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  • ffi ffi 10 mars 2010 16:17

    C’est de la post-post-post ironie : l’insulte.

    C’est normal, s’aliéner volontairement les pensées en se soumettant de bon gré à des discours sur les post-sciences. 

    Au temps des yéyés, les archéologistes, ils font leur marché parmi les produits du marketing idéologique mis à la mode dans leur discipline.

    Et quand leur groupe favoris est contesté, ils viennent en bande régler le compte des incroyants !

    Cela fait longtemps qu’il ne comprennent plus rien. Ils suivent, ils suivent. De changement en changement, ils ont perdu les réflexes de base du métier :

    S’intéresser à un lieu et à son histoire.

    Là il faudrait que les scientifiques se reprennent, car des économistes aux archéologues en passant par les physiciens, c’est le vide absolu de toute pensée. Moi je ne connais qu’un moyen pour avoir une idée : vivre en ermite, y réfléchir tous les jours pendant 3 ans.

    C’est sûr, c’est pas mondain. Mais, voyez-vous, c’est le seul moyen. Ou alors, on suit. Et quand on suit, on ne décide pas de la direction, donc on est toujours en retard d’un Wagon. Et comme ça on risque de se faire emmener n’importe où et donc de faire n’importe quoi, déconnecté de tout sens commun.

    Des économistes aux archéologues...



  • ffi ffi 10 mars 2010 15:57

    Oui, je vois bien que vous êtes plus intéressé à des questions de salon pour que l’on vous dise comment vous devez penser (post-archéologie), à ironiser un archéologue amateur qui n’a pas subit votre lavage de cerveau (post-post-archéologie), plutôt que vous intéresser à l’histoire d’un lieu manifestement stratégique (archéologie).

    La première chose à faire, en tant qu’archéologue professionnel, c’est de recadrer le débat sur des éléments plus factuels.
    Dire simplement : je n’y crois pas.
    Mais quel est ce lieu nommé Mont-Saint-Vincent ? Quel est son histoire factuelle ? Où est-il situé ? Y a-t-il eu des fouilles ? etc...

    Là, on dirait qu’une horde de gardiens de la « vérité » vient combattre les métastases cancéreuses du mensonge qui progresse...

    N’avez-vous pas d’humanité envers en viel homme ? Ne savez-vous pas ménager les subtilités d’autrui ? Ne savez-vous pas faire la part des choses ?

    Savez-vous sortir du manichéisme, il y a du vrai, il y a du faux. La Bourgogne-Sud est bien plus riche en vestige que le Morvan !

    Débloquez de la personne Mourey, intéressez-vous au lieu Mont-Saint-Vincent.



  • ffi ffi 10 mars 2010 05:32

    Désolé, je ne comprends pas bien les querelles post-idéologiques de la post-archéologie contemporaine. J’ai dû échapper, par miracle, au dernier marketing idéologique à la mode.

    J’admets que ma critique fut facile, car je l’applique à toute science contemporaine puiqu’elles elles partagent toutes le même travers, à divers degrés. N’y voyez pas d’attaque personnelle.

    Je peste contre le dogme atomiste / matérialiste post-contemporain, qui est en échec, son innefficience étant la conséquence de son inaptitude à traiter convenablement les sujets de connaissance. La conséquence en est que la science sombre ou bien dans un raffinement excessif des catégories, ou bien dans le relativisme absolu, en même temps qu’elle se fragmente en factions irréconcilliables.

    Je trouve suspect que,les concepts de l’archéologie soient désignés en anglais. Les résultats de leur impérialisme n’est guère brillant.

    Voyez mes échanges ci-dessus avec Badguru pour mieux comprendre ma position.



  • ffi ffi 10 mars 2010 04:51

    Soit je n’utiliserais plus le termes civilisation (civitas), parlons donc d’éthnie. Toute éthnie a une étique (gr ethos/ethnos). Si j’osais une métaphore physique, je dirais que l’étique est à l’éthnie ce que la tension de surface est à l’eau.

    Je vois votre difficulté (idéologique) à envisager les choses sous l’angle du dogme, disons-le, « vitaliste » (selon les termes historiques). C’est normal. Cette vision a été sévèrement combattue pour imposer un dogme « atomiste » et matérialiste jusqu’à l’absurdité dans le cas de l’étude du vivant. Je trouve l’approche « vitaliste » plus cohérente.

    Si il est en effet utile d’analyser par parties, ce découpage doit être pensé : C’est pour cela que je proposais un sujet (ethnie par ex) plongé dans un « métabolisme » externe (influences culturelles, migrations), une peau (des frontières, douanes ou barrières naturelles), un métabolisme interne (une activité culturelle, religieuse, économique etc). Ainsi, toute unité historique connaissable (provisoire) est pensée comme à l’intersection de deux dynamiques compensatrices l’une de l’autre (externe, interne).

    Je vois que l’idée de « peau » vous gêne. Il me semblait pourtant que de nombreuses sources sont issues des registres de péages douaniers. Aucune nation n’a pu subsister longtemps lorque plus rien ne relie ses parties (religion, culture). La subversion romaine des élites gauloise est un exemple parfait de la stratégie de désunion des liens en Gaule, une illustration du diviser pour régner qui fait diparaître l’entité Gaule.

    Etes-vous charmé par les chimères multiculturelles contemporaines ? Elles m’indiquent un processus d’éclatement à venir.

    Il semblerait que, et c’est très étonnant, de la Chine (muraille), au monde Arabe (voir les ribat), en passant par l’Europe, toute nation tend à vouloir se protéger (linguistiquement (le verlan ?), culturellement, physiquement). D’où la métaphore de la peau.

    Je partage votre idée de l’importance des axes fluviaux. L’Europe est bien munie de ce point de vue. Toute une partie se rattachent à la mer Noire (Danube, Dniestr Dniepr, Don). Le Danube permet la communication directe avec l’Allemagne. La France, en revanche, est aussi ouverte sur le monde méditerranéen, par le Rhône.

    Marseille, Marseillan, « marsa ». Il y a quelques indices de contacts.

    Reste l’éthnogénèse. Elle n’a que lieu s’il y a un « accord politique » entre les populations. Une éthique se crée. Des règles de bon voisinage. Les gens convergent, socialement, intellectuellement, culturellement, linguistiquement. Des innovations y prennent place. Lorsque les liens sont suffisamment tissés, l’éthnie parvient à une certaine unité politique et est alors en capacité d’agir dans l’histoire. Peu importe l’origine des populations qui la compose, s’il y a accord entre elles.

    Des migrations peuvent déstabiliser les compromis précédents, des querelles intestines peuvent y semer la discorde. L’ethnie disparaît alors, elle se fragmente en entités plus petites. D’autres apparaissent au prochain accord politique, souvent dans le mêmes lieux construits, mais sous un nom différent.

    Parfois, lorsque les lieux de pouvoirs sont plus centralisés, l’ethnie ne change pas, seuls les lieux du pouvoir changent de mains. Etant en sous-nombre la nouvelle élite se conformera aux us de la nation (Clovis, Henri IV).

    L’opinion existe. Les choses ne sont prouvés que jusqu’à un certain point (relire le Menon de Platon). Il y a des opinions vraies.

    Il est impossible de comprendre les phénomènes vivants par les méthodes de la science de l’inerte (objective). il faut malheureusement en passer par la science subjective (l’étude d’un sujet) : Mais là, il faut avoir une compréhension rigoureuse de ce qu’est un sujet vivant : une entité délimitée par une peau, plongée dans un métabolisme externe, siège d’un métabolisme interne.

    Mon principal argument pour fouiller Mont-Saint-Vincent, c’est son emplacement stratégique. Les autres sont que c’est un très beau village, offrant un panorama exceptionnel (du Mont-Blanc au Puy de Dôme), que le vin y est bon, et qu’il doit être très agréable d’y passer des vacances, (voir http://www.montceau-tourisme.fr/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=70 avec une historique intéressante)

    Il y a aussi un musée archéologique (Jean-Régnier), Des sculptures et ruines antiques y ont été découvertes. (voir http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1951_num_9_1_1297, pages 60, 63 ; http://dam.revues.org/document309.html )



  • ffi ffi 9 mars 2010 21:50

    Simple question, n’y voyez aucun piège.

    Y a-t-il eu des fouilles à Mont-Saint-Vincent dans le passé, oui ou non ?

    C’est soit oui, soit non, soit je ne sais pas.

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