L’auteur évacue d’un revers de la main les 53% d’abstentionniste alors qu’ils sont le premier parti de France et que leur choix est un cri d’alarme. Peut-être qu’il y a 15% de « je m’en-foutistes » mais il reste bien 38% de personnes qui en ont complètement marre du niveau tellement bas de la classe politique et qui pensent à juste raison que leur vote ne sert à rien (TCE et préidentielle oblige). Avec des nullités comme celles qu’on nous propose la démocratie est fichue. Elle a perdu ses lettres de noblesses, elle a cessé d’être le moins mauvais des choix.
Il est temps de nommer des ministres non pas pour la couleur de leur peau ou le fait qu’ils ont un clitoris à la place des couilles mais uniquement parcequ’on croit qu’ils sont le meilleurs choix au poste qu’on leur confie. Ces listes artificielles où les noms masculins et féminins se suivent sont une gifle à la démocratie française. Faut-il baisser son pantalon devant le chef du parti avant de pouvoir s’inscrire sur la liste ?
En quoi Lagarde est-elle compétente à l’économie ? Que fait Rama-Yade au sport à part ne pas faire tâche dans l’équipe de France de football ?
Il faut relever la barre de la sélection en politique si l’on veut attirer du monde. Les journalistes ont transformé le jeu politique en une mauvaise émission de variété. Peut-être que cela fait de l’audimat le jour du politique-crochet mais cela vide les bureaux de vote. Ce n’est pas parcequ’on rigole en voyant un clown balancer une peau de banane à un autre qu’on a envie de voter pour l’un ou pour l’autre.
D’aileurs, les résultats sont là pour le prouver. Martine Aubry, vieille mémé pas tellement médiatique et peu préoccupée par la mode, a réussi à faire remonter le PS à son meilleur niveau. Jean Marie Le Pen 81 ans, presque grabataire mais sérieux dans ce qu’il dit et parlant des vrais sujet fait remonter le FN que les journalistes voulaient que l’on croit mort.
Vous écrivez « Goldman Sachs au bûcher ? Probablement… mais il a encore des inconnues.
Car, quoi qu’ait fait Goldman Sachs, il faut voir en arrière plan la totale connivence de l’État
et du capital. »
Exactement, et cela m’énerve toujours quand on absoud d’office (come le fait cet article) les députés alors qu’ils portent au moins 50% sinon plus de la responsabilité. En ce qui me concerne je leur donne 100% puisque ce sont eux et eux seuls qui fixent les règles du jeu.
Chacun y compris les banquiers ont le droit de demander la lune à l’état. En dernier ressort c’est quand-même bien lui qui décide de ce qui est permis et interdit.