J’avoue m’être laisser piéger par les images, la prochaine fois j’utiliserais les caractères unicodes : ḥzy, c’est mieux comme ça ?
Mr Badrugu sait déjà tout. Et même si je n’en sais rien, il me plaît d’imaginer. C’est interdit d’imaginer des choses fausses ?
Et bien si Mr l’Inquisiteur Badrugu me l’interdit, et bien ... Je continue avec plaisir. Au moins ça me permet d’étudier les racines sémitiques, ce qui n’est pas inintéressant (même assez passionnant).
Mr Badrugu, seriez-vous de ce genre de type qui bassine tout le monde au cinéma, en s’esbaudissant sans cesse, « c’est pas possible, c’est pas possible, le film est faux ! ».
Mais, Mr Badrugu, tout film est une évidemment une fiction. Il n’y a aucune raison pour le prendre pour une vérité sacrée.
Il en est de même de toutes fictions humaines, que ce soient nos récits historiques, les reconstruction étymologiques, et les conceptions scientifiques. Toutes ces choses avec lesquelles il me semble que vous manquez de souplesse en voulant leur donner une valeur sacrée.
Pour étendre le savoir, il a toujours fallu sortir du cadre, « briser les tabous » comme dirait l’autre, émettre des hypothèses, jouir d’imaginer et même aller jusqu’à imaginer des choses que l’on ne croit pas.
Vous semblez assez frigide et timoré de ce coté-là. Tellement peureux d’imaginer des choses fausses, que vous vous réduisez à un rôle de perroquet se bornant à répéter ce que tout le monde répète déjà, à savoir, ce qui est déjà connu de tous.
Ce rapprochement, certes inattendu, entre celtes et orientaux est extrêmement novateur et c’est bien cela qui me plait : j’aime à imaginer l’inimaginé.
Vous aimez rappeler les lignes maginots du savoir contemporain, c’est à votre honneur (un peu suiviste quand-même), et sachez que j’ai bien compris que ce n’est pas l’hypothèse actuelle, je le sais déjà.
C’est juste que je n’ai pas envie de répéter le même catéchisme toute ma vie, mr le curé Badrugu. Ainsi, il me plaît d’envisager d’autres cadres d’analyse historique, simples hypothèses, vraies ou fausses, peu m’importe en fait, pour « bousculer » quelques certitudes. Pour avoir un panorama complet, ne convient-il pas de regarder dans toutes les directions ?
Personnellement, je ne vous force en rien.
Sachez que vous êtes libre d’être respectueux ou con.
Je suis dans l’idée d’imaginer des explorateurs qui découvrent peu-à-peu le pays Gaulois. Ils auraient donc ouverts des routes nouvelles au fur et à mesure de leur exploration et de leur découvertes.
D’abord les phéniciens sont passé par la mer, traversant les colonnes d’Hercule puis contourant l’Espagne et la Bretagne. Il semble qu’il y ait un certains nombre d’éléments qui montrent des escales de ceux-ci sur notre façade atlantique (la Seudre en Charente / Sud Bretagne (Vanne), Noiremoutier)
Ensuite, petit-à-petit, ils ont commencé à explorer l’arrière-pays en remontant les fleuves (Seine, Loire, Rhône, Garonne)
J’imagine leur surprise lorsqu’il se sont apperçu de la proximité de la Loire et du Rhône entre Roanne et Lyon (80km).
Comme la navigation fluviale est bien moins dangereuse que la navigation maritime, par gros temps, et plus discrète aussi, une première route à travers la Gaule pourrait ainsi s’être ouverte : Angleterre - Loire (Roanne) - (Lyon) Rhône.
Mais d’autres groupes ont aussi découvert le passage, Angleterre - Seine - Armançon - Saône - Rhône. Là la distance terrestre est plus longue à couvrir. Il y a environ 130km entre Tonnerre et Châlon. Il faut donc tenir le pays sur une distance deux fois plus grande.
Il faut noter aussi que des traces phéniciennes ont été découvertes au lac de Vendres (dans ce qui deviendra le temple de Vénus romain), à proximité de L’Aude. Il est donc aussi envisageable qu’une route Garonne-Aude fut ouverte.
Il y a donc plusieurs routes qui sont ouvertes.
Par la Loire, Par la Seine, Par la Garonne. Evidemment, cela provoque quelques petits antagonismes entre les peuples qui tiennent ces voies. Les civilisations ont de plus tendance à se différentier, même si les liens subsistent, chacune tend à une certaine indépendance.
Après plusieurs siècles, les romains font l’état des lieux :
Les Arvernes tiennent le passage par la Loire. Les Eduens, celui par l’Armançon.
Pour le terme d’alésia, allez savoir comment ce nom a été rapporté. Je peux aussi postuler une origine sémite.
zy. est une racine sémitique marquant le fait de voir. En araméen il y a azzn, qui signifierait superintendant, maire, et qui viendrait d’un verbe Proto-Akkadian *azyum signifiant voir. al-zy serait soit le lieu de l’administration, soit l’idée d’un promontoire (une vue très étendue). (source http://web.archive.org/web/20071217160908/www.bartleby.com/61/roots/S147.ht ml)
Ceci dit, n’étant pas spécialiste des langues sémitiques, j’use de mon intuition à partir des choses que l’on trouve sur internet. Mieux vous interroger un connaisseur de ces choses et lui exposer l’idée d’une interprétation en langue sémite des noms Gaulois.
De toute évidence vous avez zappé le fait que les phéniciens aient mis en place le commerce de l’étain (si important pour faire du Bronze) entre l’Angleterre et le moyen-orient. Qu’il l’ait fait passer par la Gaule intérieure montre bien qu’il la connaissait intérieurement.
Quand vous évoquer les phocéens à Marseille, c’est un millénaire plus tard au bas mot. Vous imaginez tout ce qui peut être fait en un millénaire ?
Regardez les villes maltaises - une île rapidement conquise par les phéniciens. Quels noms de ville y voit-on ? Marsaxlokk, Marsa, Marsaskala,
Certes, le rapprochement étymologique ne peut pas tout.
Mais affirmer, « les phéniciens sont toujours resté sur les côtes, ils ne sont jamais allés naviguer sur les fleuves », ce n’est pas de l’étymologie, ce sont des à priori inutiles, des bornes à la réflexion qui n’ont pas lieu d’être. Pourquoi ?
Il est rapporté que les phéniciens sont allés en Angleterre, qu’ils ont navigués le long de l’Afrique jusqu’au Gabon (certains rapportent même un tour de l’Afrique, partant de la méditerranée pour arriver en mer Rouge). Donc pour moi, le postulat : « les phéniciens n’ont jamais navigués sur les Fleuves » est très hasardeux, je ne vois aucune raison de le faire.
L’Analogie avec les Vikings est intéressante. Les vikings se sont enfoncés assez loin sur les rivières, et ceci environs 2 millénaires après les phéniciens, la population de l’Europe était bien plus dense. Pourtant ils sont allé tout au coeur de la Russie, fondant l’état Russe (les varègues). En France, non seulement ils ont assiégés Paris, en remontant la Seine, mais en plus ils sont allés jusqu« à Clermont-Ferrand (par la Loire) et leur armée s’est même retrouvée en Bourgogne. http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_vikings_en_france.asp
Le phénomène Viking est donc un parfais exemple qui montre les possibilités d’incursion par les voies fluviales en France.
Sans nul doute, les phéniciens en ont fait de même, et ceci 2000 ans en amont. La population était donc bien moindre et de faible résistance face à des armées organisées, issues d’une civilisation avancée possédant l’écriture et sachant bâtir des »places forte".
D’où il n’y a aucune, mais strictement aucune raison d’exclure des implantations phéniciennes en Gaule. Au contraire.
D’accord avec vous Mr Mourey, Il me semble effectivement qu’il faut voir le début de l’essor de la Gaule à l’âge de Bronze, lorsque les phéniciens organisent le commerce de l’étain entre la cornouaille et le moyen-orient (en passant par la Loire et le Rhône) http://etienne.giazzi.free.fr/html/inst_prof.htm On aurait par ailleurs trouvé des pièces de faïence égyptienne en angleterre datant de cette époque. C’est-à-dire que l’on est à un millénaire avant les colonisations grecques du littoral. Cela laisse largement le temps à certaines villes de se développer.
Je me permet de vous soumettre l’étymologie sémitique que j’ai trouvée pour bibracte on a *bī(r)- : lieu, place forte et *brk- : racine sémitique signifiant bénédiction (avoir la baraka, el barka).voir http://web.archive.org/web/20071217232603/www.bartleby.com/61/roots/S51.htm l ce qui donnerait bī(r)barak ou bī(r)bark ou bī(r)brak ,soit « le lieu béni » ou « la citadelle sainte ».
A vérifier, essayez de vous renseigner chez des gens qui parlent arabe. Cela me semble plus solide que bisrax. bis étant issu du latin. Il me semble plus logique, du point de vue de votre hypothèse, de rechercher directement dans les racines sémitiques.