisible, l’athée matérialiste, ne sait même qu’il est au fond d’une caverne... Si ça ne le rendait pas si angoissé, si plein de certitudes sur la valeur de ses illusions, cela en serait comique. Mais, puisque pour voir les choses au second degré, il faut bien avoir quelque recul, malheureusement, l’athée matérialiste, manque d’humour de manière chronique.

    Face à un croyant, il tendra à adopter la posture du colonisateur paternaliste, c’est-à-dire condescendance et moquerie, ce qui est assez désagréable.

    Aller vers la surface n’angoisse pas, cela met en joie.



  • ffi ffi 24 novembre 2010 07:02

    La violence existe, qu’il y ait religion ou pas. Elle fait partie de la vie humaine. Certains tuent au nom de Dieu, d’autres au nom de l’argent, d’autres encore par amour ou par ambition politique.

    Je vous accorde qu’une bonne religion est une religion qui doit se vouer à condamner tous les crimes. Et de ce point de vue-là, on ne peut guère faire de procès à la morale chrétienne, qui est la source de nos lois.

    Certains auteurs font perdre la raison, d’autre la font trouver.

    J’ai lu du Camus (la chute, l’étranger, le mythe de Sisyphe) : j’ai trouvé cela sans morale, absurde. Rien qui puisse donner envie de vivre, rien à comprendre, glacial. Ensuite j’ai essayé Nietzsche (ainsi parlait Zaratoustra, la généalogie de la morale), guère mieux, un torrent d’affirmation mal démontrées.

    Puis j’ai lu Platon (la république, le banquet, le menon) et là, miracle, enfin un auteur qui a le génie de savoir faire réfléchir ! Jamais lu chose aussi profonde (le banquet particulièrement).
    Et après j’ai lu Leibniz (monadologie) et repatatras, un diamant de pure intelligence, une expression ramassée au possible, d’une élégance incroyable.

    Bref, Camus, Nietzsche, sont maintenant pour moi au placard : je n’y ai vu que doute et malaise à y prendre : pile au moment où il semble venir une inspiration, tout retombe comme un soufflet, le vide vous étreint.

    Avec Platon et Leibniz, j’ai de quoi penser pour la vie : En alliant la force de questionnement de Socrate avec la volonté de précision de Leibniz, j’atteins une jouissance, une jubilation sans égale, si propre au plaisir de penser par moi-même.

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