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Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Jason 13 juin 2013 09:46

    Beaucoup de responsables politiques qui disent nous représenter feraient bien de méditer l’émission d’Elise Lucet sur France 2 mardi soir. M. Juncker qui, il n’y a pas si longtemps, donnait des leçons d’économie politique à la France, participe activement à la criminilaté financière qui fait rage en Europe.

    Le moins disant fiscal qui fait du Luxembourg le lieu privilégié des entreprises pratiquant « l’optimisation fiscale » se perpétue grâce aux traités européens. Tout cela est parfaitement légal.

    Beaucoup de leaders européens considéraient que ce pauvre Luxembourg qui avait perdu sa sidérurgie et son charbon méritait que les populations d’Europe travaillent pour lui. Exemple : les sociétés de paiement du genre Paypal ou Qwixgo sont domiciliées au Luxembourg. Sans parler des autres sociétés qui fréquentent ce paradis fiscal. Cela résulte en un transfert financier net de la France ou un autre pays de l’UE, vers ce pays. Et on nous demande de pratiquer l’austérité pour que les luxembourgeois se gobergent et rigolent !

    Interrrogé à ce sujet lors de l’émission ci-dessus, M. Juncker, avec sa malhonnêteté habituelle a répondu que lorsque les autres pays de l’UE (et il en a cité deux ou trois au passage) consentiront à harmoniser leur fiscalité, alors la Luxzmbourg en fera autant. En bonne logique, si mon voisin vole et profite cyniquement des autres, je suis aussi autorisé à le faire. C’est le hiatus habituel entre le droit et la morale !

    J’invite le public à boycotter les sociétés qui ont leur siège au Luxembourg. Cela aurait un effet plus efficace que les ronds de jambe qu’on voit dans les médias.

    Comme toujours, cette émission est une machine à donner des claques, mais sans solutions.



  • Jason 28 mai 2013 16:40

    Le pouvoir est un mal profond, seulement pour celui (ceux) qui l’exerce (nt) mal. Et ce pouvoir est mal exercé parce qu’il n’y a pas de contre-pouvoir. L’équilibre, nécessaire à la bonne marche des nations, est constamment en défaut.

    Entre temps, si j’ose dire, le temps passe. Et il ne se passe rien. Tant mieux pour ceux qui visent le court terme, d’une élection à l’autre, d’un investissement à un autre, d’un poste à un autre, d’une faveur à une autre, d’une corruption à une autre, etc.

    Si le pouvoir est un mal profond, le vouloir en est le contre-poison. Le problême, comme le soulignait Rousseau, c’est que la volonté ne se délègue pas.
     
    Alors, allons tous mettre une petit morceau de papier dans une boîte, de temps en temps, c’est l’illusion du vouloir.

    P.S. Votre conte à clés est amusant. A ceci près qu’un roi n’est pas élu (sauf par des princes ou le clergé), et qu’il ne règne pas sur des citoyens, mais des sujets.



  • Jason 26 mai 2013 10:46


    Bonjour,

    Bien sûr que la SNCF nous arnaque ! Tout comme les opérateurs de téléphonie mobile et quelques autres, d’ailleurs. La Sncf ne facture pas ses billets en fonction des Km parcourus ou du niveau de confort (1ère classe, 2ème classe, trains ceci, trains cela) mais aussi en fonction de l’horaire choisi. Et pourquoi pas en fonction du temps qu’il fait, ou des périodes de congés, des week-end, etc. Ce qui est le cas.

    Le résultat : Pour les TGV en particulier, je peux aller à telle destination, mais je ne peux pas retourner du tout (à moins de réserver bien à l’avance — une, deux semaines ?) à moins de payer le retour le double de l’aller.

    Une véritable escroquerie sur laquelle, l’Etat, actionnaire, ferme les yeux. Sans parler des parcours aberrants où, pour aller dans certaines grandes villes il faut obligatoirement passer par Paris, avec changement de gare, etc.

    Malheureusement, prendre le train reste un luxe pour moi. Heureusement, il reste la voiture, condamnée par les écologistes, qui ne font rien pour museler l’arnaque ambiante.

    Ne sommes-nous pas dans l’ère du consommateur-vache à lait avec la bénédiction des pouvoirs publics et leurs explications fumeuses ? Ajoutez à cela les oukazes de Bruxelles. On est mal partis.

    La privatisation ? On a vu ce qui s’est passé en GB, avec accidents répétés, horaires impossibles et services tronqués. Non, merci !



  • Jason 16 mai 2013 17:13

    M. Koutouzis,

    Autant j’apprécie vos articles, autant je dois vous dire que vous vous égarez dans celui-ci.

    Vos premières phrases m’étonnent : vous semblez surpris du fait que la BCE ayant injecté XXX centaines de milliards d’Euros, le chômage ne baisse pas instantanément (ou presque). Ce sont là des remarques de financier qui n’est pas en contact avec la réalité des entreprises ou la micro-économie, ou qui sous-estime l’absence de pouvoir désastreuse et chronique des systèmes politiques existants.

    1. Pour faire repartir une économie il faut du temps, de la confiance de la part des investisseurs et des entrepreneurs, et une prise de risque des banques. Du moins, c’est ce qui prévaut dans notre système économique. On laissera de côté la question de la relance par l’offre ou par la demande. Ajoutons à cela des marchés favorables (encore la confiance).

    2. Les grandes banques, qui ont au passage une capitalisation équivalent au PIB français (certaines avoisinent autour de 1.200 milliards d’€), ne se foutent pas mal des entreprises hors CAC 40 et autres bourses, et continuent à parier au Grand Casino Mondial. Car ces mêmes banques ne sont toujours pas obligées de séparer banque de spéculation et banque de dépôts. Elles se font garantir les dépôts par les Etats, cela leur permettant d’emprunter sur les marchés à des taux très bas. La spéculation non productive repart de plus belle, et les profits inutiles également.

    3. Pour que le chômage baisse, il faut de l’embauche, disait M. de La Palisse. Or, pour embaucher, il faut des carnets de commande et des compte d’exploitation prévisionnels à la hauteur. Et ceux-ci ne se remplissent que grâce à la consommation intérieure ou à l’export. Et on ne voit d’embellie ni pour l’une ni pour l’autre. Et une entreprise détruite par l’incurie nationale ou européenne ne repart pas qu’avec de l’argent !

    Que faire ? La solution au niveau national est impossible, le pouvoir de régulation n’étant pas aux mains des politiques, ni même, je crois (et on le voit) au pouvoir de l’Europe qui ne veut pas, ou ne peut pas changer quoi que ce soit. Les 15.000 lobbyistes de Bruxelles y veillent. De plus, les pays européens ne s’entendant sur pas grand-chose, repliés sur eux-mêmes et jaloux du voisin, rien à faire de ce côté-là.

    Je ne vois pas de solution à l’horizon, ni même les soi-disant experts qui, depuis 30 ans n’ont rien vu venir ou n’ont pas été écoutés. Encore le pouvoir, perverti, cette fois ! L’Europe est tout bonnement blessée à mort. La résurrection se fera-t-elle par le fer ? A voir... Suite au feuilleton télévisé...



  • Jason 13 mai 2013 13:41

    Il est bon de parler d’urbanisme et des villes. Mais je suis plutôt sceptique sur la capacité des grands ensemble à créer de la convivialité. Ce fut le rêve des architectes urbains des années 20 et de Le Corbusier et consorts servilement imités par les fabricants de cités tristes, anonymes, violentes.

    Je n’ai rien contre les volontés de créer des lieux du « vivre esemble ». Mais les grands immeubles (habilement nommés grands ensembles -sic) ne procurent pas la convivialité voulue. Cette convivialité proviendrait davantage d’une atmosphère de détente et de confiance, de sentiments de sécurité et d’écoute de la part des autres que de l’habitat seul. Et l’horreur économique s’y oppose complètement.

    Nous servir, en cette époque d’aliénation aiguë et d’économie pervertie, le genre de discours qui ferait des tours d’habitation un éden retrouvé, n’est qu’une imposture. Et des plus insupportables.

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