Ce qu’il faut voir, c’est que le principal lien entre l’Europe et l’Anatolie, c’est le Danube, qui est navigable jusqu’en Bavière. La méditerranée est sujette à des tempètes, et une tempète est beaucoup plus dangereuse en mer. Les Gaulois (Galates) sont venus en Anatolie en empruntant le Danube, pas en contournant l’Italie et la Grèce. Les Gaulois sont les peuples maîtres de la navigation dans ces fleuves internes à l’Europe.
Que je suis jaloux de cette capacité que vous avez de sortir des étymologies du monde entier. En tant d’afficionados du langage, je ne peux être qu’admiratif. Si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous me donneriez votre secret... mais bon
Il me semble que la reconstruction des ces langues antiques, fut effectivement un travail phénoménal, et certainement dans sa plus grande partie très bien faite, mais il peut y avoir aussi quelques erreurs qui se soient glissées. Donc cela devrait nous pousser à au moins garder une certaine faculté de s’interroger et à ne pas tout prendre au pied de la lettre.
En tant qu’amateur, je me sois de vous signaler ma principale référence : dictionnaire étymologique du français de Jacqueline Picoche.
Cette cohésion au sujet de la racine *bi *burg, ... dans les différentes langues (sémitiques, indo-européen) ne m’étonne pas.
Il se trouve que lorsqu’une nouvelle invention apparaît, elle est d’abord désignée dans la langue de celui qui la met au point. Il n’est guère étonnant que les peuples voisins qui reprennent cette invention, la désigne eux-même du nom qu’en a donné l’inventeur.
Pour des exemples proches, le marketing, invention anglo-saxonne, est repris et désigné de même en français.
Pour un exemple plus lointain :
Canal est issu du latin canna (roseau), lui-même issu du grec Kanna, lui-même issu d’une langue sémitique (égyptien ? les roseaux du Nil ?). Puisque les roseaux était utilisés comme canalisation, par métaphore, le mot désignat cette plante a fini par désigner (en latin), ce qu’elle permet de faire : canaliser.
Donc maintenant pour *burj, *burg, *bi, ...
Il me semble logique d’estimer que l’origine du mot vient du peuple qui a inventé le premier les forteresses et les places fortes, les autres civilisations, ayant probablement introduit l’invention dans leur vie quotidienne en même temps qu’introduit le mot pour la désigner dans leur langue.
C’est comme les patates : elles ont été introduites dans les assiettes en même temps que le mot qui a servi pour les désigner.
Pour déterminer l’origine étymologique du mot, il faut donc quitter le domaine de l’étymologie pure et s’interroger. Quel est donc le premier peuple a avoir construit des places fortes ?
Cela dit, ce n’est pas parce que les patates sont arrivées en France au XVIème siècle que les améridiens araouaks ont débarqué en France pour autant ! (C’est plutôt le contraire).
Donc ce n’est pas parce que les germains nomment leur places fortes du nom de *burg, qui ressemble à la racine sémitique *bīr- qu’ils sont sémites pour autant ! Cela révèle uniquement qu’ils ont été en contact avec des peuples qui avaient eux-même la technique de place défensive dénommée en *bīr- .
Logique, non ?
C’est-à-dire que la logique de la langue doit être mise en rapport avec la logique de la vie réelle, sinon, c’est du grand n’importe quoi. Les archéologues du prochains millénaires, en applicant ces techniques sans précaution en viendraient presque à déduire l’invasion par les indiens araouak de l’Europe au titre que le mot « patate » apparaît dans les vocables européens...
C’est sûr que cela oblige à cesser de répéter en boucle le catéchisme de ce que l’on croit vrai, et oblige à interroger le savoir. Or pour interroger le savoir quoi de mieux que faire des hypothèses qui sortent du cadre ? C’est bien là l’intérêt de la démarche de Mr Mourey, il a la liberté d’esprit de faire des hypothèses. Il ne s’interdit pas d’imaginer. La recherche, c’est de faire des hypothèses.
Bien, maintenant. L’hypothèse phénicienne est intéressante. Les phéniciens ont donné l’écriture aux grecs. Depuis -1200, ils contrôlent le commerce en méditerrannée. Ils ont fondés Marseille, Barcelonne, Cassis. Il possèdent la technique des (*bīr-, *burg), ce qui est un avantage indéniable sur la population locale, ils maîtrisent la navigation. Il est attesté qu’ils ont navigué jusqu’en Angleterre, qu’ils ont ensuite développés le commerce de l’étain en coordination avec les tribus Gauloises tout le long de l’âge de Bronze. (voir http://etienne.giazzi.free.fr/html/inst_prof.htm)
Il est donc tout-à-fait envisageable que ces explorateurs aient remonté les fleuves Gaulois (Rhône, Garonne, Loire, Seine) et y aient fondés des (*bīr-, *burg). C’est aussi envisageable pour les fleuves de la mer Noire (Danube - qui permet de joindre l’Allemagne, Dniestr - qui permet de joindre la Vistule et la Baltique, Dniepr - qui permet de Joindre la Volga, la Caspienne, et l’Asie centrale)
Bref, le nom des toponymes ayant tendance à subsiter dans le temps, ceux-ci devraient logiquement avoir une étymologie sémitique identifiable, comme c’est le cas de Marseille et Cassis.
Pour vérifier l’hypothèse d’Emile Mourey, qui a du sens, il suffit d’analyser les noms de villes actuelles du point de vue des racines sémitiques, et de voir si cela colle totalement, en partie, ou pas du tout. C’est simple.
A part ça, je viens de voir que la ville de Nora en Sardaigne aurait été fondée par le héro phénicien Norax, vers 700av JC, fils d’Hermes et de la Nymphe Erythia.
@Sisyphe, l’étude de Courtillot qui montre le lien entre activité solaire - champ magnétique terrestre - température.
N’es-tu pas étonné que pour la météo ne s’appuie jamais sur des mesures de C02 pour prédire la température ? Pourquoi font-ils des mesures de pression ? ___________________________________________________ Plasma interplanétaire (température électronique T0) Rayons cosmiques | | v v - - - - - ------------------------- Ionosphère (double-layer) + + + + +
Atmosphère (Température électronique T1<< T0) __________________________ Lorsque le flux de rayons cosmiques s’accroît en un lieu de l’ionosphère, celle-ci se trouve en déséquilibre local, ce qui provoque un courant d’air ascendant de compensation, c’est-à-dire une dépression atmosphérique...
Sisyphe, je ne suis partisan que de la vérité. Je ne suis pas au service d’un dogme. La pollution est en autre problème. Nous discutions de la cause de la hausse de température. Il ne faut pas tout emmêler.
La pollution est soit du fait de multinationales qui se livrent à du pillage, soit causée par l’application à grande échelle et systématique de technologies mal ficelées. Les pays pauvres sont en général très pollués, car ils se font piller et en plus leur niveau technologique est limité.
Mais le CO2 n’est pas un polluant. Toutes les plantes en ont besoin.
Si tu veux savoir, je suis pour priver les banques de leur monopole sur crédit car cela crée des faux-droits. Mais toi tu soutiens le droit pour les banques de faire commerce du « droit de respirer » des peuples ! On ne saurait être d’accord...
Sisyphe, Hors des attaques ad hominem, d’un point de vue scientifique, le problème c’est que l’effet de serre est loin d’être un concept absolument vérifié : voir http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html pour faire une petite revue.
Là où il me semble que tu ne percutes pas, c’est à savoir que le débat est entre ces deux propositions :
a) Le réchauffement est-il causé par l’économie humaine ? b) Le réchauffement est-il causé par des phénomènes cosmiques ?
si a) est vrai, alors il faut cesser de respirer, mettre en place une stratégie de décroissance ce qui fera décroître la population. si b) est vrai, alors il n’y a rien à faire de particulier, puisque l’on contrôlera pas le cosmos, mais il serait bien de mettre en place une stratégie pour combattre la misère dans le monde.
Il se trouve que les dernières avancées scientifiques montrent que ce qui conduit le climat est d’origine cosmique. Il se trouve également que les Giekystes sont adeptes de la bidouille.
Sinon, il est totalement évident que l’emprunt d’un mot d’une civilisation par une autre, entraîne des variations, sans compter que de multiples dialectes fleurissent sans cesse.
Bref : burğiest issu d’une langue sémite, l’arabe. Or, ce mot montre une proximité phonétique flagrante avec le germain burgs. De plus ces mots désignent la même chose : une forteresse.