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Frédéric Mahé

Frédéric Mahé

Né en 1955, Ecole Vétérinaire puis Arts Déco, vingt ans dans l’industrie pharmaceutique, quelques passages dans l’édition et la clientèle. Expérience variée : marketing, recherche, pharmacovigilance, formation (international), communication et rédaction. Je vis à la campagne où j’exerce le beau métier d’Inspecteur en hygiène alimentaire au service de l’Etat. Je donne par ailleurs des cours de communication à l’Ecole Vétérinaire de Nantes, et je suis également illustrateur / auteur de BD pédagogiques dans un magazine technique.

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  • Premier article le 05/05/2006
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Derniers commentaires



  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 20:04

    A Plus Robert que Redford

    Qui va payer ? le consommateur, car le professionnel va répercuter ses coûts. Remarquez, vous ne verrez pas la différence, ça fait des années que les systèmes d’autocontrôle sont déjà en place et que vous payez déjà.

    Tout noter ? Eh oui je sais, mais c’est comme ça partout. Ce n’est pas l’amour du papier qui pousse le monde, c’est la peur d’avoir à se justifier. Passez en procès, ou portez plainte pour piratage de carte de crédit, vous verrez si on ne vous demande pas de papiers !

    Quant aux mythique « ronds-de-cuir », pantins fantoches du grand capital, censés ne rien faire de la journée à part compter leurs avantages acquis à la sueur du peuple laborieux qui les entretient, arrêtez, ici, c’est un journal sérieux. J’attendais mieux de vous... smiley



  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 16:08

    Pour Am :

    Je n’ai pas parlé des OGM par ce qu’ils n’apparaissent pas dans le texte de loi. Pas plus que les radio-isotopes, les allergènes, les conservateurs, etc. Ce règlement concerne uniquement le cadre dans lequel les entreprises alimentaires devront fonctionner.

    Je suis personnellement partisan d’un étiquetage clair et sans ambiguïté sur les OGM, ne serait-ce que pour des raisons d’information claire du consommateur. La loi actuelle permettant de s’en passer en-dessous d’un seuil arbitraire de 1% est ridicule. Elle permet de faire passer des OGM sans les mentionner, puis de dire : ben vous voyez, personne ne se plaint, on va pouvoir monter le seuil de tolérance à x%, puis à 100%.

    Mais les OGM posent un autre problème : d’abord il est très difficile de savoir scientifiquement s’ils sont réellement dangereux pour le consommateur (et qui va payer les études pour ça ? Certainement pas Monsanto), et d’autre part, ils ne sont pas repérables facilement dans le produit fini (et même pas du tout). Tout ça donne un cadre très flou à la lutte contre les OGM, qui est cependant une bonne chose à mon avis.



  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 15:57

    Je préfère faire un récapitulatif des réponses plutôt que plein de petites réponses (comme ça on verra moins ma tête !).

    Pour les USA : c’est vrai que la situation était catastrophique (20 000 toxi-infections d’origine alimentaire par an, contre moins de 200 chez nous actuellement). L’interprétation en a été la suivante : ça prouve que la responsabilisation et l’HACCP sont efficaces. En Europe, la situation est moins grave, en particulier en France, où la règlementation est déjà très stricte. Le bénéfice est à attendre pour nous surtout en allègement de procéures et de mise en confomité.

    Pour la discussion sur les risques alimentaires : l’Etat s’attachait traditionnellement à son rôle de prévention des accidents bactériologiques, rôle historique qui a fait par exemple reculer la tuberculose. Ici, la notion de protection du consommateur s’élargit : TOUT risque alimentaire est officiellement suceptible d’être pris en compte par le professionnel (et donc par son instance de contrôle), sans qu’il soit nécessaire de légiférer, ce qui est déjà parfois le cas. Certains cahiers des charges (privés) refusent déjà les produits OGM. Les dangers chimiques et physiques sont déjà pris en compte (polluants divers, additifs dangereux, etc.).

    C’est bien, mais reste le problème évident : il faut que quelqu’un détermine si un composant X (ou une combinaison de composants, ou un procédé) est dangereux et dans quelles limites. Des agences publiques (AFFSA) ou privées peuvent être saisies du dossier. Le monsieur un peu plus haut qui me traite de pingouin serait peut-être bien embêté à l’idée de préciser quelle(s) substance(s) ou procédé il vise, ou comment prouver ce qu’il avance, pourtant c’est ce qu’il va falloir faire pour obtenir un contrôle réllement complet et utile. En attendant, on avance comme on peut.

    Dans le fil il est régulièrement fait allusion aux risques autres que , disons, toxiques ou bactériens : diététiques (obésité, etc.), perte de la qualité des productions, etc. L’Etat doit s’y intéresser à mon avis (mais je ne représente que moi-même) dans la cadre de la Santé Publique : à quoi bon une nourriture stérile et sans OGM, si elle est déséquilibrée sur le plan nutritif, et si elle doit être ingérée par une population d’obèses dépressifs et cardiaques ? Rien que dans le budget de la Sécu, on y perd. Mais ce sont des problèmes multifactoriels, qu’on ne peut régler d’un trait de plume.

    Par exemple, comment intervenir sur la qualité nutritive des légumes (je prends l’exemple au hasard, j’aurais pu dire les fruits ou les poulets) sans s’intéresser aux méthodes d’agriculture intensive ou hors-sol ? Et sans aller voir la politique des entreprises (des méga-groupes) de semenciers ? Et donc par ricochet revoir la politique de subventions agricoles, et toujours dans le même souci, sans aller s’intéresser aux développement du Tiers-Monde et aux rapports entre Nord et Sud ? Ce ne sont pas là des choses qui s’ébralent ni ne se changent facilement. Trop d’intérêts sont en jeu. Pour tout dire, on se sent un peu démuni devant la taille du chantier. Si M. Anti-Pingouin ou M. Dapeacemaker ont des idées sur la manière de s’y prendre, les lecteurs sont sûrement preneurs.

    Soyons sages, et demandons aux dieux la sagesse de savoir faire la différence entre ce qu’on peut changer et ce qu’on ne peut pas changer, de savoir accepter ce qu’on ne peut pas changer et de savoir comment faire pour changer ce qu’on peut changer (Sénèque, traduction libre).



  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 15:12

    Des cuisses de poulet, je crois (c’est pas moi qui ai choisi !)... Pour la garniture, je ne vois pas. smiley



  • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 29 août 2006 13:44

    Je ne me fous pas de vous, loin s’en faut.

    Cela vous paraît irréalisable, et pourtant c’est ce qui se fait déjà depuis longtemps. Vous-même avez la responsabilité pleine et entière de ce que vous écrivez, et ça ne vous empêche pas d’écrire. Pour les PME, tout est mis en oeuvre pour que justement elles puissent suivre. Pour celles qui ne veulent pas rentrer dans un système d’assurance qualité, c’est cuit pour elles depuis longtemps.

    Ceci dit, les règles communautaires s’avèrent finalement moins contraignantes que certains cahiers des charges ou normes inspirées par la grande distribution. Contrairement à ce que vous dites, j’ai plus d’inquéitudes pour le secteur à cause de leur aval (distribution) que de leur amont (producteurs primaires).

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