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  • jakem jakem 11 juin 21:49

    « Ma réflexion est simple : la France ne peut pas comprendre ce qu’elle vit tant qu’elle refuse de voir que les émeutes des banlieues, la montée de l’extrême droite et la violence post-PSG sont produites par les mêmes causes concrètes : la destruction progressive des médiations institutionnelles — l’école qui n’oriente plus vers le haut, le travail qui ne reconnaît plus, les services publics qui se retirent — qui laissent des sujets sans autre moyen d’exister que la violence ou le vote identitaire. »

    La réflexion de la Jellab est effectivement simple et même simpliste ; elle ne perçoit que d’un œil.

    Elle voit les émeutes de banlieues qui s’étendent jusque dans les centres des villes ( mais pas dans les communes balnéaires !), de façon générale, sans préciser.

    - Le salopard qui arrache un collier à une femme âgée dans l’entrée d’une église ? N’existe pas.
    - Les chances-pour-la-France qui vident leurs vessies et leurs intestins dans les bénitiers ? ça n’existe pas !
    - Les chances-pour-la-France qui menacent leurs profs de leur faire une Samuel Patty ? ça n’existe pas !
    - ETC ....

    Et si ça existait, ce serait sans le moindre doute possible, notre faute.

    Et je constate que la dame n’est toujours pas capable de définir l’XD, d’en citer des personnalités et des faits.

    Ce blabla pourrait être fait lors d’un congrès du PS. Même le Méluche s’inspire de la réalité, en truquant des faits et en les interprétant de façon très partiale, pour diffuser sa philo personnelle. Donc sur ce strict plan, il fait mieux que les Pourris Socialeux.

    Pourquoi n’y-a-t-il pas de gangs d’Asiatiques se comportant en « chances inestimables pour la France » ?

    Pourquoi n’y-a-t-il pas de gangs spécifiquement chrétiens qui profanent des cimetières musulmans et des mosquées, et arrachent des voiles et des turbans ? Les chrétiens ne sont pas tous riches ou à l’aise financièrement.

    Pourquoi des millions d’Aliens qui sont affreusement opprimés chez nous s’obstinent-ils à rester ? Et des millions veulent venir ! Une forme de masochisme massif de type religieux ?

    Chez eux ils n’auraient pas besoin de parler un français impeccable. Leur énergie, leur force, leur entrain, leurs idées, leur volonté de faire devraient suffire. Ils seraient parmi des frères et des sœurs, sous l’autorité de dirigeants avec lesquels ils auraient des connivences.

    Vers la fin des années 70 des réfugiés politiques Hmong étaient accueillis en Guyane. Ils ont su devenir indispensables. Sans provoquer d’émeutes. Inutile de continuer, l’essentiel est dit.



  • jakem jakem 11 juin 07:59

    @jakem

    5- Lorsqu’un tel niveau de relativisme culturel s’est généralisé au sein de l’élite, comment s’étonner de voir un processus de décivilisation gagner le corps social ? « Au cours de la dernière décennie, j’ai observé de près, du point de vue de la pratique médicale, les effets sur une population nombreuse et vulnérable de l’érosion des normes de conduite civilisée provoquée par l’assaut mené contre elles par les intellectuels », écrit le psychiatre.

    La lucidité de Dalrymple ne s’arrête pas aux conséquences sociales de la déconstruction progressiste. Dès le début des années 2000, il interroge aussi l’impraticabilité du multiculturalisme, dont il observe les premiers effets au Royaume-Uni, dans des villes entières soumises à une forme de ségrégation spatiale et communautaire. Il alerte déjà sur le silence des féministes occidentales face aux mariages forcés de jeunes musulmanes, et pointe les différences majeures entre le christianisme, matrice culturelle des sociétés occidentales, et l’islam, dont la dimension politique et juridique rend l’intégration plus difficile sur le sol européen.

    Dalrymple est un conservateur héritier de Burke, qui a profondément compris la nature humaine. Il se méfie de tous les fondamentalismes, y compris philosophique, qui prétendrait enfermer la complexité de l’homme en une formule. Il n’a qu’une certitude : la civilisation est un édifice fragile patiemment bâti par les générations, une lente sédimentation de mœurs, de limites de fidélités et de formes. Être civilisé, c’est « transcender la simple existence biologique et accéder à une vie mentale, esthétique, matérielle et spirituelle plus riche ». Y accéder exige de réprimer ses instincts les plus bas, de retarder ses satisfactions, d’accepter des contraintes, de reconnaître une dette envers les morts et un devoir envers les vivants. La barbarie n’est pas derrière nous : elle est sous nos pieds. Et seule une fine couche de glace nous sépare de ce volcan.



  • jakem jakem 11 juin 07:58

    @jakem

    4- Dalrymple en veut particulièrement aux intellectuels progressistes qui, depuis leurs salons feutrés, entreprennent de « déconstruire » la société sans jamais en payer les conséquences. Il brosse un portrait savoureux de la romancière Virginia Woolf, née dans un milieu bourgeois, fille « d’homme instruit » et pourtant acharnée à dénoncer les institutions mêmes qui avaient rendu possible sa propre finesse d’esprit. Dalrymple critique l’antinomisme des élites : cette propension nihiliste à vouloir s’affranchir de toute convention, briser tous les tabous, cultiver la vulgarité et la laideur, sous prétexte d’émancipation.

    Il consacre aussi des pages absolument géniales à l’exposition « Sensation », organisée à Londres en 1997, qui présentait des œuvres morbides, sexuelles et provocatrices, réduisant souvent l’œuvre d’art à sa capacité de choquer. Requin dans du formol de Damien Hirst, portrait géant de la meurtrière d’enfants Myra Hindley, autoportrait d’un artiste réalisé à partir de son propre sang congelé : autant de provocations macabres élevées au rang de manifeste esthétique. « Les artistes ont toujours eu pour mission de conquérir les territoires tabous », se vantait le commissaire de l’exposition. Les artistes contemporains semblent avoir pris pour credo les mots du Satan de Milton dans Le Paradis perdu : « Mal, sois mon bien » ; « Laideur, sois ma beauté ».

    « La grossièreté est l’hommage que rendent les intellectuels, sinon au prolétariat, du moins à l’idée schématique, inexacte et condescendante qu’ils s’en font, écrit Dalrymple. Ils prouvent la pureté de leurs opinions politiques par l’ignominie de leurs productions. »



  • jakem jakem 11 juin 07:57

    @jakem

    3- C’est ce qu’il appelle la « frivolité du mal » : le fait de privilégier systématiquement la pulsion, le plaisir immédiat, la satisfaction éphémère, au détriment du devoir à long terme. Selon lui, l’État-providence favorise ce genre de comportement puisqu’il en élimine le coût social : que vous abandonniez ou non votre famille, que vous soyez travailleur ou paresseux, que vous éduquiez bien ou mal vos enfants, l’État sera toujours là, en dernier recours, pour subvenir aux besoins que vous avez cessé d’assumer.

    Dalrymple reprend ici, dans une veine moderne, les analyses de Tocqueville dans son Mémoire sur le paupérisme. Observant l’Angleterre de la révolution industrielle, Tocqueville remarquait déjà que la charité publique pouvait encourager l’oisiveté. L’État-providence, en ouvrant sans cesse de nouveaux droits, se substitue à la solidarité humaine, sape les liens d’affection personnelle et rend obsolète le sens du devoir. Tel citoyen écrasé d’impôts ne se sentira plus aucune charge envers la société, tandis que celui qui reçoit exigera toujours davantage. La solidarité concrète est remplacée par une tuyauterie administrative.

    De cette plongée dans les racines du mal, le psychiatre tire une conclusion résolument anti-rousseauiste : « Plus jamais je ne serai tenté de croire en la bonté fondamentale de l’homme, ou que le mal serait quelque chose d’exceptionnel ou d’étranger à la nature humaine. » « Lorsqu’on lâche la bride du mal, dit-il, il prospère. »



  • jakem jakem 11 juin 07:55

    @jakem

    2- « La fragilité de la civilisation est l’une des grandes leçons du XXe siècle » : ainsi s’ouvre le recueil d’articles du psychiatre Theodore Dalrymple, Culture du vide, qu’on peut trouver chez les remarquables Éditions Carmin, qui traduisent et publient aussi les intellectuels conservateurs Chesterton, Scruton, et Thomas Sowell.

    C’est peu dire que nous n’avons pas retenu cette leçon.

    Né en 1949, Theodore Dalrymple (de son vrai nom Anthony Malcolm Daniels) a travaillé comme psychiatre dans des hôpitaux, des prisons et des quartiers pauvres d’Angleterre, après avoir voyagé dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et du tiers-monde. Il ne parle pas depuis une chaire d’université. Il a contemplé de près la misère humaine. Il a vu les ravages de la dislocation sociale : familles monoparentales, mères choisissant des compagnons violents envers elles et leurs enfants, pères dénaturés et irresponsables, désastres de la drogue, de la violence et d’une liberté sexuelle sans responsabilité.

    À la fin du XXe siècle, le psychiatre fait déjà le constat d’un retour de la violence ordinaire. « En 1921, année de la naissance de ma mère, on enregistrait une infraction pour 370 habitants en Angleterre ; quatre-vingts ans plus tard, une pour 10 habitants », écrit-il. Ce qu’il observe chez ses patients, c’est moins la pauvreté matérielle que la disparition de la morale la plus élémentaire. Le mot « dépression », note-t-il, a presque entièrement éliminé le mot « malheur » de la vie moderne. À la faute s’est substituée la pathologie, à la responsabilité, la victimisation, au devoir, l’excuse psychologique.

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